Short diary of the week (310)

Lundi: un rendez-vous, commencer à redescendre les livres, rependre les rideaux, remplir les armoires de cuisine et tout doucement remonter les verres de la cave, un peu de lecture mais surtout cette grosse fatigue toujours présente, peut-être qu’une cure de magnésium et vitamines me fera du bien ?, GLOW, Buffy

Mardi: une bonne nuit (est-ce que ça aura suffi ?), descendre des livres, une course inutile chez Telenet: plus de digicorder en stock, et pas de rendez-vous possible avec le service après-vente de Siemens avant la semaine prochaine, remonter de la vaisselle, cuisiner un plat de poulet aux champignons, Angel, Buffy

Mercredi: toujours de courbatures, descendre des livres, prendre des mesures pour un nouveau meuble tv, discuter lentilles et casseroles à pression avec une amie, est-ce que je peux terminer le rangement de la cuisine aujourd’hui ? après de nombreux allers-retours le verdict est oui !, un cocktail pour fêter ça, le début de On becoming a god in Central Florida – première impression positive, Angel

Jeudi: l’achat d’un nouveau meuble tv chez Ikea, de l’aide de plusieurs voisins pour vider la voiture, en fait ils étaient curieux de ma nouvelle cuisine, terminer le rangement de la bibliothèque, il reste “juste” plein de petits objets de déco, tondre la pelouse, m’installer au jardin avec un livre mais le soleil se cache très vite, les maux de tête ont l’air d’avoir enfin disparu, cuisiner un plat de Yottam Ottolenghi, commencer Why women kill – ça a l’air pas mal, Buffy

Vendredi: il fait tout gris aujourd’hui, noter les choses qui restent à faire, aller chercher le nouveau digicorder, commencer le montage du meuble tv, c’est évidemment plus long que prévu, m’interrompre pour aller faire quelques courses, terminer enfin – c’est déjà la fin de l’après-midi, réinstaller tous les appareils, ça manque d’une plante – y poser une orchidée en fleur – et tant pis si ça fait très cliché magazine de déco !, GLOW, Angel, essayer de ne pas m’endormir devant la tv

Samedi: me réveiller en sursaut avec cette question: à qui ai-je prêté les BD Bidouille et Violette, me lever et voir qu’elles sont dans ma bibliothèque – mon cerveau ce troll !, aller chez mon papa, m’installer au jardin, tailler un bout de haie – et c’est là que je sens que je suis vraiment fatiguée – j’ai très mal au dos, une sieste, lire encore un peu, GLOW, Buffy, m’endormir très tôt

Dimanche: une longue nuit pleine de rêves, il reste une série de petites choses à remettre en place mais j’avoue que j’en ai plus qu’assez, terminer cette semaine de rangement et réaménagement par un passage d’aspirateur bien nécessaire, un festival de nourriture des Philippines puis une après-midi de dégustation de cocktails à l’événement Blend de la Brussels Cocktail Week, plein de bonnes choses et une excellente compagnie, et goûter aussi la street food de My Tannour, la nuit tombe déjà vite en cette saison, traîner encore un peu dans le canapé puis aller dormir – la semaine sera chargée !

La carte perdue de John Selden

Timothy Brook, La carte perdue de John Selden : Sur la route des épices en mer de Chine: historien et sinologue, Timothy Brook s’est intéressé à une vieille carte venant de Chine. Datant de 1608, elle avait appartenu à un certain John Selden, un des premiers orientalistes anglais. Brook s’attache à déchiffrer tous les secrets de la carte mais il raconte aussi l’histoire de son propriétaire, traçant un portait de la société de l’époque: l’Angleterre et ses désirs de commerce en Asie ainsi que la Chine et ses routes maritimes.

Le sujet me passionnait a priori mais j’ai trouvé le texte un peu décousu et aride. J’ai déjà lu beaucoup de livres d’histoire, même très académiques, et je n’ai vraiment pas accroché. Pourtant les informations que distille Timothy Brook sont vraiment intéressantes. Je crois que je m’attendais à autre chose et ce n’était peut-être pas le moment pour moi !

