The meaning of rice

Michael Booth, The meaning of rice, and other tales from the belly of Japan: j’avais beaucoup aimé ma lecture de Sushi & beyond en 2014, avant d’aller pour la première fois au Japon. En revenant de mon dernier voyage, le troisième déjà, je me suis plongé dans la suite des aventures de Michael Booth, journaliste culinaire, et de sa famille. Ses enfants ont grandi et sont maintenant des adolescents. Ensemble, ils parcourent tout le Japon, partant d’Okinawa pour arriver tout au nord d’Hokkaido, à la recherche des spécialités locales. Michael Booth attache pas mal d’importance à des denrées ou plats dont la tradition se perd, ou qui sont voués à la disparition à cause du réchauffement climatique. Le récit est intéressant, mais à partir d’un moment, il devient un peu répétitif et j’ai perdu le fil. Je me suis même un peu forcée pour le terminer, d’où une appréciation moyenne.

Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais

Joranne, Maneki-neko et autres histoires d’objets japonais: Joranne est passionnée par le Japon depuis longtemps – par contre, j’ai mis beaucoup de temps à la suivre, notamment sur Instagram. J’ai très vite été happée par ce qu’elle y montrait, ses aventures dans des temples ou des villages mais aussi la conception de son livre. C’était donc évident que j’allais l’acheter. J’ai appris plein de choses sur divers objets liés aux temples ou de la vie quotidienne et cela m’a donné envie de m’y intéresser de plus près lors d’un prochain voyage. J’ai aimé l’approche souvent très drôle des descriptions et les jolis dessins qui alternent avec des photos. Un livre à lire avant de partir là-bas !

Récit de voyage: Japon

J’ai commencé mon récit de voyage au Japon. Comme à chaque fois, il me faudra quelques mois pour publier le tout mais j’espère pouvoir vous proposer un article par semaine au début (je vais miser sur le mardi pour créer un rendez-vous régulier – il paraît que c’est plus facile pour les lecteurs), et sans doute deux dès que j’aurai avancé dans l’écriture et le tri des photos. Comme j’avais suivi un « Atelier de photo décomplexée » avant le départ (c’était vraiment intéressant et instructif), j’ai tenté de mieux utiliser mon appareil photo, et je pense que ça se voit en partie.

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture ! Vos commentaires me font toujours plaisir, même si c’est dire une banalité du genre « c’est beau ! ».

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Un sandwich à Ginza

Hiramatsu Yôko, Un sandwich à Ginza: l’auteur est journaliste culinaire et rassemble dans ce livre quelques-unes de ses chroniques, illustrées par Taniguchi Jirô. Dotée d’une curiosité et d’un appétit sans limites, elles nous fait découvrir diverses facettes de la gastronomie japonaises, des plats les plus raffinés cuisinés à partir de produits de saison aux snacks les plus simples. Elle parcourt les rues de Tokyo mais aussi d’Osaka, de Kamakura, de Narita à la recherche des spécialités locales, tout en expliquant leur histoire. Certains de ces plats donnent l’eau à la bouche comme le nabe, d’autres m’ont laissée plus dubitative, comme ce ragoût d’ours qui se mange en hiver dans les montagnes de Shiga. J’ai tout particulièrement apprécié l’histoire des grands cafés « à l’américaine » qui ont adapté la cuisine occidentale au fil du temps et que je me suis amusée à repérer lors de mon voyage qui a suivi cette lecture. C’est un récit passionnant qui donne envie de manger !

