Daredevils

25938453Shawn Vestal, Daredevils: milieu des années 70 – Loretta, 15 ans, adore les sorties nocturnes avec son petit ami. Jusqu’au jour où elle est prise en flagrant délit par ses parents. Ceux-ci sont mormons et ne voient pas d’un bon oeil ces sorties. Ils décident de la marier à un homme très pieux mais matérialiste, Dean Harder, qui a déjà une première femme et plusieurs enfants. Sa nouvelle vie est dictée par la religion et la famille; elle n’a plus aucune occasion de sortir. Harder déménage de l’Arizona vers l’Idaho pour régler des questions d’héritage. Là, Loretta rencontre Jason, également mormon, mais d’une obédience moins stricte. L’adolescent adore Tolkien et Led Zeppelin, ainsi que les acrobaties à moto d’Evel Knievel. Il est indéniablement attiré par la jeune fille… Mais rien n’est simple. Shawn Vestal propose un roman aux multiples facettes: il décrit les vies des deux personnages principaux, Loretta et Jason mais apporte également beaucoup d’attention aux personnages secondaires. L’écriture est très vivante et analyse les sentiments des héros, leur envie d’autre chose, leur enfermement dans des traditions qu’ils n’ont pas choisies, leur désir de normalité quelque part. Au cours du récit, Loretta passera de la gamine qui rêve de musique et de jolis vêtements à une femme bien plus décidée et plus sûre d’elle même. Et on aimerait la retrouver dans une suite pour la voir grandir encore plus. Un beau roman sur l’adolescence et les extrémismes de la religion.

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L’appel du fleuve

51lm5muoojl-_sx195_Robert Olen Butler, L’appel du fleuve: Robert, professeur d’université et vétéran de la guerre du Vietnam, vit en Floride avec se femme. Leur vie est bien organisée et sans remous, même si Robert n’a plus vu son frère Jimmy depuis 1967. Celui-ci était en effet opposé à la guerre et a préféré s’expatrier au Canada pour ne pas devoir entrer dans l’armée, au grand désespoir de leur père, vétéran de la Seconde Guerre mondiale. Ce père a un accident et décède quelques jours plus tard. Est-ce que cela permettra aux deux frères de se parler à nouveau et de retrouver une certaine intimité ? Est-ce que les secrets du passé vont enfin être révélés ? Et que vient faire Bob, un sans-abri, dans l’histoire ?

La quatrième de couverture de ce roman m’avait attirée, avec ses secrets du passé et les histoires de la guerre du Vietnam mais le récit se déroule sans beaucoup de vagues. Les personnages parlent de leurs sentiments mais je n’ai pas trouvé cette “intensité émotionnelle et dramatique rare” dont parle la couverture. Je me suis ennuyée, passant même des lignes au fil des pages, mais continuant jusqu’au bout parce que ça se lisait vite. Et j’attendais le dénouement pour enfin comprendre comment Bob intervenait dans l’histoire (presque spoiler: c’est du niveau d’un pétard mouillé). Une grosse déception donc, mais un 2/5 parce que le livre ne m’est pas tombé des mains et qu’il y a quelques rares moments plus intéressants.

Un livre lu dans le cadre de l’activité “Lire sous la contrainte” – un livre dont le titre contient le son “è”.

Short diary of the week (244)

Lundi: le retour au boulot après un long weekend, et donc rattraper le retard, et puis encoder deux nouvelles playlists, du shopping express chez Uniqlo, retrouver des amis au Yi Chan avant d’aller à une conférence musicale à l’AB à propos des enregistrements de terrain d’Oswaldo Lares au Venezuela – le tout raconté par son fils

Mardi: une nuit un peu trop courte et quelque peu agitée, outrée par Bpost qui a renvoyé mon colis sans me le présenter – et deux des livres sont maintenant indisponibles, l’excellent et rapide service clientèle de l’expéditeur, la suite de l’encodage et l’insertion de photos, me débarrasser des collants trop chauds, quelques achats (j’ai finalement trouvé un des livres ailleurs – et suite au trajet de dimanche, j’ai racheté un GPS) et une prise de rendez-vous, rentrer et manger rapidement pour repartir, une course pour rien – impossible de détacher le trumeau du mur, un gin tonic pour me calmer, The Good Fight

