Bénie soit Sixtine

Maylis Adhémar, Bénie soit Sixtine: Sixtine, une jeune fille éduquée dans la foi catholique, rencontre Pierre-Louis, lui aussi issu d’une bonne famille. Ils se marient selon le rite traditionnel, entourés de leurs grandes familles respectives. La seule tâche de Sixtine est de s’occuper de la maison et surtout, de procréer le plus vite possible, et à la chaîne. Elle tombe rapidement enceinte mais sa grossesse est un calvaire. Son mari est très peu présent, sa belle-mère se mêle de tout. Elle commence à douter, tout particulièrement suite à un événement tragique. Elle prendra alors enfin sa vie en main et découvrira un autre monde.

Comme beaucoup de lecteurs, j’ai été attirée par les descriptions du fondamentalisme catholique, un monde où la famille prend la place centrale quitte à rejeter les « autres ». Un monde rigoriste et fermé où la femme n’est qu’une machine à procréer des bons petits croyants. Cette partie est en effet un plaisir à lire, avec ces descriptions qui font lever les yeux au ciel mais qui sont sans doute très proches de la réalité. J’ai eu plus de mal avec la seconde partie, dans laquelle Sixtine découvre un autre monde. Fallait-il vraiment choisir l’extrême opposé ? Petit aparté: j’ai hurlé intérieurement quand un des personnages sort un hang, un instrument qui ressemble à un gong, mais c’est un traumatisme personnel. A une époque, dans le cadre de mon travail, j’ai été quasi harcelée par une personne qui voulait absolument convaincre le monde entier que cet instrument était fantastique.

Ce roman se lit facilement et est très plaisant dans sa description du monde fermé de l’extrême-droite conservatrice, mais la transformation de Sixtine est un peu trop romancée. Les thèmes choisis sont un peu trop noirs ou un peu trop blancs, trop extrêmes des deux côtés. Mais je suis quand même contente de l’avoir lu.

Short diary of the week (375)

Lundi: c’est reparti pour une semaine de télétravail, enfin pas tout à fait, je fais une incursion au bureau pour chercher des médias, et le programme de commande est toujours bloqué pour moi, et donc rouler à 30km/h partout dans Bruxelles c’est lent – vraiment lent, une quiche aux chicons fromage jambon, de l’encodage, de la lecture, A house through time, Garden Rescue

Mardi: écrire un texte en compilant des textes plus anciens, les Bahamas, la réunion en visioconférence de la semaine, suite et fin des Bahamas, de la lecture, ce besoin de raconter mon quotidien à quelqu’un mais ne pas vraiment avoir d’interlocuteur et donc répondre à pas mal de stories sur instagram, A house through time – la fin de la seconde saison, Secrets d’histoire sur la Reine Elisabeth

Mercredi: pas trop envie de travailler, mais m’y mettre quand même, et puis découvrir les informations qui me manquaient dans les livrets des disques, et finalement très bien avancer, continuer la lecture de ce pavé-boulet – la fin approche, avoir tous les ingrédients à la maison pour faire une recette japonaise (sauf les shitakés mais je n’adore pas ça et j’avais des champignons), I may destroy you, le premier épisode de la première saison d’Undercover – bienvenue dans un camping limbourgeois

Jeudi: la suite du boulot, la neige qui tombe, m’inquiéter pour ma sortie en voiture obligatoire de tout à l’heure, finalement je n’aurais pas dû m’inquiéter, le rendez-vous chez un nouveau dentiste – l’ancien que j’aimais beaucoup a pris sa pension – mais tout se passe bien, terminer le pavé-boulet, I may destroy you, Undercover, commencer un nouveau roman

Vendredi: congé !, les courses, de la couture, un colis joliment emballé, quelques autres petites courses, de la lecture, I may destroy you, Undercover

Samedi: du rangement et du repassage, de la couture, de la lecture, regarder la neige tomber, Duel at Diablo (Ralph Nelson, 1966)

