The Bambi in the forest blouse

J’ai cousu une nouvelle version de la blouse de Gertie pour Butterick B6217. Je n’ai rien changé à la version précédente, à part omettre le lien à nouer, et j’ai utilisé le tissu Woodland Spring de Riley Blake acheté il y a déjà quelques temps. Le patron pose quelques problèmes que j’explique ici. Depuis, je sais qu’il faut une aiguille neuve (ou quasi) pour coudre les boutonnières et j’ai un pied pour coudre les boutons, ce qui accélère très fort les finitions. Pour le bas, je porte une nouvelle Pencil Skirt du premier livre de Gertie, aussi déjà cousue plusieurs fois (en 2013, à mes débuts), mais j’ai dû agrandir la taille – et au final elle est même un peu trop grande. Le tissu est un jeans légèrement extensible venant des Tissus du Chien Vert.

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Short diary of the week (265)

Lundi: des rêves bizarres qui tentent d’assimiler les derniers 10 mois, des problèmes de métro, un léger mal de tête qui se profile, avancer à mon aise dans un nouveau pays – le Bénin, j’ai cette chance de pouvoir voyager tous les jours dans mon travail, une réunion où je lance une idée qui plaît – ça fait plaisir, partir plus tôt pour acheter un nouvel iPad, passer ensuite au Shopping de Woluwe pour chercher ma commande de sirop d’orgeat et trouver une jupe et une robe fort différente de mon style habituel, réchauffer les restes, la nouvelle saison de Doctor Who – avec un “coming soon” à la fin qui me fait penser que la série va prendre la voie de Bollywood (pardon), Anthony Bourdain Parts Unknown en Indonésie – un épisode émouvant où il parle de la mort

Mardi: la suite du Bénin, une journée qui se passe, commencer à configurer l’iPad qui se met à “parler” de suite avec l’iPhone – et donc je dois juste confirmer certaines choses, steak frites, Better Call Saul – fin de la quatrième saison

Mercredi: à l’avance pour mon rendez-vous mais il fait assez beau pour lire dehors, une longue discussion avec banquier n°1, me remettre au boulot, mes envies de visites au Japon excèdent évidemment le nombre de jours prévus, préparer à manger, I’m dying up here

Jeudi: rendez-vous avec banquier n°2 – on approche de la concrétisation mais ce n’est pas encore pour aujourd’hui, quand j’arrive au boulot l’eau est coupée – pas de thé donc, tenter d’avancer malgré mes envies de sieste, rendez-vous avec banquière n°3 qui me donne l’impression de perdre mon temps – je crois que je vais changer mes plans, mais où dois-je acheter des vêtements pour mon papa ?, I’m dying up here

Vendredi: mon sommeil ne devait vraiment pas être de bonne qualité cette nuit (et pourtant j’ai dormi sans me réveiller) parce que je me sens crevée, les trucs du vendredi, et puis d’autres trucs, la fin de la seconde (et malheureusement dernière) saison de I’m dying up here

Samedi: du rangement (il était temps !), aller chez mon papa qui – comme je le pensais – n’a pas besoin de nouveaux vêtements, les courses, tondre la pelouse, planter quelques bulbes de printemps puis m’installer au jardin avec un livre, hésiter jusqu’au dernier moment quant au plat que je vais préparer, un film – sauf que je m’endors misérablement

Dimanche: retrouver mes voisins pour aller voter en même temps, voir par hasard mon oncle accompagné de sa fille et de son compagnon, planter tous les bulbes et défricher un peu la haie de lierre, m’installer au jardin avec un livre et profiter de cette belle journée, cuisiner, regarder la fin du film – Gunfight at the O.K. Corral (John Sturges, 1957) – même s’il est considéré comme un chef-d’oeuvre je me suis pas mal ennuyée sauf pendant la fusillade finale, Crazy Ex-Girlfriend