Short diary of the week (309)

Lundi: comme un lundi après une mauvaise nuit (je ne m’étonne même plus), en manque d’instructions pour le nouveau boulot donc continuer l’ancien, l’impression que plus grand chose n’avance dans les travaux – je pense que l’impatience me joue des tours, résister à l’envie de grignoter mais donc avoir un sentiment de faim pendant plus de deux heures, Harlots – je continue juste parce qu’il ne me reste que trois épisodes et pas cinq comme je pensais, Angel, de l’anxiété qui monte, du yoga pour la faire redescendre

Mardi: et ça a fonctionné – j’ai dormi comme une masse me réveillant en sursaut au son du réveil, un plan de travail se met en place, une après-midi de réflexion tout en faisant des tâches faciles, une grosse fatigue, un mur bleu, la fin de Harlots – une troisième saison décevante à cause de tous les retournements de situation

Mercredi: je reprends un rythme de travail un peu plus soutenu, un début de texte, le plan de travail est installé dans ma cuisine – la fin approche, des frites, deux épisodes de Buffy, terminer mon livre

Jeudi: remettre des bas – quelle horreur !, tenter de commencer un nouveau roman dans le métro mais les conversations et le monde m’en empêchent, écrire, me sentir vexée suite à une remarque, ripper les disques d’un très gros coffret – ce qui prend beaucoup de temps, des maux de tête et les intestins en compote – une semaine de congé me fera du bien – même si c’est pour tout remettre dans la cuisine et le salon, des pâtes du traiteur italien, j’ai donc un évier de cuisine pas encore raccordé, un documentaire sur le cinéma flamand: Hollywood aan de Schelde

Vendredi: thank god it’s friday !, le trajet du matin m’est vraiment pénible pour le moment, des doutes par rapport à mon texte rapidement balayés par mon nouveau chef, une impatience grandissante, rentrer plus tôt pour voir la cuisine finie (à part quelques détails), le soulagement que les travaux soient finis, deux épisodes d’Angel

Samedi: des insomnies (trop de fatigue nerveuse sans doute), les dernières finitions et de l’aide pour redescendre les meubles, aller chez mon papa, réinstaller l’essentiel, laver les vitres, un premier repas cuisiné – sauf que deux des taques ne fonctionnent pas, au moins j’ai réussi à recâbler la télévision et cie sans soucis, Buffy, Angel

Dimanche: des insomnies à nouveau alors que je suis vraiment crevée, des courbatures, me battre avec le grand store pour le remettre à sa place, avoir l’impression qu’il y a moins de place de rangement qu’avant, ça m’obligera à trier !, jouer un moment, Buffy, Angel

On the Night Joey Ramone Died

Jim Algie, On the Night Joey Ramone Died: Tales of rock and punk from Bangkok New York Cambodia and Norway: les deux nouvelles (ou plutôt novellas) qui composent ce livre parlent d’un musicien thaï de la quarantaine qui a eu du beaucoup de succès dans sa jeunesse avec son groupe rock, vivant complètement son rôle d’artiste, y compris avec les excès de drogue et d’alcool. Aujourd’hui, il est est débarrassé de ces démons mais sa vie n’est pas des plus joyeuses. Il est ingénieur son pour des artistes pop commerciaux, sa femme l’a quitté, son fils le regarde de haut. La première nouvelle raconte une journée et une nuit, celle où Joey Ramone est mort et l’impact que cela a eu sur lui, sa prise de conscience du moment. La seconde relate sa rencontre avec Edana, une jeune norvégienne pas très équilibrée, fascinée par le death metal de son pays et par le génocide khmer.

Jim Algie est d’origine canadienne et a joué dans des groupes rock dans les années 80 et 90 mais vit aujourd’hui à Bangkok. Il raconte dans ces deux nouvelles de la fiction mais il y a clairement des éléments inspirés de sa propre vie. J’ai beaucoup aimé les ambiances asiatiques, et même si je n’ai aucun point commun avec le musicien d’âge moyen, j’ai été intéressée par son histoire. Le livre rassemble également une série d’articles (de presse) écrits par l’auteur, à propos du monde rock. C’est le genre de livre qui me plaît toujours, associant musique et Asie, mais c’est clairement un ouvrage relativement confidentiel.

Short diary of the week (308)

Lundi: trop chaud avec la couette trop froid avec juste un drap – la nuit a été agitée, un bout de Nouvelle-Zélande, une journée qui se passe, le coup de pompe au moment de rentrer, revoir mes voisins après leur séjour à la mer, le début de la cinquième saison de Buffy, Angel

Mardi: une bonne nuit mais toujours peu d’énergie, la chaleur n’aide pas, de l’écriture, du tri, passer la soirée à lire au jardin, profiter de cette fin de journée, terminer mon roman

Mercredi: une mauvaise nuit, le retour des maux de tête qui m’empêchent de faire quoi que ce soit, mais rentrer n’est pas une solution à cause du bruit, traîner au bureau donc, une légère amélioration, refuser l’invitation pour aller boire l’apéro d’une voisine, Buffy, aller me coucher fort tôt

