Récit de voyage: Hambourg

Dès aujourd’hui, et dans les prochains jours, suasaday verra la publication des billets contant mon voyage à Hambourg.

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Four days in Hamburg

Hambourg

Quatre jours à Hambourg. Une destination qui m’a valu quelques regards étonnés, voire même totalement remplis d’incompréhension mais une destination vraiment passionnante (une collègue me disait que c’est la destination qui monte – et cela ne m’étonne pas vu le nombre de fois que j’ai entendu parler français). La météo est plutôt incertaine, il faut tenir compte de la pluie mais au final, j’ai eu pas mal de chance, même si le soleil n’était pas toujours de la partie. J’aime les villes où l’eau joue un rôle important, et Hambourg, comme port, est un bel exemple. Située au bord de l’Elbe (la mer est à une centaine de kilomètres), la ville est traversée par de nombreux canaux et possède un grand lac. Ce n’était pas mon premier voyage seule et donc je ne m’inquiétais pas trop pour les généralités: comment circuler (facilement: le métro et le RER sont bien développés), où dormir (booking est pas mal pour chercher des hôtels même si au final j’ai réservé sur le site de l’hôtel), comment occuper mes soirées (je n’ai jamais autant lu qu’au Japon), je me sens même à l’aise pour aller manger toute seule…

Je m’étais proposé deux buts principaux lors de ce citytrip. Faire de meilleures photos avec mon nouvel appareil: j’ai fait plus de 700 photos (qu’il faudra trier) mais un premier coup d’oeil me plaît déjà. J’ai totalement évité le mode “intelligent auto”, la plupart des photos ont été prises en mode P, mais j’ai aussi testé les modes A et S dans certaines circonstances, réussissant à créer les effets voulus. J’ai aussi tenté de me mettre dans la tête d’amis photographes (en fait, surtout celle de Baba), avec des résultats divers. Il y a encore du travail de ce côté-là mais ça commence à venir – c’est vraiment une question d’état d’esprit et une question de se mettre dans celui-ci. Et si la météo n’était pas au beau fixe, certains nuages sont juste superbes. Autre constatation: même si j’ai trimballé trois objectifs (ils ne sont pas très lourds), je n’en ai utilisé qu’un seul, ce qui est dommage quelque part. De même, l’iPad est souvent resté dans mon sac et j’ai fait très peu de photos avec Hipstamatic – difficile de jongler avec deux appareils ! A tel point que j’ai eu du mal à choisir une photo illustrant ce billet, j’aurais préféré quelque chose de plus coloré mais je n’en ai pas.

Le deuxième défi était d’aller boire des cocktails toute seule, notamment à Le Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs au monde (rien que ça !) mais dont l’aspect extérieur a tout pour faire fuir la timide que je suis. Il s’agit d’un façade normale, avec un porte noire, et il faut sonner. Ce que j’ai fait. Je raconterai la suite de l’expérience plus tard mais j’ai pris un plaisir certain à boire des cocktails assise au bar, là et ailleurs, observant le barman travailler.

Ces quatre jours m’ont fait beaucoup de bien, je suis rentrée de bien meilleure humeur, en ayant (un peu) oublié mes soucis mais surtout avec plein d’énergie pour la suite (pas mal de boulot m’attend et l’aide de mon papa est en vacances pour trois semaines, ce qui ne va pas être simple, surtout qu’il n’est pas en grande forme). J’écrirai probablement mon récit sur suasaday (je vous préviendrai) mais j’hésite encore sur la façon de faire: récit linéaire ou thématique ? Beaucoup de photos dans le texte ou des galeries de photos séparées ?

Et entretemps, d’autres projets de voyages se précisent, un long weekend fin août (disons que c’est probable) et un long circuit en octobre-novembre.

