Short diary of the week (413)

(pour une demi semaine)

Mercredi: atterrir à Zaventem et rentrer à la maison, voir de suite ma voisine qui me dit qu’elle n’a pas voulu m’inquiéter mais qu’il y a eu un cambriolage dans la maison voisine, je ferais peut-être bien d’un peu mieux cacher certaines choses, du coup je pose cette question sur les réseaux sociaux: mettez-vous encore des bijoux anciens en or ou avec des pierres précieuses ? – ça me semble tellement anachronique, transférer le bon millier de photos vers l’ordinateur (quasi 2000 en fait) et constater que certaines sont pas mal, une envie de spaghettis, fatiguée de cette journée, et donc juste un épisode de Garden Rescue (oui, il y en a encore que je n’ai pas vus dans les anciennes saisons)

Jeudi: un réveil intempestif vers 4h du matin, puis une grasse matinée (toutes proportions gardées), constater avec effroi que malgré les plus de 12000 pas par jour j’ai pris du poids (la faute à la nourriture trop grasse ?), traîner dans le canapé et réfléchir à ce que je dois faire dans les prochains jours (ça implique un tour chez Ikea et trier ces bijoux, ou du moins les photographier, et du jardinage d’automne), mesurer la voiture – ça devrait rentrer, aller chez Ikea donc, mais donc les sommiers ne sont plus en kit comme avant, ça rentre tout juste dans la voiture mais j’ai eu besoin d’un peu d’aide, une jeune femme m’a donné un coup de main, et une fois à la maison j’ai demandé à un voisin – je n’en pouvais plus en fait !, après j’ai tout installé et j’en ai profité pour nettoyer en profondeur en dessous du lit, du tri de photos, le début d’un film mais trop fatiguée pour le regarder en entier

Vendredi: quelques courbatures au réveil suite à mes achats d’hier, les courses alimentaires – je suis parée pour la semaine qui vient !, me souvenir que je voulais acheter ce livre de Diglee et revenir avec deux livres de plus, et puis commander ce livre de cuisine tant attendu, démonter les vieux sommiers – l’exercice physique du jour, de la lecture, de la cuisine, la suite de ce film – The Cocoanuts (1929) – que j’abandonne par manque d’intérêt pour le slapstick des Marx Brothers (j’ai publié un premier article à propos de ces films anciens – une nouvelle série sur le blog), Garden Rescue à la rescousse de ma soirée tv

Samedi: la lecture des blogs lecture, la fouille pour retrouver ces bijoux que j’ai caché quelque part, après de longues recherches j’ai mis la main sur la partie la moins intéressante, je déclare forfait pour la dernière trousse qui pourtant contient les plus belles choses – ce sera une mission pour les mois qui viennent mais qui implique sans doute un rangement en profondeur de mes armoires, de la lecture – terminer deux livres, le premier film parlant de Greta Garbo: Anna Christie de Clarence Brown (1930), commencer un nouveau livre

Dimanche: pas sûre que je vais continuer le livre – peut-être que le film suffira à combler mon intérêt ?, traîner dans le canapé et me lancer dans un chantier imprévu: trouver un nouveau template pour mon blog voyages (et en trouver un autre par la même occasion pour celui-ci mais je ne l’ai pas encore mis en place parce qu’il y a évidemment plein de détails à régler), rentrer les loupiotes de jardin en vue de l’hiver, de lecture souvent distraite (par une sieste et par d’autres choses), le premier repas de gibier de la saison, Boy erased (Joel Edgerton, 2018) ou comment remplacer la lecture d’un livre par un film (j’ai bien fait: je connais maintenant l’histoire et ça m’a pris deux heures plutôt que six), les angoisses qui montent et que je tente tant bien que mal de réprimer

At the movies – I (1929)