Jeudi: une grosse insomnie – malheureusement souvent corollaire aux maux de tête – c’est pas comme ça que je vais réussir à me reposer, et la lumière fut dans ma cuisine, me traîner au boulot, un entretien / conversation avec mon nouveau directeur et chef de service, et donc j’écris sur quoi ? – euhhhh…, une après-midi qui se passe, hésiter quant au repas du soir, rien ne m’inspire chez le traiteur italien, osso bucco maison donc (surgelé avant les travaux), Angel, Buffy

Vendredi: enfin une bonne nuit !, ça commence à bouger au boulot (mais je résiste quand même un tout petit peu – les débuts de semaines sont plus adaptées pour commencer quelque chose !), apprendre que les travaux devraient être finis pour vendredi prochain, croiser un des ouvriers qui me dit qu’il n’en est pas sûr, trouver le temps long quand même !, Angel, Buffy

Samedi: réveillée bien trop tôt pour un w-e, aller au marché pour y acheter des plats thaïs pour le w-e, aller chez mon papa et au supermarché, m’installer au jardin avec plein de livres, être chassée par une averse orageuse impromptue en fin d’après-midi, du poulet au curry rouge donc, Harlots, une immense fatigue et me mettre au lit fort tôt

Dimanche: réveillée après dix heures de sommeil – j’espère que ça aura suffi pour récupérer, l’impatience grandit, recoudre un ourlet et un bouton – deux choses qui traînaient depuis quasi un an, finir cette quête un peu interminable et surtout très mal dosée: beaucoup d’action au début et plus grand chose à la fin – et donc oui j’ai joué tout l’après-midi – ça me distrait un peu de mon impatience, Angel, Buffy

Bilan culturel – Août 2019

Romans, récits de voyages

  • Hanya Yanagihara, Une vie comme les autres – 2/5
  • Rosita Boland, Elsewhere: One Woman, One Rucksack, One Lifetime of Travel – 3/5
  • Richard Wagamese, Starlight – 5/5

Histoire, cocktails

  • Timothy Brook, La carte perdue de John Selden – 3/5
  • Bruno Clavier, Les fantômes familiaux – 2/5
  • Matt Pietrek & Carrie Smith, Minimalist tiki. A Cocktail Wonk look at classic libations and the modern tiki vanguard – 4/5

Séries tv

  • Angel – saison 1 – 2/5
  • Buffy – saison 4 – 4/5

Films

  • Always be my maybe, Nahnatchka Khan (2019) – 4/5

Couture

  • The “It’s always sunny in Sunnydale” dress, une robe Night & Day (Charm Patterns) avec modification d’encolure
  • mise à ma taille d’une jupe Emily & Fin récupérée à une troc party

Nous qui n’étions rien

Madeleine Thien, Nous qui n’étions rien: l’histoire commence au Canada, à Vancouver: Marie est une adolescente chinoise vivant avec sa mère; son père est retourné quelques années plutôt en Chine puis s’est suicidé à Hong Kong. Un jour arrive Ai-Ming, jeune femme de 19 ans qui a fui la Chine et dont la mère est une connaissance de celle de Marie. Ai-Ming aide Marie à lire un carnet écrit en chinois, Le Livre des Traces, qui raconte l’histoire de deux familles, par bribes d’abord, puis il nous plonge en pleine Révolution Culturelle.

C’est un roman foisonnant qui décrit la vie de la diaspora chinoise mais surtout celle des Chinois eux-mêmes, de leurs souffrances et de leur vie sous un régime qui se voulait égalitaire. L’auteur se focalise sur quelques personnages, un compositeur de musique classique occidentale, des musiciens itinérants, un propriétaire terrien, une adolescente étudiant le violon… Ils sont dans la tourmente, changeant de lieu de résidence selon le bon vouloir du gouvernement, envoyés à la campagne ou en rééducation.

Le roman retrace une page d’histoire que je ne connaissais que très peu. Il est très dense, relativement long, un peu compliqué à appréhender au départ mais après une centaine de pages, j’ai voulu connaître la suite, m’attachant à certains des personnages (un peu moins à d’autres). Peu à peu, on comprend les liens qui lient Marie aux personnages du passé; l’histoire se développe jusqu’à un dénouement. Le roman est surtout très dur dans sa description minutieuse d’un régime qui veut tout détruire pour recommencer à zéro et qui prône l’autocritique à outrance, bannissant des gens qui auparavant étaient au pouvoir et inversement. Il m’a donné envie de lire d’autres récits sur le sujet, et je vous le conseille si vous avez un peu de temps devant vous.