Mercredi: des rêves bizarres (j’étais sur un bateau sur une rivière, mais j’hésitais aussi à acheter un sac Gucci), de la chance avec les transports, par contre la poste est bel et bien en grève donc pas de colis, le retour de Cuba, le trajet pour rentrer est bien lent, et donc me dépêcher de préparer à manger parce que ça doit cuire un certain temps – des courgettes farcies donc, Rise – fin de la seule saison – on ne va pas dire que c’était génial mais il y avait deux-trois trucs intéressants, The Americans

Jeudi: dormir un peu plus longtemps, un rendez-vous avec la salle de vente qui vient chercher meubles et tableaux, le trumeau est décidément trop bien fixé, partir de là en voiture pour le bureau, Cuba – encore, hésiter à propos de ce que je vais manger, The 100, Anthony Bourdain Parts Unknown au Newfoundland

Vendredi: un petit matin bien froid, un mail très décevant, du tri, les trucs du vendredi, de l’énervement, partir à la recherche de jupes toutes simples – ce qui est apparemment très compliqué: il n’y a que robes ou pantalons dans les magasins, me rabattre sur King Louie et acheter plusieurs choses, parcourir la chaussée d’Ixelles pour le moment est juste catastrophique pour les pieds, contente de pouvoir me débarrasser de mes chaussures en rentrant, l’avocat prêt à manger n’est pas prêt à manger, The 100, Garderner’s World – youhou je ne me suis pas endormie – mais ce n’était pas vraiment passionnant non plus

Samedi: paramétrer le nouveau GPS, et puis avoir du mal à me décider à faire quelque chose, un peu de couture mais vite lassée, cette anxiété du samedi matin, je ne comptais pas regarder le mariage royal et puis la tv était allumée dans la chambre de mon papa, il a l’air d’être un peu plus sociable – tant mieux, tondre la pelouse et enlever les tulipes, de la lecture, un curry d’aubergines et tomates cerises, The last wagon (Delmer Daves, 1956) – quel suspense ! – par contre qui croit en cet amour qui touche presque à de la pédophilie ? (une constante dans les vieux films – ici les acteurs ont 18 ans de différence)

Dimanche: tentons la jardinerie de tôt matin, l’avantage c’est qu’il n’y a personne sur l’autoroute, choisir plein de plantes et quelques objets nécessaires, rencontrer par hasard Gasparde et Bohemond qui m’aideront beaucoup à transporter et charger tout ça dans la voiture – le chariot débordait !, maintenant il faut planter tout ça – le tout en plein soleil, préparer le barbecue du soir, craindre la pluie et l’orage mais au final seules quelques gouttes sont tombées, terminer mon roman et commencer un autre

Short diary of the week (243)

Lundi: sortir une robe estivale, ne pas voir grand monde au boulot, faire tout ce qu’il y a à faire et même plus, de petits tracas quant à la vente de la maison, hésiter à rentrer à pied et puis la flemme l’emporte, à vrai dire le trajet est vraiment fort long et je n’ai pas encore trouvé d’alternative pratique, lire au jardin (les séries prennent du retard mais peu importe), terminer mon roman et choisir le suivant

Mardi: ah mais si on me rappelle c’est encore mieux – rendez-vous pris pour vendredi matin, des disques pas très passionnants, un coup de pompe gigantesque et une envie pressante de dormir alors que la nuit avait été bonne, un début d’allergie à l’œil, The good fight

Mercredi: un texte corrigé et prêt à publier, reprenons Cuba, pour une fois qu’amazon avait été rapide à l’envoi c’est la poste qui accumule les retards, j’ai du mal à rester calme avec les histoires de mon papa, Rise, Anthony Bourdain Parts Unknown en Virginie chez les hillbillies des Appalaches

Jeudi: férié !, mais ce n’est pas pour ça que je n’ai pas d’obligations, revendre des livres – beaucoup – à domicile, de la couture, et puis retour à la maison paternelle pour vendre des meubles et un tableau, de la lecture mais peu de concentration, Westworld, The Americans

Vendredi: congé ! mais levée tôt pour un rendez-vous à la maison paternelle avec des experts d’une galerie de vente, des courses (quel monde !), de la couture, inquiète quant à la suite de la journée, une visite à mon papa et surtout deux conversations avec la directrice et l’infirmière en chef de la maison de repos qui me rassurent quant au fait qu’ils essaient de faire au mieux, mais aussi me rendre compte qu’il décline de plus en plus, la fin du désherbage ! ça aura mis du temps !, de la lecture, The 100, Gardener’s World – ça n’a pas raté – je me suis endormie

