Photography

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Depuis toujours, j’aime la photo. Dans les premiers jours de ce blog, j’ai publié beaucoup de liens vers des photographes qui m’intéressaient et m’inspiraient – j’ai arrêté entre temps (en partie parce qu’un des mes blogueurs favoris de l’époque a arrêté de publier). Par contre, j’ai toujours utilisé mes appareils en mode automatique alors que souvent ils permettaient bien plus. J’ai eu un reflex argentique et un reflex numérique, un Nikon, mais malgré mes envies, j’ai toujours eu du mal à assimiler les règles du réglage manuel. Mon ex a essayé plusieurs fois, mon cerveau a plusieurs fois refusé de comprendre. Il a cherché une logique qui lui convenait mais n’a pas trouvé, n’arrivant pas à combiner les différentes et trop nombreuses informations. J’ai donc continué à prendre des photos en mode automatique et j’ai vite abandonné le reflex, le trouvant trop lourd et encombrant en voyage. (Sauf lors de quelques Womex, où mon ex avait réglé l’appareil avant mon départ et où j’ai fait quelques ajustements sur place – je trouve ces photos toujours très réussies). De plus, lors des quelques voyages en couple où je l’avais pris, je n’ai quasi pas pu y toucher vu qu’il était constamment entre les mains de mon ex. J’ai eu plusieurs compacts, un Olympus, un Canon Ixus et enfin un Lumix DMC-LX5 qui est excellent mais que je trouve un peu limité depuis quelque temps. Je l’ai encore pris au Sri Lanka mais je ne suis pas entièrement satisfaite de mes photos. Et j’ai vu trop de blogs de voyages aux photos superbes, comme Song of the road, Desk to Glory ou encore Carnets de traverse, mon coup de cœur le plus récent (un blog qui combine photos et informations intéressantes – sans fautes d’orthographe – oui c’est important dans mon appréciation d’un site) et le tout nouveau Baba sur la route (j’ai des amies talentueuses !).

Il y a quelques semaines, un peu sur un coup de tête (mais aussi un peu comme compensation par rapport à certains soucis), j’ai commencé à explorer le monde des hybrides – ces compacts qui ont tout d’un reflex, avec objectifs interchangeables. Et j’ai acheté un Lumix GX80 avec trois objectifs (un 12-32, un 35-100 et un 25mm). Avec la ferme intention d’apprendre à l’utiliser un peu mieux qu’avant. Mais sans trop savoir par où commencer.

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Le déclic est venu suite à une conversation avec mtlm qui m’a conseillé les livres d’Henry Carroll, que j’ai achetés sans attendre (deux en tous cas – le troisième sur la photo est de David Taylor). Et en effet, cet auteur simplifie le problème et explique les différents modes de l’appareil photo un à un. Le mode automatique est à exclure, mais le mode manuel n’est pas entièrement nécessaire. Le mode P est un bon début et il explique très clairement les modes S (priorité à la vitesse – speed) et A (priorité à l’ouverture – Aperture) en prenant comme exemple des photos très connues (et superbes). Le texte est limité et c’est tant mieux. Je commence à bien comprendre même si je n’ai pas encore tout assimilé. J’ai lu le premier des deux livres que j’ai acheté en faisant des tests le weekend passé, je lirai le second dans les prochains jours, refaisant les mêmes tests pour intégrer le mieux possible les informations. Je pense que je suis sur la bonne voie, ces livres sont vraiment parfaits pour moi. (Me connaissant, j’ai évidemment commandé d’autres livres sur le sujet !).

Etape suivante: sortir de mon jardin et commencer à faire des photos en rue – en prenant mon temps et en oubliant ma timidité. Parce que, oui, ça joue aussi. Je n’ai jamais aimé me faire remarquer et je ne reste jamais longtemps au même endroit, encore moins en y faisant des acrobaties (enfin, juste m’accroupir par exemple). Trouver le bon angle est une tâche souvent bâclée du coup. Bref, améliorer mes photos sera aussi un travail sur moi-même.

EDIT: je viens de lire ceci: “It’s also important to take sufficient time in each location. If you wait for a long time in one place, you eventually become a part of the interior—people stop paying attention to you.” – je vais me mettre ça en tête ! (interview du photographe Frank Herfort)

Rendez-vous bientôt, donc, et au plus tard après mon citytrip de fin juillet !

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Bilan culturel – mars 2016

Romans (j’ai toujours autant de retard dans la publication des mes comptes-rendus):

  • Joyce Carol Oates, Crossing the border
  • Céline Curiol, Un quinze août à Paris
  • Pete Fromm, Comment tout a commencé

Livres documentaires:

  • Esthétiques du quotidien au Japon
  • Duggan McDonnell, Drinking the devil’s acre. A love letter from San Francisco and her cocktails
  • Alexandra Lapierre & Christel Mouchard, Elles ont conquis le monde. Les grandes aventurières 1850-1950

Séries:

  • Call the midwife saison 5, une des mes séries favorites qui tient la route sur la longueur
  • This is England ’90, très bien mais un peu trop bavard/improvisé par moments
  • La trêve, très moyen mais je voulais soutenir une production belge francophone
  • The 100 saison 1, un début très très cliché mais une histoire qui devient très vite prenante, remettant en question les relations sociales suite à une guerre nucléaire