Off the beaten track

Depuis très longtemps, je rêve de découvrir les steppes d’Asie Centrale. Depuis une quinzaine de mois, je me suis focalisée sur le Kirghizistan et sur un voyage particulier. C’était sans compter les conditions du voyage que je n’avais pas vraiment consultées dans les notes détaillées. Je n’ai aucun souci à dormir dans des conditions très basiques pour une nuit ou deux mais là, quatre nuits de “homestay” (avec peu de détails sur ce que cela veut dire) sont suivies de six nuits dans des yourtes aux conditions précaires (ce billet de blog résume bien les conditions). Il peut geler pendant la nuit, les toilettes (une cabane avec un trou) sont à l’extérieur et pas moyen de prendre une douche. Ce dernier point est finalement celui qui me dérange le moins mais je dois souvent me lever la nuit pour aller aux toilettes et j’ai besoin d’un minimum de confort ou je vais bloquer complètement et me rendre malade. Enfin, je suis très frileuse et j’ai beaucoup de mal à dormir si je suis frigorifiée, même si je peux prévoir des vêtements thermiques.

Ces six journées consécutives sont totalement coupées du monde, sans électricité, ce qui pose le problème de la recharge de l’appareil photo (le strict minimum donc). Il existe évidemment des batteries mais par expérience, je sais que la mienne tient un jour et demi. Donc tout un budget à prévoir. Je pense également au budget vêtements et chaussures qui risque d’être important. De bonnes chaussures de randonnée me seront toujours utiles, ce n’est pas ça le souci. Mais dans ma vie normale, je ne mets que des robes et des jupes – je n’ai donc quasi pas de vêtements de voyage pratique, à part ce pantalon/short que j’ai acheté pour le Sri Lanka. S’il faut y ajouter les vêtements thermiques et une veste chaude, le budget devient important, surtout que je pense qu’il est préférable de ne pas trop lésiner sur la qualité. Soit, le voyage n’est pas cher en tant que tel et cela compense. Je dois ajouter que je n’ai jamais fait de camping et que cela ne m’a jamais attirée mais il faut bien avouer que dormir dans une yourte au milieu de la steppe est fort différent du Camping Cosmos à la côte belge.

Toute la question est donc de déterminer ce qui pèse le plus dans la balance: ma motivation à découvrir ce pays très certainement magnifique ou ma non-résistance/adaptation aux conditions très primitives du voyage. Je n’ai pas encore tout à fait tranché mais cela penche vers la seconde option. L’alternative serait de trouver un voyage proche mais plus confortable. (Ou de changer totalement de destination évidemment).

Des avis ? Des conseils ? Des remarques (même si c’est pour me dire que je suis une chochotte) ?

Un mot, un lieu

Tout comme Kleo, j’ai raté le concours d’anniversaire du blog d’Elanor, j’étais sur le point de partir en voyage… L’idée était justement d’associer des mots à des lieux et je comme je trouve l’exercice intéressant, voici mes réponses:

Gourmandise: ce cours de cuisine devant un restaurant de Battambang au Cambodge, où j’ai préparé plusieurs plats – délicieux – dans des conditions plus que rustiques, sur le trottoir, après une visite au marché local.

Tristesse: ce moment à Chau Doc dans le delta du Mékong où je voyais passer les bateaux qui allaient vers le Cambodge, où je rêvais de retourner tant ma nostalgie était grande. J’y suis retournée quelques années plus tard.

Réconfort: la bière fraîche après l’effort, où que ce soit, mais pour citer juste un exemple, celle sur le bateau après la visite de Mingun près de Mandalay

Orange: la succession des tori orange du Fushimi Inari près de Kyoto, une des très belles visites de mon voyage

Frisson: monter au sommet d’une des pyramides de Tikal au Guatemala, sur une échelle verticale, quand je n’avais pas encore de vertige

Sorcière: je n’ai pas de souvenirs précis mais je suppose que j’ai vu des sorcières en visitant Disneyland en Californie quand j’avais 18 ans

Famille: les voyages en voiture à trois, notamment celui dans la région de la Ruhr pour visiter tous les musées d’art contemporain et où j’ai fait copilote pour mener mon papa dans le dédale des autoroutes allemandes (je devais avoir 16 ou 17 ans)

Rires: des fous rires interminables lorsque au Sri Lanka nous avons voulu jouer au billard sur une table complètement de travers et que nous avons tenté de la redresser avec des cartons de bières. Puis un match England vs Rest of the world. Les seconds ont gagné !

Aventure: se promener et boire de la vodka frelatée sur une île de la Volga près de Kazan, et tenter d’aménager l’isba qu’avait acheté un ami sur un coup de tête. Cela doit être l’endroit le plus insolite et le moins touristique que j’ai visité.

