Short diary of the week (297)

Lundi: férié !, une météo hyper changeante qui ne permet pas vraiment de planifier sa journée: il fait grand soleil ce matin mais de la pluie est prévue, du rangement: faire de la place dans une pièce pour accueillir tous les livres de la bibliothèque pendant les travaux, de la couture, changement de plans: du jardinage, de la lecture, changement de plans: de la couture pendant la pluie, de la lecture au jardin mais il fait trop frais, changement de plans: il fait à nouveau agréable dehors pour lire, ma voisine m’offre des plants de piments d’Espelette qu’il faut planter de suite (onze pots quand même !), commencer par préparer un cocktail pour pouvoir faire des photos avant la pluie (10 minutes après la photo, il pleuvait), de la cuisine, Big Little Lies – un premier épisode (de la seconde saison) très prometteur, Buffy

Mardi: ce sentiment d’étouffement dans le métro, encore quelques disques à encoder (est-ce que ce sont vraiment les derniers ?), et puis trier les disques d’un artiste bien trop new age, à part ça c’était une journée sans vagues, deux épisodes de Buffy – la fin de la deuxième saison

Mercredi: en voiture sous la pluie vers le boulot, un colis avec plusieurs livres – de quoi préparer un futur voyage – notamment, en voiture sous la pluie à travers tout Bruxelles, me faire klaxonner – évidemment, des affaires de famille, revoir mes tantes et mon oncle dans leur maison de repos, en voiture sous la pluie à travers la forêt de Soignes, le déluge s’arrête au moment où je me gare devant chez moi, mon papa me parle de future faillite de sa maison de repos et d’un déménagement possible à Overijse mais ne se sent absolument pas concerné, Gentleman Jack – fin de la première saison – ce qui provoque une grosse crise de larmes, de grosses angoisses qui ne passent pas en faisant du yoga

Jeudi: lire au milieu de la nuit à cause de mes angoisses qui m’empêchent de dormir, bien fatiguée au matin, enfin pouvoir appeler la maison de repos pour des éclaircissements: il n’y a pas de faillite – mon père peut donc a priori rester sans crainte – par contre par manque de personnel la capacité sera réduite un moment (j’ai insisté pour que mon père ne doive pas déménager), un grand soulagement donc, régler de petites choses, une réunion, un repas minimaliste, commencer Good Omens et comme je le soupçonnais ne pas accrocher du tout, deux épisodes de Buffy, l’orage

Vendredi: une nuit encore un peu agitée quand même, reporter certaines choses, continuer d’autres, ce moment où la décision est prise pour le prochain voyage, retrouver Armalite au LIB pour des cocktails fêtant les trois ans du bar, un délicieux punch 124 (?), un pho au Yi Chan, rentrer alors qu’il fait encore jour

Samedi: cette pluie qui m’a éveillée cette nuit, aller chez mon papa qui va bien mieux qu’il y a quelques semaines, les courses, un peu de couture en attendant que le soleil se montre, tailler la haie encore bien mouillée – j’ai pris une douche en même temps !, de la lecture, deux épisodes de Buffy, ne pas réussir à terminer mon roman parce que je m’endors

Dimanche: la motivation pour aller au dernier cours de zumba de la saison était partie très loin mais je l’ai rattrapée avant qu’elle ne s’enfuie complètement, de la couture mais impossible de terminer mon en-cours: je n’ai plus assez d’élastique, m’installer au jardin avec des livres et en terminer deux (ce qui diminue mon retard sur goodreads), un plat birman simple à cuisiner, tenter à nouveau Deadwood (et faillir m’endormir au premier épisode), Buffy, commencer un livre, l’arrêter après 25 pages, commencer un autre

Northland

Porter Fox, Northland: A 4,000-mile journey along America’s forgotten border: le titre dit tout ! Porter Fox est parti à la découverte de la région qui forme la frontière entre les Etats-Unis et le Canada et en profite pour raconter l’histoire de ces territoires et de leur exploration. Il marche, il prend des bateaux – du canoë au navire de fret, il emprunte le train et la voiture. Il s’intéresse aux populations natives qui ont résisté contre l’envahisseur étranger et aux Indiens d’aujourd’hui qui se battent contre l’installation de pipelines dangereuses pour l’environnement. Il aborde également le problème de frontière comme lieu de passage et surtout de contrôle de plus en plus strict. Un récit de voyage passionnant et instructif.

