Récit de voyage: le Rajasthan

Les années précédentes, j’ai toujours préféré publier mon récit de voyage au moment où j’avais écrit tous les billets. Cette année, j’ai décidé de les publier beaucoup plus vite, au fur et à mesure où je les rédige, ou presque. Il y a aura donc souvent quelques jours, voire une semaine, voire même plus, entre les différents articles mais vous de ne devrez pas attendre aussi longtemps pour avoir une idée de mon voyage.

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture !

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Short diary of the week (221)

Lundi: non ! pas le réveil, attaquer la longue de liste de petites choses à faire et me retrouver avec un projet qui prend bien plus de temps que prévu, oh un colis ! – un livre très bien emballé et expédié par la maison d’édition, partir plus tôt en ayant barré un peu plus de la moitié des choses à faire, découvrir plein de nouveaux magasins rue Neuve, acheter des pulls chauds chez Uniqlo et Benetton, laisser l’adorable grande peluche Snoopy chez Uniqlo (si quelqu’un a l’idée de m’offrir un cadeau de Noël…), une paire de bottes pour la neige (avec fourrure) et des chaussures plates pour remplacer celles qui sont presque usées, rentrer avec tous mes paquets et avec un peu moins d’argent sur mon compte en banque, The Last Post, Longmire

Mardi: ces métros en retard et bondés même au terminus…, le retour du Pakistan, reprendre la liste des petites choses à faire, un plat improvisé, oh ! cette robe ! elle me donne envie d’acheter une seconde tout de suite, The last post – fin de la première saison – une série plaisante qui m’aura surtout marquée par son étalonnage rouge/turquoise, Masterchef the Professionnals, lutter pour ne pas m’endormir

Mercredi: Saint-Nicolas est passé au bureau, la nouvelle du jour anime les esprits (Johnny…), les deux lignes prévues en deviennent finalement une vingtaine, un moment de grande solitude (au sens propre) sauf que je ne veux pas déranger mes collègues, finalement ça passe et il est temps de rentrer, des boulettes sauce tomate, des bêtises à la tv avant de regarder Masterchef The Professionnals

Jeudi: le gilet n’est pas super adapté à la robe mais j’aurai chaud, parce que ça caille dehors avec ce vent !, trier les disques de Nusrat Fateh Ali Khan, manger du chocolat (en fait ça concerne tous les après-midis de la semaine mais ce serait trop répétitif de l’écrire à chaque fois), le challenge vidage sur surgélateur a commencé – enfin disons qu’il y a une petite boîte en moins – ça prendra du temps à ce rythme-là, un appel qui m’inquiète encore plus, regarder le début de Mr. Robot – troisième saison – et me rendre compte que je n’ai plus envie de voir la suite, regarder à nouveau des bêtises à la tv avant Masterchef The Professionals

Vendredi: je suis toujours inquiète et j’aimerais en parler à quelqu’un mais ça n’a pas l’air gagné pour le moment, non ce n’est pas mon maquillage qui a coulé – je suppose que je me suis cognée à l’œil cette nuit, finalement l’après-midi aura été assez mouvementée, j’ai trouvé une oreille attentive qui vivra en live les rebondissements, mes inquiétudes sont calmées même s’il faudra attendre samedi soir pour le dénouement, un mail avec une réponse immédiate – trop rapide même (à propos d’une maison de repos), soulagée mais fatiguée je rentre à la maison dans le froid, du saumon à l’aneth, la fin de Longmire – une série que j’ai beaucoup aimé – à tel point que j’ai commencé les livres

Samedi: on dirait que j’avais besoin de sommeil, du rangement, une lessive, des courses, de la couture (mais je n’ai pas trop la patience), de la lecture, de la cuisine – une nouvelle recette, Le syndicat du crime 2 (John Woo, 1987) interrompu par un coup de fil de ma tante en manque d’informations que je n’ai pas (j’avoue que cela m’a vraiment énervée – surtout à cause du long monologue habituel de sa part), terminer mon livre et choisir le suivant

Dimanche: il neige, il fait froid, je me réfugie sous une couverture, le cours de zumba est annulé, un peu de couture mais pas envie de terminer la jupe en cours, terminer un livre sur le rhum commencé… en juin, des nouvelles de mon papa: le sujet de conversation est ma tante qui ne se rend pas compte combien elle est curieuse et combien elle dérange du coup avec son bavardage incessant, préparer à manger, Vikings, The Crown – début de la saison 2, commencer un nouveau roman mais m’endormir très vite