Depuis un an environ, je me suis à nouveau tournée un peu plus vers le cinéma, délaissant les séries par la même occasion. C’est en partie lié au boulot mais c’est aussi par intérêt personnel. Jusqu’à présent, je n’ai pas parlé des films, qui sont juste cités dans mon bilan mensuel, et quelque part je trouve ça dommage. J’ai aussi entrepris la lecture d’un gros pavé sur l’histoire du cinéma, A history of narrative film de David A. Cook que j’avais acheté à l’époque pour mon cours à l’université. De fil en aiguille, j’ai constaté les nombreux trous dans ma culture cinématographique et j’ai eu envie de les combler. Evidemment, étant comme je suis, j’ai commencé à établir des listes chronologiques, à partir du livre mais aussi de best of du cinéma trouvé sur le net. Evidemment, j’ai très vite compris que ça mettrait des années pour voir tout ce qu’il y a sur ces listes; pour les années 1930, j’ai une moyenne de 20 films par année à regarder (je publierai mes articles à chaque fois que j’ai vu une petite dizaine de films). Je ne suis pas pressée. Par contre, j’ai envie de laisser une trace de ces listes ici sur le blog, mais sans que ça devienne une corvée, et donc avec des commentaires minimalistes.

Je commence en 1929. Pourquoi cette année-là ? C’est le moment où les films deviennent réellement et complètement sonores. J’aurais pu commencer en 1927 avec The Jazz Singer mais seules certaines scènes sont parlées. Il n’y a pas d’ordre précis, je les ai regardés en fonction de ce que je trouvais en premier et de mes envies.

source: wikipedia

Hallelujah !, King Vidor (1929) – 2/5: un des tout premiers films avec du son, rajouté en post-synchronisation. J’ai été surprise en voyant que ça racontait une histoire d’une communauté de Noirs (je n’avais pas lu le résumé). J’ai par contre très vite abandonné à cause du scénario peu prenant. Mais ça chante tout le temps, il y a de belles scènes de danse, et la course-poursuite dans les marais est intéressante au niveau sonore.

Coquette, Sam Taylor (1929): un essai peu concluant – il y a une version sur you tube mais sans sous-titres, et le son est tellement mauvais que je ne comprends rien – j’ai donc abandonné après 15 minutes. Intéressant parce que c’est le premier rôle parlant de Mary Pickford.

Blackmail, Alfred Hitchcock (1929) – 2/5: premier film parlant britannique, mais avec de nombreux passages muets. Vu en version dvd, et donc avec sous-titres bien nécessaires. Si c’est un film important pour l’histoire, je dois malgré tout dire que je l’ai trouvé bien statique et ennuyeux. Jolie scène avec des canaris.

The Broadway Melody, Harry Beaumont (1929) – 3/5: premier film entièrement sonore (mais avec toujours quelques intertitres pas vraiment nécessaires). L’histoire est simpliste – deux soeurs arrivent à Broadway pour faire carrière et ont des déboires amoureux – mais les scènes de spectacle, chantées et dansées, sont pas mal. Et puis, il y a les vêtements, les costumes, et l’art déco – reflétant l’époque. Ainsi que les mentions de deux plats que les protagonistes vont manger: du chop suey et du chili.

Alibi, Roland West (1929) – 2/5: trouvé sur youtube mais avec des sous-titres générés automatiquement qui sont souvent dans la panade (« dummy » pour « darling » par exemple). Le son est vraiment mauvais, on entend constamment le bruit de la caméra et parfois les acteurs sont hors de portée des micros. Film de gangster – il est protégé par son épouse qui lui fournit un alibi mais il est poursuivi par la police. Le tout est tourné en intérieur – une caractéristique de beaucoup de ces films de l’époque – et les scènes de dialogues sont entrecoupées de scènes dansées d’un spectacle. Et il y a de nouveau un canari qui chante.

The Virginian, Victor Fleming (1929) – 3/5: le premier western parlant, et avec beaucoup de scènes d’extérieur (ça fait du bien !). Une histoire d’amour complète celle de voleurs de bétail, et il y a une scène de duel, et des scènes de saloon. Par contre la conclusion est bien vite expédiée. Avec Gary Cooper à qui on a mis de l’eyeliner et une actrice aux yeux charbonneux typique des années 1920 (les westerns sont clairement marqués par la période où ils ont été tournés, tout comme les films qui se passent dans le passé d’ailleurs).