Dimanche: les journées se ressemblent un peu trop pour le moment, de la couture, du soleil qui n’était pas prévu par la météo, et donc la journée sera un peu différente: du jardinage !, couper des plantes mortes et tailler le figuier, de la lecture, un tajine, soirée jardinage également: Gardener’s World et Garden Rescue

Le cinéma japonais

Tadao Sato, Le cinéma japonais: ce livre, en deux volumes, a été édité en 1997 par le Centre Pompidou à Paris. Il propose une version abrégée et adaptée pour le lecteur occidental d’un livre écrit à l’origine en japonais. La première partie comprend une longue introduction expliquant les divers éléments qui ont été à la source du cinéma au Japon puis décrit le cinéma muet et parlant jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie débute à cette époque et évoque chacune des décennies jusqu’au années 1980, avec une postface parlant très brièvement des années 1990. Le livre décrit de nombreux films, malheureusement souvent indisponibles en Europe, et donne une image chronologique de l’évolution du cinéma japonais. Il est richement illustré, mais uniquement par des photos en noir et blanc, ce qui est un peu dommage pour le cinéma plus récent. On sent parfois qu’il s’agit d’une adaptation d’un livre japonais, mettant l’accent sur des aspects qui parlent sans doute moins au lecteur occidental mais c’est malgré tout une bonne base pour apprendre à connaître les films japonais. Je suis sûre qu’il existe d’autres livres sur le sujet, mais celui-ci était dans ma bibliothèque depuis des années.

Livres de cuisine (IV): Indonésie – Vanja Van Der Leeden

Vanja Van Der Leeden, Indorock. Indonesische smaken in een nieuw jasje (2019): en regardant les best of des livres de cuisine de l’année 2019, j’avais repéré ce livre en néerlandais sur la cuisine indonésienne. Comme j’aime beaucoup celui d’Eleanor Ford, j’ai acquis celui-ci, me disant que ce serait un bon complément. J’ai été déçue: les recettes demandent plein d’ingrédients et souvent une ou deux préparations complémentaires (notamment les pâtes à épices bumbu). Le vocabulaire des ingrédients en hollandais est vraiment compliqué (le galanga est nommé « laos », la pâte de crevettes « trassi » ou « terasi », les piments « lombok » et « cabe rawit »…). De plus, ces ingrédients indonésiens se trouvent sans doute facilement dans les « toko » (épiceries indonésiennes) aux Pays-Bas, mais en Belgique, c’est une autre affaire. Beaucoup de recettes possèdent une touche moderne, ce qui est intéressant, et l’auteur est très enthousiaste dans son écriture, mais c’est un livre trop spécifique aux Pays-Bas.

  • photos: ****
  • texte: ***
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: aucune. Sur tout le livre, je n’en ai noté qu’une seule que je pourrais facilement réaliser.
  • indispensabilité du livre: *(*) – la deuxième étoile étant pour le côté moderne des recettes

Les villages du Japon

Jordy Meow, Les villages du Japon: à vrai dire, je ne suis Jordy Meow que depuis peu de temps mais j’aime beaucoup les photos qu’il poste sur Instagram. C’est par cette voie-là que j’ai appris qu’il éditait un livre consacré aux villages du Japon. Il a voyagé partout dans le pays dans des lieux qui sont le plus souvent hors des circuits touristiques mais qui sont toujours intéressants, et qui donnent envie de suivre ses pas. Trente-trois villages sont présentés, j’en ai visité un (Kitsuki), cela me laisse donc de la marge pour les prochains voyages ! Les photos sont superbes, les textes informatifs et souvent personnels, mais j’avoue que j’aurais aimé lire bien plus sur le sujet. Si vous êtes intéressés par le Japon, je vous recommande néanmoins chaudement ce livre, disponible sur son site Japon Secret.

