Travelling

Christian Garcin & Tanguy Viel, Travelling: “et si nous faisions le tour du monde sans prendre l’avion ?” – voilà ce qu’ont décidé un jour Christian Garcin et Tanguy Viel. Ils partent donc de la France vers New York en cargo, racontant à tour de rôle le voyage et donnant leurs impressions sur son déroulement, sur la lenteur du navire, sur la météo, sur leur environnement. Une fois arrivés aux Etats-Unis, ils changent de moyen de transport, louant une voiture, et puis il prennent à nouveau un cargo vers Yokohama. Ils passent quelques semaines à découvrir le Japon – c’est la partie que j’ai préférée, j’étais moi-même dans ce pays au moment de ma lecture – puis continuent leur voyage, en bateau d’abord, puis en Transsibérien, pour terminer en bus jusque Paris. Le récit traduit bien les sentiments des voyageurs, leurs voix se complètent et mettent l’accent sur les choses qui les ont touchées. J’ai trouvé le livre un peu inégal, certaines parties sont très lentes, d’autres sont trop résumées, et j’ai complètement perdu l’intérêt à la fin, quand les deux voyageurs adaptent leur voyage pour profiter de la coupe du monde de football – celle où la France a gagné, détruisant tout le côté poétique et un peu rêveur de leur récit.

Récit de voyage: Japon

J’ai commencé mon récit de voyage au Japon. Comme à chaque fois, il me faudra quelques mois pour publier le tout mais j’espère pouvoir vous proposer un article par semaine au début (je vais miser sur le mardi pour créer un rendez-vous régulier – il paraît que c’est plus facile pour les lecteurs), et sans doute deux dès que j’aurai avancé dans l’écriture et le tri des photos. Comme j’avais suivi un “Atelier de photo décomplexée” avant le départ (c’était vraiment intéressant et instructif), j’ai tenté de mieux utiliser mon appareil photo, et je pense que ça se voit en partie.

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture ! Vos commentaires me font toujours plaisir, même si c’est dire une banalité du genre “c’est beau !”.

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Short diary of the week (324)

Lundi: aucune envie d’aller travailler, plus rien n’est organisé et j’ai horreur de ça, voilà une résolution pour l’année: mettre tout ça le plus loin possible de moi, en plus il y a un beau soleil et du ciel bleu, parfois il suffit d’un peu de concentration et ça avance bien, partir plus tôt pour aller acheter du tissu de doublure, me retrouver serrée entre les gens dans le métro pour la troisième fois de la journée, une recette de pad thaï végétarien que je détourne encore plus (du livre East de Meera Sodha), les deux premiers épisodes de la nouvelle saison de Doctor Who qui sont bien mieux que l’entièreté de la saison précédente

Mardi: de l’encodage, de la concentration, et puis plus envie dans l’après-midi, penser tout le temps à ce que dit Susie à Mrs Maisel (“Tits up”) en marchant, cuisiner, regarder le début de la neuvième saison de Call the midwife, Midnight diner – Tokyo Stories

Mercredi: attaquer un texte dont la deadline est plus proche que prévue, ne pas avoir envie d’aller à cette réunion, claquer la porte de la réunion – certaines personnes m’ont vraiment énervées à ne pas vouloir avancer et à être si négatives, une après-midi avec peu de concentration du coup, The end of the f***ing world, Midnight diner – Tokyo Stories – le dernier épisode, cette série me manquera, déprimer

Jeudi: éviter la pluie, travailler sur une playlist, avoir besoin d’un temps de réflexion pour la continuer et donc remettre le travail à un autre jour, encoder des disques, partir plus tôt pour du shopping, acheter un manteau léger pour remplacer celui qui est usé jusqu’à la corde, appeler mon papa et l’écouter se plaindre en boucle, respirer un bon coup, The end of the f***ing world, reprendre mon visionnage d’Angel

Vendredi: répondre aux mails laissés en souffrance, de l’encodage, tenter de comprendre la marche à suivre, un début de plan de travail pour une future émission radio, me dépêcher de terminer certaines choses, cuisiner, Angel, Monty Don’s American Gardens – vivement la bonne saison pour pouvoir retourner au jardin

Samedi: devoir me lever tôt pour accueillir les deux ouvriers qui viennent réparer l’étagère de ma cuisine, ça n’a pas l’air si simple mais ils y arrivent, aller chez mon papa (qui est de meilleure humeur), remplir mon caddie de légumes pour la semaine, de la couture, de la lecture, du jeu, regarder La la land avec un certain ennui – au moins je l’aurai vu

Dimanche: un début de matinée paresseux, du yoga (je me sens toujours aussi nulle – c’est déprimant), et puis comme hier, préparer un cocktail et cuisiner des plats de mes nouveaux livres, c’était bon !, un western pour terminer la semaine: Comanche Station (Budd Boetticher, 1959)

