Une saison au Cambodge

51a2ihmiill-_sx195_Lawrence Osborne, Une saison au Cambodge: Professeur (d’)anglais en voyage en Asie du Sud-Est, Robert n’a quasi plus le sou quand il arrive au Cambodge, à Pailin. Il pourrait appeler ses parents à la rescousse mais il décide plutôt de jouer au casino. Et par le plus grand des hasards, il gagne une petite somme qui lui permet de prolonger son séjour. Il se rend à Battambang, ne sachant pas trop quoi faire. Les nouvelles vont vite au Cambodge et il est très rapidement entouré de personnes qui aimeraient bien lui soutirer son argent. Robert est un peu naïf et très peu prudent; il fait confiance à Simon, un Américain qui vit dans la ville. A partir de là commence une histoire pleine de rebondissements qui mènera le héros dans diverse parties d’un pays en période de mousson. J’ai eu un certain mal à entrer dans l’histoire, et par la suite, elle se déroule de manière quelque peu alambiquée et sans être très palpitante. Je me suis longtemps demandée à quelle époque elle se passait jusqu’à ce qu’un des personnages parle de la série Vikings. Je n’aurais sans doute pas continué le roman s’il ne se passait pas au Cambodge, pays que j’aime beaucoup, mais même les descriptions ne m’ont pas vraiment donné l’impression d’y être. Au final, c’est un roman facile à lire, quelque peu exotique, mais sans grand intérêt. Il y a mieux dans le genre, comme les livres de Tom Vater ou de Nick Seely.

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Un automne à Kyôto

51an2yoe8ul-_sx291_bo1204203200_Corinne Atlan, Un automne à Kyôto: Corinne Atlan est la traductrice française de nombreux auteurs japonais, notamment d’Haruki Murakami mais elle écrit aussi des romans ou des récits. Elle raconte ici un automne à Kyôto, ses impressions, ses déambulations dans la ville, dans les petites rues calmes et dans les temples peu visités. Elle décrit la nature qui change progressivement, des chaleurs de septembre aux premiers frimas de décembre. Elle parle de l’histoire de la ville et du trop grand nombre de touristes qui la visitent aujourd’hui mais aussi des lieux qui sont oubliés par ceux-ci. J’ai beaucoup aimé cette lecture qui est un avant-goût des deux jours et demi que j’y passerai bientôt. Corinne Atlan m’a donné envie de me promener dans la ville en m’attachant aux petits détails et aux couleurs changeantes de la nature. Et même sans traverser la moitié de la planète pour y aller, c’est un lire à lire au coin du feu, en regardant les feuilles tomber.

La toile du monde

51wwswilukl-_sx195_Antonin Varenne, La toile du monde: Aileen Bowman, une américaine rousse célibataire et affranchie de 35 ans, est envoyée à Paris par son journal, le New York Tribune, pour couvrir l’ouverture de l’Exposition Universelle. Elle espère également y retrouver son cousin métis qui fait partie d’une troupe de style Buffalo Bill Wild West Show. Au fil de ses pérégrinations dans la ville, elle décrit un monde qui change, à la charnière de deux siècles. Le métropolitain est en construction, les chevaux vont bientôt être remplacés par les voitures, l’électricité illumine les palais, et pourtant les mentalités ont du mal à suivre. Certaines femmes tentent d’affirmer leur rôle mais la plupart sont toujours reléguées à une vie conjugale très peu passionnante. Le sujet, l’Expo Universelle, m’a évidemment attirée mais elle n’est que peu décrite, bien qu’étant au centre du livre. C’est plutôt le portrait d’une femme et d’un ville à une époque précise, et cette partie là est intéressante – cela se sent que l’auteur a fait de nombreuses recherches. J’ai été beaucoup moins séduite par la partie romancée, un peu forcée, et encore moins par le dernier long chapitre qui raconte presque une nouvelle histoire.

Bilan culturel – octobre 2018

Romans, récits de voyage:

  • Antonin Varenne, La toile du monde – 3/5
  • Corinne Atlan, Un automne à Kyôto – 4/5
  • Lawrence Osborne, Une saison au Cambodge – 3/5
  • Stefan Hertmans, De bekeerlinge – 4/5

Séries tv:

  • I’m dying up here – 2e saison – 7/10

Films:

  • Gunfight at the O.K. Corral – John Sturges, 1957 – 3/5
  • Jiang hu: the triad zone – Dante Lam, 2000 – 3/5

Documentaires:

Restos, bars:

  • ‘t Potverdommeke à Schaerbeek

Couture:

  • une jupe droite, la Pencil Skirt du premier livre de Gertie

Short diary of the week (267)

Lundi: une horrible nuit (sans trop de raisons ou alors mon cerveau souhaite que je sois anxieuse par rapport à mon départ imminent ?), préparer mon passage à la radio, recevoir un mail intitulé: “Information necessary for commencement of travel” – mais où est le traducteur ?, le passage à la radio (c’est enregistré à l’avance – je peux bafouiller comme je veux – mais ça vient assez facilement au final), retour au boulot, un passage à la pharmacie pour des médicaments de vacances, parler avec deux voisines, Doctor Who, Crazy Ex-Girlfriend