Le chant de la Tamassee

41i-r8zy2el-_sx210_Ron Rash, Le chant de la Tamassee: Ruth Kowalsky, 12 ans, se noie dans la rivière Tamassee. Son corps est emporté par le courant et se niche dans une cavité inaccessible sous l’eau. Ses parents veulent récupérer la dépouille mais cela impliquerait de dévier le cours de la rivière. Or celle-ci est protégée et les environnementalistes la défendent avec ardeur. La jeune journaliste Maggie, originaire de la région, est envoyée sur place par sa rédaction pour prendre des photos. Elle y retrouve des amis, un ancien amoureux qui est dans le camp des écologistes et son père, qu’elle évite à tout prix. Son séjour lui permet de renouer avec son passé, libérant des sentiments longuement enfouis. Ron Rash prend en fait le prétexte de la mort de l’enfant pour raconter une autre histoire, celle de Maggie. Et il en profite pour décrire une petite communauté nichée dans une nature sauvage, avec une rivière indomptable, parsemée de chutes et de courants traîtres. Un très beau récit relativement court et facile à lire.

Un livre lu dans le cadre de “Suivez le thème”, “liquide” dans ce cas.

Short diary of the week (264)

Lundi: une très mauvaise nuit – mes intestins ne coopèrent vraiment pas, rester au lit pour me remettre, ah zut c’est le jour des travaux annoncés sur l’internet, mais là heureusement ça fonctionne, annuler le rendez-vous à la banque, ah en fait les travaux sont reportés à demain, traîner beaucoup, coudre un peu, aucune concentration pour de la lecture, préparer du riz, Anthony Bourdain Parts Unknown en Asturies

Mardi: bien dormi mais pas assez – juste crevée en fait, de la chance avec les transports malgré la grève partielle, tenter de rattraper le boulot, un appel en absence de l’agent immobilier, et voilà que je me mets à paniquer, et donc il y a une panne sur le site pour lequel je travaille et on ne me dit rien, joindre l’agent immobilier qui voulait juste me donner une bonne nouvelle, la pression redescend un peu, du copier-coller tout l’après-midi en m’octroyant de courtes pauses parce que c’est particulièrement répétitif et lassant, le retour est laborieux et long dans des véhicules bondés, Better Call Saul

Mercredi: je dormais profondément quand le réveil a sonné, la course contre la montre commence, le pire c’est que c’est moi qui me l’impose mais je veux à tout prix terminer ce projet pour demain, ce manque d’honnêteté qui me fait bouillir, du copier-coller qui n’avance pas et qui me rend encore plus nerveuse, un fou rire: non le mail du directeur n’est pas un spam (il en avait tout l’air), j’ai fini l’encodage !, de la cuisine basique mais efficace, une discussion messenger qui se prolonge et puis de la lecture

Jeudi: le mail professionnel est interrompu, la fin de projet en cours, enfin des journées un peu moins stressantes, mettre à jour ma liseuse et y ajouter de nouveaux livres, un peu vexée par une réponse un peu trop directe, I’m dying up here, terminer mon roman

Vendredi: certains matins le choix des vêtements est compliqué, les trucs du vendredi – plein de trucs en retard en fait, réussir à tout terminer, rentrer chez moi en attendant de partir, et puis changer les plans et voir Sylvain plus tôt que prévu pour faire des courses indiennes, un verre au Chazal puis un repas belge au ‘t Potverdommeke en bonne compagnie

Samedi: une mauvaise nuit, traîner au lit encore un moment, je regrette déjà de ne pas pouvoir profiter du beau temps toute la journée, aller chez mon papa mais ne pas rester longtemps – après qu’il ait dit trois fois que je pouvais y aller, des courses en vitesse où j’oublie plein de choses, un mal de tête qui monte, me mettre au lit, déjà devoir partir, tout ce monde !, passer la soirée avec ma cousine et ses amis

Dimanche: une très mauvaise nuit (bis), j’en ai marre de ne pas réussir à récupérer les weekend, et ça joue sur mon humeur évidemment, le ciel tout gris aussi d’ailleurs, et puis le soleil revient et j’en profite pour aller au jardin pour planter quelques bulbes et enlever une plante qui prolifère et que je n’aime pas trop, et ça me fait du bien et je me sens de bien meilleure humeur, de la cuisine indienne: pas mal mais quelque chose a sans doute trop cuit – ce qui donne un peu d’amertume, No Reservations à Porto Rico, me mettre au lit fort tôt