Samedi: après les rendez-vous des deux derniers jours le weekend est entièrement à moi, il fait tout gris ce matin et le soleil peine à sortir, et revoilà les pensées envahissantes et déprimantes, le jardinage arrivera finalement à les évacuer, terminer le gros pavé historique, un curry indien, The true story of Jesse James (Nicholas Ray, 1957) – un western gentillet que son titre français décrit bien: Le brigand bien-aimé

Dimanche: il fait tout gris (et ça ne risque pas de changer), ne pas penser à la fête des mères, du rangement aka descendre les vidanges et le vieux papier à la cave, de la couture – ça prend forme, me préparer pour le voyage du jour: prendre la route pour acheter des plantes exotiques, oh le gps me voit au milieu des champs – il serait temps d’en changer, un choix difficile mais un beau choix quand même (plusieurs palmiers, une fougère arborescente, des hedychiums et gingembres, des bananiers…), ne pas oublier de nourrir les félins des voisins, The Americans, Anthony Bourdain Parts Unknown en Uruguay – un épisode très moyen

Abandonned books (IV)

8943906Meg Wolitzer, The uncoupling: dans une petite ville américaine, toutes les femmes sont frappées par le même sort: elles ne veulent plus faire l’amour à leur mari, leur amant, leur petit ami. C’était une idée de base qui me plaisait et c’est ce qui m’a poussée à commencer ce roman pourtant classé parmi les moins bons de ma PAL si je tenais compte des avis sur goodreads (c’est une manière comme une autre de vider sa PAL). Et en effet, il faut une centaine de pages de descriptions de personnages avant d’arriver dans le vif du sujet, et après l’auteur passe à nouveau en revue toutes ces personnes une fois qu’elles sont atteintes par le sort. Les seules qui sont un tout petit peu intéressantes sont les adolescents dont les caractères sont très bien tracés mais pour le reste, c’est d’un ennui profond. Je n’ai fait que survoler les 100 dernières pages, et même la fin est assez ridicule. Je n’avais déjà pas trop aimé La position, je compte donc bien supprimer tous les livres de cet auteur de ma PAL.

31868331Cosey Fanni Tutti, Art sex music: ce livre est l’autobiographie d’une artiste anglaise connue notamment de Throbbing Gristle et de Chris & Cosey, groupes qui ont traversé l’underground des années 1970 à aujourd’hui. A priori, j’aurais dû être intéressée: j’aime toujours lire des livres sur le milieu musical, mais dès le départ, je n’avais aucune affinité avec Cosey Fanni Tutti, n’ayant jamais écouté sa musique. Elle raconte beaucoup, beaucoup trop, et je trouve qu’elle tire tous les événements en longueur. Ce n’est pas faute d’avoir essayé mais après trois tentatives, il est temps que j’arrête cette lecture, malgré le fait que j’aie dépassé la moitié. Dommage.

9789380032863Bishwanath Ghosh, Chai, chai. Travels in places where you stop but never get off: l’idée de base est intéressante: raconter les villes qui se trouvent à la jonction des importantes lignes de train indiennes. Qui a en effet entendu parler de Jhansi ou d’Itarsi ? Le souci, c’est qu’il n’y a justement pas grand chose à raconter et l’auteur m’a ennuyée avec le peu de contenu qu’il rapporte. Abandonné après le premier tiers (et encore, j’aurais bien abandonné avant mais j’avais la flemme de sortir de mon lit pour chercher un autre livre).

