Short diary of the week (319)

Lundi: est-ce la pleine lune qui a troublé mon sommeil ?, une matinée paresseuse, commencer à rassembler les choses à emporter lors de mon voyage, cette impatience de jouer, préparer une quiche pour les repas de midi de la semaine, Midnight Diner – Tokyo Stories, de la lecture

Mardi: quelle nuit agitée ! (c’est de ma faute – je sais pourtant que je ne peux pas jouer trop longtemps), une journée de télétravail dans l’attente du technicien pour l’entretien de la chaudière, fâchée sur le peu d’informations: “le technicien enverra un sms quand il arrive” – matin ? après-midi ? – aucune idée – alors que j’ai du boulot que je ne peux faire qu’au bureau, appeler vers 16h le service clientèle qui n’arrive pas à joindre le technicien, une grosse frustration, tenter de me calmer avec trois épisodes de Midnight Diner – Tokyo Stories, m’endormir comme une masse

Mercredi: me réveiller une demi-heure avant le réveil, envoyer un mail de plainte (pour avoir une trace écrite et un peu comme test: combien de temps faudra-t-il pour que quelqu’un me réponde ?), tenter de rattraper le boulot que je ne pouvais pas faire hier à la maison, avec cette nouvelle robe – assise – mon décolleté est bien large, régler plein de petites choses, aller dans le centre-ville et être surprise par la pluie, boire des cocktails et manger au Bar Bélier avec des amis, une excellente soirée, me réfugier au lit avec ma bouillotte chat peluche

Jeudi: c’est toujours un peu la course pour terminer toutes ces choses en cours pour demain, mais au final j’aurai bien avancé, les trois derniers épisodes de la première saison de Midnight Diner – Tokyo Stories – j’ai adoré !

Vendredi: une nuit un peu agitée avec de drôles de rêves (parmi les significations possibles trouvées sur le net on retiendra celle qui dit que c’est une période de changement avec un renouveau), la mise en page d’un dernier article, les derniers disques à traiter, les derniers brols à faire, et puis la très bonne nouvelle qui tombe subitement: la direction doit faire marche arrière après plus de huit mois de lutte du personnel et des usagers, dire au revoir à mes collègues et rentrer à la maison, du saumon et de l’avocat, Angel, Buffy

Samedi: prendre soin de mon corps en vue du voyage, aller chez mon papa qui est de meilleure humeur que la semaine passée, des courses rapides, faire ma valise, rentrer les dernières plantes et arroser copieusement celles à l’intérieur, me poser enfin après mille allers-retours, cette angoisse qui me prend avant tous les voyages, un bon repas, deux épisodes de Buffy

Dimanche: un lever très matinal et en route pour de nouvelles aventures. Retour des short diaries dans un mois

There there

Tommy Orange, There there: le roman raconte l’histoire de douze personnes d’origine indienne qui sont en route vers le grand powwow d’Oakland: Jacquie Red Feather l’ancienne alcoolique ayant abandonné sa famille, Dene Oxendene qui filme des interviews en souvenir de son oncle décédé, Orvil, l’adolescent qui a appris les danses traditionnelles en regardant des vidéos sur le net, et d’autres personnages dont certains aux intentions peu recommandables. Cette multitude d’hommes et de femmes m’a très vite perdue, d’autant plus que le chronologie est aussi fragmentée. Et dès les premières pages, j’ai eu du mal avec le style très contemporain d’écriture. J’ai sans doute manqué de concentration dans ma lecture, et d’attachement aux personnages, et je suis donc complètement passée à côté de ce roman que j’ai quand même terminé parce qu’il n’est pas très long. Je vous renvoie donc vers des critiques plus positives et plus nuancées, celle d’Electra, de Marie-Claude ou de Jackie Brown. Je rajouterais également que je l’ai lu à un moment où je déprimais pas mal – au mois de septembre – mon état d’esprit recherchait clairement quelque chose de moins urbain et de plus feelgood à ce moment-là.

The Babylon Berlin dress

A la fin de l’été, j’ai eu envie de me lancer dans un nouveau modèle de robe. Cela prend toujours plus de temps parce qu’il faut faire une ou plusieurs toiles mais ça permet d’élargir le répertoire. Mon choix s’est porté sur une combinaison de modèles de Gretchen Hirsch dans l’Ultimate Dress Book: le surplice bodice, la A-line skirt et les cap sleeves. Pour ma première toile, j’avais utilisé un mélange de tailles 10 (pour le haut) et 16 (pour la taille) et j’ai été heureusement surprise du résultat. Il y avait des choses à modifier mais c’était moins dramatique que prévu. J’ai donc élargi la bande de la taille pour mieux recouvrir mon ventre et parce que j’ai un buste un plus long à ce niveau-là, j’ai fait un ajustement dans le dos pour ma cambrure et j’ai fortement élargi les manches et l’emmanchure (un problème récurrent chez Gertie). A la seconde toile, tout tombait bien mieux.