Laurel Canyon

51xhpa2bazpl-_sx341_bo1204203200_Arnaud Devillard, Laurel Canyon ou comment se perdre en musique dans les collines d’Hollywood: en achetant ce livre, je pensais qu’Arnaud Devillard avait écrit un récit suivi comme dans Journal des canyons. Ce n’est donc pas le cas, et cela ne m’a pas dérangée. L’auteur part ici de Laurel Canyon Boulevard, cette avenue qui serpente dans les collines d’Hollywood, cette avenue qui a hébergé de nombreuses rock stars, surtout dans les années 60-70. Il raconte l’histoire de la musique en partant des maisons où ont habité Crosby, Stills & Nash, Jim Morrison, Joni Mitchell et bien d’autres. Parfois il fait des incursions dans un passé plus ancien, parfois il parle de stars actuelles. De cette manière, il offre un panorama de tout un quartier et explique l’importance de celui-ci dans la création d’une scène musicale, égrenant les anecdotes mais aussi les moments forts de l’histoire du rock californien. J’ai beaucoup apprécié ma lecture même si j’ai regretté de connaître si peu de cette musique – j’aurais dû prendre plus temps à écouter les clips en même temps que ma lecture. En tous cas, cette approche rue par rue, maison par maison est une manière différente et insolite d’aborder l’histoire.

Tous les vivants

phillipsJayne Anne Phillips, Tous les vivants. Le crime de Quiet Dell: de cet auteur, j’avais beaucoup aimé Lark et Termite et la description des ambiances et sensations. Tous les vivants est fort différent. Ce roman raconte en effet une histoire vraie, le meurtre d’Asta Eicher et des ses trois enfants par Harry Powers à Quiet Dell en 1931. Les premiers chapitres parlent d’Asta, cette veuve à bout de souffle et bientôt à court d’argent. Elle a entamé en secret une relation épistolaire avec Harry Powers qui lui promet mariage et amour. Mais le sinistre personnage avait une autre idée en tête. Ensuite, le récit change de ton et met en scène la jeune journaliste Emily Thornhill – un personnage fictif – qui mène l’enquête pour son quotidien. Basé sur les coupures de presse et les documents de l’époque, le livre est une longue enquête agrémentée de quelques éléments romantiques mais tout cela est fort long et peu intéressant. L’auteur s’en tient aux faits et ne prend pas la liberté d’entrer dans l’esprit du meurtrier pour décrire ses motivations possibles. Je me suis plutôt ennuyée – je n’ai jamais aimé les descriptions de procès (le dernier tiers du livre) – mais j’ai quand même apprécié la description de l’époque.

“Parlons d’autre chose”

Un extrait de conversation avec mon papa samedi dernier:

Moi: “Comment va ta compagne ?” (elle est en dépression depuis plusieurs mois)

Lui: “Pas bien. Je n’ai vraiment pas de chance avec les femmes. Mais n’en parlons plus.”

Moi: “Moi non plus je n’ai pas de chance avec les hommes.”

A ce moment, j’avais envie d’embrayer sur la difficulté de trouver un amoureux mais il me coupe la parole: “Parlons d’autre chose.”

Ou la difficulté de parler de sujets intimes avec mon père. Depuis toujours. Je n’arrive que très peu à parler de sujets qui me tiennent à cœur parce qu’il n’a pas envie d’écouter, que ce soit heureux ou triste. Et lui n’arrive pas à s’exprimer alors que je me dis que ça lui ferait probablement du bien. Il a sans doute construit cette carapace pour se protéger, mais il fait partie d’une génération où on ne parlait pas de problèmes personnels.

Je pense que je dois me résoudre à ces silences après toutes ces années mais cela m’attriste, pour lui et pour moi.

Let’s cook our books #28: Alfonso mango and curried chickpeas salad

Alfonso mango and curried chickpeas salad

J’ai recommencé le #cuisinonsnoslivres en force, avec immédiatement une seconde recette. J’ai sélectionné “Alfonso mango and curried chickpeas salad” dans Plenty more de Yotam Ottolenghi parce que j’avais acheté deux mangues pour le prix d’une (des mangues normales, ce n’est pas la saison des Alfonso). Cela a été l’occasion d’utiliser des pois chiches secs: j’en ai cuit une grande quantité à l’avance pendant le weekend puis congelés pour en avoir en stock par la suite, le tout en suivant les conseils de Funambuline.

La préparation n’a pas été super rapide mais j’ai consulté la recette à chaque étape, en voulant bien préparer tous mes ingrédients à l’avance. Je l’ai mangée tiède le soir et froide le lendemain. C’était meilleur le second jour, les épices ayant eu le temps de mieux imprégner les ingrédients. Est-ce que je referai cette recette ? Possible, mais quand il fait moins froid dehors. Et je suis un peu ennuyée par les quantités qu’il faut acheter: que vais-je faire du reste du chou-fleur et du reste des épinards ? (si vous avez des idées…)

C’est ma première recette de ce livre, bien d’autres m’attendent !