Unholy loves

547413Joyce Carol Oates, Unholy loves: l’université de Woodslee, au nord des Etats-Unis, accueille l’éminent professeur de poésie anglais Albert St. Dennis. Toute la communauté est en ébullition et souhaite le rencontrer. De soirée en soirée, Joyce Carol Oates se met dans la tête de différents personnages pour décrire les événements du moment. Elle prend tour à tour les points de vue de St. Dennis lui-même (quel horrible prétentieux !) mais aussi de Brigit, une récente divorcée et d’Alexis, jeune pianiste et compositeur imbu de sa personne. Ces deux derniers vont entamer une relation tumultueuse. D’autres personnages interviennent également, divers professeurs et leurs épouses, chacun ayant une vision bien particulière sur les événements. Joyce Carol Oates nous décrit un microcosme bien particulier, avec les jalousies, les relations extra-conjugales, le désir de plaire, le respect des convenances. Elle abandonne en partie l’écriture automatique des pensées des gens (enfin !) pour écrire un récit un peu plus construit, avec des dialogues. Les divers points du vue rendent le récit animé, moins monolithique que dans d’autres romans plus anciens. Ses personnages sont peu attirants, ils montrent surtout des facettes négatives de l’être humain, comme souvent. J’ai mis du temps à commencer ce roman datant de 1979, j’étais un peu lassée de l’écriture de JCO pendant les années 1970 mais j’ai retrouvé l’envie de continuer mes lectures même si je crains quelque peu l’ampleur du pavé qu’est Bellefleur. Mais d’abord, il me reste un recueil de nouvelles à lire (il vient d’arriver des Etats-Unis).

Short diary of the week (242)

Lundi: congé !, en profiter pour faire quelques courses administratives, et acheter des crèmes hydratantes en pharmacie, du rangement, de la couture: cette toile est tout simplement catastrophique ! je devrais enlever 5 cm sur le haut du buste alors que le bas convient, me tourner vers un patron déjà approuvé du coup, passer un très long moment à placer les pièces du patron à cause des motifs du tissu, de la lecture, Red Star Line – le dernier épisode, Les routes de l’esclavage – premier épisode sur 4 de cette très intéressante série produite par Arte, des maux de ventre quand je suis couchée d’un côté mais pas de l’autre et donc m’endormir très vite

Mardi: férié !, terminer un roman vraiment pas passionnant, découper toutes les pièces de la prochaine robe, au soleil il ne fait pas trop froid, les mauvaises herbes s’enlèvent plus facilement de la terre mouillée, de la lecture, improviser un repas avec le contenu du frigo, Les routes de l’esclavage, The Good Fight

Mercredi: décider de ne pas travailler aux choses urgentes, organiser la journée de demain, écouter de la musique cubaine, un mal de tête qui se pointe – un de ceux avec vertiges et nausées – du paracétamol l’arrête cependant assez vite mais je suis vidée, Les routes de l’esclavage, Rise

Jeudi: pas très réveillée ce matin, retrouver ma collègue à la gare et partir ensemble à Anvers, nous guider avec google maps, une très belle visite au musée de la Red Star Line, me promener sous le soleil pour rejoindre la gare – j’aurai fait mon lot de pas aujourd’hui !, reprendre le train et retourner au boulot, des maux de tête pointent à nouveau, rentrer vidée, terminer Les routes de l’esclavage non sans mal à cause d’une envie de dormir assez intempestive, me mettre au lit peu après 21h et réussir à lire encore un peu

Vendredi: une fois de plus la rédaction d’un texte est très compliquée au début et je dois me forcer à la concentration, mais au final en début d’après-midi le contenu est là, il faudra encore relire et réécrire la semaine prochaine, lutter à nouveau contre les maux de tête mais c’est moins fort que les jours passés, c’est le weekend !, terminer la première saison de GLOW et bien aimer au final, Rise

Samedi: réveillée fort tôt par les avions qui passent, faire du jardinage le matin tant que le parterre à désherber est à l’ombre, avant de partir me rendre compte que je ne sais plus fermer la grande baie vitrée (enfin si, mais c’est tout un stratagème qui implique force et habilité), aller visiter mon papa sauf qu’il n’est pas là (je n’avais pas vu le message sur mon téléphone), en apprendre de bien belles sur son fichu caractère, essayer de me changer les idées mais je n’y arrive qu’avec peine, encore un peu de jardinage puis de la lecture peu concentrée, le retour des maux de tête, verdict: la fenêtre ne peut pas être réparée aujourd’hui – il faut tout démonter, je m’étais avancée pour regarder un film pour le boulot pensant que c’était un film policier – sauf que c’est un film d’horreur, Linkeroever (Pieter Van Hees, 2008) – je n’ai pas été trop mal à l’aise mais la fin est un peu nulle – et les images sont belles

Dimanche: me réveiller avant 8 heures devient une nouvelle habitude, pleins de myrtilles au petit-déjeuner, laisser tomber la zumba pour cause de vertiges, de la couture, du jardinage, de la lecture, réussir à oublier une grande partie de mes tracas, profiter de la soirée au jardin, Rise