Récit de voyage: le Rajasthan

Les années précédentes, j’ai toujours préféré publier mon récit de voyage au moment où j’avais écrit tous les billets. Cette année, j’ai décidé de les publier beaucoup plus vite, au fur et à mesure où je les rédige, ou presque. Il y a aura donc souvent quelques jours, voire une semaine, voire même plus, entre les différents articles mais vous de ne devrez pas attendre aussi longtemps pour avoir une idée de mon voyage.

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture !

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Short diary of the week (231)

Lundi: malgré mes efforts la nuit fut mauvaise, un sentiment de découragement devant les tâches qui m’attendent encore, me changer les idées en allant acheter des chaussures – rien de bien particulier – mais quelque chose de pratique pour marcher, acheter un livre aussi, Call the Midwife, une dégustation de rhum en commun via chat

Mardi: encore une mauvaise nuit, mon humeur s’en ressent, en plus mon repas de midi n’est pas très réussi et j’ai un peu mal au ventre, avancer sur divers plans, mais pas au niveau “papa/maison/etc”: après un appel de plus au callcenter de la poste on m’a proposé de m’envoyer une nouvelle carte de banque, un plat estival en plein hiver, The X-Files, Good Girls Revolt

Mercredi: ou comment titiller mes intérêts, “when I grow up I want to be Mary Beard”, ma tentative d’avancement pour un truc lié à la maison de mon papa est contrée par l’absence de la personne responsable, tenter de corriger un texte mais cela ne me réussit pas très bien, encoder des playlists, m’inscrire sur le site de VRT Nu pour regarder Ultimate Rome: empire without limit (le documentaire est disponible sur you tube également)

Jeudi: toujours ce texte à corriger mais ça ne me réussit toujours pas trop, ne pas avoir grand chose à dire en fait, il y a des journées comme ça, Ultimate Rome: empire without limit – épisode deux – ces souvenirs heureux de ma visite à la villa d’Hadrien

Vendredi: pas envie de me lever, pas envie de travailler, mais il faut bien faire ce qu’il y a à faire, un plat classique: sole – épinards – purée, des inquiétudes à propos de la perte de mémoire de plus en plus fréquente de mon papa, Ultimate Rome: empire without limit suivi de Pompeii: life and death in a Roman town

Samedi: réveillée par des avions, hésiter et puis me décider à partir pour acheter une jolie orchidée et des primevères ainsi que quelques trucs pour de futurs semis, des courses, couper les plantes mortes au jardin, m’installer au chaud pour lire, un repas d’inspiration mexicaine, The last frontier (Anthony Mann, 1955) avec un acteur principal qui a tout pour me déplaire mais le film est intéressant

Dimanche: le jardin est tout blanc à cause des gelées nocturnes, du rangement et du ménage, de la lecture déjà le matin, de la couture, de la lecture encore l’après-midi, de la cuisine, décider d’abandonner The Tudors et regarder deux épisodes de Good Girls Revolt, la fin d’un weekend sans obligations – le premier depuis fin décembre – et cela m’a fait du bien

Dans la forêt

cvt_dans-la-foret_7057Jean Hegland, Dans la forêt: Nell et Eva, deux jeunes filles de 17 et 18 ans, vivent dans la maison familiale isolée au milieu de la forêt. Le monde n’est plus comme avant, l’électricité a été coupée, les magasins sont vides, les avions ne volent plus… Leurs parents sont décédés et elles sont livrées à elles-mêmes. Eva tente de poursuivre ses exercices de danseuse classique, Nell écrit dans son carnet et lit l’encyclopédie. Elles tentent de survivre mais très vite elles sont obligées de prendre les devants en s’adaptant à ce nouveau monde. Dès les premières pages, la nature est omniprésente et occupe une place à part entière dans le récit. Jean Hegland la décrit avec précision et poésie et raconte une histoire centrée sur les deux filles, avec de nombreux retours en arrière qui expliquent leur situation actuelle mais sans expliquer le pourquoi du cataclysme. Et c’est justement cette sérénité qui fait la force du roman. Il y a certes quelques moments plus angoissants mais ils ne sont pas au cœur du récit, contrairement à d’autres romans dans la même veine (celui-ci a été écrit en 1996 mais n’a été traduit que récemment pour Gallmeister). C’est beau, c’est fort, c’est émouvant, j’ai dévoré ce roman et j’ai été triste de tourner la dernière page. Lisez !

J’ai lu ce roman en même temps qu’Ingannmic – retrouvez son avis sur son blog.