Short diary of the week (374)

Lundi: se remettre au travail, toujours du Bangladesh, l’anniversaire du blog (en fait non, l’anniversaire de l’arrivée sur wordpress – le vrai début c’est un peu plus tard dans le mois), de l’encodage, de la lecture, le début de I may destroy you, Kodoku no gurume, Garden Rescue

Mardi: un sommeil trop léger pour être réparateur, et donc courbatures et légers maux de tête, des corrections, la visioconférence du jour, une courte sortie pour acheter du tissu, un repas improvisé, Nadiya’s American Adventure, Kodoku no Gurume

Mercredi: pas mieux, ce long moment de réflexion pour voir comment aborder ce nouveau sujet, écrire l’introduction, trier des disques, de la lecture, chercher des idées de séries à regarder, reprendre I may destroy you alors que j’avais hésité à continuer – en fait il faut vraiment dépasser le premier épisode, Kodoku no Gurume, regarder avec consternation les nouvelles

Jeudi: de l’encodage d’articles – sans doute une des activités les plus ennuyeuses qui soient – surtout quand c’est à la chaîne, le retour de Country Music – cette fois-ci en version courte en vue d’un article et d’une playlist, la lecture d’une novella de Jim Harrison dans America n°3, I may destroy you, Kodoku no Gurume

Vendredi: et c’est reparti pour des vertiges et des maux de tête, mettre mes notes d’hier au propre, faire mes courses et rencontrer un ami de mon papa, il aurait été vacciné ce lundi s’il avait toujours été là, de la lecture, I may destroy you, A house through time (saison 2)

Samedi: traîner beaucoup, placer les pièces de patron sur le tissu, ne pas me sentir en forme et déprimer un bon coup, me forcer à sortir prendre l’air et marcher un peu, couper une partie des pièces de patron, préparer de la sauce bolognaise pour surgeler, de la lecture, le best of de Gardener’s World (je suis très impatiente du retour du printemps), et puis cette émission qui décrypte les crashs d’avions

Dimanche: de la couture, de la lecture, il fait beau mais je me sens trop molle pour sortir – un de ces moments où il me faudrait une impulsion de l’extérieur, de la cuisine, A house through time, Kodoku no gurume – fin de la saison 2

Livres de cuisine (III): Japon – Tim Anderson

Tim Anderson, Cuisine japonaise ultra-facile (2017): j’ai fait la connaissance de Tim Anderson en regardant Masterchef sur la BBC, il a d’ailleurs gagné cette année-là. Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert qu’il avait écrit des livres de cuisine, et le hasard a fait que quand j’ai voulu acheter son premier, il n’était plus disponible en anglais. L’auteur dédramatise la cuisine japonaise dans son texte, et propose en effet des dizaines de recettes très faciles, parfois un peu adaptées. Il faut certains ingrédients précis, mais pas tant que ça.

  • photos: *****
  • texte: ***(*) (j’ai eu un peu de mal avec la traduction française, l’humour passe parfois bizarrement)
  • originalité des recettes: ***
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: *****
  • recettes favorites: « salade de pommes de terre japonaise », « salade de tomates au ponzu épicé » (c’est devenu un classique), « tataki de saumon ponzu-piment vert », « ramens aux coquilles saint-jacques, au bacon et aux oeufs » et plein d’autres sont sur la liste à essayer
  • indispensabilité du livre: *****

Alpinistes de Staline

Cédric Gras, Alpinistes de Staline: Vitali et Evgueni Abalakov sont nés en Sibérie. Dès leur plus jeune âge, ils escaladent les collines et montagnes environnantes et deviennent des alpinistes aguerris. Dans les années 1930, ils sont mandatés par le régime pour conquérir les montagnes d’Asie Centrale et du Caucase, les pics Staline et Lenine, notamment. Suite à une tempête en haute montagne, Vitali doit être amputé de nombreuses phalanges aux mains et aux pieds. Il est par la suite victime des grandes purges de Staline et passe plusieurs années en prison. Après sa libération, il reprend son métier d’ingénieur et crée de nouveaux outils pour l’alpinisme. Il travaille également à sa condition physique et se remet à l’escalade, attaquant à nouveau les plus hautes cimes de l’URSS. Evgueni n’a pas été poursuivi et a pu continuer ses activités, rêvant de l’Everest, mais ce projet restera inaccessible. Il meurt en 1948, probablement d’une intoxication au dioxyde de carbone en prenant un bain.

