Kotchi kotchi ! Le guide du voyageur au Japon

editions_issekinicho_-_kotchi_kotchi_-_le_guide_du_voyageur_au_japonKotchi kotchi ! Le guide du voyageur au Japon: réalisé par Alexandre Bonnefoy et Delphine Vaufrey du blog issekinicho, ce livre est une introduction illustrée au Japon. Plus que les guides habituels, il se focalise sur des modes d’emploi: comment acheter un ticket de métro, comment se comporter dans un onsen, où faire ses courses…, le tout avec des photos ou des dessins. Il décrit également les différents plats, les fêtes traditionnelles et les lieux importants à visiter, avec de nombreux liens internet. Un livre intéressant, à lire avant de partir pour mieux organiser son voyage et profiter pleinement sur place. (A priori, je ne comptais pas faire de chronique de ce livre, et puis je me suis dit que même très courte, elle permettrait de voir quels ouvrages j’ai consulté pour mon futur voyage, et que cela pouvait être intéressant pour d’autres personnes).

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Carnets de la Mer d’Okhotsk

couv_livre_3099Nadine Ribault, Carnets de la Mer d’Okhotsk: toujours attirée par les récits se passant dans le grand nord sibérien, je me suis lancée dans la lecture de ce livre de Nadine Ribault. La Mer d’Okhotsk est celle qui s’étend du nord d’Hokkaido au Japon au Kamchatka dans l’Extrême-Orient russe. L’auteur y séjourne sur les côtes japonaises, au cœur de l’hiver. Le paysage est parsemé de forêts et la mer est gelée. Il ne s’agit pas vraiment d’un récit de voyage, ou d’une description d’un lieu mais plutôt de pensées éparses liées à cet endroit et si le livre n’avait pas été aussi court, j’aurais très vite décroché. Je n’ai trouvé aucun point d’attache dans ces réflexions illustrées d’images diverses (et pour lesquelles je ne voyais souvent pas le rapport) et le texte m’a laissé de marbre. La seconde étoile lui a été attribuée juste parce que j’aime les éditions Le Mot et le Reste…

Fille de joie

41xpsa3ahhl-_sx195_Kiyoko Murata, Fille de joie: sud du Japon, début du 20e siècle. Ichi, originaire d’une île loin dans la mer, est vendue par ses parents pauvres au tenancier d’une maison close. Elle y commence sa formation sous la tutelle de la principale courtisane et reçoit des leçons de savoir-vivre, d’élégance et de séduction, choses qui sont bien éloignées de sa vie antérieure un peu sauvage. Elle a cependant une chance malgré cette condition violente: la loi oblige les tenanciers à envoyer les filles à l’école. Ichi y apprend à lire et à écrire et y trouve l’occasion de partager sa nostalgie et ses peurs à l’institutrice. Cette plongée dans le monde des filles de joie est passionnante et très finement décrite, avec des détails qui évitent tout tabou. L’auteur écrit un portrait émouvant de la condition de ces femmes qui n’ont pas pu éviter leur sort. Et si ma note n’est que moyenne, c’est parce qu’une fois de plus, j’ai trouvé que l’écriture était trop simple, peut-être à cause du passage par la traduction. Je ne jette ni la pierre à l’auteur ni à la traductrice; je pense juste que la transposition du japonais au français est extrêmement compliquée et qu’il y a un monde de différence entre les deux écritures.

Un livre lu dans le cadre de l’activité “Lire sous la contrainte” – un livre dont le titre est “tout au féminin”

Short diary of the week (247)

Lundi: lire au milieu de la nuit pour cause d’insomnies, râler sur les transports en commun bondés, et donc ça fait trois livres lus à 49%, cette envie de partager mes projets et envies mais ne pas savoir avec qui, une grosse déprime d’après-midi, les restes du barbecue, de la lecture au jardin – mais il fait plus frais aujourd’hui et je dois rentrer plus tôt