The last 20 days…

Ces 20 derniers jours,

  • je les ai passés au Japon
  • le voyage aller a été un peu secoué
  • pour cause d’un problème pas courant:
  • l’avion de la Lufthansa a été mis hors service par le liquide de dégivrage
  • qui a contaminé l’air conditionné
  • mais en fait je pense que j »y ai gagné: j’ai volé avec Finnair via Helsinki
  • et je ne suis arrivée que deux heures en retard par rapport à l’horaire prévu
  • ce qui tombait bien, la matinée était déjà un peu plus avancée
  • j’ai pris trois fois le shinkansen
  • quelques « limited express »
  • et plein de trains locaux
  • y compris un train décorés de chats et un train Hello Kitty
  • j’ai d’ailleurs rencontré Nitama, le chat chef de gare
  • j’ai aussi pris deux bus longue distance
  • et plein de bus locaux
  • de ceux qu’on paie avec plein de petite monnaie
  • une fois qu’on a compris le système
  • parce que j’ai parfois un peu cafouillé (dans la bonne humeur)
  • et évidemment le métro
  • et des trams
  • et même un téléphérique
  • j’ai beaucoup usé mes chaussures
  • j’ai marché environ 15 kilomètres de moyenne par jour
  • mais aussi pris une barque
  • j’ai vu des grandes villes
  • mais aussi la rase campagne
  • y compris un village d’onsens dans les montagnes
  • d’ailleurs presque tous mes hôtels avaient un onsen
  • et j’ai donc beaucoup barboté dans l’eau chaude
  • j’ai même eu de jolis yukatas à prêter
  • j’ai mangé des sushis
  • et des ramens
  • et du bœuf local sous toutes ses formes
  • et puis un plat surprise (européen) parce que je ne pouvais pas lire le menu
  • j’ai surmonté quelques peurs
  • comme celles d’aller manger dans des endroits pas toujours attirants a priori
  • j’ai visité Osaka et Kobe avec des guides (je conseille vraiment les « safaris »)
  • et découvert des lieux insolites
  • tout en approfondissant ma connaissance de l’enka
  • j’ai vu pas mal de « deep Japan »
  • un Japon très rural, ou très populaire, et pas moderne du tout
  • j’ai été visiter des lieux pas touristiques du tout
  • je me suis même demandée où étaient les gens, même les locaux
  • je me suis souvent retrouvée seule dans des sanctuaires ou temples
  • je suis montée dans plusieurs châteaux
  • et les rénovations à celui de Kumamoto avancent bien
  • j’ai vu peu de jardins japonais et ça m’a manqué
  • mais les érables étaient à leur plus beau point
  • ou parfois même déjà à un point un peu trop avancé
  • j’ai eu chaud
  • et froid
  • il a même gelé la nuit à Kurokawa Onsen
  • mais j’y ai fait une superbe randonnée, avec le volcan Aso au loin
  • j’ai fait plein de photos
  • et me suis fort amusée avec mon objectif grand angle que je découvrais
  • la communication était parfois un peu difficile
  • mais plein de Japonais ont tenté de me faire la conversation
  • j’ai évidemment eu des courbatures en marchant autant
  • mais ce n’est pas très grave
  • par contre la crise de maux de tête qui a duré deux jours était plus ennuyeuse
  • et je confirme: je dors mal sur un futon
  • j’aurais dû mieux équilibrer le temps passé à chaque endroit
  • mais pour un voyage organisé en quelques jours et un mois avant le départ
  • c’était pas si mal
  • je retournerai évidemment au Japon
  • mais là je vais vraiment laisser passer quelques années
  • je suis très contente de ce voyage
  • et je vous raconterai tout cela en détail dans les prochains mois

La papeterie Tsubaki

Ogawa Ito, La papeterie Tsubaki: il y a de ces livres qu’on ne lit pas tout de suite et qu’on garde pour un moment de disette, parce qu’on est presque sûr qu’il sera très bien. C’est le cas pour ce roman japonais que j’ai sélectionné après une accumulation de déceptions. Hatoko a 25 ans; elle a repris la papeterie de sa grand-mère à Kamakura, perpétuant également son métier d’écrivain public. Le livre se découpe selon les quatre saisons pendant lesquelles Hatoko rencontre une galerie de personnages très divers, aux demandes d’écriture parfois simples, parfois compliquées. Elle s’y applique au mieux, choisissant avec soin le texte mais aussi l’encre et le papier. Elle raconte également sa vie quotidienne, ses ballades dans les temples de Kamakura (je m’y suis souvent revue moi-même); elle décrit la nature qui change au fil des saisons. C’est simple mais tellement beau. C’est un de ces livres qu’on ne veut pas terminer, qu’on aimerait recommencer encore et encore, comme les mois qui se succèdent. Il pousse à observer soi-même ce qui se passe autour de soi, parfois avec une certaine nostalgie mais surtout avec beaucoup de joie.

