A quality of light

Richard Wagamese, A quality of light: le révérend Joshua Kane est appelé par la police pour désamorcer une prise d’otages par Johnny Gebhardt. Les deux hommes se connaissent; enfants, ils étaient les meilleurs amis du monde, relié par un pacte secret. Joshua est Ojibway mais a été adopté par des parents blancs, de pieux agriculteurs qui l’élèvent selon les principes chrétiens de la bonté et de la justice. Johnny vit avec un père alcoolique et violent, et une mère qui a laissé tomber les bras; il est passionné par la culture indienne dans laquelle il trouve une certaine force et spiritualité. Les deux garçons se rencontrent à l’école et forment une amitié très profonde, le second initiant peu à peu le premier à sa culture d’origine. Au fil des pages, le lecteur apprend à connaître les garçons et les éléments qui ont mené à la prise d’otages.

La lecture de ce roman a été assez contrastée: il y a de longues descriptions de l’apprentissage du baseball qui ne sont pas particulièrement passionnantes pour quelqu’un qui ne s’intéresse pas aux sports (et encore moins les sports américains dont je n’ai aucune notion des règles) mais il y a aussi la découverte de la culture et de la spiritualité Ojibway. C’est passionnant de voir ces deux garçons que tout oppose grandir et former une personnalité propre, pleine de nuances. La seconde partie du livre devient parfois un peu plus politique et revendicatrice, les discussions entre Joshua et Johnny présentant des points de vue totalement opposés qui sont le miroir de ce qui se passait dans la société à cette époque (fin des années 1960 – début des années 1970). Et même si j’ai eu quelques moments d’ennui, la seconde moitié du roman m’a totalement convaincue. Ce n’est pas mon roman favori de Wagamese mais il reste très intéressant.

Tant pis pour l’amour

Quand la lecture d’une bd me renvoie à mon passé. Une critique qui n’est pas vraiment une critique.

Sophie Lambda, Tant pis pour l’amour. Ou comment j’ai survécu à un manipulateur: j’ai d’abord vu cette bd chez Une Comète, mais je ne me sentais pas prête, puis sur l’instagram d’une amie qui a vécu ce genre de relation et qui le conseillait vivement. Je me suis décidée, et ce n’a pas été une lecture facile pour moi. Mais dès les premières pages, je me suis sentie accompagnée par les commentaires de la peluche de Sophie. C’est elle qui m’a permis de continuer ma lecture (j’ai aussi une collection de peluches qui me tiennent compagnie).

Il y a plus d’une quinzaine d’années, j’ai rencontré un homme, le déclic s’est fait immédiatement, l’attirance était mutuelle. Nous avons très vite commencé une relation, nous étions sur la même longueur d’ondes. Le blog n’était pas encore né à cette époque mais il apparaîtra un peu plus tard. Je n’y parlais que de choses et autres, quelques livres, quelques musiques, divers objets. Ce n’est que plus tard qu’il est devenu plus personnel, et j’ai commencé à raconter ma vie. Si je le relisais aujourd’hui, j’y verrais une longue chute jusqu’à notre séparation neuf ans plus tard, mais je sais aussi que j’ai caché beaucoup de choses. J’ai longtemps été aveuglée.

