A sentimental education

Joyce Carol Oates, A sentimental education: dans ce recueil de nouvelles publié en 1980, Joyce Carol Oates raconte six histoires d’amour, mais un amour souvent cruel, violent et destructeur. Elle met en scène des adultes un peu perdus, aux sentiments souvent extrêmes, mais elle raconte aussi, dans la novella qui donne le titre au recueil, l’histoire d’une attirance un peu malsaine d’un jeune homme de 18 ans envers une fille tout juste sortie de l’enfance. J’avoue que je me suis un peu ennuyée, trouvant peu de points d’accroche avec les histoires, mais l’écriture est toujours intéressante, quoique souvent complexe.

Short diary of the week (289)

Lundi: à vrai dire j’ai oublié d’écrire mon short diary au fur et à mesure, tentons donc de nous souvenir, rien de spécial en fait à part les trucs pénibles au boulot mais comme la direction est en vacances rien n’avance, des problèmes de métro, nourrir les chats de voisins, de la cuisine, The good fight, continuer à regarder Buffy

Mardi: une journée qui se passe, un nouveau rendez-vous pour ma cuisine – où on discute un certain temps de l’aménagement intérieur des tiroirs et armoires, aller nourrir les chats, ranger le bazar qui traîne dans la cuisine, le début de What we do in the shadows – une série comique sur des vampires, Derry Girls, Buffy

Mercredi: fatiguée ce matin après des mauvais rêves (liés au boulot), une décision facile, des disques bretons, de délicieux cocktails au Modern Alchemist, un excellent repas de tapas portugais Chez Luis, une conversation très animée et une très bonne soirée entre amis

Jeudi: une bonne nuit malgré la sortie d’hier, appeler l’architecte pour faire quelques changements au devis avant la version définitive de ce soir, poster un truc sur le site du boulot – ça prend toujours plus de temps que prévu !, un repas de midi enjoué et surtout très con par moments, un nouveau rendez-vous chez l’architecte: la cuisine est commandée !, des nems du surgélateur, Derry Girls, What we do in the shadows, Buffy

Vendredi: congé !, commencer à sortir des plantes, faire les courses pour le w-e, de la couture – il reste les boutonnières et les boutons, sortir le reste des plantes, me battre avec un petit bambou (c’est un truc à épisodes – ça résiste ces choses-là), rajouter de la terre aux tomates, m’installer au jardin avec un livre, des sushis maison, Buffy, Gardener’s World

Samedi: traverser le marché pour faire quelques courses: du fil à coudre et du fromage, aller chez mon papa, tondre la pelouse, semer fleurs et cucurbitacées, lire au jardin, le premier barbecue de l’année, profiter de la terrasse un long moment, Buffy

Dimanche: une mauvaise nuit, de nouvelles plantes chez Groendekor, un brunch de Pâques, une promenade dans les bois, une très agréable après-midi, rentrer et lire encore un moment au jardin, Buffy

Short diary of the week (288)

Lundi: une fatigue comme si je n’avais pas dormi alors que j’ai bien dormi, fâchée (je vais encore devoir attendre au moins 15 jours pour en savoir plus sur mon futur au boulot), enfin réussir à exprimer tout ça – ce qui aide un peu, et avec tout ça il faut continuer à travailler, une séance de yoga pour gérer la colère (mais c’était un peu trop lent pour moi – par contre elle doit être idéale quand on est au cœur d’une crise), cuisiner un gratin aux artichauts, les derniers épisodes de Crazy ex-girlfriend, triste que la série soit terminée

Mardi: réveillée fort tôt – avant le réveil, mouillée par la pluie, le boulot, des disques, d’autres disques, me pencher sur la Bretagne et ses différentes régions, mouillée par la pluie, ne pas savoir quoi cuisiner, trouver une idée sur Foodgawker, je commence à mieux maîtriser mon Panda rice cooker, The good Fight, Fleabag

Mercredi: de la correction, des projets pour le futur au boulot – ça fait du bien même si je ne sais pas si je pourrai les réaliser, des cocktails Chez ta Mère, un repas grec entre amies

Jeudi: une nuit un peu agitée, terminer la Pologne, une longue heure de table au resto avec un ami et ancien collègue, voilà le projet pour la cuisine !, déjà changer une série de choses, reprendre rendez-vous la semaine prochaine pour pouvoir y réfléchir à l’aise, Fleabag, de la lecture

Vendredi: dieu qu’il fait froid, une réunion impromptue sur le futur de mon boulot, discuter de ma cuisine avec des amis, Fleabag – les trois derniers épisodes de la première saison, Gardener’s World

Samedi: du rangement, dieu qu’il fait froid !, aller chez mon papa, les courses, une seconde virée de courses dans ce grand supermarché où je ne vais qu’une fois par an – le seul endroit où je peux trouver un escabeau en plastique ou un molleton pour planche à repasser, de la couture, de la lecture, The horse soldiers (John Ford, 1959), rentrer in extremis quelques plantes par crainte du gel

