L’âme de Kôtarô contemplait la mer

Shun Medoruma, L’âme de Kôtarô contemplait la mer: auteur originaire d’Okinawa, Shun Medoruma raconte son île et s’est toujours intéressé aux conséquences de la guerre et de l’occupation américaine. Ces thèmes transparaissent dans ce recueil de nouvelles mais ne le dominent pas. Les six histoires racontent la vie quotidienne des habitants d’Okinawa, mêlées parfois d’éléments surnaturels, de liens avec le chamanisme et le monde des esprits. D’autres sont plus terre à terre, comme Coq de combat qui raconte comment un jeune garçon reçoit un coq qu’il va élever pour le combat, mais comment celui-ci lui sera retiré par le yakuza local. Avec les ombres est une histoire assez tragique d’amour impossible et qui est raconté d’un point de vue assez particulier. La mer intérieure parle d’un jeune homme dont la mère s’est suicidée.

Les histoires se passent à des périodes différentes, au moment de l’occupation américaine mais aussi après la rétrocession des îles en 1972, sans que les dates soient nommées dans les textes. La nature intervient à tout moment, et les descriptions des îles tropicales créent une ambiance très particulière. Je crois que c’est surtout cela qui m’a fascinée – il y a tellement peu de livres qui se passent à Okinawa, ou même sur des îles tropicales, alors que c’est un cadre qui me parle beaucoup. J’ai beaucoup apprécié l’apparition par petites touches du monde des esprits, de manière tout à fait naturelle. Il y a aussi beaucoup de mélancolie et de délicatesse et l’auteur a l’art de décrire les sentiments et émotions de ses personnages. C’est rare que je donne la note maximum à un livre mais j’ai vraiment été emballée par l’écriture et les thèmes de Shun Medoruma (dont j’avais déjà lu le seul autre livre traduit en français). La première nouvelle est celle qui m’a le moins plu mais leur intensité va en grandissant au fil des pages.

Shun Medoruma, L’âme de Kôtarô contemplait la mer, Zulma, 2013 (publication en v.o. en 1998)

Les nouvelles: L’âme relogée —
L’awamori du père Brésil —
Rouges palmiers —
Coq de combat —
Avec les ombres —
La mer intérieure.

Nouilles d’Asie

Chihiro Masui, Minh-Tâm Trân, Margot Zhang, Nouilles d’Asie (2016): ce livre de cuisine a été écrit par trois autrices francophones de trois origines différentes: Japon, Vietnam et Chine. Elles y rassemblent des recettes de nouilles, des recettes traditionnelles mais aussi fusion, avec même quelques écarts dans d’autres pays comme la Corée ou la Thaïlande. Le texte est très limité et cela aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur le sujet. Par contre, le livre est richement illustré, avec des photos de tous les ingrédients (nouilles, condiments, herbes et légumes asiatiques), des recettes photographiées pas à pas (de certaines nouilles donc) et des photos de chaque plat. En le lisant, je me suis rendue compte que je n’avais quasi rien essayé et que j’avais une préférence pour les soupes, mais qu’il y avait plein de recettes qui me donnaient envie. Parfois, ça vaut la peine de ressortir des livres plus anciens ! Un livre intéressant, mais pour beaucoup de recettes, il y a une recette dans la recette et préparer les bouillons pour les soupes prend beaucoup de temps (heureusement, il y a quelques soupes japonaises très faciles).

