The traveling feast

Rick Bass, The traveling feast. On the road and at the table with my heroes: préambule – juste après avoir commencé ce livre, j’ai regretté d’avoir choisi de la non-fiction, je voulais plutôt lire un roman, de préférence passionnant après avoir traîné des semaines sur The Bass Rock. Mais j’ai continué ma lecture. Rick Bass, écrivain américain dont j’avais lu Nashville Chrome, a du mal à se remettre de son divorce et se pose des questions sur sa vie actuelle. Il décide de partir sur les routes, abandonnant un moment sa maison isolée dans la nature sauvage du Montana. Il souhaite en effet rencontrer des écrivains qui l’ont aidé ou influencé dans sa carrière et transmettre ces conseils à une génération plus jeune, certains de ses étudiants mais aussi une de ses filles. Il propose donc à une série d’auteurs de venir chez eux et de préparer un repas, puis de discuter littérature. Tout ceci pourrait être un peu ennuyeux à lire, mais c’est sans compter le talent de Rick Bass, et ses nombreuses aventures. Parce que tout ne se passe pas comme prévu ! Il fait passer de la viande en contrebande à l’aéroport d’Heathrow mais au cours du voyage, elle s’est dégelée et du sang coule du paquet, il fait exploser un barbecue au gaz, il se perd – souvent… Et s’il est au centre du récit, il y a aussi ces rencontres avec de grands écrivains américains, de Jim Harrison à Denis Johnson, de l’éditeur de Raymond Carver à Joyce Carol Oates. Au final, après une vingtaine de pages, j’étais totalement accro à ce récit et je l’ai dévoré en quelques jours !

The Bass Rock

Evie Wyld, The Bass Rock: en Ecosse, au bord de la mer, un grand rocher – le Bass Rock – domine le paysage. C’est près de ce lieu que se croisent trois histoires de femmes. Tout d’abord Viv, une jeune femme anglaise typique d’aujourd’hui, un peu paumée après le décès de son père, célibataire mais ouverte à diverses rencontres, passant souvent trop de temps à boire. Elle a reçu pour mission de vider une maison qui avait appartenu à sa famille. Puis, il y a Ruth – peu après la Seconde Guerre mondiale, elle emménage avec son mari, déjà père de deux garçons d’un autre mariage, dans une grande demeure. Elle ne connaît personne dans la communauté locale et est un peu perdue. Enfin, il y a Sarah, qui fuit après avoir été accusée d’être une sorcière – on est dans les années 1700.

Chaque chapitre suit un des personnages, dans une construction 1-2-3-2-1, entrecoupée de quelques pages en italiques racontant l’histoire d’autres femmes. On sent qu’Evie Wyld avait une idée très précise de celle qu’elle voulait transmettre mais j’ai trouvé le résultat un peu confus et peu concluant. Pourquoi a-t-elle par exemple introduit ces allusions à des fantômes sans vraiment développer le sujet ? Et puis, si j’ai aimé Ruth, j’ai détesté Viv, mais c’est sans doute personnel – j’ai l’impression de trop voir pour le moment des jeunes femmes alcooliques faisant n’importe quoi de leur vie (dans des séries surtout: Arabella dans I may destroy you, Cassie dans The flight attendant…). J’ai mis beaucoup de temps à lire ce roman pourtant pas très épais, je n’arrivais pas à m’intéresser aux histoires, mais si je lui donne une note de 3/5, c’est parce qu’il aborde quand même des sujets importants liés à la vie des femmes.

