Une fille bien

Holly Goddard Jones, Une fille bien: avec ce recueil de nouvelles, Holly Goddard Jones nous emmène dans la petite ville de Roma, au Kentucky. La vie y est en apparence paisible mais les histoires nous racontent autre chose. Violence, meurtre, amour malheureux…, les récits sont des tranches de vie très intimes, très touchantes, racontées avec brio par Holly Goddard Jones. Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, trouvant le format souvent trop court pour vraiment me plonger dans une histoire, mais j’ai lu les commentaires de nombreuses autres lectrices (qui en parlent bien mieux que moi, et avec bien plus de détails: Electra, Eva et Marie-Claude, entre autres) et j’ai fait une exception pour ce livre. J’ai bien fait, j’ai adoré l’ambiance du Midwest américain et ses petites histoires du quotidien. Je recommande donc à mon tour.

Short diary of the week (293)

Lundi: une bonne nuit et même pas fatiguée comme un lundi, de l’encodage, il va donc falloir vider cette armoire et j’avais tout à fait oublié cette boîte de disques de yodel, une après-midi qui se passe, toutes ces choses à faire une fois rentrée, The good fight

Mardi: réveillée très tôt mais j’ai réussi à me rendormir, le début du travail sur la Roumanie, lister une série de choses à faire, aller nourrir les chats de voisins, trois épisodes de Derry Girls, Buffy

Mercredi: un rendez-vous à la banque, une réunion où je dois prendre note, je me sens toute tendue et courbaturée, mettre ces notes au propre, partir plus tôt pour faire quelques courses (un grand ballon pour m’asseoir dessus au bureau et du tissu – sauf que rien ne me plaît), deux cocktails chez LIB, un délicieux repas de Madagascar (sauf que le service était fort lent), une très chouette soirée qui fait retomber la tension, oh Kitty ne m’attend pas ce soir pour ses croquettes

Jeudi: toujours aussi tendue et avec des maux de tête, une crise de larmes à cause de la tension trop palpable au bureau, tout ça à cause de l’assemblée générale du personnel, juste vidée, une lettre qui provoque un retournement de situation, ces problèmes de restructuration au bureau mangent une grande partie de mon énergie mais risquent de durer encore longtemps, me faire plaisir en rentrant: cocktail et comfort food, Gentleman Jack, du yoga

Vendredi: bien dormi mais ça n’a pas suffi: je suis épuisée, faire les trucs à faire, heureuse quand il est enfin 17h, cuisiner le repas du soir et puis regarder Berlin 1959 (trop de clichés), Gardener’s World (le début)

Samedi: me réveiller encore fatiguée, les corvées du samedi matin, au moins le soleil est là !, replanter les cucurbitacées dans leurs pots définitifs, de la lecture, une recette de Yotam Ottolenghi (je n’ai pas pris de photos), me laisser tenter par la mini-série Chernobyl (appréciée par les lecteurs de Nos séries tv à nous) et être happée, regarder du coup les deux épisodes disponibles

Dimanche: me réveiller tard (enfin par rapport à mes habitudes), une longue séance de yoga, un peu de couture, me battre avec les bambous du fond du jardin, préparer le plat du soir qui doit mijoter, de la lecture, deux épisodes de Berlin 1959 (toujours ces clichés…), la fin de la seconde saison de Derry Girls – une série très réjouissante

The “Strawberry fields” blouse

04-The strawberry fields blouse

Quand Gretchen Hirsch a sorti son patron de blouse Rita chez Charm Patterns, j’ai immédiatement été tentée. Je l’ai acheté chez Poppy Ray, en Allemagne, ce qui m’a permis de ne pas payer trop de frais de port. Je me suis dit qu’il ne faudrait pas de toile et je l’ai donc coupé dans le tissu définitif, un coupon de coton fin reçu de Rue des Renards lors d’une trocante, avec de jolies fraises.

03-The strawberry fields blouse

J’ai sélectionné la taille 8 pour la partie poitrine et j’ai agrandi jusqu’au 12 pour le bas. Ce que je fais pour tous les patrons, mais celui-ci est un peu différent, et donc, si le haut était parfait, le bas était trop étroit. J’ai réduit les marges de coutures mais cela reste fort serré juste en dessous de la poitrine. J’ai aussi fait l’erreur de coupe ma tirette un peu trop court. Bref, cette blouse n’est pas aussi confortable qu’elle devrait l’être mais je compte bien remédier à cela (je pense pouvoir juxtaposer sans trop de soucis les tailles 8 et 12, sans gradation – ce sera juste un peu moins froncé mais je pense que ça ne posera pas trop de problèmes) et en coudre d’autres. Elle est en effet très facile à réaliser !