  • photos: **** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: ** (basique)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: ***
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Soba à la mode des barbares du sud » (cette recette, je l’ai déclinée sous plein de formes et c’est elle qui m’a donné l’idée d’utiliser du magret de canard, que j’ai ensuite changé en canard fumé pour la facilité), « Bo bun », « Bun au poisson au curcuma et à l’aneth »
  • indispensabilité du livre: ***

Histoire du Japon

Gérard Siary, Histoire du Japon, des origines à nos jours: il y a quelques mois, je me suis rendue compte que je n’avais encore jamais lu de livre détaillant l’histoire du Japon et j’ai donc acquis celui-ci. Gérard Siary, traducteur à la base, s’est attelé à la tâche et décrit donc cette histoire, depuis la préhistoire jusqu’à nos jours. Il surcomplique la chose à mon avis, faisant souvent des allers-retours de quelques décennies, voire plus, dans un même paragraphe, utilisant des mots tellement peu usités qu’il faut un dictionnaire (et qu’un synonyme aurait été bien plus clair), écrivant des phrases qui n’ont ni queue ni tête, ni verbe. Le texte est très indigeste à cause de son style mais aussi dans son contenu. Je me rends compte que je n’ai pas retenu grand-chose. En cours de lecture, je me disais que c’était parce que je ne connais que très peu de l’histoire ancienne du Japon, mais après avoir refermé le livre, je me dis qu’il devrait quand même m’en rester un peu plus. C’est très axé sur les événements et la politique – avec plein de détails et de noms, très peu sur la vie quotidienne, même s’il y a quelques passages qui s’intéressent à la condition des femmes, ce que je trouve tout à fait admirable. Je crois que je n’ai jamais mis une note aussi basse à un livre d’histoire (et pourtant j’ai déjà lu mon lot de livres indigestes d’historiens); je devrai en trouver un autre sur le sujet.

L’ombre du chardon

Aki Shimazaki, Azami, Hôzuki, Suisen, Fuki-no-tô et Maïmaï (cycle L’ombre du chardon): j’aime lire les livres d’Aki Shimazaki, autrice japonaise vivant au Canada et écrivant en français, une fois un cycle terminé – ce sont en général de courts romans d’une centaine de pages qui se lisent en une journée. Chacun des volumes est centré sur un personnage et on rencontre donc ici Mitsuo, jeune trentenaire rédacteur dans un magazine. Il revoit Gorô qui l’emmène dans club où ils retrouvent une amie d’enfance qui y travaille comme entraîneuse, Mitsuko. Celle-ci est au coeur du second récit – toujours entraîneuse, elle est aussi libraire et s’occupe de son fils sourd-muet et métisse. Le troisième roman suit l’horrible personnage qu’est Gorô, homme imbu de lui-même. On retrouve ensuite Atsuko, l’épouse de Mitsuo, qui cultive des légumes dans une ferme à la campagne. Elle aussi revoit une amie d’école et cela éveille en elle des sentiments assez forts. Enfin, la dernière partie tourne autour de Tarô, le fils de Mitsuko devenu adulte. Les secrets du passé vont être révélés et vont bouleverser sa vie.

Comme dans les cycles précédents, Aki Shimazaki nous plonge dans la vie quotidienne des Japonais et montre divers aspects de la société: l’homme qui travaille, la femme qui reste à la maison pour s’occuper des enfants, le rôle des entraîneuses, le racisme, le poids des traditions. Et une fois de plus, il y a un secret, une histoire non-avouée qui a pourtant de grandes conséquences. Malheureusement, l’autrice reste assez pudique sur les suites, et la fin de chaque récit est laissée à l’imagination du lecteur, ce que j’ai trouvé un peu dommage, même si ça a son charme. Quant au style, je l’ai trouvé assez minimaliste – et du coup, ça rejoint mes questions sur la traduction du japonais vers le français, sauf qu’ici, ce n’est pas le cas. Je ne suis pas mécontente de ma lecture mais je ne suis pas emballée non plus. Disons que j’ai passé un moment agréable – il y a aussi cette satisfaction de terminer rapidement un livre -, et que dans quelques années je remettrai ça avec le cycle suivant. (Ma note est la même pour chacun des volumes.)

Je lis des romans japonais toute l’année, mais vu qu’on est en avril, je peux inclure ces romans dans le Mois Japonais de Lou et Hilde.