Applause, Rouben Mamoulian (1929) – 4/5: une histoire qui se passe dans le milieu des spectacles burlesque de l’époque: Kitty Darling donne naissance à une petite fille, April, sur scène; celle-ci grandira dans un couvent avant de rejoindre sa mère à l’âge de 17 ans (et c’est là qu’on se rend compte que les deux actrices n’ont que 9 ans de différence dans la vraie vie). Un bon film pour l’époque (toutes proportions gardées évidemment – l’histoire est quand même très marquée par l’époque: Tony, le marin: « Tu m’épouseras ! » – April: « Laisse-moi réfléchir » – « Si tu ne dis pas oui maintenant, je me me suicide en sautant du bâtiment » – « Ok, je t’épouse ! ») avec une grande variété de plans intérieurs et extérieurs (le pont de Brooklyn notamment), une caméra qui bouge et des jeux d’ombre et lumière. Quelques scènes de danse mais l’effeuillage est suggéré hors caméra. Les scènes de couvent sont bien kitsch par contre. Et à nouveau, les personnages parlent d’aller manger du chop suey.

The love parade, Ernst Lubitsch (1929) – 2/5: un coureur de jupons (Maurice Chevalier) tombe amoureux de la reine de Sylvanie et l’épouse mais perd du coup toute son autorité. L’histoire est minimaliste, et le film est entrecoupé de scènes chantées (et dansées) qui font plutôt du remplissage. Je me suis ennuyée pendant tout ce film de Lubitsch, le premier que je voyais de lui.

The Cocoanuts, Robert Florey & Joseph Santley (1929): j’ai abandonné ce film autour des Marx Brothers après une demi-heure; je n’accroche pas du tout au slapstick. Et pourtant, wikipedia me dit qu’il y avait certaines innovations au niveau de la cinématographie mais je n’arrivais pas à concilier la tentative d’histoire et les scènes musicales et dansées (qui ressemblent à du remplissage) avec les scènes assez kinétiques des frères Marx.

The bells of old Tokyo

Anna Sherman, The bells of old Tokyo: meditations on time and a city: en lisant les commentaires sur goodreads, j’ai un peu hésité à commencer ce livre, et puis je me suis lancée. Anna Sherman est américaine et a vécu de longues années à Tokyo. Dans ce livre, elle s’interroge sur les cloches qui rythmaient le temps à Edo, l’ancienne Tokyo, et part à la recherche des vestiges. Elle parcours ainsi l’histoire de la ville, mais aussi sa géographie, s’attachant à décrire des temples anciens ou le quartier du palais de l’empereur, mais aussi des quartiers plus modernes. Elle explique comment la ville a été détruite complètement deux fois au 20e siècle, d’abord par le grand tremblement de terre de 1923, puis par les bombardements américains en 1945. Elle note d’ailleurs que ce drame n’est pas que très peu commémoré dans la ville, juste par un petit musée privé, qui est bien loin des grandes esplanades et monuments d’Hiroshima et Nagasaki. Comme Sherman réfléchit sur le temps, elle a également rencontré des fabricants d’horloges anciennes et explique comment le temps était découpé dans le passé (il n’y avait que 12 heures, de durée inégale). Chaque chapitre est entrecoupé par quelques pages plus personnelles, à propos de la relation entre l’auteur et un patron de bar qui prépare de délicieux cafés à partir de grains qu’il torréfie lui-même – endroit qui raconte en même temps l’évolution de la ville.

En relisant les commentaires négatifs sur goodreads, j’ai compris ce qui a troublé ces lecteurs: ce n’est pas un livre à recommander comme première approche du Japon, il vaut mieux déjà connaître une série de choses (une des personnes se plaignait que le mot « shogun » n’était pas expliqué). C’est mon cas, et du coup, j’ai adoré le côté un peu « nerd » du livre, cette recherche d’infimes détails, d’éléments dont on ne parle jamais ailleurs. C’est un récit qui donne une autre image de Tokyo, sans répéter tout ce qui a déjà été dit sur la ville (et à mon point, j’en ai déjà lu beaucoup, des répétitions). J’ai juste trouvé dommage que les nombreuses notes ne soient pas mieux indiquées dans le texte (un petit 1 en indice aurait été utile). Un livre passionnant, donc, mais à ne pas mettre entre toutes les mains.