Eden Springs

41s2bglmjzml-_sx195_Laura Kasischke, Eden Springs: comme à chaque nouveau roman de Laura Kasischke, je me suis évidemment jetée dessus. Eden Springs est très court – c’est une “novella” – et avait été publié à l’origine en  2010 mais il a fallu attendre aujourd’hui pour qu’il soit traduit. L’auteur raconte à sa manière une histoire vraie, celle de la communauté d’Eden Springs qui a vu le jour au début du 20e siècle, rassemblant les adeptes d’un “illuminé”, Benjamin Purnell. Celui-ci prétendait que si on suivait ses préceptes, on vivrait éternellement… mais il en profitait pour s’entourer de beaucoup de jolies jeunes filles. Kasischke commence ses courts chapitres par des documents de l’époque et puis invente une vie aux personnages, les décrivant à sa manière, leur donnant corps. Et pour une fois, j’ai été déçue, je n’ai jamais réussi à accrocher au roman; je m’attendais à quelque chose de plus long, de plus travaillé. L’histoire est fort décousue, plutôt construite sous forme de quelques tableaux impressionnistes même si l’écriture reste belle et poétique.

Book_RATING-30

Un livre lu dans le cadre de “Suivez le thème”, “liquide” dans ce cas.

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Cuba and its music

51iol6itl3l-_sx331_bo1204203200_Ned Sublette, Cuba and its music: from the first drums to the mambo: dès l’introduction, Ned Sublette annonce qu’il a été tellement passionné par l’histoire de Cuba et de ses musiques qu’il doit scinder son livre en deux tomes. Il a écrit le premier en 2007 et promet une seconde partie qui en 2018 n’a toujours pas vu le jour. Dans ce volume, il s’arrête donc aux années 50 et à la mode du mambo. Mais il commence son histoire en Europe, parlant de l’esclavage et de la “découverte” des Amériques, décrivant les premiers liens entre le vieux continent et le nouveau, revenant en arrière sur l’Espagne musulmane et la reconquista. Et c’est important pour déterminer les origines des musiques cubaines, entre celles d’origine européennes qui ne connaissent pas les percussions et celles d’origine africaines marquées par la polyrythmie. Le livre est une plongée dans l’histoire en général avant de parler plus précisément des musiques. Et même lorsque l’état cubain est devenu indépendant, Ned Sublette accorde encore une grande part à l’histoire du pays. C’est évidemment très dense et très complet, parfois pas tout à fait clair dans le sens où les chapitres chronologiques décrivent souvent plusieurs musiques à la fois mais en même temps, cela reste passionnant du début jusqu’à la fin et en tournant la dernière page, le lecteur espère vraiment que le second tome sera publié un jour.

Bilan culturel – septembre 2018

Romans, récits de voyage:

  • Tan Twan Eng, The garden of evening mists – 4/5
  • Laura Kasischke, Eden Springs – 3/5
  • Ron Rash, Le chant de la Tamassee – 4/5
  • Masahiko Shimada, Fille du chaos – abandonné
  • Michael Imperioli, Wild side

Cocktail, histoire, art…:

  • Ned Sublette, Cuba and its music – 5/5
  • Pierre Mustière & Yoko Kera, Tokyo insolite et secrète – 4/5

Séries tv:

  • I’m dying up here – saison 1 – 6/10
  • Legion – saison 1 – 6/10

Films:

  • I, Tonya – Craig Gillespie (2017) – 6/10
  • Forty Guns – Samuel Fuller (1957) – 7/10
  • 3:10 to Yuma – Delmer Daves (1957) – 6/10

Restos, bars:

  • LIB, Menma, Yi Chan – bref des classiques
  • mais aussi Chez Bichon, un resto de quartier avec tapas et burgers
  • et enfin une soirée de la Brussels Cocktail Week chez Copain avec les cocktails tiki de Guillaume Leblanc (Dirty Dick)

Couture:

  • The thousand cranes dress, une robe Simplicity 8051
  • Bambi in the forest, une blouse Gertie pour Butterick B6217