Histoires de sommeil – dix mois plus tard

L’été passé, j’ai consulté un spécialiste du sommeil et réalisé un examen d’analyse. Depuis, dix mois ont passé. J’ai compris quasi immédiatement que le trazodone prescrit par le médecin empirait les choses, contrairement à ce qui était annoncé. De plus, l’immense liste d’effets secondaires m’avait refroidie et je ne souhaitais pas prendre des médicaments pendant une longue période. Jusqu’en octobre, mon sommeil a été troublé, et puis il s’est amélioré après que l’histoire de la vente de la maison de mon papa a enfin été clôturée. J’ai très bien dormi ces derniers mois, sauf quelques exceptions. Et j’ai compris que les mauvaises nuits étaient clairement liées à des angoisses, comme l’avait annoncé le médecin.

J’en ai eu une fois de plus la preuve cette nuit: mon papa m’avait annoncé une mauvaise nouvelle hier soir (enfin ce n’était pas très clair): sa maison de repos était au bord de la faillite et on lui avait proposé de déménager à Overijse (c’est beaucoup plus loin, à environ 20 minutes en voiture). J’ai angoissé toute la soirée, mon cerveau parcourant déjà toutes les options possibles: Overijse, c’est trop loin / mais est-ce qu’il y a des maisons de repos plus proches ? / ah oui il y a celle de la commune où nous habitons tous les deux / ah mais elle est sans doute pleine / et il y aura une longue liste d’attente si l’autre ferme / Woluwe alors ? / mais alors il faudra changer son adresse à nouveau / et puis comment orgniser le déménagement ? / surtout que son aide est malade / et si la faillite se passait pendant mes vacances et qu’il n’y a qu’un délai de quelques jours pour trouver une solution ? / qui s’occuperait de mon papa ? / ….

Ceci est un extrait quasi pas censuré de mon cerveau, mais en plus, il faut imaginer que tout ceci tourne en boucle.

J’ai réussi à m’endormir relativement vite, après une petite séance de yoga relaxant. A 1h47, je me suis réveillée et je savais dès le départ que je ne me rendormirais pas, mon cerveau étant à nouveau en ébullition. J’ai lu environ 50 minutes et j’ai finalement retrouvé le sommeil, quoique très léger. Je me suis définitivement réveillée à 6h30.

Je suis évidemment fatiguée aujourd’hui mais j’ai aussi le preuve concrète que mes insomnies sont causées par de l’angoisse. Et je sais donc que je dois continuer à exercer des techniques de relaxation. Et que 6 minutes de yoga, ça ne suffit pas, même si l’heure d’aller dormir est déjà dépassée.

Je suis rassurée cependant par le fait que ce genre de nuit est devenue exceptionnelle et que je dors tellement mieux qu’avant, ce qui joue sur mon humeur et ma concentration pendant la journée. J’ai l’impression qu’il fallait que je fasse cet examen du sommeil; cela m’a permis d’éliminer toutes le causes physiques de mes insomnies. J’ai pu resserrer le plan d’action et je continue à travailler sur mes angoisses.

The “Ravenala” dress

01-The Ravenala dress

Comme beaucoup de couturières dans le monde, j’étais très excitée à la sortie du nouveau livre de Gretchen Hirsch, Gertie sews Jiffy dresses. En le feuilletant, j’avoue avoir été un peu déçue, n’étant pas trop attirée par les modèles. Et puis, en y réfléchissant un peu plus, je me suis dit que la “Swirl dress” était pas mal et qu’elle se cousait probablement très rapidement (c’est un peu le but du livre). En fouillant dans mon armoire à tissus, j’ai même trouvé un coupon assez grand et que je voulais bien sacrifier au cas où la robe ne m’irait pas, vu que je ne comptais pas coudre de toile. Il s’agit du tissu “Madagascar” de SAFECO, acheté aux Tissus du Chien Vert (note: cette marque crée de très jolis motifs mais le tissu n’est pas tissé très finement et est un peu rigide – lors de ma dernière visite, j’ai décidé de ne plus me laisser tenter). “Ravenala” est le nom scientifique du très joli palmier qui est représenté sur le tissu, un palmier de Madagascar qui ne poussera jamais sous nos latitudes…

02-The Ravenala dress

J’ai gradé la partie supérieure du patron entre les tailles 8 et 12, comme à mon habitude, et le bas est en taille 12. La couture de la robe est très simple, avec juste quelques détails auxquels il faut faire attention et la ceinture qui est un peu longue à retourner.