Si Sophie Lambda se rend compte assez vite qu’elle est en proie à un manipulateurs – quelques mois si j’ai bien compris – il m’aura fallu des années pour comprendre que quelque chose ne tournait pas rond. Et ce n’est vraiment qu’en lisant la liste des 30 critères cités dans bd que je me suis rendue compte que c’était le cas. J’ai cherché des excuses, la longue durée de notre relation et les premières années très heureuses ne rendaient pas cette perception facile. Mais voilà, sur les 30 critères, entre 17 et 20 correspondent à la réalité. C’est dur quand on s’en rend compte (mon coeur bat la chamade une seconde fois en écrivant ce billet). LE critère qui me saute le plus aux yeux, c’est « Il ment ». J’ai mis un moment à le réaliser et pourtant c’était constant, j’avais déjà eu beaucoup de doutes mais c’est finalement une bosse dans voiture provoquée par lui m’a ouvert les yeux. Il n’a pas parlé de cette bosse, du côté avant droit; il a juste garé la voiture devant la maison. Quand je l’ai confronté, il m’a dit que c’était sans doute le camion poubelle qui avait embouti la voiture et n’avait pas prévenu. Or, matériellement, c’était impossible, le côté droit étant le long du trottoir. Là son discours s’est embrouillé, mais je n’ai jamais eu l’explication. (L’explication probable est qu’il avait embouti un poteau sous l’effet de l’alcool).

Et ce n’est qu’un exemple. Je pourrais écrire un roman entier mais ce serait trop douloureux. Encore un quand même, que je n’ai jamais raconté sur ce blog – les shorts diaries n’existaient pas encore et je ne racontais pas ma vie au quotidien: il venait d’avoir son permis de conduire (ou était encore en apprentissage ?) et demande donc de prendre le volant pour les courses au supermarché. J’accepte mais je me rends compte très vite qu’il n’est pas en état (un mélange d’alcool et de médicaments sans doute). Pour le retour, je lui demande les clés. Il refuse. Et il me plante là sur le parking. J’ai pleuré les 45 minutes du trajet de retour à pied, j’ai pensé au suicide ce jour-là en passant sur le pont de l’autoroute. Et pourtant, nous sommes encore restés ensemble, j’étais trop aveuglée par mon amour.

J’étais un poids pour mes amis, beaucoup ont décidé de ne plus me voir. Ceux qui sont restés ont tenté de m’ouvrir les yeux mais ont baissé les bras et ont observé de loin. Ma maman était déjà décédée, mon père, je ne sais pas trop s’il a compris l’ampleur de la situation. Je n’allais plus voir ma psy (qui elle, avait compris, mais n’a pas réussi à avoir prise sur moi).

La dernière année a été la plus difficile. On s’est séparé en février mais il n’a quitté la maison qu’en octobre parce que je lui ai permis de rester le temps qu’il trouve un endroit où se reloger. Je n’avais jamais imaginé que ça prendrait autant de temps et de disputes.

Son mal-être était tellement immense qu’il déteignait sur tout son entourage et ça s’est traduit par une manipulation sournoise et progressive. Je n’ai jamais vu les signes: peu d’amis (il s’était disputé avec beaucoup de personnes), l’impossibilité de garder un boulot (trop de conflits), la relation conflictuelle avec ses parents (séparés), les addictions (qu’il cachait – alcool, médicaments, sexe…), l’impossibilité de gérer son argent (des dépenses inconsidérées malgré les dettes), l’agressivité qui pouvait sortir subitement (mais il ne m’a jamais frappée – il est possible que si ça avait été le cas, les signaux se seraient mis au rouge immédiatement)… Et pourtant quand j’énumère tout ça ici, ça saute aux yeux, non ?

J’ai pleuré en écrivant tout ça, évidemment, mais c’est nécessaire, je pense. C’est bien la preuve que je n’ai pas encore évacué toute cette tristesse. Et j’ai toujours un peu peur d’en parler, peur de certaines conséquences possibles.

J’ai très vite été mieux une fois seule, et je suis bien plus heureuse maintenant. Et c’est la seule conclusion qui compte au final.