Cédric Gras raconte dans ce livre l’histoire de deux héros, deux alpinistes qui ont atteint les plus hauts sommets de l’URSS (plusieurs 7000 mètres), mais qui ont toute leur vie été dirigés par le régime communiste. Ils auraient bien aimé sortir des frontières et s’attaquer à l’Everest qui était encore vierge dans les années 1930 mais les relations diplomatiques entre pays et l’isolement du régime soviétique viendront entraver ces plans audacieux. Cédric Gras raconte un alpinisme avec les moyens du bord, sans beaucoup de protection et d’outils, basé sur la force physique et surtout mentale, et dirigé par le parti communiste. En effet, chaque mission devait d’abord être approuvée, et de nombreuses sculptures de Lenine et Staline ont été hissées aux sommets, mettant parfois en danger la vie des alpinistes. Ce livre est passionnant, il dévoile un autre aspect de l’URSS, entre héroïsme et terreur, entre la liberté sur les cimes et la répression dans la vie normale. Il ne faut pas être féru d’alpinisme pour lire ce livre, Cédric Gras ne rentre d’ailleurs pas trop dans les détails. Il fait le portrait de deux hommes mais aussi de toute une époque, après avoir fait de nombreuses recherches dans les archives russes.

Short diary of the week (373)

Lundi: le réveil qui sonne, c’est le retour au boulot, avec un passage en vrai pour y faire une série de tâches non compatibles avec le télétravail et pour récupérer une commande, parler avec les quelques collègues présents (5 sur 40 environ), rentrer à la maison, regarder un documentaire en vue d’un article et laisser tomber l’idée (de l’article), réfléchir à d’autres sujets, le retour des coups de pompe, de la lecture, Country Music, avoir du mal à m’endormir

Mardi: reprenons un rythme normal de télétravail, du Bangladesh, terminer le roman en cours, hésiter quant au suivant, Country Music

Mercredi: toujours le Bangladesh, bien avancer – il reste à relire, de l’encodage, de la lecture, de la raclette, Country Music

Jeudi: les courses tôt le matin pour éviter l’affluence, commencer un texte, traîner pas mal, de la lecture, dépecer le repas du soir: un homard – ou la tradition du nouvel an, Bake Off Vlaanderen, entendre les feux d’artifice interdits au loin

Vendredi: une nouvelle année donc !, traîner beaucoup, du rangement et du ménage, préparer la pâte pour une nouvelle fournée de lukken, il fait beau – j’aurais dû prévoir une balade, lancer ce projet qui était dans ma tête depuis longtemps – un nouveau compte instagram fromsaharatobaikal, de la lecture, des sushis maison, la fin de la série documentaire Country Music de Ken Burns (en version longue) – j’ai reconnu plein de choses mais aussi appris plein de nouvelles

Samedi: brrrr j’ai froid ce matin, cette envie de coudre mais attendre les soldes pour acheter la bonne longueur de tissu (je n’ai rien en stock qui convient vraiment), façonner de petits boudins de pâte, cuire les lukken, de la lecture, Nevada Smith (Henry Hathaway, 1966)

Dimanche: écrire des cartes de voeux – activité longuement repoussée et limitée à l’essentiel aka répondre aux personnes qui m’ont écrit, arroser toutes les plantes de la jungle à l’intérieur, de la lecture, j’avais prévu du magret de canard pour ce soir mais je délaisse mes recettes habituelles pour quelque chose de plus japonais – c’était délicieux, Les musiciens de Gion de Kenji Mizoguchi

A year of culture – 2020

Ou un résumé de mon année culturelle.

J’ai lu 72 livres, j’en avais prévu 60, et même en nombre de pages, je suis bien au-delà du montant de l’année passée. Je suis restée bien plus à la maison, et même si j’ai fait quelques blocages de lecture au début des deux confinements, j’ai eu plus de temps à consacrer à cette activité. Les livres restent un refuge et mes intérêts sont toujours aussi variés. Au mois de septembre, je me suis rendue compte que j’avais bien avancé dans l’élimination des livres anciens sur ma PAL et je me suis lancée le défi de vider les rayons fiction d’avant 2019. J’y suis arrivée début décembre, et ça fait un bien fou de faire de la place. Pour la non-fiction, c’est différent, je lis en fonction de mes intérêts du moment et certains livres risquent tout doucement de prendre la poussière jusqu’au moment où j’aurai à nouveau envie de les lire.