Daisy Jones & The Six

Taylor Jenkins Reid, Daisy Jones & The Six: j’ai été quelque peu désarçonnée en commençant ce roman – parce que oui, il s’agit bien de fiction même si le style laisse penser le contraire. Taylor Jenkins Reid a choisi d’écrire sous forme d’interviews et d’histoire orale, laissant la parole à chacun des protagonistes qui racontent leur vie à une journaliste. Début des années 1970, Daisy Jones est une jeune femme très talentueuse mais un peu paumée, elle est populaire auprès des hommes mais n’arrive pas à faire reconnaître son talent musical et vit d’alcool et de médicaments. Parallèlement, le récit suit la formation du groupe The Six, mené par Billy Dunne, chanteur assez charismatique. Les musiciens percent, et deviennent populaires, mais leur producteur trouve qu’il manque quelque chose et leur propose de rencontrer Daisy Jones. Le récit suit leur rencontre et la création d’un album mais surtout les rapports de force qui se créent entre Billy et Daisy, commentés par les autres membres du groupe et de l’entourage.

Ce roman est une plongée dans la vie d’un groupe rock populaire des années 70, créant un portrait plein de tensions et de désirs, surtout des personnages principaux mais décrivant aussi les autres par petites touches. J’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, et je trouve qu’il y a quelques petites longueurs (chaque morceau du nouvel album est décrit) mais j’ai avalé les dernières cent pages d’une traite, m’étant attachée au personnages et étant passionnée par la description du monde musical de l’époque, très certainement inspiré par l’histoire de nombreux groupes bien réels.

Short diary of the week (323)

Lundi: cette décennie se termine bientôt mais la relecture de quelques billets du début de celle-ci ne me donne pas envie de faire un résumé – elle avait vraiment mal commencé et ça a duré quelques années, par contre ce serait pas mal de faire un résumé de l’année, tenter de trouver le meilleur placement des pièces de patron sur un tissu à bordure, hésiter et tout abandonner là, des courses, de la lecture, du tri de photos, du jeu, The marvelous Mrs Maisel, Midnight diner – Tokyo stories

Mardi: aller travailler, mais ne pas beaucoup travailler, parler avec presque tous les collègues présents (ils n’étaient pas nombreux), le traditionnel drink du service informatique, et mon collègue a bien nettoyé mon ampli que je ramène donc en métro, tout réinstaller en recoupant les câbles audio, et ça a l’air de fonctionner ! – le retour donc de la musique au salon après trois mois d’interruption, ce moment de l’année où je me paie du homard, The marvelous Mrs Maisel – la fin de la troisième saison que j’ai trouvée très moyenne, Midnight diner – Tokyo stories

Mercredi: entendre les feux d’artifice au loin, me rendormir, me réveiller tôt, commencer un nouveau projet de robe, un beau soleil, marcher une heure dans le quartier à la recherche de petits chemins – j’en ai trouvé un mais il était trop boueux, de la lecture en m’interrompant souvent pour l’une ou l’autre recherche sur le net, jouer, cuisiner, mon papa est désespérant parfois: je lui ai acheté un nouveau téléphone simplissime et il ne sait pas l’utiliser (et en plus il est tombé et a de nouveau mal au dos), The end of the f***ing world – début de la saison 2, Midnight diner – Tokyo stories

Jeudi: le retour au boulot avec peu de collègues présents, constater avec dépit que le prochain jour férié n’est qu’en avril – l’hiver est toujours si long, aider au rangement des dvd, voir que mes colis ont été livrés à 9h31, ne les trouver nulle part après avoir interrogé quasi toutes les personnes présentes au bureau, espérer que le facteur a menti et qu’il les livrera demain, bref une grosse frustration (que je trouve bien stupide a posteriori), toute tendue, un cocktail pour me détendre, prendre beaucoup de plaisir à lire les bilans de fin d’année des blogueuses livres que je suis – et les commenter, terminer mon pavé de roman, et attaqué le pavé suivant malgré ses mauvaises notes sur goodreads

Vendredi: mon cerveau m’a réveillée cette nuit à cause de ce colis – quel boulet !, découvrir que personne n’a ouvert la porte à la postière hier matin et que donc ces colis sont à la librairie plus loin, un marathon de copier-coller, un gentil collègue me conduit pour récupérer les colis, la suite du marathon, un détour par FreshMed pour acheter du cumin et traîner dans les rayons, la file devant le restaurant avant l’ouverture – une chose rare en Belgique, et donc très bien manger chez Nénu à trois et profiter d’une excellente soirée

Samedi: l’attrait du canapé le matin, oups il faut que je me dépêche un peu, aller chez mon papa, les courses, un peu de couture mais surtout attirée par mes nouveaux livres, de la lecture donc, du tri de photos, du jeu, tenter une nouvelle recette mais je n’ai pas acheté les bons produits, enfin ce n’est pas trop mal quand même, The magnificent seven (John Sturges, 1960) – un classique

Dimanche: des rêves bizarres, ce ciel tout gris, du yoga, de la couture, de la lecture, du jeu, de la cuisine, et un film pour terminer la journée: Cinq femmes autour d’Utamaro (Kenji Mizoguchi, 1946) – pas mal mais un peu confus

A year of culture – 2019

Un bilan de mes activités culturelles, gastronomiques et de couture de l’année passée.