The Babylon Berlin Dress

Au départ, je voulais utiliser un tissu hawaïen mais il est un peu transparent et nécessitait une doublure complète et je n’avais pas aussi de tissu. Puis l’automne arrivant, j’ai préféré prendre un tissu un peu moins estival et qui ne demandait une doublure qu’au niveau du buste. J’ai donc sélectionné un tissu de la collection “Chieveley” de Lewis & Irene, acheté il y a un certain temps chez Atelier Moondust. Comme j’avais fait une toile, la couture de la robe s’est déroulée sans problèmes. Je me suis juste demandée comment coudre la tirette avec la doublure mais j’ai opté pour la solution facile: prendre tissu et doublure comme une couche – ce qui est moins joli pour la partie supérieure mais qui ne se voit quasi pas.

The Babylon Berlin Dress

C’est le côté art déco du tissu qui m’a inspiré son nom – c’est une référence à la très bonne série allemande qui se passe à Berlin dans les années 30 – et j’ai pris les photos par une froide mais lumineuse après-midi de novembre. Après l’avoir portée une journée, je me rends compte qu’une fois assise, mon décolleté est fort plongeant, je tenterai d’ajouter un peu de tissu à ce niveau dans la prochaine version.

The Babylon Berlin Dress
The Babylon Berlin Dress

Short diary of the week (318)

Lundi: la fatigue due au rhume (qui hésite toujours entre nez bouché ou toux), une panne d’internet au boulot, le retour de l’internet après deux heures, mettre des choses en ligne, cuisiner un plat pour les midis de la semaine, deux épisodes de Modern love, de la lecture mais le ratio nombre de pages qui restent à lire/fatigue est inégal

Mardi: ces transports qui n’avancent pas mais c’est l’occasion pour lire, terminer les trois dernières pages du roman au bureau, une réunion d’apprentissage, tenter d’avancer, mais avoir un gros coup de pompe, chercher des idées, des achats de bd et livres, une envie de pâtes lardons fromage et petits pois, le début de Midnight Diner – Tokyo Stories, Masterchef the Professionals – pas sûre que je vais regarder toute la série, le nez qui a décidé de se boucher juste avant d’aller dormir

Mercredi: toujours aussi enrhumée, revenir à ce texte mais il me manque des infos (qui sont à la maison), terminer des petits trucs, hésiter longtemps pour le repas du soir, terminer la série Modern love que j’ai beaucoup aimée (et pleurer à chaudes larmes)

Jeudi: ah mais voilà ce qu’il fallait pour débloquer l’écriture de ce texte, bien avancer dans d’autres choses également, planifier la fin de la semaine, le rhume a l’air de s’améliorer – enfin, deux épisodes de Midnight Diner – Tokyo Stories et un de Buffy

Vendredi: diverses choses, passer beaucoup de temps à fouiller le net pour des photos, en avoir marre et partir plus tôt, hésiter devant une veste d’hiver plutôt sportive et me dire que j’en ai déjà une qui me va encore, retrouver mes amis chez Edgar’s Flavors, un Colette & Toby très fruité puis une Foggy Margarita bien fumée, se régaler de petits plats vietnamiens chez Nénu – dire que j’allais avec mes parents au restaurant du père, rentrer pas trop tard

Samedi: même avec la bouillotte j’ai eu froid au lit, un moment de calme avant une journée bien remplie, aller chez mon papa qui est de nouveau tombé (heureusement il a juste un gros bleu mais pas mal), les courses, une après-midi à goûter des alcools et à discuter au Spirits in the Sky, me faire filmer en parlant finlandais pour les gins Kyrö, évidemment la soirée n’est plus très active après ça !

Dimanche: des lessives et du pliage de linge, rentrer toutes les plantes fragiles et aider ma voisine à emballer ses bananiers, lire deux BD, jouer le reste de l’après-midi, cuisiner un plat de gibier, L’amour de l’actrice Sumako (Kenji Mizoguchi, 1947) – une image toute tremblante mais une histoire mettant une femme au premier plan

Pale rider

Laura Spinney, Pale rider: the Spanish flu of 1918 and how it changed the world: entre 1918 et 1920, l’épidémie de grippe “espagnole” a tué entre 50 et 100 millions de personnes, plus que les guerres mondiales, probablement plus que tout autre événement historique. Et pourtant, peu d’études sont consacrées à ce sujet. Laura Spinney a tenté d’y remédier en écrivant ce livre fouillé, tant au niveau historique que scientifique. Elle part à la recherche du patient zéro (il n’est pas espagnol, mais pourrait bien être français), explique comment le virus s’est propagé partout dans le monde, fait une analyse scientifique de celui-ci, parle de la manière dont les médecins et soignants de l’époque ont réagi (quarantaine, ou au contraire, pas de quarantaine). Elle montre aussi comment cette épidémie a changé toute une société qui s’est modernisée d’un coup et comment les structures familiales, la politique, la médecine, les arts… ont été influencés. Certains livres d’histoire sont très académiques et ennuyeux, celui-ci est tout à fait différent: il est passionnant et se lit comme un polar !