Short diary of the week (412)

Lundi: une nuit un peu agitée et pourtant c’est férié pour moi aujourd’hui, en fait j’ai entendu les voisins rentrer de leurs vacances au milieu de la nuit, je me réveille donc vraiment au moindre bruit, profiter de cette dernière journée à la maison, préparer mes affaires pour aller au boulot demain et devoir ressortir le sac à dos pour transporter ce pc portable cassé, de la lecture – terminer un roman, terminer la série We are Lady Parts qui est juste géniale !, et prendre du Lysanxia pour tenter de dormir convenablement

Mardi: une nuit assez paisible – c’est déjà ça, chargée comme une mule pour aller au bureau, trouver mon collègue informaticien dès le matin – il trouve très vite la solution à mon souci, parler aux collègues, la réunion avec des invités, parler à mon chef un court moment, puis tomber sur mon directeur et lui parler un long moment pour expliquer tout ce qui me pèse pour le moment, être heureusement surprise quand lui aussi me remercie à la fin pour cette discussion, rentrer crevée – évidemment, un repas assiette apéro, Sex Education

Mercredi: différentes options pour le boulot mais attendre une réponse pour une en particulier qui est ma n°1 mais qui pourrait aussi être éliminée de la liste, diverses tâches utiles mais un peu chiantes, et puis la réponse arrive et je m’y mets de suite, regarder un documentaire donc – Holgut de Liesbeth De Ceulaer, et puis mon cerveau se met en route mais l’écriture sera pour demain, et du coup plus de concentration pour lire, deux épisodes de Sex Education

Jeudi: la phase de procrastination pré-écriture a été assez courte finalement, de l’écriture donc, puis de l’encodage, de la lecture – le rythme a sérieusement diminué depuis la reprise du boulot – par manque de concentration aussi, la fin de la troisième saison de Sex Education – pas mal mais un peu moins bien que les précédentes

Vendredi: une nuit un peu agitée, la journée où il faut terminer des choses, les terminer à mon aise, m’énerver pour un truc alors que je ne devrais pas, de la lecture, le début d’un film mais m’endormir

Samedi: si seulement je pouvais éviter cette tension pré-voyage, deux ans sans partir n’aident pas et j’ai l’impression que c’est pire que d’autres fois, un passage à la pharmacie pour remplacer tous ces classiques qui ont eu le temps de périmer depuis le dernier voyage, l’heure où beaucoup de voisins se croisent dans la rue, faire ma valise donc, de la lecture, la fin du film: The love parade (Ernst Lubitsch, 1929) – c’était plutôt ennuyeux, les angoisses qui montent – augmentées par la pluie qui tombe à verse et la crainte de nouvelles fuites dans le toit

Dimanche: une nuit un peu agitée, me préparer le coeur un peu serré, j’ai horreur de ces moments pré-départ où je ne me sens pas très bien – j’imagine que ça se calmera une fois à l’aéroport, et puis la suite ce sera pour dans une dizaine de jours

Bilan culturel – septembre 2021

Romans

  • Lou Berney, November Road – 4/5
  • Taylor Jenkins Reid, Malibu rising – 2/5
  • Mélanie Guyard, Les âmes silencieuses – 4/5
  • Brandon Hobson, Where the dead sit talking – 4/5
  • Sally Rooney, Normal people – 3/5

Non-fiction

  • Diglee, Ressac – 5/5
  • Anna Sherman, The bells of old Tokyo – 4/5
  • Tung Nguyen, Katherine Manning, Lyn Nguyen, Mango and peppercorns. A memoir of food, an unlikely family, and the American dream – 2/5
  • Pierre Guichard, Al-Andalus: 711-1492. Une histoire de l’Espagne musulmane – 3/5
  • Eddy L. Harris, Mississippi solo – 3/5
  • Hideaki Fujiki & Alastair Phillips, The Japanese cinema book – 3/5

Séries tv

  • Betty, saison 2 – 4/5
  • We are Lady Parts – 5/5
  • Sex Education, saison 3 – 3/5

Films

  • Everest, Baltasar Kormákur (2015) – 4/5
  • Le héros sacrilège, Kenji Mizoguchi (1955) – 2/5
  • Blackmail, Alfred Hitchcock (1929) – 2/5
  • John Wick, David Leitch & Chad Stahelski (2014) – 4/5
  • The Broadway Melody, Harry Beaumont (1929) – 3/5
  • Alibi, Roland West (1929) – 2/5
  • Beyond the dream, Kiwi Chow (2019) – 3/5
  • The Virginian, Victor Fleming (1929) – 3/5
  • Applause, Rouben Mamoulian (1929) – 4/5
  • Hang ’em high, Ted Post (1968) – 3/5

(Je prépare un article avec quelques notes sur ces films de 1929).