Mardi: dans mon rêve mon père et ma mère m’aident à préparer la maison pour le vide-grenier, ce qui me donne une impression bizarre, des transports en commun tout vides aujourd’hui, des disques, un avant-dernier portrait de ville, me lancer dans la réservation de mon prochain voyage, novembre = Japon !!!!, excitée et heureuse d’avoir pris une décision, cela mettra les prochains mois dans une optique plus positive que les précédents (même s’il reste quelques étapes), un curry indo-thaï improvisé – de quoi me nourrir pour trois jours, Anthony Bourdain Parts Unknown à Hong Kong qui sera donc une de mes prochaines destinations, terminer un roman

Mercredi: choisir le prochain roman dès le réveil, les détails de dernière minute, une réunion, de la publication de contenu – du travail fort répétitif, de la lecture au jardin

Jeudi: me dépêcher pour partir avant la pluie, éviter le pire, une réunion, tester le mode méditation pendant celle-ci, encore de la publication en mode répétitif, un peu barbouillée, acheter un livre et du bon fromage, The 100, revoir le tout premier épisode de The Americans

Vendredi: une foule de trucs du vendredi à régler – y compris les trucs reportés depuis plusieurs jours, sentir la tension qui monte lorsque que le payement de mon ticket d’avion est refusé deux fois, sauf que le helpdesk de ma banque me confirme que tout est en ordre de leur côté, à la troisième fois ça passe !, cette tristesse qui m’envahit suite au suicide d’Anthony Bourdain – son charisme et  sa liberté de parole m’ont marquée, terminer un roman au jardin et commencer un autre à l’intérieur parce que ça s’est bien rafraîchi

Samedi: une journée qui ne m’inspire pas vraiment, et du coup avoir du mal à me décider, et donc faire du rangement – au moins ça libère un peu l’esprit, aller chez mon papa – une conversation répétitive et décevante de plus – pourquoi n’arrivons-nous pas à nous parler ?, j’avais pourtant envie de parler de mon voyage et préparé une carte avec mon trajet – sauf qu’il la prise et posée par terre pour regarder plus tard, tondre la pelouse, prendre quelques dernières choses dans la maison paternelle, un début de mal de tête, un plat simple et de la lecture au jardin, terminer un livre décevant et commencer un autre

Dimanche: rédiger quelques comptes-rendus de lecture, le dernier cours de zumba de la saison, m’attaquer aux bambous, de la lecture, une recette de Jamie Oliver qui a l’air basique mais qui est savoureuse, de la lecture, j’arrive maintenant à reconnaître les avions de Ryanair juste au bruit

La péninsule aux 24 saisons

61zkuuhqdalMayumi Inaba, La péninsule aux 24 saisons: ce roman raconte l’histoire d’une femme qui a fui Tokyo pour s’installer dans une maison au milieu de la nature, dans la péninsule de Shima. Elle y reste 24 saisons, un an en fait – le calendrier traditionnel local découpe le temps en périodes de 15 jours. Sa vie est simple, elle se promène dans les bois, sur la plage; elle visite son amie apicultrice, elle désherbe son jardin, elle prépare des plats de saisons. Mais surtout elle observe l’évolution des saisons et reste attentive aux changements imperceptibles de la nature qui l’entoure. Il ne se passe pas grand chose et pourtant, il s’y passe beaucoup. Loin de la ville, elle a la possibilité de renaître, de commencer une nouvelle vie. Mayumi Inaba propose un roman très simple et très beau, d’une douceur incomparable et qui apporte au lecteur un certain bien-être. Je vous conseille, comme moi, de consulter une carte google, et d’y mettre le petit personnage pour vous balader en street view. Beaucoup de chemins sont inaccessibles mais les images que j’y ai vues m’ont permis de mieux accompagner l’héroïne dans le roman.

Un livre qui s’intègre parfaitement dans la contrainte du moment, proposée sur le blog Lire sous la contrainte.