Un été au Kansai

Romain Slocombe, Un été au Kansai: Friedrich Kessler, 24 ans, débarque au Japon en 1941 pour travailler à l’ambassade du Reich. Par l’intermédiaire de lettres, il raconte à sa sœur restée en Allemagne ce qui se passe à Tokyo, les jours insouciants du début, puis les bombardements et les incendies de la fin de la guerre. Il parle de ses rencontres, de l’attirance qu’éprouvent pour lui plusieurs femmes, l’épouse de l’ambassadeur et l’infirmière qui s’occupe de lui pendant un accès de malaria. Ce roman épistolaire montre l’envers du décor, donnant la parole aux vaincus qui malgré tout croient encore à une victoire (pas tous, mais un grand nombre). J’ai eu un peu de mal à entrer dans le roman mais je me suis très vite intéressée au récit de la grande histoire – l’auteur s’est beaucoup appuyé sur des sources de l’époque et connaît bien le Japon. Et ce n’est pas désagréable à lire.

Short diary of the week (317)

Lundi: des courbatures dès le matin, commencer l’écriture d’un texte mais être interrompue par des collègues pour discuter de questions importantes, trier des disques, un long trajet vers un quartier que je ne connais pas, une très agréable soirée entre amis où j’ai pu parler tout ce que me pesait, le long trajet du retour, prévenir la crise de froid au lit (je connais maintenant la cause – une question d’intestins qui détruisent toute une série de mauvaises choses) en prenant une douche chaude et une bouillotte

Mardi: pas la meilleure nuit mais franchement pas la pire non plus, le hasard fait que je retournerai une seconde fois à Anderlecht cette semaine – mais pour d’autres raisons, préparer tout ça, moi et mon cœur d’artichaut (oui, j’ai pleuré au bureau en regardant un très beau documentaire sur les migrations), je ne l’ai pas encore écrit ici mais je suis vraiment contente de mon nouveau poste de rédactrice qui me fait découvrir de nouvelles choses tous les jours, contente d’être à la maison ce soir, commencer la série Modern Love (et pleurer comme une madeleine – c’est le jour), Why women kill

Mercredi: quelle horreur j’ai oublié mon livre !, une heure au boulot puis repartir, une interview de deux artistes, de retour au boulot, passer à autre chose pour l’après-midi, hésiter longtemps pour le repas du soir et sortir du couscous du surgélateur, terminer Why women kill

Jeudi: du mal à me réveiller, retranscrire l’interview – ce qui prend du temps, le dernier jour de certains collègues – c’est toujours une ambiance un peu bizarre, cuisiner un bon repas, Angel, m’endormir dans le fauteuil

Vendredi: réveillée tôt, cette légère gêne dans ma gorge, une matinée paresseuse, découper le tissu pour une jupe, préparer un gâteau tout simple, commencer le montage de la jupe, de la lecture, jouer un moment tout en buvant une infusion au thym, Angel, Modern love

Samedi: me réveiller en sursaut en ayant très mal à la gorge, ne pas réussir à me rendormir, une nuit très agitée donc, et même pas de grasse matinée pour rattraper, cette pluie…, envie de rester sous la couette toute la journée mais ce ne sera pas possible, fêter l’anniversaire de mon papa avec du champagne, retrouver Missev Pistols pour un premier atelier de photo décomplexée – d’abord un peu de théorie (comprendre enfin que mon objectif grand angle est un bijou et comment je peux l’utiliser) puis de la pratique en rue, frigorifiées nous arrêtons un peu avant l’heure prévue – surtout que mon rhume est toujours bien là, de retour au chaud, m’endormir devant un film

Dimanche: le moment critique du rhume: vais-je passer à la toux ou au nez bouché ?, écrire quelques brouillons de billets sur les livres et être enfin à jour (publication dans les semaines qui viennent), terminer la couture d’une jupe, je suis complètement bloquée dans le jeu et donc j’ai cette forte envie de trouver une issue (ce qui veut dire que j’ai joué quasi tout l’après-midi), la fin du film d’hier: L’épée Bijomaru de Kenji Mizoguchi (1945), le troisième épisode de Modern Love – ma nouvelle série préférée du moment