Mes romans favoris:

  • Katherena Vermette, The Break
  • Jing-Jing Lee, How we disappeared 
  • Aïko Solovkine, Rodéo
  • T.E. Grau, Je suis le fleuve
  • Hernán Díaz, In the distance
  • Tan Twan Eng, The gift of rain 
  • Alex Taylor, Le sang ne suffit pas
  • Hannah Kohler, The outside lands

Et en non-fiction:

  • Iris Brey, Le regard féminin 
  • David Van Reybrouck, Congo. Une histoire
  • Caroline Eden, Black Seadispatches and recipes, through darkness and light

J’ai regardé beaucoup moins de séries tv, par manque de nouveautés intéressantes surtout. J’ai revu l’intégrale de Breaking Bad et j’ai toujours autant aimé.

  • Midnight stories – Tokyo diner, saison 2
  • Sex Education, saison 2
  • Better call Saul, saison 5 
  • Normal People, saison 1
  • Unorthodox
  • Little fires everywhere
  • Betty, saison 1
  • The Queen’s Gambit

Le temps libéré par les séries a été rempli par des films, et une proposition au boulot m’a permis de voir des films récents au cinéma (pendant les quelques mois où ils étaient ouverts). Voici ma liste, mélangeant films anciens et nouveaux (trois films de Ozu quand même !).

  • Printemps tardif, Yasujiro Ozu (1949) 
  • Le goût du riz au thé vert, Yasujiro Ozu (1952)
  • Rocks, Sarah Gavron (2019) 
  • Le repas, Mikio Naruse (1951) 
  • Gold, Thomas Arslan (2013) 
  • We need to talk about Kevin, Lynne Ramsey (2011)
  • Barbara, Christian Petzold (2012)
  • Martha Marcy May Marlene, Sean Durkin (2011) 
  • Voyage à Tokyo, Yasujiro Ozu (1953)

Et les documentaires:

  • Hedy Lamarr, from Extase to wifi, Alexandra Dean (2017) 
  • Ramen heads, Koki Shigeno (2017) 
  • Desolation Center, Stuart Swezey (2018)
  • Overseas, Sung-A Yoon (2019)
  • Kusama infinity, Heather Lenz (2018)
  • Lamunan oi ! A punk daydream, Jimmy Hendrickx et Kristian Van der Heyden (2019)

Pas de voyages cette année: au moment où je commençais à réfléchir à un long weekend quelque part, j’ai été happée par des affaires de famille. De même, mes visites au restaurant ont été très limitées. Par contre, lors du premier confinement, j’ai beaucoup travaillé dans le jardin, changeant totalement l’agencement du fond où se trouve maintenant un beau point d’eau en acier corten. Lors du second confinement, j’ai commencé à faire une activité qui me tentait depuis longtemps mais que je n’avais jamais réussi à organiser (il me manquait un petit coup de pouce extérieur). Des randonnées donc, dans la nature environnante. J’ai découvert tout le réseau des « wandelknooppunten » qui permettent de créer des circuits partout en Flandre. Pour le moment, je n’ai jamais été plus loin que 15-20km de la maison, mais j’ai marché dans de très beaux endroits. Ceci a ravivé mes activités photographiques – les deux se combinent très bien.

Enfin, en couture, ma production a été plus réduite, avec huit projets seulement: j’ai longtemps traîné sur plusieurs nouveaux patrons, et comme je travaillais à la maison la plupart du temps, je n’ai pas toujours eu envie de mettre mes jolies robes, préférant des choses plus confortable. J’ai eu aussi un long moment de doute: je voulais coudre d’autres modèles mais je ne trouvais rien à mon goût (le hasard m’a porté vers un nouveau patron à la mi-décembre – la couture de celui-ci sera pour l’année prochaine).