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Short diary of the week (236)

Lundi: du mauvais sommeil, m’intéresser aux musiques de Cuba et commencer un livre sur le sujet, m’occuper aussi d’une playlist, être distraite par l’idée d’un voyage au Japon, quelques courses au magasin bio et au magasin japonais, The Good Fight, Black-ish – les deux premiers épisodes de la première saison, me sentir super agitée et ne pas réussir à me calmer malgré ma fatigue

Mardi: un sommeil agité et des insomnies de milieu de nuit, ça va être dur aujourd’hui, déjà je n’ai pas envie de parler avec tout le monde, et j’ai plein de trucs à régler pour la maison paternelle – ce qui implique de téléphoner – quelle horreur, bon au moins c’est passé, tenter de me concentrer sur un boulot mais m’éparpiller, comment moudre des graines de lin – ah mais oui ! le blender !, Masterchef, une courte séance de yoga stretch – mon dieu que je suis raide – ce que je savais déjà, difficile de trouver des méditations qui ne m’énervent pas sur youtube, de la lecture

Mercredi: contrairement à toutes mes attentes j’ai dormi comme une masse – si on exclut le réveil intempestif à 5h59, m’éparpiller parce qu’il y a plein de choses en cours, l’allocution du directeur général, Babylon Berlin, Masterchef

Jeudi: me réveiller fatiguée après ce que je pensais pourtant être une bonne nuit, ma robe colle à mes collants: j’ai oublié de mettre un jupon, bien avancer sur un sujet, une réunion qui permet de nous exprimer mais entre nous – le plus difficile sera de faire passer le bon message, terminer enfin tous les billets de mon voyage en Inde – cinq mois plus tard – la publication suit, une sortie en ville sous la bruine, deux cocktails classiques dans le très beau cadre d’Arthur Orlans, plein de discussions animées, une soupe de ramens au Menma – un peu trop copieuse et trop salée à mon goût mais très bonne quand même, terminer mon livre

Vendredi: une nuit trop courte, attaquer les trucs du vendredi, tenter d’avancer sur le travail de la semaine prochaine, apprendre en fin d’après-midi que le deadline n’est pas aussi proche, Masterchef et Gardener’s World tout en tentant de ne pas m’endormir

Samedi: cette nervosité qui m’a empêché d’avoir une bonne nuit, du rangement, aller au restaurant avec mon papa, travailler un peu au jardin pour digérer tout ça, de la lecture, les deux derniers épisodes de la seconde saison de Babylon Berlin

Dimanche: une matinée au calme, préparer la tarte aux clémentine pour l’après-midi, gentiment mais fermement renvoyer ces prosélytes par un “je ne suis pas croyante”, direction la maison paternelle pour un après-midi rangement et home staging, à cinq ça va drôlement plus vite (merci encore !), ça présente même très bien: il suffit parfois de bouger un meuble ou retirer un tapis, me rendre compte une fois rentrée que j’ai oublié ma bouilloire là-bas, The X-Files, Black-ish, Masterchef, sentir l’agitation qui monte avant d’aller dormir alors que je suis crevée

The roads to Sata. A 2000-mile walk through Japan

51rqiixtijl-_sx327_bo1204203200_Alan Booth, The roads to Sata. A 2000-mile walk through Japan: Alan Booth, un Anglais installé au Japon pour étudier le théâtre nô décide en 1986 de parcourir à pied toute la longueur du Japon, de Soya au nord au Cap Sata au sud, en suivant les petites routes de campagne sur une distance de plus de 3000 kilomètres. Il décrit le Japon rural des fermiers et des pêcheurs au fil de ses rencontres. Son écriture pleine d’humour porte le regard d’un étranger sur un pays qu’il connaît pourtant très bien et c’est ce mélange de distance et de proximité qui est intéressant. Il y a du comique de répétition aussi: il relate toutes les fois où on lui refuse une nuit dans un ryokan sous prétexte qu’il est un “gaijin” et qu’il ne mange pas de poisson cru, qu’il dormira mal sur un futon, qu’il ne saura pas comment utiliser les bains. Il répond chaque fois en japonais, mais le message ne passe pas toujours: un gaijin ne parle pas japonais ! A d’autres moments par contre, la communication est bien plus aisée et il passe des soirées à boire des bières avec des locaux pour repartir le lendemain sur la route. Un si long voyage pourrait être un peu lassant et ennuyeux à raconter mais je me suis laissée prendre par ce récit si proche des gens et je compte bien lire l’autre livre d’Alan Booth, Looking for the lost: journeys through a vanishing Japan.