Short diary of the week (230)

Lundi: malgré mes craintes j’ai passé une bonne nuit, me décider à renvoyer cette robe King Louie trop petite, terminer cette pile de disques, le froid mordant, tenter malgré tout la onzième saison de The X-Files, Call the Midwife

Mardi: tenter d’organiser les playlist suivantes, toucher à plein de pays de pays différents, arriver trop tôt au rendez-vous du soir: un atelier cocktail à l’hôtel Le Chatelain, une chouette soirée où j’ai pu créer mon propre cocktail (un peu trop sec pour être populaire mais le barman pense quand l’adapter pour la carte), traverser une partie de Bruxelles avec le tram 81, rentrer dans le froid, ne pas réussir à me réchauffer

Mercredi: ah on n’est pas jeudi ?, de la réécriture et de la correction de textes, du tri de disques, des pâtes à la saucisse, commencer deux nouvelles séries: Good Girls Revolt et GLOW – où je me lance donc dans des séries très féminines / féministes

Jeudi: et donc le voisin de la maison paternelle a tenté de m’appeler cette nuit pour cause de suspicion de voleurs – ce n’était heureusement pas le cas – mais au moins il surveille bien la maison, du tri de cd, une longue réunion sans trop d’intérêt, des patates à l’airfryer !, Good Girls Revolt, GLOW

Vendredi: mettre les bottes de neige alors que le ciel est encore tout bleu, les trucs du vendredi, hésiter sur la suite du travail, des envies de réaménagement de jardin, ah il neige, enfin pas beaucoup, rejoindre mes amis en ville pour un cocktail (sur mesure) et une soupe chez Yi Chan, rentrer dans le froid

Samedi: si je me mets à mal dormir le w-e aussi…, un rendez-vous pour l’achat de la maison – peut-être, en gros il n’y a que des peut-être et ça traîne – si je n’ai pas d’offre convenable pour la fin de la semaine j’engage une agence, aller chez papa et partir relativement vite après ses multiples répétitions, une sortie au jardin pour couper des plantes mortes, devoir rentrer pour cause de début de chute de tension, de la lecture mais aucune concentration, oh il n’y a plus que quatre grands scampis, 20th Century Women (Mike Mills, 2016) – un très beau film doux-amer

Dimanche: toujours attendre, de la zumba, de la couture, une note de dégustation de rhum pour le Belgium Rhum Club, de la lecture, de la cuisine, commencer The Tudors, continuer avec GLOW, la préparation pour une bonne nuit: méditation et lecture

The art of tiki

51cyitbdpll-_sx258_bo1204203200_Sven Kirsten & Otto von Stroheim, The art of tiki: édité à l’occasion d’une exposition qui a eu lieu à Los Angeles, à la galerie La Luz de Jesus, ce catalogue est une introduction au mouvement tiki. De courts textes de Sven Kirsten accompagnent de nombreuses photos et reproductions d’oeuvres d’art. L’auteur – spécialiste en tiki – présente les origines du style, l’architecture, la musique, les personnages types, les cocktails… Une dernière partie est consacrée à la renaissance du tiki et à l’art contemporain qui s’en est inspiré, avec notamment les oeuvres de Mark Ryden ou Shag. Ce livre est une belle introduction mais pour avoir plus d’informations, lisez les autres livres de Sven Kirsten édités chez Taschen. Beaucoup sont malheureusement épuisés (et coûtent fort cher en seconde main) mais le catalogue de l’exposition au Musée du Quai Brany, Tiki Pop, est toujours disponible.

Berezina

51nydv1p2b2bl-_sx210_Sylvain Tesson, Berezina: je m’étais dit que je ne lirais plus de livres de Sylvain Tesson – il m’a trop énervée par le passé – et puis il y a eu l’effet goodreads: voyant que Kleo l’avait commencé, je lui ai emboîté le pas, me disant que je pouvais toujours interrompre ma lecture si cela ne me plaisait pas. Sylvain Tesson, jamais à court d’idées un peu aventureuses ou bizarres, propose à ses amis Cédric Gras, écrivain, et Thomas Goisque, photographe, ainsi qu’à deux amis russes, de retracer en moto avec sidecar de fabrication locale le chemin de la retraite de Napoléon en 1812, retraite catastrophique pour l’armée française. Le récit commence mal au point de vue écriture: Tesson se complaît dans une langue ampoulée et énervante, mais après quelques pages, il renoue avec un style plus simple quoique précis et recherché. Heureusement pour la suite de ma lecture ! Il relate l’histoire, plongeant le lecteur dans l’horreur de la guerre du 19e siècle en plein milieu de l’hiver russe et raconte au passage quelques anecdotes de son propre voyage. C’est probablement le côté très historique de ce récit qui m’a le plus intéressée et malgré mes réticences du début, j’ai beaucoup aimé le livre. Je regrette cependant de ne pas avoir l’édition illustrée de photos comme Kleo mais il y a moyen d’en voir un nombre certain sur le site de Thomas Goisque.

