At the movies – VI (1930s)

Norma Shearer & Clark Gable dans A Free Soul

La chienne, Jean Renoir (France, 1931) – 2/5: l’histoire est similaire à Der blaue Engel de Josef von Sternberg: Maurice Legrand, un homme d’âge moyen (Michel Simon), rudoyé par son épouse et peintre à ses heures, s’amourache d’une prostituée qui profite de lui. Evidemment, ça se termine mal (il y a malgré tout un petit twist dans l’histoire à la fin). Jean Renoir est célébré pour son réalisme et c’est en effet très bien filmé (en studio et aussi un peu en extérieur), mais l’histoire n’est pas passionnante et les acteurs déclament leur texte dans un style théâtral et ampoulé (je n’ai jamais aimé les films français à cause de ce jeu). J’ai accéléré un peu vers la fin parce que je n’en pouvais plus. Et puis cette insistance sur la femme qui est mauvaise alors que Maurice est lui-même une vraie calamité par sa naïveté. A noter: un canari, un chat noir et le cocktail français du moment, le chambéry fraise (un mélange de vermouth et liqueur de fraise).

Dracula, Tod Browning (1931) – 4/5: ce n’est pas le meilleur film à propos de Dracula mais je me suis laissée emporter par l’histoire, et ça (mon degré de divertissement donc), c’est un point très important dans mon appréciation. Bela Lugosi pourrait même presque faire peur mais ce sont plutôt les décors gothiques qui m’ont fait frissonner – ils sont vraiment superbes. C’est très court: 75 minutes à peine, mais ça concentre les éléments clé de l’histoire (wikipedia dit que le film faisait 85 minutes mais que des scènes ont été censurées en 1936 suite au code Hays). C’est un film très silencieux et il n’y a pas de musique accompagnant les images – ce qui fait un peu bizarre (Philip Glass a composé un score en 1999, mais j’ai regardé une version sans celui-ci). Evidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à des versions ultérieures, notamment à celle de Coppola où le rôle de Renfield joué par Tom Waits m’est resté en tête.

M – Eine Stadt sucht einen Mörder (ou M le Maudit), Fritz Lang (1931) – 4/5: il est clair que ce film est un chef d’oeuvre et que j’ai attendu bien trop longtemps pour le voir. Si je ne lui mets pas la cote maximale, c’est à cause de quelques longueurs (ça cause beaucoup quand même) et d’une fin très abrupte (je sais que c’est courant dans ces années là, mais ça aurait mérité d’une ou deux minutes de plus). J’ai vu la version de 109 restaurée en 2000 (on voit plus ou moins quels passages ont été rajoutés, souvent ils sont muets). A noter: il n’y a quasi que des hommes, les femmes ont vraiment des rôles mineurs, et tous fument à s’en donner des cancers du poumon.

Frankenstein, James Whale (1931) – 3/5: le dvd que j’ai pu voir faisait 67 minutes, wikipedia annonce 71 minutes – il manquerait donc quatre minutes à la version que j’ai vue, mais une scène qui avait été coupée à cause du code Hays est présente (celle où Frankenstein jette une fillette à l’eau). Mystère donc. C’est un classique, et tout le monde reconnaît Boris Karloff, mais à part ça, je n’ai pas grand-chose à en dire. Comme on connaît l’histoire, il n’y a plus une once d’angoisse. Et il y a une belle fête bavaroise avec costumes traditionnels.

Mata Hari, George Fitzmaurice (1931) – 3/5 (ou 2 ?): interprétée par Greta Garbo, Mata Hari n’a rien dans ce film de la beauté aux traits exotiques qu’elle était dans la réalité (même si elle était hollandaise, elle avait un teint mat et des cheveux noirs). Le film mélange d’ailleurs deux époques, celle où elle était danseuse et effeuilleuse (au tournant du siècle) et celle où elle était espionne en 1917 (et avait donc 41 ans, Garbo en avait 26 à l’époque). Des détails, dirons-nous. Ses costumes (conçus par Adrian) sont superbes, très fluides, très années 1920 et 30 aussi, mais ces « bonnets »… Même ornés de paillettes, ce n’est pas très beau. Avec aussi Ramon Novarro, la latin lover et sexy boy d’origine mexicaine, qui joue le rôle d’un pilote russe. Comme souvent avec Garbo, le film se termine tragiquement, avec un certain sens du sacrifice. A noter que la Cinematek (à Bruxelles) possède l’unique copie non tronquée par le code Hays de ce film, et contenant quelques scènes plus osées, notamment de l’effeuillage du début (mais j’ai vu le dvd).

A free soul, Clarence Brown (1931) – 4/5 qui devient 2/5: le début de ce film est fantastique, grâce à Norma Shearer (Jan) qui est parfait dans son rôle de femme libre et qui sait ce qu’elle veut. Elle quitte son amoureux un peu fade (Leslie Howard) et tombe dans les bras d’un gangster séduisant (Clark Gable), mais elle ne se laisse pas prendre. Si elle accepte le premier baiser, elle refuse le second et ne veut pas entendre parler de mariage (ce qui pose évidemment problème pour un homme qui obtient tout ce qu’il veut). La seconde moitié du film est moins intéressante, mettant en avant la relation entre Jan et son père alcoolique, et se terminant en film de procès (le père est avocat). Les robes (créées par Adrian) sont superbes, tout particulièrement la première en satin fluide, montrant les formes de l’actrice (qui ne portait probablement rien en dessous). A l’époque, il y avait deux camps: celles (et ceux) qui préféraient Clark Gable sans moustache et les autres qui le préféraient avec. Je fais partie du second camp, je le trouve même très banal sans moustache. C’est aussi le premier film où je le vois si jeune, à trente ans. Je ne le connaissais que de Gone with the wind (avec aussi Leslie Howard) et de Misfits (juste avant sa mort).