Les mémoires d’un chat

Hiro Arikawa, Les mémoires d’un chat: chat de gouttière, Nana est recueilli par Satoru après une collision avec une voiture. L’animal n’a pas sa langue dans sa poche; c’est en effet lui qui raconte toute l’histoire avec un franc parler certain. Au départ, il est gêné par l’affection de Satoru mais il s’attache très vite à son maître. Suite à certaines circonstances, ce dernier va malheureusement devoir se séparer de Nana et il fait le tour du Japon et de ses amis pour trouver la personne idéale qui s’occupera du chat. C’est l’occasion de retourner dans le passé, Satoru racontant comment il a connu ces personnes; et c’est aussi l’occasion pour Nana de donner son avis, évidemment, mais aussi de faire en sorte qu’il ne soit pas adopté. Ces passages dévoilent des pans de la société japonaise, de la manière de vivre au quotidien et c’est passionnant. Mais c’est surtout Nana qui est drôle, et c’était une excellente idée de donner une voix au chat. Juste un léger bémol pour la traduction et son style un peu plat, auquel j’ai eu un peu de mal à m’habituer (ce n’est pas le même traducteur que pour Au prochain arrêt de la même autrice, que j’avais également adoré). Un roman drôle et sensible, mais très profond aussi.

C’est en lisant la critique de A girl from earth que je l’ai ressorti de ma PAL, alors que je l’avais acheté juste après ma lecture de Au prochain arrêt.

Silence

Shûsaku Endô, Silence: je voulais voir le film, mais j’ai préféré lire le roman avant (et j’ai bien fait, vu que le film suit de très près le roman). Dans le Japon du début du 17e siècle, les shoguns ont décidé de limiter le plus possible les contacts avec les Européens et ils ont banni la religion catholique qui avait pourtant convaincu un certain nombre de personnes. Deux missionnaires portugais, Rodrigues et Garupe, sont envoyés sur place pour faire le point sur la situation et retrouver les traces de Ferreira qui aurait renié sa religion. Ils sont accompagnés par un étrange personnage, Kichijiro, un Japonais qui aurait été converti (ou pas), et qui est le spécialiste pour changer de camp.

Le roman est très beau, apportant de beaucoup de détails sur une période particulière de l’histoire du Japon et sur la détermination des missionnaires européens (à tel point que je me suis à nouveau posé beaucoup de questions sur le fanatisme, la religion et la violence de l’imposer à quelqu’un). Je regrette cependant d’avoir lu la version française du roman, qui a été traduite de l’anglais, qui a elle-même été traduite du japonais. Il y a parfois quelques mots bizarres dans le contexte (Halloween, pour parler d’O bon, le festival honorant les esprits des ancêtres, par exemple). Le livre ayant été écrit en 1966, il serait aussi intéressant de savoir de quand datent les traductions, et même d’en faire une nouvelle en français, le roman restant passionnant encore aujourd’hui.

At the movies – V (2010s)

John Wick: Chapter 3 – Parabellum (Niko Tevernise – © Lionsgate)

Des films des années 2010, de tous styles, beaucoup d’américains et un de Hong Kong, beaucoup de Keanu Reeves et d’Adam Driver:

Beyond the dream, Kiwi Chow (Hong Kong, 2019) – 3/5: un mélodrame qui raconte une histoire d’amour mais surtout des problèmes de santé mentale. Très géométrique à cause des immeubles de Hong Kong, beaucoup de scènes de nuit, avec un tram, et une prédominance de turquoises et oranges. Trop de musique romantique au piano.

Boy erased, Joel Edgerton (2018) – 2/5: le biopic classique regardé quand je me suis rendue compte que je ne voulais pas lire le livre de Garrard Conley du même nom. Un sujet grave: la reconversion d’homosexuels en personnes hétérosexuelles, dans un milieu ultra-religieux (baptiste ici). Avec Russell Crowe qui a pris 50 kilos et Nicole Kidman qu’on a tenté de rendre provinciale et moche (les vêtements surtout, parce que la coiffure passe encore). Une note en dessous de la moyenne parce que le film n’a rien de spécial, c’est un biopic qui est intéressant pour le sujet mais pas dans sa forme.