Short diary of the week (314)

Lundi: des maux de ventre qui passent vite heureusement, du mal à commencer le travail, deux coups de fil: l’assurance n’intervient pas si j’annule mon ticket d’avion, par contre je peux changer les dates de mon ticket (avec frais) voire même faire un rerouting (une piste à explorer), l’arrivée soudaine de ces fichus maux de têtes accompagnés de vertiges, du paracétamol, une accalmie une fois rentrée à la maison, deux épisodes de Buffy

Mardi: travailler un peu mais aussi tenter de créer un circuit de rechange au Japon ou à Taïwan, le retour des maux de tête mais en moins fort, retrouver une amie et discuter de deux futurs projets très enthousiasmants (cela touche à la photo et c’est avec Happy Slow People), un gin tonic chez Marcelle – Débit de Boissons, un repas rapide, la fin de la cinquième saison de Buffy

Mercredi: il est temps de prendre une décision, prendre mon courage à deux mains et appeler le call-center de la Lufthansa pour changer mon ticket, nouvelle destination: Osaka, nouveau circuit: les environs d’Osaka et le nord-est du Kyushu – un circuit déterminé par les disponibilités restantes dans les hôtels (ma première idée était de découvrir Shikoku mais ce n’était plus possible), un repas rapide puis un beau concert de Tanya Tagaq – même s’il m’a un peu laissée sur ma faim

Jeudi: le retour des insomnies dues à l’impossibilité de me réchauffer après une sortie (un syndrome récurrent en automne et hiver), une grosse fatigue donc, l’organisation d’un projet, de la comfort food, deux épisodes d’Angel (début de la saison 3)

Vendredi: l’organisation d’un projet (suite), oui mais non ce genre de demande ne passera pas, vivement la fin de la journée !, deux épisodes de Buffy (début de la saison 6)

Samedi: le samedi matin c’est toujours un peu la course, aller chez mon papa, faire les courses, tondre la pelouse (la dernière fois de la saison), planter des bulbes de tulipes, lire sur le Japon, Angel, Buffy

Dimanche: du soleil – de la pluie – du soleil, de la couture, terminer la plantation des bulbes de printemps, déplacer plusieurs plantes et arbustes – ça fait de l’exercice !, jouer un moment, un osso-bucco maison, Angel, Buffy

Looking for the lost

Alan Booth, Looking for the lost. Journeys through a vanishing Japan: comme dans The roads to Sata, Alan Booth voyage à pied au Japon. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un long périple du nord au sud mais de trois circuits distincts: le premier se déroule dans la préfecture d’Aomori, une région nommée Tsugaru, et l’auteur suit les traces d’Osamu Dazai, un écrivain japonais qui y a séjourné dans les années 1940. Le second récit suit les traces de Saigo, samouraï en rébellion contre le pouvoir central, lors de sa dernière bataille et de sa retraite d’Enodake dans la préfecture de Miyazaki vers Kagoshima. Le troisième périple part de Nagoya et va vers le nord, suivant les rivières Nagara et Sho, et retrace la chute des Taira, un clan de samouraïs du 12e siècle, dont l’histoire est contée dans Le dit des Heike.

Ces événements historiques sont un prétexte pour Alan Booth pour emprunter des chemins oubliés, au point où il doit parfois faire demi-tour, et de parler du monde japonais rural. Il rencontre des nombreuses personnes prêtes à lui donner des informations sur les personnages historiques, il s’arrête dans des ryokans ou pensions de famille, décrivant – souvent avec humour – ses hôtes. Sa recherche d’une bière fraîche ponctue comme toujours son récit. J’ai mis beaucoup de temps à lire ce livre – il est long et écrit petit – mais je n’ai à aucun moment pensé à m’arrêter. J’ai pris beaucoup de plaisir à me plonger dans un Japon que je ne connais pas vraiment, tel qu’il était au début des années 1990. Il y a beaucoup de nostalgie dans ce récit écrit peu avant le décès de l’auteur.

Les billes du pachinko

Elisa Shua Dusapin, Les billes du pachinko: Claire, jeune femme de presque trente ans, passe l’été chez ses grands-parents d’origine coréenne, vivant à Tokyo depuis des décennies. Elle donne des cours de français à une petite Japonaise, Mieko. Mais surtout elle tente de décider son grand-père qui est propriétaire d’un pachinko d’abandonner son affaire pour quelques jours et de retourner avec sa femme, pour la première fois, en Corée. Le court récit décrit les relations parfois difficiles de filiation, les non-dits, l’incompréhension. Le souhait de Claire n’a pas l’air d’être en adéquation avec celui de son entourage. Et même avec Mieko, les relations ne sont pas toujours si simples. Un roman touchant, montrant les différences de cultures entre deux mondes.