Dr. Jekyll and Mr. Hyde, Rouben Mamoulian (1931) – 2/5: disons-le d’emblée: ce film m’a dérangée. Je n’ai pas du tout aimé comment Mr. Hyde harcèle et attaque sa victime, Ivy Pearson, et comment il s’en prend ensuite à la fiancée du Dr. Jekyll, éléments du récit qui ne sont pas dans le roman écrit par Robert Louis Stevenson. Il y a une sexualisation extrême où l’homme ne peut être que prédateur et la femme victime, le tout causé par la société victorienne. En effet Dr. Jekyll veut épouser Muriel au plus vite mais son père refuse et il est frustré. Au niveau technique par contre, il y a des avancées: la caméra bouge beaucoup plus et suit le point de vue du Dr. Jekyll. Et il est assez drôle de voir Mr. Hyde grimper dans la bibliothèque et sauter partout. Avec Fredric March dans son seul rôle de méchant.

Et donc, la question du jour: Clark Gable, avec ou sans moustache ?

At the movies – V (2010s)

John Wick: Chapter 3 – Parabellum (Niko Tevernise – © Lionsgate)

Des films des années 2010, de tous styles, beaucoup d’américains et un de Hong Kong, beaucoup de Keanu Reeves et d’Adam Driver:

Beyond the dream, Kiwi Chow (Hong Kong, 2019) – 3/5: un mélodrame qui raconte une histoire d’amour mais surtout des problèmes de santé mentale. Très géométrique à cause des immeubles de Hong Kong, beaucoup de scènes de nuit, avec un tram, et une prédominance de turquoises et oranges. Trop de musique romantique au piano.

Boy erased, Joel Edgerton (2018) – 2/5: le biopic classique regardé quand je me suis rendue compte que je ne voulais pas lire le livre de Garrard Conley du même nom. Un sujet grave: la reconversion d’homosexuels en personnes hétérosexuelles, dans un milieu ultra-religieux (baptiste ici). Avec Russell Crowe qui a pris 50 kilos et Nicole Kidman qu’on a tenté de rendre provinciale et moche (les vêtements surtout, parce que la coiffure passe encore). Une note en dessous de la moyenne parce que le film n’a rien de spécial, c’est un biopic qui est intéressant pour le sujet mais pas dans sa forme.

John Wick: Chapter 2, Chad Stahelski (2017) – 4/5: après avoir vu le premier épisode, j’étais assez impatiente de voir le second mais j’ai mis finalement un certain temps. J’ai retrouvé avec plaisir les acteurs, Keanu Reeves en premier, évidemment, et le style néo-noir, avec ce côté un peu mystérieux. Un film bien rythmé avec de belles scènes d’actions. La fin me pousse à regarder très vite l’épisode 3.

John Wick: Chapter 3 – Parabellum, Chad Stahelski (2019) – 3/5: ça s’essouffle un peu (une redite avec la scène dans un genre de palais des illusions, scène qui est d’ailleurs un peu trop longue) mais j’ai quand même beaucoup aimé ! Vivement l’épisode 4 !

Jackie, Pablo Larraín (2016) – 3/5: après avoir vu Spencer, j’étais curieuse de voir cet autre film de Pablo Larraín et il y a pas mal de similarités dans ce portrait d’une femme en plein crise (Jackie Kennedy au lendemain de l’assassinat de son mari). La musique de Mica Levi est superbe (je la connaissais bien avoir de voir le film). Pas mal mais sans plus, je trouve, et sans pouvoir pointer du doigt ce qui m’a déplu.

J. Edgar, Clint Eastwood (2011) – 3/5: je n’aurais pas aimé rencontrer J. Edgar Hoover qui avait l’air d’être un personnage bien frustré et radical. Le film est centré sur la création du FBI mais aussi sur la relation (homosexuelle) de Hoover avec son adjoint Tolson. Le maquillage censés vieillir les acteurs ne fonctionne pas vraiment à mon avis, à part peut-être chez Naomi Watts (que je n’avais pas reconnue). Je ne suis pas la seule de cet avis: Rotten Tomatoes parle de « cheesy makeup ». A noter: un étalonnage aux couleurs un peu passées et assez sombre. Avec un extrait de The Public Enemy (la scène du pamplemousse, évidemment). Ce n’est pas un mauvais film mais il n’est jamais très passionnant non plus.

Silence, Martin Scorcese (2016) – 3/5: 2h40 pour ce film, c’est bien trop long ! A part ça, on sent le talent de Martin Scorcese. Les images sont superbes et la reconstitution du Japon féodal très réussie. J’ai été dans la région de Nagasaki et les paysages ne correspondent pas tout à fait: le film a été tourné à Taïwan et du coup, il y a un petit côté tropical, mais ce n’est pas dérangeant. Le sound design est également superbe et la musique très discrète, ce qui rend le film très organique. Le choix de l’acteur principal, Andrew Garfield, m’a dérangée: il ressemble un peu trop aux représentations de Jésus et sa voix douce m’a parfois énervée. Adam Driver correspond plus à cette image des missionnaires portugais de l’époque. Le film est très fidèle au livre, rajoutant juste quelques passages plus dramatiques et modifiant légèrement la fin.