John Wick: Chapter 2, Chad Stahelski (2017) – 4/5: après avoir vu le premier épisode, j’étais assez impatiente de voir le second mais j’ai mis finalement un certain temps. J’ai retrouvé avec plaisir les acteurs, Keanu Reeves en premier, évidemment, et le style néo-noir, avec ce côté un peu mystérieux. Un film bien rythmé avec de belles scènes d’actions. La fin me pousse à regarder très vite l’épisode 3.

John Wick: Chapter 3 – Parabellum, Chad Stahelski (2019) – 3/5: ça s’essouffle un peu (une redite avec la scène dans un genre de palais des illusions, scène qui est d’ailleurs un peu trop longue) mais j’ai quand même beaucoup aimé ! Vivement l’épisode 4 !

Jackie, Pablo Larraín (2016) – 3/5: après avoir vu Spencer, j’étais curieuse de voir cet autre film de Pablo Larraín et il y a pas mal de similarités dans ce portrait d’une femme en plein crise (Jackie Kennedy au lendemain de l’assassinat de son mari). La musique de Mica Levi est superbe (je la connaissais bien avoir de voir le film). Pas mal mais sans plus, je trouve, et sans pouvoir pointer du doigt ce qui m’a déplu.

J. Edgar, Clint Eastwood (2011) – 3/5: je n’aurais pas aimé rencontrer J. Edgar Hoover qui avait l’air d’être un personnage bien frustré et radical. Le film est centré sur la création du FBI mais aussi sur la relation (homosexuelle) de Hoover avec son adjoint Tolson. Le maquillage censés vieillir les acteurs ne fonctionne pas vraiment à mon avis, à part peut-être chez Naomi Watts (que je n’avais pas reconnue). Je ne suis pas la seule de cet avis: Rotten Tomatoes parle de « cheesy makeup ». A noter: un étalonnage aux couleurs un peu passées et assez sombre. Avec un extrait de The Public Enemy (la scène du pamplemousse, évidemment). Ce n’est pas un mauvais film mais il n’est jamais très passionnant non plus.

Silence, Martin Scorcese (2016) – 3/5: 2h40 pour ce film, c’est bien trop long ! A part ça, on sent le talent de Martin Scorcese. Les images sont superbes et la reconstitution du Japon féodal très réussie. J’ai été dans la région de Nagasaki et les paysages ne correspondent pas tout à fait: le film a été tourné à Taïwan et du coup, il y a un petit côté tropical, mais ce n’est pas dérangeant. Le sound design est également superbe et la musique très discrète, ce qui rend le film très organique. Le choix de l’acteur principal, Andrew Garfield, m’a dérangée: il ressemble un peu trop aux représentations de Jésus et sa voix douce m’a parfois énervée. Adam Driver correspond plus à cette image des missionnaires portugais de l’époque. Le film est très fidèle au livre, rajoutant juste quelques passages plus dramatiques et modifiant légèrement la fin.

L’été de la sorcière

Nashiki Kaho, L’été de la sorcière: la jeune Mai a des problèmes à l’école et ses parents l’envoient passer quelques mois chez sa grand-mère, une anglaise vivant dans la campagne japonaise. Celle-ci, un peu sorcière, comprend que la fillette se sent mal et tente de la guérir en lui faisant observer la nature, en lui expliquant les pouvoirs des plantes, en lui parlant de la voix intérieure et en lui apprenant comment l’écouter.

C’est un joli – et court – roman japonais qui se rapproche d’autres récits du même genre; je pense notamment à La péninsule aux 24 saisons. Il y a de la magie, de la beauté, de l’apprentissage, mais aussi des sujets plus difficiles comme la tristesse et le deuil. Un roman qui se lit vite mais qui au final ne me laissera pas un souvenir indélébile, un roman qui a permis de faire une agréable pause dans un désert de lectures marqué par plusieurs tentatives avortées.