02-The strawberry fields blouse

Par contre, si vous avez une idée où acheter du tissu de broderie anglaise et/ou plumetis en autres couleurs que du blanc, ça m’intéresse.

01-The strawberry fields blouse

Short diary of the week (292)

Lundi: fatiguée après les insomnies d’hier soir, mettre toute mon énergie dans l’écriture d’un texte: un moment court mais très intense, me sentir lourde au propre (je n’arrête pas du prendre du poids) et au figuré (trop de pensées encombrent mon cerveau), du tri, rien de spécial, The good fight, Buffy – cet épisode mythique (n’ayons pas peur des mots) où Spike apparaît pour la première fois, une séance de yoga pour dormir, lire encore un long moment jusqu’à ce que je sente le sommeil m’envahir

Mardi: j’en ai plus que marre du calme plat et des non-décisions – ça fait un mois et demi que je me demande quel sera mon nouveau poste et que rien n’a avancé, continuer à travailler malgré tout mais sans enthousiasme, me retrouver sans livre à lire dans le métro parce que j’ai mal estimé ce qui restait à lire du précédent, terminer de trier les photos de Madère, les trois derniers épisodes de Fleabag

Mercredi: mal à l’aise dans une situation que je ne contrôle pas, heureusement il y a une bonne nouvelle parmi toutes les mauvaises, enfin une réponse (mais il reste des questions), la suite de l’affaire du matin: je me retire du projet – je ne souhaite plus être un pion sur l’échiquier, Gentleman Jack, Buffy, m’endormir, me réveiller avec la nausée

Jeudi: une nuit un peu écourtée mais ça va mieux ce matin, les histoires continuent et malheureusement se ressemblent, une fermeture à 18h ? – c’est fort tôt quand même pour un magasin du centre-ville, heureusement l’autre course prévue ne pose pas de problème, revoir un ami pas vu depuis plus de trois ans, un pho au Yi Chan et puis une longue conversation à trois au bar avec des essais de divers alcools, et donc rentrer plus tard que prévu mais après une excellente soirée

Vendredi: un peu fatiguée quand même ce matin, une journée qui se passe, les bêtises qu’on se dit pour oublier les problèmes, ce nouveau livre de cuisine d’Indonésie a l’air très bien, et mes deux tissus commandés à HK sont arrivés aussi !, Derry Girls, Buffy, Gardener’s World

Samedi: ce serait bien de trouver une solution pour cette lourdeur qui m’envahit à chaque début de weekend (juste le fait que mon papa est content de me voir ne suffit pas pour moi), aller chez mon papa donc – ce n’est pas la grande forme), les courses, du rangement, du jardinage (ce qui est assez inespéré: de la pluie était prévue), de la lecture, préparer le repas et accueillir mon invité, une agréable soirée passée à discuter

Dimanche: par contre j’ai été dormir trop tard avec tout ça, une séance de yoga bien trop compliquée pour moi (et ça me décourage un peu de passer la moitié du temps à plat ventre parce que je ne sais pas suivre), du jardinage (enlever les mauvaises herbes c’est long), de la couture, de la lecture, juste une envie de me faire plaisir et donc regarder deux épisodes de Buffy

Les explorateurs au Moyen Âge

Jean-Paul Roux, Les explorateurs au Moyen Âge: on parle toujours des grandes découvertes, de Christophe Colomb à Magellan, mais dès le Moyen Âge, des explorateurs sont partis sur les routes. A l’époque de l’empire mongol, au 13e siècle, il est possible de pénétrer au coeur de l’Asie, dans les terres musulmanes et jusqu’en Chine. Les voyageurs ont des buts divers: religieux en quête de conversion, ambassadeurs, marchands désireux d’élargir le commerce, aventuriers… Seuls quelques-uns ont laissé des écrits – notamment Marco Polo – souvent empreints de merveilleux, mais néanmoins, ces récits sont des témoignages à propos du monde tel qu’il était à l’époque. L’historien Jean-Paul Roux raconte tout ceci dans son livre publié à l’origine en 1985, et basé sur un texte plus ancien. Certains éléments sont un peu datés, d’autres sont plus difficiles à comprendre, comme la transcription des noms chinois à l’ancienne. Mais c’est malgré tout un livre intéressant sur la période. Et surtout, il m’a donné envie d’en apprendre plus sur les découvertes.