At the movies – IV (1930s)

Shanghai Express (Paramount Pictures, domaine public)

Sous les toits de Paris, René Clair (FR, 1930) – 2/5: à mi-chemin entre un film muet et un film parlant, vu que René Clair n’était pas trop tenté par le son. L’histoire met beaucoup de temps à se dérouler, certaines scènes sont très longues, et l’ennui pointe très vite (j’ai failli abandonner). On voit que c’est tourné en studio, mais les plans en travelling du début et de la fin sont impressionnants. Une histoire de femme libre (la très belle Pola Illéry) qui passe d’un homme à l’autre, et les jalousies entre ces hommes (dont l’un est un gangster).

Der blaue Engel, Josef von Sternberg (DE, 1930) – 3/5: ce film est donc considéré comme un chef d’oeuvre. Sauf que je me demande parfois s’il ne faudrait pas changer de critères. Alors, oui, Marlene Dietrich est pas mal dans son rôle de chanteuse de cabaret, mais sans être exceptionnelle. Par contre, Emil Jannings, apparemment la superstar allemande du moment, en fait bien trop. Et puis, il y a cette histoire qui met beaucoup trop de temps démarrer et qui n’est pas très crédible. Mais il est clair que Josef von Sternberg a du talent; j’ai cependant bien plus apprécié son film suivant, Morocco, moins brouillon, plus clair et défini dans l’image.

L’âge d’or, Luis Buñuel (FR, 1930): difficile de mettre une cote à ce film surréaliste. Je ne peux pas dire que j’ai accroché (surtout avec les scènes du début montrant des scorpions), même si je comprends l’importance de ce film pour l’histoire du cinéma. Je pense que ce sera un problème récurrent: j’ai beaucoup de mal avec le surréalisme et le grotesque.

The Dawn Patrol, Howard Hawks (1930) – 3/5: un autre film sur les aviateurs pendant la Première Guerre mondiale, dont la post-production a été accélérée pour qu’il sorte avant Hell’s Angels produit par Howard Hugues. Ce dernier avait poursuivi le studio pour plagiat mais perdra le procès. L’histoire est bien plus centrée sur les aviateurs, tout particulièrement Courtney joué par Richard Barthelmess et Scott jouée par Douglas Fairbanks Jr., et montre le côté sombre de la guerre. En effet, jour après jour, de jeunes pilotes non expérimentés sont envoyés vers leur mort. Howard Hawks avait lui-même été instructeur pendant la guerre et joue dans le film un pilote allemand (non crédité).

Shanghai Express, Josef von Sternberg (1932) – 5/5: mais pourquoi est-ce que j’ai attendu si longtemps pour voir ce film ? J’avais pourtant déjà lu un roman et un récit du scénariste, Harry Hervey et les ambiances « exotiques » ont tout pour me plaire. Mais en plus, la lumière et la photographie sont superbes et c’est un film très féministe: ce sont les deux femmes qui font avancer l’histoire dans le bon sens, alors que tout le monde les méprise à cause de leur statut de courtisane. Marlene Dietrich et Anna May Wong sont juste magnifiques.

Little Caesar, Mervyn LeRoy (1931) – 3/5: avec ce film, je passe à 1931 (Shanghai Express était un détour lié à une playlist pour le boulot). C’est un des premiers films de gangsters et il a contribué à la création des codes de ce genre (apparemment, j’aurais aussi dû regarder The Doorway to Hell d’Archie Mayo, datant de 1930, avec James Cagney). C’est donc un film très masculin, avec fusillades et poursuites en voiture. Mais il y a autre chose: Rico, joué par Edward G. Robinson (qui n’est pas le plus beau des acteurs et qui a une voix qui irrite un peu), est mené par l’amitié qu’il a pour son ancien acolyte, Joe (Douglas Fairbanks, Jr) qui a quitté le gang pour devenir danseur. Mick LaSalle (dans Dangerous men. Pre-Code Hollywood and the birth of the modern man) y voit une des premières relations homosexuelles montrées à l’écran. Si c’est le cas, c’est extrêmement subtil, mais sans doute que c’était nécessaire à l’époque.

The Public Enemy, William A. Wellman (1931) – 3/5: second film de gangsters de 1931, qui a été en compétition avec Little Caesar à l’époque pour attirer le public. Premier grand rôle de James Cagney, et très mauvais rôle de Jean Harlow. Le film est connu pour sa célèbre scène du pamplemousse (Cagney, excédé, écrase un demi-pamplemousse sur le visage de Mae Clarke au petit-déjeuner). J’ai aussi noté ce tailleur ouvertement homosexuel et un chat noir qui traverse la rue. Réalisation dynamique qui fait qu’on ne s’ennuie pas un moment.

(J’ai quelque part décidé que ces articles seraient composés de sept notices, on verra si je continue à ce rythme-là. Je me suis aussi demandée si je ne devrais pas plutôt mélanger les décennies, ce qui permettrait de publier certaines notices plus vite).