Documentaires

  • Anthony Bourdain No Reservations, saison 3 – 4/5
  • Holgut, Liesbeth De Ceulaer (2021) – 4/5

Sorties

  • un repas au Namaste, resto indien à Sterrebeek

Couture

  • « The pink hibiscus dress », d’après le patron de la « Lamour dress » de Gretchen Hirsch, enfin terminée après deux ans.
  • transformation d’une jupe Collectif et mise à ma taille

Ressac

Diglee, Ressac: au coeur de l’hiver 2020, Maureen Wingrove alias Diglee décide de passer un moment seule, dans un couvent en Bretagne. Son beau-père vient d’avoir un grave accident de voiture, lié à des crises psychotiques, et elle souhaite se couper des réseaux sociaux, un peu dépassée par le monde qui l’entoure. Ressac est le journal de cette parenthèse, de cette introspection, de ce regard sur elle-même et ses proches. Elle passe ses journées à observer la nature, l’océan surtout; elle décrit le monde qui l’entoure, la nature, la météo très changeante. Et puis, elle n’est pas vraiment toute seule: il y a quelques autres femmes qui sont là aussi. Elles se succèdent en fait, et elles racontent en partie leur histoire, faisant écho à celle de l’auteur.

C’est un coup de coeur; c’est un livre que j’aurais aimé écrire. Il est très personnel et en même temps, je pense que beaucoup de personnes peuvent y trouver quelque chose. C’est un livre qui se lit en apnée, en une fois, ou presque. Il donne envie de partir aussi, pour quelques jours, loin de tout, et surtout près de la mer. J’ai déjà lu beaucoup de récits personnels et de mémoires et les derniers étaient particulièrement mauvais et superficiels. Ici, rien de tout cela: Diglee touche droit au coeur.

Short diary of the week (411)

Lundi: comment traiter ces anxiétés par rapport à mon sommeil (je suis entrée dans un cercle vicieux: j’ai peur de mal dormir – et donc je dors mal – et donc j’ai encore plus peur), de la couture, casser une aiguille en réparant un sac et me l’enfoncer dans le doigt (mais rien de grave heureusement) (ce n’est pas mon jour), du jardinage, planter des bulbes de printemps, me retourner le pied sur la pente du garage – une belle douleur mais l’oublier très vite, le truc que je n’espérais plus est enfin réglé, mais cela me demande d’imprimer un document, me battre deux heures avec l’imprimante (d’abord aucune réaction, puis elle a décidé de ne plus prendre le papier mais j’ai insisté, puis elle n’imprimait plus que quelques couleurs et pas de noir, et donc un détour par le magasin pour racheter des cartouches d’encre, victoire – ça fonctionne) (ce n’est pas mon jour bis), avec tout ça l’après-midi est quasi terminée et je n’ai plus envie de lire, et puis cette douleur qui recommence dans mon pied, marcher devient difficile (ce n’est définitivement pas mon jour), The Virginian (Victor Fleming, 1929)

Mardi: mon pied est moins douloureux mais je sens bien que je ne peux pas le fatiguer, une balade dans les bois ce sera pour une autre fois, au moins je ne dois plus me débattre avec l’imprimante ce matin – essayons donc l’administration en ligne, ah il faut une copie de la carte d’identité, option 1: installer le programme de l’état mais mon lecteur de carte est au bureau, option 2: retrouver la copie qui est sur le portable du bureau mais celui-ci a l’air d’avoir rendu l’âme (écran noir), soyons créatifs: un scan fera aussi l’affaire (surtout que j’ai réussi à faire fonctionner l’option scan de la fichue imprimante – il faut un compte et un mot de passe – yeah !), ah on ne peut envoyer qu’un seul pdf ?, heureusement Aperçu permet de combiner plusieurs pdf (je ne sais pas comment j’aurais fait sous windows…), hop envoyé ! – ça m’aura quand même pris trois quart d’heure, une mini séance de couture – un nouveau projet qui est en fait la transformation d’une jupe du commerce en quelque chose de mettable, si mon médecin pouvait m’appeler comme promis pour m’expliquer les résultats de ma prise de sang ce serait pas mal – j’y vois en effet quelques anomalies mais je ne suis pas sûre de leur importance, de la lecture pas très concentrée, je ne me sens pas en forme du tout – j’ai l’impression que mon coeur bat à nouveau trop vite, et ma solution habituelle d’aller marcher ne fonctionne pas aujourd’hui avec mon pied qui a besoin de repos (ça va beaucoup mieux mais ne tentons pas le diable), la contrariété de plus: BPost me demande à nouveau des frais alors qu’ils ne devraient pas (j’ai porté plainte pour le colis précédent et il est toujours bloqué), le début de la troisième saison de Sex Education, Kodoku no Gurume, tomber de fatigue alors que je n’ai rien fait de spécial