Another Bangkok

Alex Kerr, Another Bangkok. Reflections on the city: Alex Kerr est un Américain qui a vécu des années au Japon, mais qui depuis les années 1990 partage son temps entre le Japon et Bangkok. Il a ce même intérêt que moi pour les deux pays et je me retrouve dans ses comparaisons. Il relate l’histoire de Bangkok et décrit son architecture, son art, ses coutumes, ses règles de politesse qui ont un correspondance au Japon. Il y a une source commune, le bouddhisme, et malgré de nombreuses autres influences, les similarités sont grandes. Kerr parle en même temps de son parcours personnel dans une ville qui lui était totalement inconnue au départ et qu’il apprend à apprivoiser, s’intéressant à sa culture, comme il l’avait fait au Japon auparavant. J’ai parfois trouvé le temps un peu long, mais au final j’ai appris pas mal de choses. Je comprends mieux maintenant que mon attirance pour Bangkok ET Tokyo n’est pas un hasard. Je me souviens d’ailleurs que lors de mon premier séjour à Tokyo, je n’ai pas arrêté de penser à Bangkok. Il faudrait d’ailleurs que j’y retourne, la ville ayant certainement changé depuis la dernière fois. Est-ce que je conseille ce livre ? oui, mais uniquement si on connaît un peu la ville et qu’on s’intéresse à sa culture.

The bells of old Tokyo

Anna Sherman, The bells of old Tokyo: meditations on time and a city: en lisant les commentaires sur goodreads, j’ai un peu hésité à commencer ce livre, et puis je me suis lancée. Anna Sherman est américaine et a vécu de longues années à Tokyo. Dans ce livre, elle s’interroge sur les cloches qui rythmaient le temps à Edo, l’ancienne Tokyo, et part à la recherche des vestiges. Elle parcours ainsi l’histoire de la ville, mais aussi sa géographie, s’attachant à décrire des temples anciens ou le quartier du palais de l’empereur, mais aussi des quartiers plus modernes. Elle explique comment la ville a été détruite complètement deux fois au 20e siècle, d’abord par le grand tremblement de terre de 1923, puis par les bombardements américains en 1945. Elle note d’ailleurs que ce drame n’est pas que très peu commémoré dans la ville, juste par un petit musée privé, qui est bien loin des grandes esplanades et monuments d’Hiroshima et Nagasaki. Comme Sherman réfléchit sur le temps, elle a également rencontré des fabricants d’horloges anciennes et explique comment le temps était découpé dans le passé (il n’y avait que 12 heures, de durée inégale). Chaque chapitre est entrecoupé par quelques pages plus personnelles, à propos de la relation entre l’auteur et un patron de bar qui prépare de délicieux cafés à partir de grains qu’il torréfie lui-même – endroit qui raconte en même temps l’évolution de la ville.

En relisant les commentaires négatifs sur goodreads, j’ai compris ce qui a troublé ces lecteurs: ce n’est pas un livre à recommander comme première approche du Japon, il vaut mieux déjà connaître une série de choses (une des personnes se plaignait que le mot « shogun » n’était pas expliqué). C’est mon cas, et du coup, j’ai adoré le côté un peu « nerd » du livre, cette recherche d’infimes détails, d’éléments dont on ne parle jamais ailleurs. C’est un récit qui donne une autre image de Tokyo, sans répéter tout ce qui a déjà été dit sur la ville (et à mon point, j’en ai déjà lu beaucoup, des répétitions). J’ai juste trouvé dommage que les nombreuses notes ne soient pas mieux indiquées dans le texte (un petit 1 en indice aurait été utile). Un livre passionnant, donc, mais à ne pas mettre entre toutes les mains.