At the movies – III (2020s)

White Building (photo: Les Films du Losange)

White Building, Kavich Neang (Cambodge, 2021) – 3/5: ce film cambodgien, je voulais le voir depuis qu’il était en projet, quelque part au milieu des années 2010, et je n’étais pas présente lors de son passage dans un festival (en même temps je ne me serais pas déplacée à Namur). Finalement via une opportunité au boulot, j’ai pu le voir sur Sooner (où il n’est resté visible que quelques jours). L’histoire est en trois parties et se passe dans le White Building, un immeuble emblématique en style moderniste de Phnom Penh, aujourd’hui détruit. J’ai adoré la scène où les trois garçons juchés sur un scooter traversent la ville au crépuscule, avec les néons qui s’allument. Pour le reste, c’est un peu ennuyeux et pas très cohérent. Mais c’est une ode à un bâtiment important détruit en 2017.

The Protégé, Martin Campbell (2021) – 2/5: un film d’action, de tueurs à gages, mais un peu trop confus dans son histoire. Censé se passer en grande partie au Vietnam, il a été tourné en Roumanie par une équipe bulgare, et beaucoup de plans sont sur-corrigés et transformés (la formation karstique semble fausse au premier regard, la végétation est très européenne même si on a rajouté quelques palmiers). Et puis l’héroïne cuisine des cupcakes, accompagnée de son chat câlin. Enfin: une actrice de 42 ans dans la vraie vie (Maggie Q) et tous les autres acteurs (ou presque) qui ont 70 ans et plus (Michael Keaton, Samuel L. Jackson) – il y a encore du boulot à ce niveau !

The Power of the Dog, Jane Campion (NZ, 2021) – 5/5: quel superbe film, sous forme de western, abordant les thèmes de la masculinité toxique et de l’homophobie, avec de magnifiques Benedict Cumberbatch et Kodi Smit-McPhee. Et une très belle musique de Jonny Greenwood. A voir absolument !

House of Gucci, Ridley Scott (2021) – 3/5: une histoire de famille qui ressemble à un soap, avec des trahisons, de la fraude fiscale, de la jalousie et même un meurtre. Inspiré de la vraie histoire, que je ne connaissais pas avant de voir le film mais il est clair dès le début que le couple Maurizio-Patrizia va mal tourner. Avec toute une palette d’acteurs intéressants, de Lady Gaga à Adam Driver, en passant par un Jared Leto méconnaissable. Et une bande-son qui amène pas mal de nostalgie aux plus de 45 ans. Pas mal mais beaucoup trop long !

Spencer, Pablo Larraín (2021) – 4/5: une fable de Noël qui est en même temps une tragédie. Le film suit la princesse Diana lors de trois jours au château de Sandringham lors des fêtes de Noël en 1991. Elle est au bout de sa vie et ne demande qu’une chose: qu’on l’écoute, ce qui n’arrive jamais. Avec des éléments de fantastique et une très belle musique de Jonny Greenwood, à nouveau.

The Electrical Life of Louis Wain, Will Sharpe (2021) – 3/5: un film foisonnant, aux couleurs chatoyantes, racontant la vie du peintre anglais Louis Wain, qui est devenu populaire par ses représentations de chats. La première partie est émouvante à souhait et Claire Foy est magnifique comme épouse de Louis Wain, joué par Benedict Cumberbatch. La seconde partie se perd parfois un peu mais reste intéressante. Et puis, il y a ce caméo de Nick Cave en H.G. Wells !

The Last Duel, Ridley Scott (2021) – 4/5: l’autre film de Ridley Scott avec Adam Driver de cette fin d’année. Celui-ci m’a beaucoup plus plu: une histoire médiévale vue par trois protagonistes principaux, le mari, la femme et l’amant (ou le violeur – c’est toute la question). Certaines scènes se répètent mais il y a des nuances, et ça se termine avec ce « dernier duel ». C’est basé sur une histoire vraie (encore une, je les accumule), que je ne connaissais pas avant de voir le film, ce qui m’avait laissé espérer une autre fin.

(J’ai vu la plupart de ces films dans le cadre de mon travail, il y a donc des critiques plus longues et plus construites sur le site de celui-ci – et certaines sont encore à venir).

At the movies – II (1930s)

La suite de mes découvertes dans l’histoire du cinéma, avec essentiellement des films de 1930 (je peux être assez systématique quand je m’y mets). Je continue à prendre beaucoup de plaisir à regarder ces films, même si je ne fais que survoler certains quand je vois que je n’accroche pas au sujet ou au style.

White zombie, Victor Halperin (1932) – 4/5: un film de zombies à Haïti, avec une actrice un peu éthérée typique du début des années 1930, et Bela Lugosi dans le rôle du méchant. Disponible sur you tube, avec sous-titres plus ou moins performants. Le film qui m’a donné envie de me plonger dans le cinéma des années 1930.

42nd Street, Lloyd Bacon (1933) – 4/5, une histoire un peu convenue mais de très belles scènes de danse, notamment celle où la caméra passe sous les jambes des danseuses.

Anna Christie, Clarence Brown (1930) – 3/5: le premier rôle parlant de Greta Garbo. Les acteurs font des mimiques un peu exagérées, héritées du muet, et à part Garbo, ils ont des traits très marqués, très spécifiques, tendant vers le laid. Je me demande comment il est possible d’imaginer que Garbo ait un intérêt amoureux pour ce type d’homme (de 14 ans son aîné). Une scène est fantastique dans son féminisme: l’actrice clame qu’elle est la seule à faire des choix concernant sa propre vie et que personne ne l’influencera. C’était juste une scène (la fin est à vomir selon les critères féministes actuels). Il faut se farcir le début aussi, en fait même le premier du tiers du film, qui reste très statique dans un bar. Après le film devient un peu plus dynamique au point de vue des scènes et des décors.