J’ai beaucoup moins lu que l’année passée, je ne suis même pas arrivée au total de 60 que je m’étais fixée sur goodreads. Je pensais que j’avais lu des livres plus épais et donc autant de pages que l’année passée, mais ce n’est pas le cas. C’est à partir de l’été que j’ai commencé à accumuler du retard – je n’ai pas vraiment d’explications, à part peut-être que j’ai voulu nettoyer quelque peu ma PAL et que j’ai donc commencé puis abandonné pas mal de livres. De toutes façons, ce n’est pas très grave. Je répéterai cet objectif de 60 livres pour 2020 et on verra bien le résultat en fin d’année.

J’ai lu essentiellement des auteurs américains, mais aussi asiatiques, et beaucoup étaient des femmes, ce qui est une constante ces dernières années.

Mes favoris (je n’arrive pas à sélectionner de préféré comme l’année passée):

  • Aline Kiner, La nuit des béguines
  • Elisa Shua Dusapin, Hiver à Sokcho
  • Pitchaya Sudbanthad, Bangkok wakes to rain
  • Richard Wagamese, Starlight 
  • Tanya Tagaq, Split tooth
  • Ogawa Ito, La papeterie Tsubaki

et pour la non-fiction:

  • Patrick Winn, Hello shadowlands
  • Mona Chollet, Sorcières – La puissance invaincue des femmes
  • Manon Labry, Riot Grrrls: chronique d’une révolution punk féministe 
  • Anne Llewellyn Barstow, Witchcraze. A new history of the European witch hunts
  • Roger Crowley, Conquerors. How Portugal forged the first global empire
  • Matt Pietrek & Carrie Smith, Minimalist tiki. A Cocktail Wonk look at classic libations and the modern tiki vanguard
  • Laura Spinney, Pale rider. The Spanish flu of 1918 and how it changed the world

J’ai vu 32 saisons de séries, mais parmi celles-ci, il faut compter mon re-visionnage de Buffy et Angel, toujours en cours d’ailleurs. Parmi les autres, voici mes préférées:

  • Crazy ex-girlfriend
  • Sex education
  • Derry Girls
  • Chernobyl
  • Gentleman Jack
  • Unbelieavable
  • Modern love
  • Midnight Diner – Tokyo Stories
  • The Crown

J’ai continué à regarder des westerns et des films de Hong Kong, je viens de commencer un cycle cinéma japonais, mais j’ai vu très peu de films actuels. Cela fait 23 films, 8 de moins que l’année passée.

Je suis sortie trois fois hors des frontières, avec une semaine à Madère (un voyage pas tout à fait satisfaisant au niveau des visites mais qui a permis de me reposer), quatre jours à La Haye (avec plein d’art contemporain et de bons restos) et trois semaines au Japon (pour remplacer un séjour à Hong Kong que j’ai annulé par crainte des émeutes). J’espère pouvoir à nouveau partir trois fois en 2020, selon plus ou moins le même schéma (deux voyages courts et en Europe, un long et lointain).

Au niveau culinaire et cocktails, je suis retournée dans mes bars favoris (The Modern Alchemist, LIB) et découvert Chez ta Mère et Edgar’s Flavors. J’ai également passé un très bon moment à Blend, de la Brussels Cocktail Week. Au niveau culinaire, je retiens Chez Luis, un Portugais de Saint-Gilles, UMAMI by Han à La Haye (cuisine fusion-asiatique) et Nénu, nouvelle cuisine vietnamienne dans la quartier Louise.

J’ai eu le temps de coudre 14 vêtements, dont trois fois la même jupe, mais surtout plusieurs robes.

Bilan culturel – Décembre 2019

Romans, récits de voyage

  • Sara Collins, The confessions of Frannie Langton – 3/5

(j’ai lu bien plus que ça, mais ce sont tous des pavés que je n’ai pas terminé pour la fin du mois)

Séries tv

  • The Crown – saison 3 – 4/5
  • The Marvelous Mrs Maisel – saison 3 – 3/5

Films

  • Day of the outlaw, André de Toth (1959) – 4/5
  • The Alamo, John Wayne (1960) – 3/5
  • Récit d’un propriétaire, Yasujiro Ozu (1947) – 3/5
  • Heller in pink tights, George Cukor (1960) – 3/5

Bars, restaurants

  • Khinkali, spécialités géorgiennes (Ganshoren) – c’était intéressant de découvrir ces plats mais ils étaient fort moyens

Couture

  • The “Are green gorillas real ?” dress – une robe basée sur des patrons de Gretchen Hirsch, un haut Night & Day et une jupe à plis de l’Ultimate Dress Book