Mardi: une nuit où j’ai tenté d’appliquer des techniques de méditation – ce n’était pas parfait mais bien mieux que la nuit précédente, le mail qui fâche, le mail évitant toute confrontation en réponse, rentrer quelques plantes et cuisiner, une nouvelle série: Strangers (produite par ITV) qui se passe à Hong Kong – je crois que ça va me plaire, Crazy Ex-Girlfriend – le meilleur épisode jusqu’à maintenant avec deux superbes chansons (“Textmergency” et “You stupid bitch”)

Mercredi: un peu barbouillée ce matin malgré une assez bonne nuit, mais c’est quoi encore son prénom ?, le mail qui fâche bis, ça promet pour la réunion de ce matin, bon ben j’en suis sortie épuisée et déprimée, mon hypersensibilité a fait que j’ai absorbé toutes les tensions comme une éponge et il me faut une heure ou deux pour m’en débarrasser, partir plus tôt pour aller chez le coiffeur, en ressortir avec une coupe un peu différente et bien plus courte, passer chercher mon cadeau au LIB, chercher de petits contenants à crèmes pour mon voyage et passer chez Uniqlo, cuisiner et puis passer un moment à discuter sur messenger, lire encore un peu avant de m’endormir

Jeudi: une nuit très moyenne – à nouveau – j’espère que c’est la dernière pour longtemps !, la journée où je dois faire une série de choses mais où j’ai amplement le temps, l’adieu aux collègues, et m*** les bagagistes qui s’occupent de mon vol sont en grève à l’aéroport, croiser les doigts pour que ce soit fini pour samedi mais aussi échafauder un plan B, Crazy Ex-Girlfriend

Vendredi: une immense insomnie, faire quelques courses, m’inquiéter pour mes bagages, aller dire au revoir à mon papa, une dernière course chez A.S. Adventure pour acheter des sacs de compression, commencer à faire ma valise, me dire que tout devrait tenir dans le bagage cabine mais ça fait peu pour trois semaines, aucun appétit, Crazy Ex-Girlfriend – deux épisodes

Samedi: une meilleure nuit mais un réveil bien trop tôt: mon chauffeur pensait qu’il devait me conduire à 6h du matin, me rendormir un peu, toujours hésiter à prendre malgré tout une grande valise en plus de la petite, envoyer un message à Brussels Airport où on me garantit que la compagnie s’occupe des bagages elle-même, donc prendre la grande et la petite (je me dis que je peux utiliser le service de livraison des bagages sur place pour ne pas devoir les traîner toutes le deux), toutes ces petites choses à faire avant de partir, me rendre compte que je suis bien crevée…, arrêter ici le short diary de cette semaine

J’ai eu le temps de préparer quelques billets sur mes dernières lectures, je les publierai en cours de route. Pas de récit de voyage en live – je préfère tout écrire à mon retour – mais il y aura des photos (et peut-être même des stories) sur Instagram. A bientôt !

Wild side

51xvq3vcm3l-_sx195_Michael Imperioli, Wild Side: suite à un héritage inattendu, Matthew et sa mère déménagent du Queens à Manhattan. L’adolescent découvre une autre ville et se lie d’amitié avec deux personnes qui le guideront dans sa nouvelle vie. Veronica est une amie de classe qui le fascine et dont il tombe amoureux. Mais la jeune fille est un bizarre et l’entraîne dans des lieux inédits, voire même un peu sordides. L’autre personne, c’est son voisin, le musicien Lou Reed, en pleine période créatrice mais aussi en plein trip. Matthew l’accompagne parfois, l’aide pour certaines choses et découvre une autre manière de vivre. C’est un roman d’apprentissage mais aussi de perte; Matthew est entraîné dans un tourbillon qui le mène très loin. En écrivant ces lignes, j’ai du mal à vraiment définir ce qui m’a plu dans le roman mais j’ai été touchée par le vie du jeune garçon et par ce New York des années 70. Michael Imperioli, connu pour son rôle dans The Sopranos, traduit parfaitement bien les ambiances de la ville et de la période, dans une courte mais intense tranche de vie.

So typical !

J’ai l’art dans ma vie de combiner une excellente organisation à l’avance et les choses de dernière minute, de celles où la deadline m’oblige à agir.

Un exemple typique:

En réservant mon voyage au Japon début juin, j’ai décidé de randonner deux jours, accompagnée par un guide local. Malgré ma collection immense de chaussures, je n’avais plus de paire appropriée à la marche en terrain plus difficile. Mes Pataugas, achetées pour crapahuter dans les ruines d’Angkor, ont mal vieilli et me font désormais mal aux pieds, créant des ampoules sur le côté du pied là où se situe un malencontreux rivet. Et puis elles ne sont pas imperméables. Bref, il me fallait investir dans de vraies chaussures de randonnée, ce que j’ai fait à la mi-juin, me disant que j’aurais tout le temps de les tester cet été et cet automne.

Sauf qu’il a fait chaud, et puis il a plu, et puis j’ai été fort occupée, et puis je n’avais pas envie de me promener seule, et puis… [insérer ici toutes les raisons possibles et inimaginables, surtout les plus tirées par les cheveux]. Je ne les ai donc pas testées jusqu’à ce weekend où je les ai mises…. pour faire du jardinage !

Heureusement tout va bien. Je sens une gêne minime (infinitésimale même) d’un côté mais une chaussette plus épaisse et un peu de crème anti-frottements devraient remédier à cela.

Mais quand même. Je m’en veux un peu !

Est-ce que ce genre de situation vous arrive aussi ?