03-The Ravenala dress

En la mettant, je me suis rendu compte qu’elle tombait des mes épaules, ce qui est assez gênant (et ça se voit sur les photos). Je vais tenter de résoudre ça en cousant de petites attaches pour le soutien-gorge, et pour la suivante, je vais ôter un centimètre à cet endroit. Parce que oui, il y en aura d’autres !

04-The Ravenala dress
05-The Ravenala dress

Short diary of the week (296)

Lundi: un sommeil très léger – entre angoisses et chaleur, le stress ne réussit pas à tout le monde, cet entretien pour mon changement de poste futur se passe plutôt bien malgré mes appréhensions, un bout d’inventaire – l’idéal pour me calmer tout à fait, de l’encodage, fatiguée et courbaturée, deux épisodes de Buffy

Mardi: depuis quelques dizaines de jours mes doigts sont complètement courbaturés pendant la nuit (et je me demande ce qui se passe – et j’espère que ça va passer), encoder les derniers disques avec un pincement au coeur, des recherches, un énorme coup de pompe et quelques soucis de digestion, la fin de la magnifique mini-série Chernobyl, voir l’orage passer au loin (et être soulagée de son éloignement)

Mercredi: une mauvaise nuit au sommeil trop léger, étouffer dans les transports en commun, me libérer de plein couches une fois au bureau, emprunter le grand ballon de mon collègue pour le tester à la place de la chaise de bureau, sentir mes muscles, une heure c’est suffisant, des courbatures, une après-midi qui se passe, crevée en rentrant, de la comfort food, deux épisodes de Buffy, une certaine tension à cause des orages, une séance de yoga en espérant mieux dormir

Jeudi: un tournage, une demande d’article en fin de journée (mais ce sera rapide), des frites, c’est le déluge, Gentleman Jack, une grosse fatigue, aller dormir tôt

Vendredi: travailler sur cet article et y prendre du plaisir (au moins cette réorientation sera dans mes cordes), réécouter de vieux disques, une minuscule coupure au doigt mais qui n’arrête pas de saigner, deux épisodes de Buffy, Gardener’s World

Samedi: des rêves dérangeants proches du réveil, me lever pour éviter la suite mais me sentir encore fatiguée, la météo me déprime, du repassage, aller chez mon papa, les courses, coudre puis découdre – ou comment cette bande élastiquée me prend tout l’après-midi, un peu de lecture, le début d’un film, m’endormir, la suite du film

Dimanche: écrire quelques brouillons de billets de blog, du yoga, de la couture: terminer la jupe et retracer le patron de la blouse Rita en plus grand, hésiter et me dire que finalement le jardin demande vraiment mon attention, tailler le lierre et batailler avec les bambous de voisine qui ont traversé la haie (elle m’a heureusement annoncé qu’elle va tous les enlever), de la lecture, de la cuisine: un plat indien, la fin de film commencé hier – Bangkok Nites (Katsuya Tomita, 2016) – une histoire entre les bars de Bangkok et les confins de l’Isaan au bord du Mékong – ce qui avait tout pour me plaire si ce n’est le côté décousu du film et sa longueur (trois heures quand même !)

Incroyable Charlotte

Camille Adler & Flora Pialot, Incroyable Charlotte: Paris, 1797 (j’ai fait la conversion) – Charlotte de Verteuil sort enfin du deuil de son mari mort au combat et décide de profiter à nouveau des plaisirs qu’offre la vie parisienne. L’époque est en effet aux grands bals et fêtes, aux sorties pour oublier la Révolution. Elle est accompagnée par son amie anglaise Emily et les deux jeunes femmes découvrent un monde un peu différent de celui qu’elles avaient connu. Par contre, les relations entre humains n’ont pas changé et Charlotte se retrouve bien vite au cœur d’un triangle amoureux.