A trip of one’s own

Kate Wills, A trip of one’s own. Hope, heartbreak and why travelling solo could change your life: le sous-titre explique assez clairement pourquoi j’ai été attirée par ce livre – c’est le récit d’une femme qui voyage en solo et qui aime ça ! Kate Wills est journaliste, spécialisée en voyages et tourisme. Elle parcourt donc le monde pour écrire divers articles (un métier qui me plairait bien, d’ailleurs !). Suite à son divorce, elle commence à voyager seule et c’est cette expérience qu’elle raconte dans ce livre, mettant en avant tous les avantages de ce type de périples. Je n’ai pas grand-chose à dire sur ce récit, il n’est pas ennuyeux (je l’ai même dévoré) mais il reste assez convenu; il donne des conseils (que je connaissais déjà pour la plupart) et le point de vue d’une femme. Mais il n’est pas pour moi: comme tous les autres récits du même genre, il insiste sur le fait qu’on rencontre toujours des gens en voyage et qu’on se crée de nouvelles amitiés, et que c’est vraiment bien. Je reste totalement imperméable à ce genre de choses, à tel point que ça commence même à m’énerver un peu (et je ne parle même pas de la fin !). J’aime beaucoup mes voyages solitaires, avec parfois des rencontres fortuites, mais qui ne durent jamais très longtemps. Je devrais sans doute arrêter de lire ce type de livres (mais je sais que je ne le ferai pas – j’espère toujours trouver celui qui me correspondra tout à fait) ! Par contre, il peut sans doute aider celles qui n’ont pas encore franchi le pas du voyage en solo.

Burma Superstar

Desmond Tan & Kate Leahy, Burma Superstar. Addictive recipes from the Crossroads of Southeast Asia (2017): ce livre rassemble une collection de recettes d’un restaurant de San Francisco, des recettes birmanes de tout le pays mais aussi quelques plats chinois. Il raconte l’histoire de l’établissement et décrit la cuisine et ses plats phare. Chaque recette recette est précédée d’une introduction, la remettant dans son contexte. Quelques ingrédients ont été adaptés aux disponibilités locales mais d’autres sont réellement birmans, quoique disponibles aux Etats-Unis, comme le thé fermenté. J’ai testé trois recettes, parmi les plus simples, le « Chili lamb » (une recette chinoise en fait), le « Coconut chicken curry » et l' »Hibiscus Punch ». A chaque fois, j’ai été déçue, d’autant plus que j’adore Burma. Rivers of flavor de Naomi Duguid. J’ai aussi l’impression qu’il s’agit un peu trop de recettes de restaurant et qu’elles sont compliquée à reproduire à la maison.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%)
  • texte: ****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (quelques adaptations, et quelques recettes chinoises)
  • faisabilité des recettes: ** (souvent beaucoup d’ingrédients et d’étapes)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: aucune (j’en ai testé trois, citées ci-dessus)
  • indispensabilité du livre: *

Popular music in Southeast Asia

Bart Barendregt, Popular music in Southeast Asia: banal beats, muted histories: l’histoire des musiques du monde est un sujet qui m’intéresse beaucoup, et tout particulièrement celles de l’Asie. J’ai trouvé ce livre sur le net, en creative commons – une chose assez rare et que je me devais de pointer ici. L’auteur (aidé par de nombreux spécialistes du sujet) se concentre sur l’Indonésie, avec quelques écarts aux Philippines et en Malaisie, et découpe l’histoire en quatre périodes: les années 1920 et l’influence du jazz sur les musiques locales, l’arrivée du rock dans les années 1950-60, les musiques des années 1970 à 90 avec les protests songs mais aussi un retour à une certaine tradition et les nouvelles manières de distribuer la musique aujourd’hui, avec une attention particulière au nasyid, une musique pop religieuse (islamique). Le livre est relativement court et n’entre jamais en profondeur dans les différents sujets; je n’ai pas appris grand-chose et j’ai même râlé à certains moments en me demandant pourquoi l’auteur n’entrait pas plus en détail sur telle ou telle musique – mais c’est sans doute parce que je connais déjà beaucoup sur le sujet. Je regrette aussi que le titre soit trompeur: seuls quelques pays d’Asie du Sud-Est sont abordés; il n’y a pas une seule ligne sur le Vietnam ou le Laos et juste quelques bribes sur la Thaïlande et le Cambodge. A part ces points négatifs, la lecture est aisée, loin de la complexité de certains autres livres académiques, et la présence d’encarts permet d’expliquer plus en détail certains styles ou concepts.

