The nasty bits

Anthony Bourdain, The Nasty Bits: Collected Varietal Cuts, Usable Trim, Scraps, and Bones: dans ce recueil, Anthony Bourdain rassemble des textes et articles écrits pour différentes revues et y ajoute quelques inédits. Cela parle de cuisine, de la vie des restaurants, de la production et du tournage de ses émissions, de voyages, de souvenirs mais tout cela reste fort éclaté. J’y ai retrouvé le style de Bourdain, passionné et cru, brutal parfois mais il m’est difficile d’écrire un long texte, sans doute aussi parce que ma lecture s’est étalée sur plusieurs mois. Donc, en quelques mots: intéressant mais je ne le conseille pas comme première lecture.

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Funérailles célestes

Xinran, Funérailles célestes: Xinran relate l’histoire de Wen, une femme chinoise à l’apparence très tibétaine qu’elle a rencontré en rue, à Suzhou, et qui, en l’espace de deux jours, lui a raconté sa vie. En 1956, Wen épouse Kejun, un jeune étudiant en médecine comme elle, mais très vite, il doit partir avec l’armée communiste dans les régions reculées du Tibet où il disparaît. Wen part à sa recherche, persuadée qu’il est encore vivant. Elle se perd dans le monde froid et aride des hauts plateaux tibétains mais est recueillie par une famille locale avec qui elle vivra pendant trente ans, ne se rendant pas compte des années qui passent et des changements qui secouent la Chine. Elle devient une femme différente…

Ce récit dévoile une page moins connue de l’histoire de la Chine et de son implication au Tibet, et décrit une vie très différente, celles des nomades des hauts-plateaux. Et contrairement à Baguettes chinoises, Xinran n’utilise pas la forme romanesque, racontant juste ce dont Wen lui a parlé lors d’une longue interview. Et j’ai trouvé cela bien plus intéressant à lire.

Le sympathisant

Viet Thanh Nguyen, Le sympathisant: avril 1975, Saïgon – le héros du livre, capitaine dans l’armée, fuit la ville avec un des derniers avions disponibles. Il aboutit à Los Angeles où il commence une nouvelle vie, tout en continuant son activité d’espion, d’agent double au service des communistes.

Ce livre devait être une lecture commune avec Ingannmic mais je l’ai abandonné après une centaine de pages (à la scène du calamar, pour ceux qui l’ont lu). Normalement, je n’aurais pas publié de billet à son sujet, juste une mention dans “abandonned books” mais je voulais expliquer l’arrêt de ma lecture commune. Le début du roman m’a plu, je me retrouvais dans une histoire que je connaissais, celle de la chute de Saïgon et j’étais curieuse d’en savoir plus. Mais très vite, le personnage principal a commencé à m’énerver. Il me semblait si imbu de sa personne, et ses pensées se déroulaient de page en page, sans interruption, avec des phrases immensément longues. J’ai perdu tout intérêt dans la description du monde qui l’entoure et dans ses souvenirs qui me laissaient de marbre, ou au contraire m’horripilaient. C’est le genre de livre que j’aurais bien jeté de l’autre côté de la pièce, sauf que quand j’ai décidé de l’abandonner, j’étais dans le métro et je me voyais mal lancer mon e-book à travers la rame !

Une grande déception donc, car j’attendais bien plus de ce livre que beaucoup de monde a aimé. Mais il est bien possible que je soit passée totalement à côté du récit…

Short diary of the week (275)

Lundi: c’est lundi et ça s’accélère au boulot, du coup ça fait plein de nouveaux trucs à gérer, y compris certains mails qui ont le don de m’énerver, ok je m’énerve une demi-heure et puis j’oublie et je passe à autre chose, cuisiner une frittata un peu sauvage pour mes repas de midi de la semaine, manger les restes de tajine, regarder un épisode du Great British interior design challenge – pas mal mais sans doute pas au point de rattraper les saisons passées, devoir abandonner mon livre à 30 pages de la fin pour cause d’endormissement – ce qui est frustrant

Mardi: une longue conversation avec une collègue à propos du boulot (et des mails énervants), ce qui me met en retard par rapport au boulot prévu, et puis bam – le mail qui tue (ne pas m’énerver, ne pas prendre ça à coeur), répondre de la manière la plus neutre possible, recevoir une réponse qui à nouveau fait bam !, où ça tourne un peu au ridicule, et du coup le boulot n’a pas avancé comme prévu, mais il est temps que j’aille faire ajuster mes lunettes qui font mal, et puis acheter deux pulls et avoir une conversation inutile mais agréable avec le vendeur (il me remercie pour mon sourire et moi pour la distraction par rapport à ma journée), un repas bizarre combinant des trucs n’allant pas ensemble, deux épisodes de Crazy Ex-Girlfriend, un gros moment de déprime – c’est là que le câlin me manque