Je ne lis quasi jamais de romances; à vrai dire, je ne lis que celles écrites par mes talentueuses amies ! Dans le cas d’Incroyable Charlotte, j’ai découvert une période de l’histoire que je ne connaissais absolument pas, celle du Directoire, et j’ai adoré la description de la vie mondaine de l’époque, les bals, les artistes, un Paris très différent de celui d’aujourd’hui. Les costumes sont décrits minutieusement, de même que ces fêtes, avec toutes les convenances et règles de séduction, entre autres. J’ai été happée par ma lecture, regrettant juste un peu le rythme d’écriture relativement lent sur les deux-tiers du récit, puis son accélération dans un des derniers chapitres. Mais j’ai passé un moment divertissant avec un livre qui sort de mes habitudes.

Short diary of the week (295)

Lundi: choisir une de mes robes préférées, des contrariétés au boulot concernant le travail au quotidien, le boucan infernal des jardiniers n’aide pas à améliorer mon humeur, revoir mes voisins rentrés de Grèce, What we do in the shadows, deux épisodes de Buffy

Mardi: un nuit au sommeil très léger, et donc les nouvelles sont mauvaises, et donc j’absorbe à nouveau toutes les tensions et ça ne me réussit pas, ah et les contrariétés d’hier ne sont pas terminées, une convocation pour lundi prochain, un repas un peu raté: les croquettes au fromage ne passent pas bien à l’airfryer, Chernobyl

Mercredi: des rêves bizarres et absurdes, une grosse inquiétude tout la matinée: pourrai-je aller à cet entretien s’il y a grève ou des piquets de grève, le soulagement quand j’apprends que ce ne sera pas le cas, des cocktails au LIB, des frites chez Frites Atelier (un peu sèches mais croustillantes, et avec une bonne sauce), et surtout pleins d’infos sur Hong Kong et un joli mug tiki

Jeudi: traîner sur internet, me lancer dans le rangement du garage, libérer toute une étagère, amasser quatre grandes caisses de cartons divers et un grand sac de frigolite, commencer la cave arrière mais en avoir marre, ne plus avoir assez de concentration pour lire, un plat improvisé avec le contenu du frigo et du surgélateur, Gentleman Jack

Vendredi: pas sûre que j’aie envie de continuer le rangement de la cave avec ce beau soleil !, faire les courses, le soleil a disparu !, aller à la déchetterie avec une voiture pleine, de la couture: coudre une jupe à plis sans patron est compliqué, de la lecture: enfin terminer ce livre commencé au début du mois, The Durrells – le début de la première saison, What we do in the shadows, Gardener’s world

Samedi: réveillée bien trop tôt, encore un voyage à la déchetterie pour liquider un vieux canapé – avec ma voisine et sa grande voiture, aller chez mon papa et le voir enfin un peu mieux, ah ben non cette vieille télévision est bien trop lourde même pour un homme fort, installer le parasol au milieu du jardin et lire à l’ombre, partir sur les routes, c’est beau la Meuse, revoir des amis plus vus depuis longtemps et profiter de cette belle fête d’anniversaire au jardin, mais pourquoi ces maux de ventre ?, rentrer dans la nuit

Dimanche: il fait déjà bien chaud ce matin, profiter de l’ombre au fond du jardin pour enlever une plante et la remplacer par deux autres, ce qui m’aura fait de l’exercice physique, rempoter les piments dans leurs pots définitifs (seuls 10 ont survécu sur les plus de 30 semés), m’installer avec un livre, sentir des angoisses monter, et encore plus quand je vois que les bambous de la voisine commencent à envahir mon jardin (ça ne s’enlève qu’au lance-flamme – ou presque – quand il s’agit de bambous traçants), un barbecue, encore lire au jardin et puis voir les nuages arriver et tout rentrer, une trentaine de grosses gouttes et c’est déjà fini, Buffy comme doudou avant d’aller dormir