Short diary of the week (291)

Lundi: le weekend est terminé – le soleil est de retour, ma prochaine deadline étant fin mai on peut dire que j’ai tout le temps, partir plus tôt pour faire du shopping – de petits ciseaux de couture était le but premier mais je suis rentrée avec d’autres choses utiles (ou pas) (un moule à gâteaux, deux jupes, du papier à patrons), préparer la quiche pour la semaine, The Good Fight, Derry Girls – fin de la première saison

Mardi: c’est vraiment n’importe quoi (je parle du boulot bien sûr), des avances (pas amoureuses du tout), terminer de trier une pile de cd, réserver un citytrip, Shoplifters / Une affaire de famille (Kore-eda Hirokazu, 2018) – un très beau film japonais

Mercredi: un congé au milieu de la semaine – ce qui fait bizarre, de la couture, préparer un gâteau (au bourbon) et mettre le bordel dans la cuisine, ranger la terrasse et rempoter une série de plantes, apprendre avec horreur que quelqu’un dans le quartier tire sur des chats à la carabine à plomb (la chatte des voisins a été touchée), lire un moment mais avoir du mal à me concentrer, Gentleman Jack, Buffy – le dernier épisode de la première saison

Jeudi: bien dormi mais fatiguée dès le matin, l’ambiance est vraiment bizarre et mauvaise, d’humeur très morose, du copier-coller toute la matinée, du tri de disques l’après-midi, improviser un plat de pâtes, manger pour finir l’assiette, regretter d’avoir trop mangé – une mauvaise habitude que je n’arrive pas à perdre, deux épisodes de Fleabag, commencer la seconde saison de Buffy – un peu comme un doudou – en espérant que ça améliore mon humeur

Vendredi: ressortir le manteau, de la malchance avec les transports qui rallongent le temps de déplacement, les trucs du vendredi sont forts diminués s’il n’y a plus d’achats, mais d’autres choses à faire, un colis le matin et un l’après-midi – des bulbes que je pourrai planter ce weekend, deux épisodes de Fleabag, m’endormir lamentablement devant Gardener’s World

Samedi: me dépêcher ce matin pour faire les courses, pas très envie d’aller voir mon papa mais y aller quand même (il est à nouveau tombé mercredi, il souffre du dos, depuis il m’appelle tous les jours pour se plaindre, et en effet, il se plaint quand je suis chez lui), un nouveau rendez-vous pour la cuisine – les travaux commenceront le 29 juillet, il faut que je me libère de cette matinée pesante, de la couture: terminer une robe et hésiter pour le tissu de la suivante, de la lecture, Instrument – un très intéressant documentaire musical de Jem Cohen et Fugazi

Dimanche: toujours déprimée à cause de la météo (et rafraîchir la page du site de l’IRM ne va pas changer les mauvaises prévisions pour la semaine qui vient), zumba, rajouter de la terre aux tomates à l’intérieur, découper la future nouvelle robe, de la lecture, un gigot d’agneau – ça faisait longtemps !, The Mission (Johnnie To, 1999) – une musique entêtante et de superbes chorégraphies des scènes d’action, m’endormir, me réveiller en sursaut une demi-heure plus tard, des pensées dans tous les sens, me relever pour une mini séance de yoga

Bangkok wakes to rain

Pitchaya Sudbanthad, Bangkok wakes to rain: la ville de Bangkok est au cœur de ce roman aux personnages multiples. Il débute par l’installation d’un missionnaire anglais dans la ville au 19e siècle, il continue par cette histoire d’un pianiste de jazz américain qui joue dans une vieille demeure dans les années 1970 pour faire fuir les fantômes, il présente cette jeune fille dont les amis ont été tués lors d’une révolution estudiantine, il la suit encore aujourd’hui. Elle vit sa vie, tente d’oublier le passé… Les personnages ont parfois des liens entre eux, parfois pas, mais la ville les rassemble ou leur lien avec la ville – certains habitent en Angleterre, aux Etats-Unis, au Japon. Il fait humide, il pleut beaucoup, augurant un futur fort sombre. Une certaine nostalgie est omniprésente, un peu collante comme la chaleur de la métropole. Il y a cette mémoire, personnelle ou collective qui imprègne tout le récit… Sa structure peut sembler compliquée, des personnages réapparaissent parfois cent pages plus loin mais j’ai trouvé une certaine logique en refermant le livre. J’y ai aussi trouvé un très grand plaisir de lecture, retrouvant cette ville que j’aime beaucoup, son ambiance particulière, son exotisme urbain. Je conseille vivement, et j’espère qu’il sera traduit en français.