Short diary of the week (220)

Lundi: cette météo horrible demande la sortie de l’horrible doudoune qui me transforme en bonhomme michelin, oublier que ces chaussures sont usées et percent et donc me retrouver les pieds mouillés et congelés, une journée de travail comme les autres, le slalom entre les pierres descellées n’a pas réussi: mon pied est à nouveau trempé, enfin au chaud, Longmire, Anthony Bourdain Parts Unknown à Seattle (avec entre autres Mark Lanegan)

Mardi: un ciel sans nuages fait toute la différence, une réunion petit-déjeuner, les choses habituelles, un gros sentiment d’asociabilité, un vendeur très agréable pour l’achat d’une nouvelle machine à laver, arriver trop tôt au rendez-vous mais je ne suis pas la seule, le vernissage pour la réouverture de la salle-magasin Wolfers, de très bons snacks à l’Hanoi Station et un bon moment qui me met de bonne humeur, un peu de lecture

Mercredi: avoir du mal à m’endormir, me réveiller en sursaut en criant: dans mon rêve un homme m’avait agrippée par surprise dans le noir, un réveil difficile, et c’est bien parti pour un nouveau tri de disques, un sandwiche industriel du Delhaize, heureusement j’ai du chocolat pour faire passer le goût, envie de donner des conseils ou des pistes mais avoir l’impression qu’ils ne seront pas écoutés, tenter une nouvelle recette mais le résultat ne me convainc que moyennement – au moins j’ai de quoi manger demain midi, Masterchef The Professionals – l’épisode d’hier et celui d’aujourd’hui

Jeudi: la première nuit de la semaine avec un sommeil profond et pas de rêves bizarres, ma garde-robe ne possède plus aucun vêtement chaud que j’ai envie de mettre, une réunion qui permet de faire avancer un projet, m’obstiner à vouloir terminer quelque chose et ne pas remarquer qu’il fait tout blanc dehors et que le retour sera pénible, The Last Post, Masterchef the Professionals, terminer mon roman malgré l’heure tardive

Vendredi: pas beaucoup de collègues présents aujourd’hui mais avoir quand même une agréable conversation, il fait gris et froid mais au moins il ne pleut pas, trop de choses accumulées à terminer – ce ne sera pas possible, commander un livre et puis continuer le shopping en ligne: une robe et un gilet, me battre avec le site de King Louie qui est divisé en deux sites: Europe et Pays-Bas – les Belges doivent donc commander aux Pays-Bas (mais c’est un peu moins cher), une première commande chez Vivian of Holloway, un repas comme ma maman les préparait: sole épinards purée, Anthony Bourdain Parts Unknown dans les Pouilles – le dernier épisode de la saison 10, Longmire

Samedi: me lever avant 8h pour être prête pour la livraison de la machine à laver entre 8 et 10h, frissonner dans le canapé malgré une couverture, frissonner dehors pendant que le livreur installe la machine, hiii elle fait des bips !, et elle pèse la quantité de linge pour déterminer le temps de lavage, c’est pas tout ça c’est l’heure de la visite du samedi, changer mes projets de couture et donc aller chercher le fil correspondant, un peu inquiète suite à une décision de mon papa, des brochettes d’agneau grillées, River of no return (Otto Preminger, 1954), de la lecture

Dimanche: ça fait un bien fou de se réveiller naturellement sans un réveil qui sonne, canapé couverture, rassembler l’énergie pour sortir de la maison et aller à la zumba – ce n’était pas gagné vu le froid humide, commencer à coudre une jupe, le radiateur est enfin réparé et il fait bien meilleur dans la pièce couture, terminer un livre en sautant quelques paragraphes, Vikings – un double épisode de la cinquième saison – un certain ennui, commencer un nouveau roman

Little Bird

couv rivièreCraig Johnson, Little Bird: comme je suis passionnée par les aventures du shérif Longmire en version série tv, et que celle-ci touche bientôt à sa fin, il était évident pour moi de prolonger le plaisir en entamant la lecture des romans. Il y a pas mal de différences mais l’esprit reste le même. Walt Longmire est le shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming. En fin de carrière, il est assez désabusé et légèrement alcoolique. Il ne prend plus vraiment soin de lui jusqu’à ce que son meilleur ami, Henry Standing Bear, décide de prendre les choses en main. En même temps, le calme du comté est brisé le jour où des chasseurs découvrent le corps sans vie de Cody Pritchard. Ce jeune homme, ainsi que trois de ses amis, avait été condamné avec sursis deux ans auparavant pour le viol de Little Bird, une jeune fille indienne aux capacités limitées. Longmire, marqué par ce procès, est obligé de sortir de sa léthargie pour enquêter. Plus encore que dans la série, les paysages sauvages du Wyoming tiennent une place importante, et sous la plume de Craig Johnson, ils prennent vie. L’auteur décrit également avec finesse les relations entre les Blancs et la communauté cheyenne. Il y a certes certaines longueurs – l’enquête n’avance pas très vite – mais elles ne m’ont pas parues pesantes. Je retrouverai donc avec plaisir le shérif dans les prochains volumes (il faut toujours suivre une série de détectives et j’avoue avoir été un peu lassée par Dave Robicheaux et la Louisiane décrite par James Lee Burke).