Mercredi: une mauvaise nuit – évidemment, et un léger mal de tête, ne pas réussir à bien travailler alors que les choses s’accumulent, éliminer plein de petites choses à faire et finalement réussir à me concentrer un peu, décider d’éliminer presque tous les livres de la vieille PAL pour pouvoir avancer, toujours prendre la PAL dans son ordre chronologique mais enfin trouver un livre que j’ai effectivement envie de commencer, cela devient une habitude ces repas avec le contenu du frigo – ce ne sont par contre pas toujours les plus sains, deux épisodes de Crazy Ex-Girlfriend – et me voilà de nouveau touchée par les histoires d’amour de Rebecca

Jeudi: parfois on imagine sans doute des choses, mais je me retire quand même dans mon bureau, avec des biscuits, arriver à me concentrer et bien avancer dans le travail, quelques courses en rentrant: du mascara des livres et du démaquillant, une sauce tomate aux olives et des pâtes, fin de la troisième saison de Crazy ex-girlfriend et début de la quatrième qui me laisse un peu dubitative

Vendredi: ces matins pluvieux et froids, les trucs du vendredi, les autres trucs à faire, d’humeur fort maussade mais la raison se retrouve mardi passé, un midi joyeux et plein de jeux de mots stupides, non le vendredi après-midi n’est pas le bon moment pour faire de la promo mais la préparer pour lundi, un peu de cuisine et préparer un peu trop comme souvent mais tout manger comme souvent – les portions ne sont vraiment pas faites pour les personnes seules en supermarché, deux épisodes de Crazy ex-girlfriend

Samedi: du rangement et une lessive, aller chez mon papa, faire les courses, déprimer un peu – la météo n’aide pas, du tri de photos, de la lecture, un appel téléphonique qui me prend par surprise mais qui me rappelle le passé (une amie de mon papa, donc, qui a beaucoup voyagé avec lui et que je connais aussi), mettre plein d’ail dans mon plat, tenter un film et l’abandonner après dix minutes, deux épisodes de Crazy ex-girlfriend

Dimanche: tenter de rattraper le retard dans les brouillons de chroniques de livres, le retour de la zumba, de la couture, du tri de photo – ça avance à pas de fourmi, de la lecture, le retour du curry de canard, deux épisodes de Crazy ex-girlfriend (j’ai quasiment rattrapé mon retard – la désintoxication va être difficile)

The “Catch the squirrel” dress

Cela fait longtemps que suis Gretchen Hirsch, d’abord sur son blog, puis en achetant ses livres et ses patrons chez Butterick. Je n’avais pas participé au crowdfunding pour la création de Charm Patterns, l’envoi des patrons depuis les Etats-Unis coûtant un prix exorbitant. Et puis, Poppy Ray a commencé à vendre ses produits depuis l’Allemagne et Gertie a sorti la Night & Day Dress qui offre de nombreuses possibilités de combinaisons.

Le patron est arrivé en septembre, mais je suis partie en voyage et à mon retour, j’avais besoin de satisfaction immédiate et j’ai donc cousu une robe déjà testée. Je voyais en effet passer les nombreux commentaires et problèmes d’ajustements sur le groupe FB de Gertie et je me suis préparée à de nombreux chipotages.

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Les feuilles de patron sont gigantesques, vraiment, mais j’apprécie le fait que les pièces du corsage avant soient proposées pour différentes profondeurs de poitrine. J’ai choisi la B-Cup et gradé mon patron entre les tailles 10 et 14 – le plus grand chiffre équivalant donc à mon tour de taille. Pour ce faire, j’avais tracé une ligne reliant le point supérieur sous le bras de la petite taille vers le point inférieur de la grande taille. En cousant ma toile, je me suis rendue compte que cela n’allait pas du tout et qu’en fait, la taille 10 était parfaite sur l’essentiel du corsage, sauf dans les 8 derniers centimètres vers le bas, là où se trouve mon (gros) ventre. J’ai donc adapté en fonction. Pour le dos, j’ai dû faire un ajustement à cause de ma cambrure, supprimant deux centimètre de longueur du côté de la couture milieu dos. J’ai également suivi les conseils vus sur FB et agrandi l’ouverture des manches, un problème récurrent chez Gertie (qui doit avoir des bras très fins). La seconde toile me semblait adéquate et je me suis lancée dans la couture.

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J’ai choisi un tissu acheté au Japon chez Tomato il y a trois ans, tissu dont je ne trouve aucune référence sur le net. Je l’aime bien mais ce n’est pas mon préféré et je me disais que si la robe n’était pas réussie, ce ne serait pas trop grave. Ce n’était pas du tissu très cher, sans doute 5-6 euros le mètre, et d’une marque japonaise. J’ai décidé de coudre le modèle avec le col en noeud (cela aurait été joli avec du tissu contrastant mais je voulais tester la robe tout de suite et je n’en avais pas sous la main). Les explications sont claires et je n’ai rencontré aucune difficulté à coudre le corsage. Je n’avais pas assez de tissu pour les modèles de jupes proposés par la Night & Day Dress, j’ai donc repris la A-Line skirt d’un des livres.