Short diary of the week (229)

Lundi: pas une aussi bonne nuit que prévu, des rêves bizarres juste avant de me réveiller, une journée comme les autres, chercher un manteau sur le net et puis me dire que j’irais bien en ville, aller de déception en déception jusqu’à ce que je trouve un manteau bien chaud – voire même trop chaud – à l’Inno, en profiter pour aller acheter un nouveau shaker – c’était sur ma liste de courses depuis des mois – et craquer pour une petite casserole en fonte Le Creuset en soldes – c’était aussi sur ma liste depuis des années, rentrer avec deux sacs encombrants, Vikings – fin de la première partie de la saison 5, Call the midwife

Mardi: tester le nouveau manteau, il faudra une écharpe mieux assortie, l’encens c’est juste horrible, me sentir de plus en plus asociale, et pendant que je me dis ça sur le chemin du retour du supermarché être interrompue par une collègue – je crois qu’elle a vu que ce n’était pas tout à fait le bon moment, tenter d’organiser une playlist collective, ce plat est vraiment bon ! – tout ça sans avoir suivi de recette, American Epic – dernier épisode qui est plus long que les autres, lutter contre le sommeil alors qu’il est encore trop tôt pour aller dormir

Mercredi: peu d’énergie, râler très fort intérieurement contre cet imbécile qui encombre un métro bondé avec son vélo tout crotté, c’est reparti pour le Pakistan, oh mon papa veut à nouveau retourner au restaurant avec moi – ça fait plus d’un an et demi que nous ne sommes plus sortis ensemble, Monty Don’s Paradise Gardens – ces jardins d’Inde que j’ai vus récemment…, survoler la fin du roman ennuyeux et lire trois pages du suivant

Jeudi: aïe ces chaussures neuves font mal aux pieds, une heure après ça va déjà tellement mieux, de belles musiques de film, être relancée pour ce w-e à Metz dans le but de visiter l’expo Japanorama, m’endormir sur mon bureau – presque, ne pas traîner pour pouvoir aller à la poste – sauf que l’employée de sait pas régler mon problème – il faudra que je téléphone, le premier épisode de The Alienist, trop fatiguée pour commencer autre chose

Vendredi: les trucs du vendredi, un gros colis de chez King Louie: cet autre nouveau manteau est plus léger et me va bien, attraper une superbe crampe à la jambe, faire mes courses en boitillant, voilà ce qui se passe quand on reporte la prise de magnésium, en fait c’est peut-être le nerf sciatique, et puis tout d’un coup c’est passé, par contre la robe commandée dans le même colis est trop petite, commencer Britannia mais qu’est-ce que c’est mauvais !

Samedi: arriver au bout du tri des photos !, il reste encore à écrire et à combiner textes et photos mais c’est une belle avancée, aller chercher mon papa et manger avec lui au restaurant, être contente de voir qu’il a la force et l’envie de sortir à nouveau, le rendez-vous est pris pour tous les mois, évidemment l’après-midi a été très molle après un apéro et un verre de vin et un bon repas, de la lecture, The edge of seventeen (Kelly Fremon Craig, 2016) – ou comment j’aime toujours autant les films sur l’adolescence

Dimanche: une mauvaise nuit alors qu’on est au milieu du w-e, me réveiller en sursaut vers 9h30 – ce qui est très tard pour moi, me dépêcher de me préparer pour la zumba, en fait ça m’avait manqué et ça m’a fait beaucoup de bien, le dimanche on arrose les plantes, de la couture – un début de devant qui se coud plus facilement que prévu – deux toiles m’ont fait comprendre qu’il fallait changer l’ordre des étapes, de la lecture, la fin de la première saison de Babylon Berlin, une séance de méditation pré-sommeil alors que je sens la tension monter en moi

Bilan culturel – janvier 2018

Romans, récits de voyage:

  • Craig Johnson, Le camp des morts – 4/5
  • Jean Hegland, Dans la forêt – 5/5
  • Sylvain Tesson, Berezina – 4/5
  • Sayaka Murata, Konbini – 4/5
  • Meg Wolitzer, The uncoupling – 1/5

Cocktail, histoire, art…:

  • Sven Kirsten, The art of tiki – 4/5

Séries tv:

  • The Marvelous Mrs. Maisel – 7/10 (6,5 pour l’histoire + o,5 pour les robes)
  • Alias Grace – 6,5/10
  • The End of the F***ing world – 8/10
  • Vikings – première partie de la saison 5 – 3/10

Films:

  • Silver Lode – Allan Dwan, 1954 – 2/5
  • Garden of Evil – Henry Hathaway, 1954 – 4/5
  • Viceroy’s house – Gurinder Chadha, 2017 – 3/5
  • Vera Cruz – Robert Aldrich, 1954 – 2/5
  • Poussières dans le vent – Hou Hsia-Hsien, 1986 – 3/5

Documentaires:

  • American Epic – une série en trois épisodes sur la musique américaine des années 20-30
  • Monty Don’s paradise gardens – une série en deux épisodes sur les jardins islamiques

Concerts, expos: 

  • NÂR  / Senyawa + Patshiva Cie (AB)

Restos, bars:

  • Issan (Ixelles): une délicieuse cuisine laotienne
  • des classiques: Bozar Brasserie, Yi Chan

Couture:

  • rien – et ça m’a manqué