The last 15 days…

Ces derniers 15 jours…

  • j’ai pris quatre fois l’avion, quatre fois un Boeing 777
  • j’ai vu Dubaï du ciel
  • et j’ai un peu paniqué au retour, pensant rater ma correspondance à cause du brouillard
  • j’ai visité le Sri Lanka, le centre et le sud
  • j’ai eu chaud
  • et froid
  • j’ai dormi avec une bouillotte
  • et sous le drap pour éviter les moustiques
  • j’ai dormi au bord d’une rivière
  • et au bord de la mer
  • j’ai mis les pieds dans l’Océan Indien
  • j’ai usé mes tongs
  • et marché pieds nus dans les temples
  • mais aussi découvert que mes chaussures de marche me donnent des ampoules
  • j’ai fait une longue randonnée dans les plaines herbeuses d’altitude
  • et vu la “fin du monde”
  • j’ai admiré plein d’animaux partout
  • dont trois léopards
  • j’ai vu les plantations de thé
  • et bu du thé exécrable
  • j’ai acheté du thé
  • et des épices
  • et de l’arrack
  • et un livre de cuisine
  • j’ai visité des temples hindous et bouddhistes, et des églises chrétiennes
  • et vu des mosquées
  • j’ai fait du vélo
  • et j’ai mangé beaucoup de “rice and curry”
  • j’ai parlé anglais pendant deux semaines
  • et tenté de comprendre les accents de Londres, Leeds et Dublin
  • j’ai dormi seule la plupart du temps alors que je n’avais pas payé le supplément single
  • tout ça à cause de toute une histoire assez surprenante
  • je me suis demandée tout le voyage ce que voulait dire “stork”
  • et je ne suis toujours pas persuadée qu’on parle de “cigogne” pour ce grand oiseau
  • (et je viens de chercher: il fait partie de la famille des cigognes mais se nomme “tantale” en français)
  • c’était la fin de la mousson
  • et il a plu
  • (d’où l’utilité des tongs pour sauter dans les flaques d’eau)
  • mais ça s’est arrangé et il a fait beau vers la fin
  • j’ai très vite arrêté de boire des gin tonic
  • la quantité de gin étant trop minime
  • et le tonic local pas très bon
  • me tournant vers la bière Lion
  • qui était très chère partout
  • j’ai trouvé les villes très laides
  • sans aucun effort architectural
  • et sans aucun souci d’écologie
  • mais la nature très belle
  • je n’ai jamais réussi à retenir les noms d’une partie de sites visités
  • pour cause de trop de syllabes
  • d’un côté je ne suis pas aussi enthousiaste que pour d’autres voyages
  • je n’ai été que rarement émerveillée
  • je suis en manque de temples et vieilles pierres
  • et le ryhtme des visites était plutôt peu soutenu
  • mais d’un autre côté j’ai vraiment profité du moment présent
  • et admiré ce qui m’entourait
  • (et lu plein de romans au bord de la piscine)
  • ce voyage m’a fait du bien
  • je regrette que les vacances soient finies
  • et je pense déjà à ma destination suivante

Santiago – again

Je me suis retrouvée fin octobre pour six jours à Saint-Jacques de Compostelle, petite ville de Galice dont j’étais tombée amoureuse en 2014. Le charme a à nouveau agi et j’ai passé un excellent moment. Il faisait plus frais, entre 18 et 20°, même pluvieux un jour, l’automne s’annonçant à grands pas. Des rivières d’eau se sont écoulés sur le sol de la grande tente des concerts le samedi soir. J’y ai retrouvé des habitudes, boire de l’excellent vin blanc, manger du poulpe, prendre le bus vers la Cidade da Cultura, me promener entre les divers concerts du soir, parler avec plein de monde; j’en ai créé de nouvelles: manger du bœuf galicien, me promener plus loin que le centre historique, choisir des vermouths à ramener… J’ai rigolé comme une idiote après avoir un peu trop bu, j’ai adoré mes conversations, je me suis sentie très bien malgré une fatigue extrême (j’ai peu dormi). Ces six jours ont surtout été marqués par des rencontres enthousiasmantes et la confirmation de certaines amitiés. J’en suis revenue sur mon petit nuage, satisfaite de mon séjour et prête, après ces jours d’intense communication, à reprendre mon rythme bien plus casanier.

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago

Santiago