De Bourgondiërs

Bart Van Loo, De Bourgondiërs. Aartsvaders van de Lage Landen: je l’avoue, je ne connais que peu l’histoire de la Belgique et des régions environnantes, même après avoir étudié l’histoire à l’université. Les cours y étaient très spécifiques et très centrés sur l’histoire des institutions, ce qui n’était pas des plus passionnants. Ce livre de Bart Van Loo est un bestseller et comme un petit mouton, je me suis jetée dessus. L’auteur y raconte 1000 ans d’histoire, commençant à la fin de l’Antiquité quand une tribu germanique, les Burgondes ou futurs Bourguignons, traverse la frontière de l’Empire romain et s’installe en France, en Bourgogne. L’histoire s’accélère au 14e et 15e siècles, se terminant un peu abruptement en 1496 – les chapitres sont découpés en des périodes de plus en plus courtes, le dernier raconte un seul jour. Pendant cette période, les ducs de Bourgogne ont construit progressivement un empire, à force de conquêtes et de mariages judicieux, unifiant un territoire allant du nord de la Hollande à la Bourgogne en France et incluant les diverses régions de la future Belgique. C’est l’époque du commerce du drap et du textile et les villes flamandes deviennent très riches – bref, un atout de taille pour les ducs.

Bart Van Loo a un talent certain de conteur, et il emmène le lecteur dans un récit assez virevoltant, loin des écrits académiques un peu poussiéreux. Ce qui ne plaît évidemment pas à tout le monde, certaines expressions, certaines tournures de phrase, certaines comparaisons très contemporaines font parfois lever les sourcils, et je me suis demandée tout au long de ma lecture (je l’ai lu en néerlandais) comment les traducteur s’étaient débrouillés. J’ai eu écho que ce n’était pas entièrement réussi et cela ne m’étonne pas (j’ai vu le mot « langage ampoulé » par exemple). On est clairement ici dans de la « non-fiction littéraire » (un mot emprunté à David Van Reybrouck), très marquée par les spécificités de la langue néerlandaise. Quoi qu’il en soit, le récit est très vivant, avec de nombreux détails dans le déroulement des batailles mais aussi de la vie quotidienne – on apprend par exemple tout ce qui a été mangé lors de certains banquets – ou une psychologie très fine des ducs. Je me suis aussi rendue compte de mes lacunes en histoire: si les ducs de Bourgogne avaient été abordés à l’école, je ne connais rien de l’histoire de France, or celle-ci est entremêlée avec celle des ducs.

Bref, ce livre est passionnant, et je ne visiterai plus le villes flamandes du même oeil.

Sento

Stéphanie Crohin-Kishigami, Sento. L’art des bains japonais: la fin de l’année a vu la parution d’une ribambelle de livres en français sur le Japon. J’ai déjà parlé de ceux de Joranne et Jordy Meow, mais il y a aussi celui de Stéphanie Crohin. Vivant au Japon depuis une bonne dizaine d’années, elle s’est intéressée au sento, les bains publics japonais. Elle raconte leur histoire et comment ils participent à la cohésion des communautés locales; elle montre leur architecture particulière et leurs styles divers. Elle a interviewé certains des artistes qui réalisent les superbes peintures mais aussi des propriétaires de bains. Et puis, elle nous emmène dans un voyage à travers tout le Japon, de sento en sento, avec de nombreuses photos.

Lors de mon premier voyage au Japon, je n’ai même pas effleuré les sentos, lors du deuxième et troisième, j’ai découvert les onsens (en fait, les sento sont souvent un onsen, dès qu’ils utilisent de l’eau de source en fait) et j’ai adoré. J’ai eu cette petite gêne initiale de me montrer nue devant d’autres personnes, et cette peur de faire un faux-pas, mais je crois que je m’en suis bien sortie, et au final, c’est dans ces bains que j’ai eu le plus de conversations avec d’autres femmes. Lors de mes prochains voyages, il me reste donc à explorer les sento en tant que tels, et le guide de Stéphanie sera d’une grande aide. En attendant de pouvoir voyager à nouveau, suivez son compte Instagram ! Encore ceci: cet automne et hiver, j’ai souvent regretté que cette tradition n’existe pas ici mais j’imagine qu’ils auraient été fermés. Il y a bien les divers thermes mais l’ambiance n’est pas du tout la même et je ne m’y sens pas autant à l’aise. De plus, ils ne sont pas liés aux communautés locales et ils sont loins de la maison.