Dimanche: il fait tout gris et il n’a pas l’air d’avoir gelé très fort, dieu qu’il fait froid !, du yoga, de la couture, de la lecture, cuisiner un curry indien, un grand moment de nostalgie: revoir les deux premiers épisodes de Buffy (et avoir envie de continuer)

Paris to Calcutta: men and music on the desert road

Deben Bhattacharya, Paris to Calcutta: men and music on the desert road: à vrai dire, il s’agit ici d’un coffret de quatre disques édité par le label Sublime Frequencies, accompagné d’un livre contenant textes et photos de Deben Bhattacharya. Celui-ci a tout au long de sa vie enregistré des musiques traditionnelles en Europe et en Asie, et il raconte ici son voyage de 1954, partant d’Angleterre pour rejoindre son pays, l’Inde, par la route. Il parle de l’hospitalité des gens rencontrés dans les différentes régions traversées et de ses enregistrements de chansons et musiques auprès de différents peuples. Un document très intéressant pour qui s’intéresse aux voyages et à la musique.

Short diary of the week (287)

Lundi: le réveil est un peu difficile avec le changement d’heure, et puis c’est lundi, asphyxiée par des parfums capiteux dans un métro bondé, des corrections, du tri de disques, un rendez-vous à la banque, un visite chez Atelier Moondust, préparer une quiche pour les repas de midi de la semaine, The good fight, Crazy ex-girlfriend

Mardi: des rêves bizarres, un métro bondé une fois de plus, du tri de disques, être toute mouillée par la pluie, des bêtises à la tv

Mercredi: mais d’où vient ce mal de gorge, il empire à vitesse fulgurante, corriger des textes, des frissons, ça ne va plus du tout et je rentre à la maison pour dormir avec du Dafalgan, des nems surgelés et une salade, la finale de The great British sewing bee, une tisane au gingembre et au citron, terminer mon roman et hésiter à propos du choix du suivant

Jeudi: une nuit très agitée, ne pas aller travailler, prévenir mon chef et aller me recoucher, trier des photos, des semis, de la lecture, de la fatigue

Vendredi: manquer de faire une crise de claustrophobie dans le métro bondé – une fois de plus, ça va mieux mais ce n’est pas fini, mais être capable de fonctionner au travail, la fatigue est grande quand même, enfin à la maison, les premières asperges de la saison, commencer les deux séries conseillées par un ami: Derry Girls et Fleabag – avec une petite préférence pour la seconde, Gardener’s World et une envie de pivoines

Samedi: sans trop me dépêcher j’arrive à caser la visite chez mon papa et les courses le matin, ce qui me permet de jardiner une grande partie de l’après-midi: vider les pots de l’année passée et préparer les carrés pour le potager, de la lecture, un western plutôt ennuyeux: The wonderful country (Robert Parrish, 1959), lire encore quelques lignes de mon livre et me décider à l’abandonner

Dimanche: réveillée en sursaut par un cauchemar (lié au boulot – c’était vraiment angoissant, je finissais par tenter de tuer quelqu’un), ce rhume qui reste juste un peu présent, me traîner à la zumba (oui, c’était dur, comme si la fièvre était revenue), des travaux de jardin: planter les dahlias et les lys, semer des légumes de printemps, sortir le lit de jardin et m’y installer avec un bouquin, cinq minutes plus tard la pluie commence à tomber pour s’arrêter 10 minutes plus tard mais je n’ai plus eu le courage de ressortir, ou comment une recette de cocktail peut devenir intéressante avec le bon ingrédient, Cowboy (Delmer Daves, 1958) – un début un peu lent mais une histoire bien prenante au final

La route des Indes des années 60-70

La route des Indes des années 60-70: ce recueil collectif rassemble des témoignages de voyageurs partis vers les Indes dans les années 60 et 70, la hippie trail donc. Le sujet me passionne depuis longtemps et c’était intéressant de lire ces histoires de jeunes Français et Suisses, certaines écrites à l’époque, d’autres rédigées par après. Chaque personne a un ton différent, parfois très descriptif, parfois complètement sous influence de la drogue ou d’une spiritualité poussée à son extrême. Un livre qui donne une certaine image d’une époque.

Hiver à Sokcho

Elisa Shua Dusapin, Hiver à Sokcho: un jeune Français, dessinateur de BD, arrive au cœur de l’hiver à Sokcho, petite ville portuaire au nord de la Corée. L’histoire est racontée par une jeune femme qui travaille à la pension locale. Elle y prépare les repas et fait le ménage des chambres. Troublée par le jeune homme, elle l’observe, puis l’accompagne lors de diverses excursions. Le court roman décrit ce lien fragile qui se tisse entre l’homme et la femme. Les mots suggèrent au lieu de raconter, l’histoire est très ténue; il y a une certaine légèreté malgré le froid hivernal et la tristesse qui se dégage de la petite ville. J’ai beaucoup aimé.