Morocco, Josef von Sternberg (1930) – 5/5: un film rassemblant Marlene Dietrich et Gary Cooper, se situant au Maroc. Un triangle amoureux avec une dose d’exotisme, venant notamment des décors (même si le film a été tourné en Californie) et la musique (le compositeur Karl Hajos n’est pas crédité, et il y a des morceaux de piano oriental dans le style de Maurice El Médioni – celui-ci est né en 1928 en Algérie, ce n’est donc pas lui qui joue). Un des premiers baisers lesbiens dans le film a fait scandale à l’époque et de très beaux jeux d’ombre et lumière (très arabo-andalous), ainsi qu’une caméra qui bouge à la limite du possible de l’époque. Et puis parlons de cette fin poignante qui m’a laissée totalement abasourdie.

All quiet on the Western front, Lewis Milestone (1930): pas de cote pour ce film, parce que je ne l’ai pas regardé en entier (j’ai regardé les 15 premières minutes, puis en accéléré, puis en sautant des chapitres). Il est considéré comme un chef-d’oeuvre, un des 100 meilleurs films de l’histoire du cinéma, et je comprends tout à fait pourquoi, mais je n’avais envie de regarder une histoire de guerre (la Première Guerre mondiale) et d’hommes. Il existe une version restaurée d’excellente qualité mais du coup, on perd un peu le charme des tout vieux films.

The Divorcee, Robert Z. Leonard (1930) – 4/5: un premier film (pour moi) avec Norma Shearer, l’autre grande star des années 1930 aux côtés de Greta Garbo, aujourd’hui malheureusement oubliée, alors qu’elle était assez subversive dans les films pré-Code (le Code Hays qui a imposé des nombreuses règles très puritaines dans les films, et qui a pris cours en 1934). Ici, elle se marie puis divorce après que son mari l’a trompée (et qu’elle a fait de même), et – du jamais entendu – déclare « je suis contente d’avoir découvert qu’il y a plus qu’un homme dans le monde ». Elle affirme clairement son statut de femme libre, à une époque où ce sont d’ailleurs bien plus souvent les femmes qui sont les stars dans les films que les hommes. Ici, d’ailleurs les acteurs sont assez pâles en comparaison. Et donc cheveux courts, robes seyantes, appartements art déco et fêtes endiablées, quelques cocktails et une scène dans un train.

Hell’s Angels, Howard Hugues (1930) – 2/5: un film sur la Première Guerre mondiale, avec deux frères qui s’engagent dans l’aviation et qui sont amoureux de la même femme, Helen, jouée par Jean Harlow. Celle-ci porte des robes hyper-décolletées et on voit un début de courbe de seins, et quand elle se met à l’aise, on se rend bien compte qu’il n’y a rien en dessous de la robe de chambre. Les deux acteurs masculins sont bien pâles à côté d’elle mais leurs prouesses avec les avions de l’époque sont captivantes. Les pilotes étaient des cascadeurs mais aussi des vétérans de la guerre, ainsi que Howard Hugues lui-même qui a piloté un avion pour une scène a priori irréalisable (il s’est crashé et a eu une fracture du crâne). Certaines scènes sont colorées, et une est même entièrement tournée en couleurs. A part ça ces éléments visuels, le film n’est pas très passionnant.

Murder, Alfred Hitchcock (GB, 1930): je n’ai pas eu la patience de regarder le film en entier, j’ai toujours beaucoup de mal avec les pièces de théâtre adaptées au cinéma. C’est trop statique et trop bavard à mon goût. On verra dans le futur si j’accroche un peu mieux à ses films (je dois en avoir vu un ou deux en tout, et il y a longtemps – un vrai trou dans ma culture donc).

At the movies – I (1929)

Depuis un an environ, je me suis à nouveau tournée un peu plus vers le cinéma, délaissant les séries par la même occasion. C’est en partie lié au boulot mais c’est aussi par intérêt personnel. Jusqu’à présent, je n’ai pas parlé des films, qui sont juste cités dans mon bilan mensuel, et quelque part je trouve ça dommage. J’ai aussi entrepris la lecture d’un gros pavé sur l’histoire du cinéma, A history of narrative film de David A. Cook que j’avais acheté à l’époque pour mon cours à l’université. De fil en aiguille, j’ai constaté les nombreux trous dans ma culture cinématographique et j’ai eu envie de les combler. Evidemment, étant comme je suis, j’ai commencé à établir des listes chronologiques, à partir du livre mais aussi de best of du cinéma trouvé sur le net. Evidemment, j’ai très vite compris que ça mettrait des années pour voir tout ce qu’il y a sur ces listes; pour les années 1930, j’ai une moyenne de 20 films par année à regarder (je publierai mes articles à chaque fois que j’ai vu une petite dizaine de films). Je ne suis pas pressée. Par contre, j’ai envie de laisser une trace de ces listes ici sur le blog, mais sans que ça devienne une corvée, et donc avec des commentaires minimalistes.