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Je suis contente du résultat, j’ai un peu d’aisance vu que je suis partie de zéro et que j’ai opté pour une taille un peu plus grande. Il y a quelques plis au niveau de la poitrine, sur le côté, mais ils ne se voient guère. Ce patron est approuvé et je le coudrai encore dans le futur, c’est certain ! (Par contre, les photos sont un peu sombres mais il fait trop froid pour les faire dans le jardin.)

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The lost city of Z

David Grann, The lost city of Z: a tale of deadly obsession in the Amazon: qu’est-il arrivé à Percy Fawcett ? Cet explorateur britannique était certain qu’il existait au cœur de l’Amazonie une cité perdue – Z – pleine d’or et de richesses. Il a consacré sa vie à sa recherche, expédition après expédition. Il ne reviendra pas de celle commencée en 1925. David Grann, auteur et journaliste américain, s’intéresse à son cas et raconte sa vie. Se basant sur différentes sources, il décrit les voyages dans l’enfer vert, notamment les diverses maladies et parasites qu’il est possible d’y attraper, mais aussi la crainte constante de se voir attaquer par les populations locales. De nombreux explorateurs ont suivi la trace de Fawcett mais il n’a jamais été retrouvé… et puis Grann se lance dans le pari un peu fou de découvrir la vérité, lui qui n’a aucune condition physique et qui n’a jamais été dans la forêt vierge.

Le récit est construit en alternance, contant l’histoire de Fawcett mais aussi celle des explorateurs qui sont partis à sa recherche, tout en faisant le point sur le travail de David Grann. C’est très rythmé, cela donne envie de lire la suite, de savoir ce qui s’est vraiment passé, un peu comme un polar. Les descriptions de la forêt sont très vivantes, parfois un peu horrifiantes même, et c’est un voyage qui se fait très loin de notre monde actuel. J’ai trouvé le récit passionnant et j’admire la manière dont David Grann l’a raconté, dénouant les fils au fur et à mesure.

Short diary of the week (274)

Lundi: je n’ai plus de place pour tous mes livres – je devrais faire un tri mais que faire avec ceux qui ne m’intéressent plus ?, des courses dans un supermarché pas trop rempli, de la couture, la dernière caisse de courrier de mes parents contenait quelques surprises (des lettres d’amour mais aussi un mot d’une amante éconduite), du tri de photos, le plaisir du soir du nouvel an: le homard, terminer la deuxième saison de Crazy ex-girlfriend et commencer la troisième, entendre au loin les feux d’artifice

Mardi: réveillée très tôt, m’atteler à mon bilan culturel annuel, monter la deuxième étagère Ikea et ranger les piles éparpillées partout, terminer la robe mais il fait trop sombre pour la prendre en photo (et j’ai les cheveux sales), vider encore deux caisses, du tri de photos – j’ai dépassé la moitié, cuisiner un nouveau plat, Crazy ex-girlfriend, No reservations au Rajasthan (et me souvenir avec nostalgie de tous ces endroits – mais me rappeler aussi le monde et le bruit)

Mercredi: le retour du réveil, mettre un nouveau gilet qui a des noeuds aux manches et qui plaît à certains de mes collègues – à cause des noeuds justement, reprendre le boulot, faire une longue liste de ce qu’il y a à faire, manger des kiwis et des litchis, feuilleter les nouveaux livres reçus ce matin, baver devant les recettes du monde islamique, Doctor Who – le spécial du nouvel an, Crazy ex-girlfriend qui se termine sur un cliffhanger mais ce sera pour demain

Jeudi: le bâtiment est encore tout sombre quand j’arrive, attaquer un nouveau pays qui me semble bien peu fourni en musiques au départ, lire et rassembler mes idées, avoir un plan de travail quelques heures plus tard, de la cuisine des placards, deux épisodes de Crazy Ex-Girlfriend qui me troublent assez fort – la série prend une tournure beaucoup plus sérieuse

Vendredi: des rues désertes, peu de collègues, les trucs du vendredi, et puis d’autres choses, il fait glacial ce soir, du thon grillé, deux épisodes de Crazy Ex-Girlfriend avec à nouveau une chanson géniale

Samedi: trainailler dans le canapé, du rangement, aller chez mon papa puis faire les courses, de la couture, du tri de photos, de la lecture, The lost city of Z – en accéléré – parce que trop différent du livre et trop d’emphase sur des éléments accrocheurs

Dimanche: me réveiller puis me rendormir, hésiter sur le programme de la matinée, tenter finalement cette séance de yoga un peu longue (et me sentir complètement nulle), de la couture (encore un tissu avec des animaux de la forêt), prendre mon temps pour lire les Drawas, terminer un livre très intéressant sur l’Asie du Sud-Est, tenter une recette de Feast dont le résultat final ne ressemble pas du tout à la photo (je m’en doutais dès le départ) (mais c’était bon quand même), Crazy ex-girlfriend, de la lecture