The food of Northern Thailand

Austin Bush, The food of Northern Thailand (2018): Austin Bush est un auteur et photographe américain vivant depuis des années en Thaïlande. Il a notamment écrit de grandes parties des guides Lonely Planet du pays. Avec ce livre, il plonge dans les traditions culinaires du nord de la Thaïlande, décrivant les plats des régions autour de Chiang Mai, Chiang Rai et Mae Hong Song. Cette cuisine est fort différente de celle du centre, moins sucrée, souvent plus amère, utilisant de nombreuses herbes aromatiques. Bush a rassemblé des informations de première main, auprès de locaux, et a pris de superbes photos des plats sur place. Il a noté les recettes et les publie ici, telles qu’elle sont réalisées dans les cuisines locales. Il a pris le parti de ne pas les modifier et cela les rend évidemment très compliquées à réaliser hors de la région à cause des nombreux ingrédients difficiles à obtenir (certaines épices ou herbes, ou même des fleurs de bananier) ou peu usités (du sang de porc, de la bile de vache). Dans d’autres livres, cela m’aurait fortement dérangé, mais ici, le contenu du livre est tellement riche et fouillé que cela n’a plus d’importance. Pour moi, c’est un livre essentiel, même s’il ne sera pas souvent utilisé dans ma cuisine.

Vivement le second volume, en préparation, sur la cuisine du sud de la Thaïlande (Austin Bush a un Instagram où il raconte ses voyages et découvertes culinaires).

  • photos: *****
  • texte: *****
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: pour le moment, aucune, mais j’en ai noté deux que j’ai envie de préparer
  • indispensabilité du livre: **** (* si vous cherchez des recettes faciles)

L’insoumise d’Aquitaine

Eléonore Fernaye, L’insoumise d’Aquitaine: 12e siècle, Aquitaine – Adélaïde, jeune veuve, gère le domaine qu’elle a hérité du mieux qu’elle peut, mais en tant que femme, elle n’est pas libre de faire ce qu’elle veut. En tant que vassale d’Aliénor d’Aquitaine et du roi Henri, elle doit obéir à leurs ordres et épouser Bouchard de Missé, un seigneur désargenté dont la réputation n’est pas des meilleures. Elle décide alors de prendre les choses en main et d’organiser un mariage fictif avec Messire Arnault, le frère de son mari. Mais tout ne se passera pas comme prévu. Ou peut-être que si, vu qu’on est dans une romance, et qu’il y a certains codes à suivre: des avances, des rejets, des incompréhensions, des drames….

Ce n’est pas mon genre de lecture habituel, mais ce n’est pas la première fois que je lis les romans d’Eléonore Fernaye (qui est une amie dans la vraie vie). J’ai beaucoup apprécié la plongée dans le monde du Moyen-Age, ses châteaux, ses grandes propriétés, ses chevaliers, mais pour une fois, c’est présenté d’un point de vue féminin. Adélaïde n’a certainement pas les libertés d’une femme moderne mais elle trouve malgré tout les moyens pour vivre une vie qui lui convient, s’occupant de son domaine et s’intéressant aux plantes pour soigner le gens (ce qui peut poser un risque, certains pourraient penser qu’elle est une sorcière). Et puis l’amour vient s’en mêler, même s’il y a beaucoup d’incompréhensions, et il y a quelques très belles scènes érotiques. Le roman permet de mieux imaginer la vie quotidienne à l’époque des chevaliers (j’ai appris pas mal de choses) et apporte une touche légère avec la relation entre Adélaïde et Arnault. Vivement la suite !