Je commence en 1929. Pourquoi cette année-là ? C’est le moment où les films deviennent réellement et complètement sonores. J’aurais pu commencer en 1927 avec The Jazz Singer mais seules certaines scènes sont parlées. Il n’y a pas d’ordre précis, je les ai regardés en fonction de ce que je trouvais en premier et de mes envies.

source: wikipedia

Hallelujah !, King Vidor (1929) – 2/5: un des tout premiers films avec du son, rajouté en post-synchronisation. J’ai été surprise en voyant que ça racontait une histoire d’une communauté de Noirs (je n’avais pas lu le résumé). J’ai par contre très vite abandonné à cause du scénario peu prenant. Mais ça chante tout le temps, il y a de belles scènes de danse, et la course-poursuite dans les marais est intéressante au niveau sonore.

Coquette, Sam Taylor (1929): un essai peu concluant – il y a une version sur you tube mais sans sous-titres, et le son est tellement mauvais que je ne comprends rien – j’ai donc abandonné après 15 minutes. Intéressant parce que c’est le premier rôle parlant de Mary Pickford.

Blackmail, Alfred Hitchcock (1929) – 2/5: premier film parlant britannique, mais avec de nombreux passages muets. Vu en version dvd, et donc avec sous-titres bien nécessaires. Si c’est un film important pour l’histoire, je dois malgré tout dire que je l’ai trouvé bien statique et ennuyeux. Jolie scène avec des canaris.

The Broadway Melody, Harry Beaumont (1929) – 3/5: premier film entièrement sonore (mais avec toujours quelques intertitres pas vraiment nécessaires). L’histoire est simpliste – deux soeurs arrivent à Broadway pour faire carrière et ont des déboires amoureux – mais les scènes de spectacle, chantées et dansées, sont pas mal. Et puis, il y a les vêtements, les costumes, et l’art déco – reflétant l’époque. Ainsi que les mentions de deux plats que les protagonistes vont manger: du chop suey et du chili.

Alibi, Roland West (1929) – 2/5: trouvé sur youtube mais avec des sous-titres générés automatiquement qui sont souvent dans la panade (« dummy » pour « darling » par exemple). Le son est vraiment mauvais, on entend constamment le bruit de la caméra et parfois les acteurs sont hors de portée des micros. Film de gangster – il est protégé par son épouse qui lui fournit un alibi mais il est poursuivi par la police. Le tout est tourné en intérieur – une caractéristique de beaucoup de ces films de l’époque – et les scènes de dialogues sont entrecoupées de scènes dansées d’un spectacle. Et il y a de nouveau un canari qui chante.

The Virginian, Victor Fleming (1929) – 3/5: le premier western parlant, et avec beaucoup de scènes d’extérieur (ça fait du bien !). Une histoire d’amour complète celle de voleurs de bétail, et il y a une scène de duel, et des scènes de saloon. Par contre la conclusion est bien vite expédiée. Avec Gary Cooper à qui on a mis de l’eyeliner et une actrice aux yeux charbonneux typique des années 1920 (les westerns sont clairement marqués par la période où ils ont été tournés, tout comme les films qui se passent dans le passé d’ailleurs).

Applause, Rouben Mamoulian (1929) – 4/5: une histoire qui se passe dans le milieu des spectacles burlesque de l’époque: Kitty Darling donne naissance à une petite fille, April, sur scène; celle-ci grandira dans un couvent avant de rejoindre sa mère à l’âge de 17 ans (et c’est là qu’on se rend compte que les deux actrices n’ont que 9 ans de différence dans la vraie vie). Un bon film pour l’époque (toutes proportions gardées évidemment – l’histoire est quand même très marquée par l’époque: Tony, le marin: « Tu m’épouseras ! » – April: « Laisse-moi réfléchir » – « Si tu ne dis pas oui maintenant, je me me suicide en sautant du bâtiment » – « Ok, je t’épouse ! ») avec une grande variété de plans intérieurs et extérieurs (le pont de Brooklyn notamment), une caméra qui bouge et des jeux d’ombre et lumière. Quelques scènes de danse mais l’effeuillage est suggéré hors caméra. Les scènes de couvent sont bien kitsch par contre. Et à nouveau, les personnages parlent d’aller manger du chop suey.

The love parade, Ernst Lubitsch (1929) – 2/5: un coureur de jupons (Maurice Chevalier) tombe amoureux de la reine de Sylvanie et l’épouse mais perd du coup toute son autorité. L’histoire est minimaliste, et le film est entrecoupé de scènes chantées (et dansées) qui font plutôt du remplissage. Je me suis ennuyée pendant tout ce film de Lubitsch, le premier que je voyais de lui.

The Cocoanuts, Robert Florey & Joseph Santley (1929): j’ai abandonné ce film autour des Marx Brothers après une demi-heure; je n’accroche pas du tout au slapstick. Et pourtant, wikipedia me dit qu’il y avait certaines innovations au niveau de la cinématographie mais je n’arrivais pas à concilier la tentative d’histoire et les scènes musicales et dansées (qui ressemblent à du remplissage) avec les scènes assez kinétiques des frères Marx.

A year in culture – 2016

Mon année culturelle, ou le bilan des bilans mensuels, avec mes coups de cœur des 12 derniers mois.