Films:

  • The Assassin (7/10), lent mais superbe

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 5

Musique:

  • Josephine Foster, No more lamps in the morning: chanson entre pop et folk, déprimant, parfois irritant mais très beau (7/10)
  • The Pines, Above the prairie: americana, pas mal mais sans plus (6/10)
  • Mbaraka Mwinshehe & Orchestra Super Volcano, Zanzibara 9: Masika. Un souffle frais de Tanzanie / 1972-74: guitares dansantes d’Afrique Centrale (7/10)
  • Yu Kyung-hwa, Corée: l’art du sanjo de Cheolhyeongeum: calme et serein, en solo (7,5/10)
  • Ukandanz, Awo: entre ethiojazz et rock, parfois très bien, parfois lassant (7/10)
  • Ensemble The Sinawi, Corée: l’art du sinawi (7/10)
  • Vietnam: le don ca tai tu. Musique de chambre du delta du Mékong (7/10)
  • Kimmo Pohjonen, Sensitive skin: le virtuose finlandais de l’accordéon lorgne souvent un peu trop du côté électronique new age (5,5/10)
  • Lucy Ward, I dreamt I was a bird: chansons folk contemporaines comme tant d’autres (6,5/10)
  • Joy of living. A tribute to Ewan MacColl: des reprises par des artistes très divers dont une très belle version de Jarvis Cocker (7/10)
  • Heron Oblivion, Heron Oblivion: du bon et du moins bon (6/10)
  • M. Ward, More rain: de belles guitares un peu country mais sans plus (6,5/10)
  • Iggy Pop, Post pop depression: le retour d’Iggy avec quelques bons morceaux (7/10)

Expos:

  • Premier rang, exposition de photos de concert en Belgique, PointCulture Bruxelles (jusqu’au 1er avril)

Cafés et restaurants:

  • Le Barboteur (Schaerbeek): des bières et encore des bières, toutes inconnues pour moi, dans un lieu très agréable
  • Seino (Ixelles): cuisine fusion très réussie aux accents franco-japonais. Une très belle découverte

Bilan culturel – février 2016

Romans:

  • Eleanor Henderson, Alphabet City
  • Fabrice Colin, La poupée de Kafka
  • Nicholas Christopher, The bestiary

(j’ai toujours autant de retard pour publier mes chroniques)

Livres documentaires:

j’en lis plusieurs de front mais aucun n’est terminé

Séries:

  • The Leftovers saison 1: je ne sais toujours pas si j’aime ou pas, c’est long et décousu, j’espère que la saison 2 sera aussi bonne qu’on le dit
  • The X-Files saison 10: plus nul que ça tu meurs
  • This is England ’86: dur et émouvant, comme le film
  • This is England ’88: dans la continuité de la saison précédente

Films:

  • This is England, un film très sombre sur des ados dans l’Angleterre de Thatcher
  • Ruined heart, une longue virée dans les rues de Manille sur un fond musical écrit par Stereo Total et des images superbes par Christopher Doyle. Hypnotique.

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 4
  • Salad days: A Decade of Punk in Washington, DC (1980-90): un documentaire passionnant sur le monde du hardcore, avec notamment Henry Rollins et Ian MacKaye

Musique:

  • A. Kostis, The Jail’s A Fine School: du rebetika en 78 tours (7,5/10)
  • Bali 1928 vol.IV: du gamelan et du chant de Bali avec un son qui crachote (7,5/10)
  • Bali 1928 vol.V: surtout du chant, ce qui rend le disque un peu plus difficile à écouter (7/10)
  • Hongthong Dao-Udon, Bump lam phloen, essential Hongthong Dao-Udon: morlam et lukthung des années 70 et 80 en Thaïlande, un de mes styles pop préférés (8/10)
  • Sea Pinks, Soft days: de la pop agréable à écouter (7/10)
  • Half Japanese, Perfect: rock un peu déjanté mais moins déjanté qu’avant (7/10)
  • Haïti: meringue et konpa 1952-1962: pas mal mais il manque le vrai travail d’un compilateur comme pour des labels anglo-saxons (Strut, Soundway…) (6,5/10)
  • Indian talking machine: – ou l’Inde en 78 tours. Un livre magnifique, une musique d’un autre temps (8,5/10)
  • Sunflower Bean, Human ceremony: rock avec fille qui chante et guitares (7,5/10)
  • DIIV, Is the is are: néo-shoegaze très mou (5/10)
  • Ryuichi Sakamoto & Alva Noto, The revenant: sombre et très prenant (8/10)
  • Carter Burwell, Carol: un petit air de Downton Abbey mais en mieux (8/10)
  • Alexandre Desplat, The Danish girl: un peu moins prenant que les deux précédents mais pas mal, quoique très classique (7/10)
  • Soul sok sega. Séga sounds from Mauritius 1973-79: des disques oubliés aux rythmes très rock et funk (8,5/10)

Spectacles/concerts:

  • Emanuela Lodato au PointCulture ULB: une belle découverte alors que j’y allais pour le travail et sans grand intérêt

Expositions:

  • Bloody Belgium au PointCulture Bruxelles (terminé – mais une nouvelle expo commence ce jeudi): photos de l’ère punk à Liège