Mercredi: un réveil en sursaut à cause de miaulements de chat, me rendormir profondément pour le reste de la nuit, de la couture, du jardinage: planter le reste des narcisses, crocus, fritillaires et perce-neiges, de la lecture au jardin (avec une couverture quand même), terminer ce beau roman, préparer des courgettes farcies, Applause de Rouben Mamoulian – une bonne pêche pour un film de 1929, et donc une journée sans contrariétés !

Jeudi: quelques rapides courses pour aller chercher une commande de livre et du matériel de couture, de la couture, m’installer au jardin, rentrer parce qu’il y a trop de vent, faire une sieste plus longue que prévue, avoir du mal à me réveiller, retourner au jardin pour de la lecture, nourrir les chats des voisins – la persane a décidé de ne pas m’approcher – il y a toujours au moins 1m50 entre elle et moi, Sex Education, le début de We are Ladyparts qui a l’air d’être une série tout à fait réjouissante, avoir du mal à m’endormir – l’effet de la sieste ?

Vendredi: les courses, de la couture: terminer la transformation de cette jupe Collectif qui ne m’allait pas du tout et qui était devenue trop petite depuis (c’était en projet depuis 4-5 ans !), appeler mon médecin pour avoir l’interprétation des résultats de ma prise de sans mais il est débordé et va me rappeler ce w-e, de la lecture mi au jardin mi à l’intérieur, Hang ’em high – un western avec Clint Eastwood (Ted Post, 1968)

Samedi: un peu de rangement, beaucoup de lessives et du repassage, de la préparation de marinades, de la lecture au jardin, un (dernier ?) barbecue de l’année entre amis, et puis utiliser les braises pour allumer un feu et se réchauffer alors que les températures ont déjà bien baissé, une soirée très agréable – il faudra refaire ça !

Dimanche: soleil ou nuages aujourd’hui ?, du repassage – encore, hésiter à commencer un nouveau projet couture – en fait il me faut du matériel que je n’ai pas et que je dois commander, de la lecture – j’aurais sans doute pu aller au jardin mais en même temps la météo était très changeante, Sex Education, deux épisodes de We are Ladyparts – je vais très certainement terminer cette série demain soir en une fois – j’adore !

November Road

Lou Berney, November Road: lieutenant fidèle du boss de la mafia Carlos Marcello de la Nouvelle-Orléans, Frank Guidry se rend compte qu’il en sait trop sur le meurtre de John F. Kennedy qui vient d’avoir lieu. Il accepte encore une dernière mission mais sait qu’il doit tenter de fuir; il soupçonne en effet qu’un tueur est à ses trousses. Il prend la route et décide d’aller rejoindre un vieil ami à Las Vegas, un ami qui déteste Marcello – il ne peut faire confiance à personne. En même temps, dans une petite ville de l’Oklahoma, Charlotte Roy décide sur un coup de tête de quitter son mari alcoolique, emmenant ses deux petites filles avec elle dans un long périple vers la Californie. Elle tombe en panne, et croise le chemin de Guidry. Celui-ci y voit l’occasion rêvée de mieux camoufler sa fuite et embarque la famille, prenant le rôle du père de famille. Charlotte commence à documenter le voyage avec un appareil photo qu’elle vient d’acheter, et montre un talent tout particulier avec le jeu des ombres et lumières. Mais comme c’est un polar, tout ne se passe pas comme prévu: Frank et Charlotte sont attirés l’un par l’autre et commencent une relation. Et il y a toujours ce tueur qui les poursuit.