Downtown New York

Kembrew McLeod, Downtown New York underground 1958|1976. Activistes pop, cinéma indé, freaks gays & punk rockers: avec ce livre, Kembrew McLeod dresse le portrait d’une ville, de certains de ses quartiers, pendant une période définie. A cette époque, Downtown était en grande partie délaissé, et dangereux, mais donc aussi l’endroit idéal pour des artistes qui voulaient expérimenter avec leur art, sans dépenser beaucoup d’argent en loyers. McLeod a interviewé de nombreuses personnes qui ont participé à cette scène, mettant en avant huit figures majeures: le peintre Andy Warhol, le damaturge H.M. Koutoukas, la danseuse et cinéaste Shirley Clarke, le poète et leader des Fugs Ed Sanders, les chanteuses Patti Smith et Debbie Harry, la productrice de théâtre Ellen Stewart et la drag-queen Hibiscus.

Tout cela me semblait passionnant sur la quatrième de couverture, mais le livre en tant que tel l’est moins, à mon avis. Il y a une certaine insistance sur le théâtre, sur Off Off Broadway, or c’est justement l’art le plus difficile à appréhender quand on ne vivait pas sur place à l’époque. Les musiciens laissent des disques, les peintres des tableaux, les cinéastes des films… J’ai donc eu un certain mal à m’intéresser à ces pièces et acteurs. La manière un peu décousue dont tout ceci est raconté n’a pas aidé à une meilleure compréhension de ma part. C’est un document important grâce à tous les interviews mais il manque de cohésion. J’ai aussi souvent tiqué sur la tournure des phrases et l’utilisation de certains mots, sans pouvoir définir si cela était déjà présent dans le texte original ou si c’est lié à la traduction. En fait, la partie qui m’a le plus intéressée est la dernière, celle qui marque l’émergence du punk-rock, sans doute aussi parce que c’est celle que je connais le mieux. Un avis mitigé mais qui pourra être très différent selon le lecteur et les connaissances ou liens qu’il a (eu) avec ce milieu underground new-yorkais.

Surf City

Kem Nunn, Surf City: un jour, Ike Tucker, jeune homme vivant dans une petite bourgade du désert, apprend que sa soeur a disparu et reçoit une liste de noms de personnes qui pourraient être impliquées. Ce sont des surfeurs. Il quitte tout et part à sa recherche. Il débarque sur les plages de Huntington Beach en Californie du Sud et tente de se frayer un chemin parmi les codes très précis des quelques groupes de surfeurs. Il rencontre un motard, vétéran du Vietnam, qui l’aidera par moments, ainsi qu’une jeune femme dont il tombera amoureux. Il découvre très vite que tout n’est pas rose dans le coin. Indice par indice, il remontera le chemin menant à la disparition de sa soeur, tout en se découvrant une passion pour les vagues.

Je pense l’avoir déjà raconté, j’ai une attirance assez irrésistible pour le monde du surf même si je n’ai jamais pensé à en faire moi-même, et donc dès qu’un livre ou un roman en parle, je le lis. Je ne connaissais pas Kem Nunn et j’ai découvert cet auteur chez Electra (sur son autre blog). Elle en disait beaucoup de bien et j’ai également été conquise. Ma note si élevée, très personnelle, est sans doute liée à mon attirance pour le surf, mais j’ai également beaucoup apprécié la description de la Californie du Sud, entre plages, villas d’acteurs et hôtels miteux. Depuis très longtemps (l’adolescence sans doute), j’ai une fascination pour cette région, mais c’est une fascination un peu bizarre: j’adore lire des romans ou de la non-fiction se passant dans cette région mais je n’ai pas vraiment l’envie d’aller sur place (j’y ai été une fois, à 18 ans). Il y a quelque chose de spécial, ce mélange de richesse, de pauvreté, de stars, de paumés, l’éternel beau temps, l’océan. Je crois que mon addiction a commencé en lisant Less than zero de Bret Easton Ellis, un livre qui m’a marquée. Et ce roman de Kem Nunn propose le même genre d’ambiances. J’ai lu aussi qu’il avait inspiré Point Break, un film que j’ai beaucoup aimé à l’époque.