Orange amère

Ann Patchett, Orange amère: un dimanche comme un autre. Albert s’incruste au baptême de la fille (Franny) d’un vague collègue, pour ne pas devoir rester à la maison avec sa femme et ses enfants. Il rencontre Beverly, la maman de Franny, et tombe amoureux d’elle le temps d’une après-midi arrosée de gin orange (préparés avec les oranges du jardin – on est en Californie). Le chapitre suivant change complètement d’époque et le lecteur comprend que Beverly et Albert se sont mariés, créant une nouvelle famille recomposée. Le roman suivra divers membres de cette famille à différentes périodes de leur vie, sur une période de cinquante ans – les enfants ont grandi et certains prennent la parole, racontant des bribes d’histoire que le lecteur devra recomposer comme un puzzle. Cela demande évidemment un peu d’attention mais tout s’emboîte assez bien et au fil des pages, le fil prend forme.

Et pourtant j’ai failli abandonner ce roman, et pas à cause de la temporalité un peu décousue. J’ai cette (mauvaise ?) habitude de beaucoup traîner au début d’un livre, avançant à l’allure d’un escargot pendant la première moitié et un chapitre m’a tout particulièrement bloquée (pour ceux qui l’ont lu, celui qui décrit la soirée de Franny derrière le bar, quand elle rencontre un écrivain qu’elle adore). Je trouvais le temps long, mais je me suis forcée à continuer, un peu par curiosité, un peu parce que c’était une lecture commune, et un peu par paresse (j’étais au jardin et j’avais la flemme de choisir un autre roman). Une fois ce chapitre un peu pénible passé, je suis enfin entrée dans l’histoire et j’ai beaucoup aimé suivre chacun des personnages, avec leur caractère, leurs défauts, leur personnalité spécifique. Un événement en particulier les a tous marqués et forme quelque part l’ossature du récit, et les détails sont distillés très parcimonieusement au cours des pages. Ma lecture a été sous forme de montagnes russes, d’où un note moyenne, mais j’ai bien envie de lire d’autres romans de cette auteur.

Une lecture commune avec Ingannmic et Electra.

Country Music USA

Bill C. Malone & Tracey E.W. Laird, Country music USA. 50th anniversary edition: cet hiver, en regardant la série de Ken Burns sur la musique country, je suis restée un peu sur ma faim. Elle est intéressante mais n’entre pas en profondeur dans l’histoire de ce style musical. J’ai donc décidé de lire le livre dont elle s’est inspiré en partie. J’avais une vieille version datant des années 1970 mais j’ai préféré racheter la plus nouvelle, celle qui marque le cinquantième anniversaire de sa parution. C’est un sacré pavé, lourd, et aux pages très remplies, sans interlignes entre les paragraphes. J’ai mis tout l’hiver et tout le printemps pour le lire, mais c’était vraiment passionnant. Bill Malone connaît son sujet à fond, et parle de la country sous toutes ses facettes, commençant par les origines très mélangées du style. Il décrit l’influence des musiques européennes mais aussi des musiques noires, il raconte comment l’industrie du disque a évolué au cours du temps, comment les femmes ont peu à peu pris leur place, il parle des publics et de leur évolution. J’ai appris beaucoup de nouvelles choses, me rendant compte que je connaissais surtout l’histoire de la première moitié du 20e siècle et très peu l’actuelle (une partie écrite par Tracey E.W. Laird qui a pris le relais de Malone). Je me rends compte maintenant de l’importance des paroles, plus que de la musique, paroles qui racontent l’âme américaine (des Blancs, souvent du sud, et donc souvent très conservateurs, mais pas uniquement). LE livre sur le sujet, mais qui n’est pas traduit (et ne le sera sans doute jamais à cause de sa taille et du non-intérêt du public francophone pour la country).