Le roman suit les points de vue des trois protagonistes principaux, Guidry, Charlotte et le tueur, alternant leurs histoires, et donnant au lecteur des informations que les personnages n’ont pas eux-même. Cela augmente évidemment le suspense. C’est aussi une très belle analyse de personnalités, celle des hommes qui sont un peu paumés et qui sont rattrapés par leur passé mais surtout celle de cette femme qui veut aller de l’avant (l’épilogue est particulièrement touchant). Je me suis attachée aux personnages et j’ai adoré lire ce livre, que j’ai dévoré en quelques jours. J’ai été particulièrement émue par la force de Charlotte, et par la manière dont un auteur masculin a transmis un message très féministe.

Grape, olive, pig

Matt Goulding, Grape, olive, pig. Deep travels through Spain’s food culture: ce livre traînait sur ma PAL depuis un certain temps, depuis que j’avais lu avec plaisir Rice, noodle, fish consacré au Japon. Je l’ai ressorti, souhaitant en connaître un peu plus sur la cuisine espagnole, avant d’aller en Andalousie. Matt Goulding est Américain, mais a toujours été passionné par l’Espagne; il s’y est d’ailleurs installé et a épousé une Espagnole. Il raconte tout son parcours dans le livre, de son premier voyage à Barcelone en tant qu’étudiant à ses recherches plus approfondies dans diverses régions du pays, de la Galice aux Asturies, de Valence à Grenade. Il décrit des plats emblématiques comme la paella: il cherche ses origines, ainsi que des versions plus authentiques que celles servies dans les restaurants touristiques. Il suit les pêcheurs de thon de la côte de Cadix et les femmes qui récoltent les pouce-pieds, un genre de crustacé, sur les côtes de Galice. Il parle des bergers qui vivent dans les grottes près de Grenade mais aussi des chefs qui ont fait évoluer la cuisine espagnole et la faire reconnaître au niveau mondial.

En relisant mon article sur Rice, noodle, fish, je me rends compte que je n’ai pas eu autant de plaisir de lire ce volume-ci. Il y a trop de chapitres personnels, racontant la vie de Matt Goulding, et j’ai l’impression que tout l’intérêt porté à Ferran Adria et la cuisine moléculaire est fortement retombé. Je pense aussi que je cherchais plus d’informations liées à ma destination de vacances et le seul chapitre qui s’y rapporte élude un peu le sujet. Bref, j’ai été un peu déçue, mais en même temps, j’ai fait de la place dans ma PAL la plus ancienne (et j’ai quand même appris pas mal de choses sur la cuisine espagnole).

Tokyo Stories

Tim Anderson, Tokyo stories. The ultimate foodie adventures from basement to skyscrapers: je crois que c’est assez clair: j’aime Tim Anderson depuis qu’il a gagné à Masterchef de la BBC. Et donc j’achète ses livres. Celui-ci est consacré à Tokyo, c’est un voyage qui fait découvrir les nourritures (et boissons) de la capitale, en commençant par les food-court des sous-sols et les combinis, puis montant d’étage en étage, présentant les spécialités locales et régionales, des plats européens japonisés et la cuisine haut de gamme, avec chaque fois des recettes. Il y a donc des mets très divers, de la soupe au maïs au shio ramen au citron, du calpis à l’omurice, de l’okonomiyaki d’Hiroshima aux choux à la crème Totoro (celle-là me tente beaucoup à vrai dire, mais ma seule et unique tentative de pâte à choux a été un désastre).

Le livre est très intéressant à lire, chaque recette étant mise dans son contexte et illustrée, et de belles photos de Tokyo agrémentent les pages. Je suis moins inspirée pour préparer ces plats que dans les autres livres de Tim Anderson – je n’en ai d’ailleurs encore cuisiné aucun, mais ça pourrait encore venir.

  • photos: **** (toutes les recettes sont illustrées et il y a de nombreuses photos de Tokyo)
  • texte: **** (chaque plat est remis dans son contexte)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: **** (c’est très variable selon les recettes)
  • mesures: unités de mesures métriques et anglo-saxonnes
  • recettes favorites: à venir !
  • indispensabilité du livre: *** (sauf si vous êtes fans de Tim Anderson, ou de Tokyo, ou que vous voulez la recette des choux Totoro: *****)