J’ai lu 41 romans cette année, une nette amélioration par rapport à l’année passée (29) ainsi que 36 livres de non-fiction (15 l’année passée). Même si beaucoup parmi ces derniers étaient des livres de cocktail avec peu de texte, cela fait une belle pile. Mes romans préférés sont (avec un duo gagnant):

Quant à la non-fiction, je recommande en duo gagnant deux livres totalement différents, le second ayant eu beaucoup d’impact sur ma vie personnelle, le premier m’ayant fortement touchée:

J’ai vu 38 saisons de séries. Pour certaines, j’ai commencé à la saison 1 et rattrapé tout mon retard (The 100, The Americans, Black Sails…), pour d’autres, j’ai continué mon visionnage avec la nouvelle saison. Mon top 6, avec mes deux préférées:

  • Black Sails
  • The 100
  • This is England
  • Indian Summers
  • Halt and Catch Fire
  • Masters of Sex

J’ai eu l’occasion de voir 15 documentaires, la plupart musicaux mais j’inclus ici aussi Anthony Bourdain Parts Unknown dont j’ai enfin vu tous les épisodes.

  • Pulp: A film about life, death and supermarkets – Florian Habicht, 2014: Pulp à Sheffield
  • Salad days: A Decade of Punk in Washington, DC (1980-90) – Scott Crawford, 2014: un documentaire passionnant sur le monde du hardcore
  • Don’t think I’ve forgotten: Cambodia’s lost rock & roll – John Pirozzi, 2014: la pop cambodgienne d’avant les Khmers Rouges
  • Jakarta Jakarta ! – Vincent Moon, 2016: un voyage sonore à Jakarta
  • My Buddha is punk – Andreas Hartmann, 2015: la scène punk en Birmanie

Et enfin, j’ai vu 25 films, des westerns (aucun n’a rejoint cette liste) mais aussi quelques films contemporains, dont plusieurs asiatiques. Mes favoris:

  • The diary of a teenage girl – Marielle Heller
  • The Assassin – Hou Hsiao-Hsien
  • Notre petite soeur – Hirokazu Kore-eda
  • Carol – Todd Haynes
  • An – Les délices de Tokyo – Naomi Kawase

En musique, j’ai complètement décroché en cours d’année, notant de moins en moins souvent quels étaient mes disques favoris, arrêtant même complètement dès octobre. Je comptais sur 2016 pour écouter plus de musique mais cela ne m’a pas vraiment réussi. Peut-être que je dois arrêter de faire des efforts et juste apprécier les disques qui me passent par les mains. Voici cependant une petite sélection:

  • Daughter, Not to disappear: une fille qui chante sur un fond de guitares et qui fait penser à The XX
  • Hongthong Dao-Udon, Bump lam phloen, essential Hongthong Dao-Udon: morlam et lukthung des années 70 et 80 en Thaïlande
  • Indian talking machine: – ou l’Inde en 78 tours. Un livre magnifique, une musique d’un autre temps
  • Ryuichi Sakamoto & Alva Noto, The revenant: sombre et très prenant
  • Carter Burwell, Carol: un petit air de Downton Abbey mais en mieux
  • Soul sok sega. Séga sounds from Mauritius 1973-79: des disques oubliés aux rythmes très rock et funk
  • Marissa Nadler, Strangers
  • Bear McCreary, Black Sails
  • Jambinai, A Hermitage
  • Khwanta Fasawang, Lam phaen motorsai tham saeb – morlam thaï
  • Phairin Phonhibun, Lam klom thung: essential Phairin Phonphibun – morlam thaï
  • Space echo: the cosmic sound of Cabo Verde 1977-1985

Des restaurants et découvertes culinaires:

  • Seino (Ixelles): cuisine fusion très réussie aux accents franco-japonais
  • Maru (Ixelles), cuisine coréenne
  • des légumes, association entre plats et cocktails de Matthieu Chaumont et Nicolas Decloedt – un essai chez Hortense encore situé à l’époque au Sablon. L’expérience continue rue de Vergnies à Ixelles.
  • le menu gastronomique de Culinaria Autumn

Et pour le reste, j’ai cousu 15 vêtements (dont une série n’a pas encore été montrée ici) et j’installé un bassin et une petite cascade dans le jardin (je n’ai jamais écrit de billet sur le sujet mais bien posté quelques photos sur Instagram).

Bilan culturel – décembre 2016

Il me restait à publier le bilan culturel de décembre, avant de vous proposer demain celui de l’année, avec mon best of.

Romans:

  • Kim Thuy, Vi
  • Bill Clegg, Et toi, tu as eu une famille ?
  • Aki Shimazaki, Mitsuba
  • Aki Shimazaki, Zakuro
  • Aki Shimazaki, Tonbo
  • Aki Shimazaki, Tsukushi
  • Aki Shimazaki, Yamabuki
  • Matthias Debureaux, De l’art d’ennuyer en racontant ses voyages
  • Fabrice Colin, Jenny

Livres documentaires:

  • Michel Verlinden & Matthieu Chaumont, Spiritueux & apéritifs d’artisans en Belgique
  • Robert Simonson, A proper drink

Séries tv:

  • Class – saison 1 (abandonnée en cours de route) (4,5/10)
  • The Crown – saison 1 (7/10)

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown – saison 8

Films:

  • The Treasure of the Sierra Madre (John Huston, 1948)
  • Silver River (Raoul Walsh, 1948)

Restaurants et bars:

  • Hanoi Station (quartier Merode), de la street food vietnamienne savoureuse
  • La Pharmacie Anglaise, de délicieux cocktails dans un cadre historique
  • Horia Eatery (quartier Bourse), mezze et tagines nord-africains, une cuisine simple mais nourrissante

 

Bilan culturel – novembre 2016

Romans:

  • Rachel Kushner, Telex from Cuba
  • Emily St John Mandel, Station Eleven
  • Eric Faye, Eclipses japonaises

Séries tv:

  • Agent Carter – saison 1 (6/10)
  • Masters of Sex – saison 5 (7,5/10)

Films:

  • Duel in the sun – King Vidor, 1946
  • Mékong stories – Phan Dang Di, 2016
  • The legend of Tarzan – David Yates, 2016
  • The nice guys – Shane Black, 2016

Voyages:

  • Sri Lanka

Bilan culturel – octobre 2016

Romans:

  • Simon Liberati, California girls
  • Ogawa Ito, Le restaurant de l’amour retrouvé

Livres documentaires:

  • George Duby & Michelle Perrot, Histoire des femmes en Occident: I. L’Antiquité
  • Susan Cain, Quiet. The power of introverts in world that can’t stop talking

Séries tv:

  • The Americans – saisons 3 et 4 (7/10)
  • Halt and Catch Fire – saison 3 (8,5/10)

Films:

  • Canyon Passage – Jacques Tourneur, 1946
  • My darling Clementine – John Ford, 1946
  • Fury at Furnace Creek – H. Bruce Humberstone, 1948
  • Unconquered – Cecil B. DeMille, 1947

Films documentaires:

  • Don’t think I’ve forgotten: Cambodia’s lost rock & roll – John Pirozzi, 2014
  • Jakarta Jakarta ! – Vincent Moon, 2016
  • My Buddha is punk – Andreas Hartmann, 2015

Concerts (où je bats tous mes records à cause du Womex – World Music Expo – même si je n’ai pas vu tous les concerts en entier):

  • Tulegur (Chine): musique moderne nomade de Mongolie Intérieure. Percussions et guitares pour un répertoire entre traditions et rock mais qui pourrait être plus original.
  • Black String (Corée du Sud): groupe coréen combinant cithare geomungo, percussions, guitare électrique et flûte daegum dans un esprit très jazz ou rock progressif. J’ai horreur de la flûte traversière. Plutôt décevant.
  • Les Tireux d’Roches (Québec): traditions québécoises interprétées de manière très (trop ?) festive. Je vous ai déjà dit que j’ai horreur de la flûte traversière ? Et un pantalon de clown ne m’aidera pas.
  • New York Gypsy All Stars (Macédoine/Turquie/Grèce/USA): pas mal, surtout la clarinette mais rien de très original.
  • Faada Freddy (Sénégal/France): ce chanteur sénégalais a réuni autour de lui d’autres chanteurs pour un projet a cappella combinant voix, rap, hip hop, beatbox et percussions corporelles. Très décevant.
  • MHD (France): le phénomène du rap français. Mais qu’est-ce que ça fait au Womex ?
  • Nakany Kanté (Guinée/Espagne): l’afro pop dans toute sa splendeur et toute son énergie. Dansant à l’extrême.
  • Dudu Tassa & The Kuwaitis (Israel): originaire de Tel-Aviv, Dudu Tassa est une figure importante de la scène rock locale. Pour ce projet, il s’est penché sur ses origines juives irakiennes et la musique de son grand-père et grand-oncle connus sous le nom des Frères Al-Kuwaiti. Fusion de musique arabe avec du rock, très bien construite et combinant à merveille les instruments traditionnels (kanun, violon, violoncelle) aux guitares électriques. Une réussite.
  • Mehdi Nassouli (Maroc): inspiré par les musiques gnawa marocaines et les musiques du monde. Ne m’a laissé que peu de souvenirs.
  • Throes + The Shine (Angola/Portugal): de bons beats entre rock et kuduro angolais. A suivre.
  • Derek Gripper (Afrique du Sud): guitariste sud-africain qui appréhende la guitare comme une kora malienne. Très virtuose et une musique qui plaît. Je suis de mon côté moins emballée.
  • Vassvik (Norvège): un excellent chanteur sami/lapon, interprétant le joik, accompagné d’un violon et d’un violoncelle. Très beau et prenant, amenant la transe.
  • Gulzoda (Ouzbékistan): interprète ouzbèke chantant le répertoire classique du shashmaqam de manière traditionnelle. Une voix exceptionnelle qui porte.
  • Noura Mint Seymali (Mauritanie): de la chanson mauritanienne traditionnelle très bien interprétée, avec guitare, basse et batterie funky.
  • Radio Cos (Espagne): groupe galicien folk, avec percussions et accordéon, qui aurait été mieux à sa place sur une place de village.
  • Adnan Joubran (Palestine/France): juste vu la fin de ce concert mélangeant les sonorités de l’oud à celles du jazz (tablas, violoncelle, percussions, flûte).
  • United Vibrations (UK): le nom du groupe pouvait sous-entendre le pire mais c’est le mieux qui en est sorti. Spiritual jazz inspiré par Sun Ra et l’Afrique.
  • Kondi Band (Sierra Leone): rencontre entre le kondi, un piano à pouces du Sierra Leone et de l’électronique. Fort plaisant.
  • Bargou 08 (Tunisie/Belgique): projet belgo-tunisien mélangeant les traditions de la petite ville de Bargou située au nord de la Tunisie et de l’électronique. Musique assez répétitive mais prenante.
  • Calypso Rose (Trinidad): la reine du calypso de Trinidad est toujours bien active et militante à 77 ans. Showcase très dansant et énergique accompagné de musiciens du groupe Kobo Town. Excellent (malgré la chanson produite par Manu Chao).

Restaurants et bars:

  • le menu gastronomique de Culinaria Autumn
  • divers lieux à Saint-Jacques de Compostelle