Avez d’autres livres qui se passent en Californie du Sud (avec du surf, ou pas) à me proposer ?

Un fleuve de fumée

Amitav Ghosh, Un fleuve de fumée: la fin d’Un océan de pavots, la première partie de cette trilogie, avait laissé le lecteur au milieu de l’Océan Indien pendant une tempête. Au début du second roman, la situation est assez confuse et le lecteur ne sait plus trop quand cela se passe. Au fil des pages, l’action se recentre cependant sur un tout petit groupe de personnages vivant dans l’enclave étrangère de Canton, juste avant la première Guerre de l’opium. Il y a Bahram, le Parsi, qui a une cargaison d’opium à vendre; son secrétaire particulier, Neel, un raja déchu dont on avait suivi les aventures dans la première partie; et puis Robin, un peintre qui raconte ce qui se passe dans la ville dans des lettres à Paulette (aussi un personnage de la première partie) qui doit rester à Hong Kong, les femmes étant interdites dans l’enclave. Cette dernière devient rapidement un personnage secondaire (ce qui est bien dommage) et l’intrigue se base de plus en plus au fil des pages sur des écrits et documents d’époque. Le récit perd son côté romanesque et devient un livre d’histoire. Et c’est là que le bât blesse: le lecteur qui commence ce livre compte lire un roman, pas de la non-fiction ! Je me suis sérieusement ennuyée, survolant certaines pages, espérant le retour de tous ces personnages abandonnés à la fin du premier tome. Mais non ! Restent juste les descriptions très minutieuses de la vie dans l’enclave étrangère de Canton pendant quelques mois. Mais c’est peu pour un roman de plus de 700 pages. Est-ce que je lirai la troisième partie ? Peut-être, elle semble en tous cas mieux notée sur Goodreads, et je n’aime laisser une trilogie en plan, surtout après avoir lu les deux tiers.

Pour cette nouvelle année, je vais essayer d’être plus franche dans mes notes; j’ai en effet tendance à n’utiliser que les 3 ou 4 étoiles. D’où le 2 pour ce livre, et bientôt un 5 !

My year of rest and relaxation

Ottessa Moshfegh, My year of rest and relaxation: ce roman raconte l’histoire d’une jeune femme new-yorkaise jamais nommée qui décide de passer l’année qui vient en dormant. Elle quitte son travail dans une galerie d’art et trouve une psy qui lui prescrit tout ce qu’elle demande, tout particulièrement des somnifères et des antidépresseurs, de plus en plus forts. Elle n’a aucun souci d’argent, ses parents décédés lui ont laissé un bel héritage et rien ne s’oppose à son expérience. Tout commence bien, elle dort beaucoup, mais ce n’est pas encore suffisant. Elle essaie un nouveau médicament et là, elle se rend compte qu’elle fait des choses dont elle ne se souvient plus du tout, mais elle voit les traces: de nouveaux vêtements et objets apparaissent dans sa vie.

Difficile de parler d’un roman déjà lu et apprécié (ou détesté) par des millions de personnes. Je suis restée longtemps dubitative, mais c’est en le refermant que je me suis rendue compte de l’intérêt de ce roman. C’est l’histoire d’une jeune femme qui ne se sent plus à sa place dans la société et qui décide d’un « reboot », d’un nouveau départ. Sa manière de faire semble radicale mais elle l’est beaucoup moins qu’un suicide en fin de compte. Elle se coupe du monde, des contacts sociaux et tente une expérience nouvelle. Elle est détestable par son côté « petite fille de riches » mais elle est touchante par son désir d’autre chose… C’est un roman acerbe sur la vie new-yorkaise et ses apparences; et les personnages de la psy et de l’amie, Reva, sont assez typés, jusqu’à en devenir drôles (surtout pour la psy). C’est un roman qui se dévore en quelques jours, le lecteur se demandant si la narratrice va se sortir de la situation qu’elle s’est imposée.