Desperation Road

Michael Farris Smith, Desperation Road: Maben et sa fille marchent depuis des heures. Elles n’ont plus de domicile, et presque plus d’argent. Elles dépensent quelques-uns de leurs derniers dollars dans une chambre de motel, mais quand Maben tente de se prostituer pour renflouer un peu sa cagnotte, tout ne se déroule pas comme prévu. Russell revient chez lui, à McComb, Mississippi, après avoir passé onze ans en prison, mais dès qu’il débarque du car, il est attaqué et roué de coups par les frères de la personne qu’il a tuée. Au fil des pages, Maben et Russell vont se croiser et l’histoire prendra une autre dimension, posant la question de la rédemption.

J’ai eu du mal avec ce roman, j’ai mis un certain à comprendre que le rythme serait lent: tout se déroule pendant un laps de temps de quelques jours, et le lecteur sait dès le départ ou presque que Russell et Maben vont se rencontrer mais il faut attendre la moitié du roman pour que cela se passe. J’ai trouvé le temps long pendant la première partie; par la suite, j’ai réussi à m’attacher un peu aux personnages mais l’ensemble m’a semblé un peu trop sombre, un peu trop torturé, un peu trop blanc et noir, un peu trop religieux… Une lecture en demi-teinte, donc, pour moi.

L’avis bien plus positif d’Electra.

Burma. Rivers of flavor

Naomi Duguid, Burma. Rivers of flavor (2012): Naomi Duguid s’intéresse aux cuisines du monde et a écrit divers livres. Celui sur la Birmanie est très bien documenté et a été rédigé après plusieurs voyages sur place, à une époque où le pays s’ouvrait à peine. Elle est également une talentueuse photographe et de nombreuses images illustrent le texte, mais toutes les recettes ne sont pas accompagnées d’une photo, ce qui est un peu dommage (ça doit tourner autour des 80% de plats photographiés). Les recettes sont originaires des différentes régions du pays et sont toujours précédées d’une introduction expliquant les plats, avec parfois des ingrédients qui peuvent remplacer ceux qui sont trop difficiles à trouver. Parfois la manière de les préparer a été simplifiée mais c’est tout à l’avantage du lecteur. J’ai testé des dizaines de recettes, revenant régulièrement à ce livre, qui d’ailleurs comment à souffrir de mes manipulations répétées. Cela m’arrive rarement et c’est donc pour moi un indispensable.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (il y a des adaptations mais elles sont expliquées)
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: « Roasted eggplant salad », « Mandalay grated carrot salad », « Shrimp salad », « Mushroom and tomato curry », « Golden egg curry », « Kachin chicken curry », « Easy grilled chicken », « Warming beef curry with tomato », « Shallot-lime chutney »…
  • indispensabilité du livre: *****

Park life

Yoshida Shuichi, Park life: un jeune homme, employé d’une grande société japonaise, passe ses temps de midi dans le parc d’Hibiya à Tokyo; il y rencontre une jeune femme toujours assise sur le banc en face de lui. Ils vont s’apprivoiser, se parler, se donner rendez-vous. Mais il a aussi une vie en dehors du parc, il ne vit pas chez lui et s’occupe du petit singe d’un couple d’amis, dormant dans leur appartement. Dans ce court roman, que j’ai lu dans sa version illustrée par Emilie Protière, l’histoire n’est qu’un prétexte, il s’agit plus d’une tranche de vie et surtout du portrait d’un parc, et d’une ville. Il y a un certain charme dans ce récit, un certain enchantement aussi, c’est comme une parenthèse dans un monde qui va trop vite. J’ai beaucoup aimé retrouver ces ambiances de Tokyo, et ces personnages un peu décalés. Et tout comme le nombre de pages fort restreint de ce livre, mon billet sera très court, s’arrêtant ici.