Bilan culturel – novembre 2016

Romans:

  • Rachel Kushner, Telex from Cuba
  • Emily St John Mandel, Station Eleven
  • Eric Faye, Eclipses japonaises

Séries tv:

  • Agent Carter – saison 1 (6/10)
  • Masters of Sex – saison 5 (7,5/10)

Films:

  • Duel in the sun – King Vidor, 1946
  • Mékong stories – Phan Dang Di, 2016
  • The legend of Tarzan – David Yates, 2016
  • The nice guys – Shane Black, 2016

Voyages:

  • Sri Lanka

The last 15 days…

Ces derniers 15 jours…

  • j’ai pris quatre fois l’avion, quatre fois un Boeing 777
  • j’ai vu Dubaï du ciel
  • et j’ai un peu paniqué au retour, pensant rater ma correspondance à cause du brouillard
  • j’ai visité le Sri Lanka, le centre et le sud
  • j’ai eu chaud
  • et froid
  • j’ai dormi avec une bouillotte
  • et sous le drap pour éviter les moustiques
  • j’ai dormi au bord d’une rivière
  • et au bord de la mer
  • j’ai mis les pieds dans l’Océan Indien
  • j’ai usé mes tongs
  • et marché pieds nus dans les temples
  • mais aussi découvert que mes chaussures de marche me donnent des ampoules
  • j’ai fait une longue randonnée dans les plaines herbeuses d’altitude
  • et vu la “fin du monde”
  • j’ai admiré plein d’animaux partout
  • dont trois léopards
  • j’ai vu les plantations de thé
  • et bu du thé exécrable
  • j’ai acheté du thé
  • et des épices
  • et de l’arrack
  • et un livre de cuisine
  • j’ai visité des temples hindous et bouddhistes, et des églises chrétiennes
  • et vu des mosquées
  • j’ai fait du vélo
  • et j’ai mangé beaucoup de “rice and curry”
  • j’ai parlé anglais pendant deux semaines
  • et tenté de comprendre les accents de Londres, Leeds et Dublin
  • j’ai dormi seule la plupart du temps alors que je n’avais pas payé le supplément single
  • tout ça à cause de toute une histoire assez surprenante
  • je me suis demandée tout le voyage ce que voulait dire “stork”
  • et je ne suis toujours pas persuadée qu’on parle de “cigogne” pour ce grand oiseau
  • (et je viens de chercher: il fait partie de la famille des cigognes mais se nomme “tantale” en français)
  • c’était la fin de la mousson
  • et il a plu
  • (d’où l’utilité des tongs pour sauter dans les flaques d’eau)
  • mais ça s’est arrangé et il a fait beau vers la fin
  • j’ai très vite arrêté de boire des gin tonic
  • la quantité de gin étant trop minime
  • et le tonic local pas très bon
  • me tournant vers la bière Lion
  • qui était très chère partout
  • j’ai trouvé les villes très laides
  • sans aucun effort architectural
  • et sans aucun souci d’écologie
  • mais la nature très belle
  • je n’ai jamais réussi à retenir les noms d’une partie de sites visités
  • pour cause de trop de syllabes
  • d’un côté je ne suis pas aussi enthousiaste que pour d’autres voyages
  • je n’ai été que rarement émerveillée
  • je suis en manque de temples et vieilles pierres
  • et le ryhtme des visites était plutôt peu soutenu
  • mais d’un autre côté j’ai vraiment profité du moment présent
  • et admiré ce qui m’entourait
  • (et lu plein de romans au bord de la piscine)
  • ce voyage m’a fait du bien
  • je regrette que les vacances soient finies
  • et je pense déjà à ma destination suivante

Short diary of the week (171)

J’avais commencé ce “short diary” comme chaque semaine mais il est trop répétitif et déprimant pour le publier tel quel. En résumé, j’ai attrapé une pharyngite carabinée et je suis restée à la maison sur ordre du médecin. Je n’ai pas vu d’évolution avant mercredi, jour où je devais décider de prendre ou non des antibiotiques. Je ne les ai pas pris, après avoir lu qu’ils étaient nécessaires dans très peu de cas. J’ai beaucoup déprimé, j’ai demandé de l’aide – The Art of Asking – et cette conversation avec Isa m’a beaucoup aidée – je la remercie encore. J’ai traîné dans mon canapé, incapable de faire grand chose, sans aucune concentration même pour de la lecture. J’ai heureusement découvert un jeu assez prenant, King Rabbit, dans lequel le roi lapin doit libérer sa reine lapine après un parcours d’obstacles. Je suis nulle dans les parties où la vitesse compte mais pour le reste je me débrouille. Et il y a toujours moyen de tricher en payant à l’aide des diamants ramassés en cours de route pour passer au niveau suivant. J’ai terminé la cinquième saison de Masters of Sex et la première de Longmire, j’ai regardé Masterchef the Professionals et j’ai eu plein de nostalgie avec Anthony Bourdain Parts Unknown à Kanazawa et Tokyo. Je n’ai pas eu beaucoup d’appétit et j’ai sans aucun doute mangé plus de sucreries que d’habitude: on se fait plaisir comme on peu. La pharyngite a finalement évolué en rhino-pharyngite et je renifle encore pas mal. Ma valise est presque terminée, j’ai un tout nouveau carnet pour prendre des notes et j’espère passer une bonne nuit avant de prendre l’avion demain. Je ne serai pas tout à fait guérie mais le soleil et la chaleur me feront certainement du bien. Et je compte bien profiter de mes vacances ! En attendant de nouveaux billets, rendez-vous sur Instagram pour des photos de mon périple.

 

Le restaurant de l’amour retrouvé

Ogawa Ito, Le restaurant de l’amour retrouvé: Rinco rentre chez elle un soir pour découvrir que son amoureux l’a quittée, emportant tout, sauf une jarre de saumure qu’elle avait entreposé sur le palier. Elle en perd la voix et décide de retourner dans son village natal où vit sa mère. Elle prend le relais de celle-ci dans les soins du cochon Hermes et décide d’ouvrir un restaurant. Elle n’y sert qu’une table à la fois, préparant un menu sur mesure et se découvre le don de rendre ses hôtes heureux. Roman proche de la nature, parfois à la limite du surnaturel, il m’a permis de recréer un lien avec le Japon. Mais au final j’ai été déçue: je m’attendais à des recettes plus recherchées (un steak haché sauce tomate ?) et plus de profondeur dans les relations humaines. Une lecture plaisante pour un roman tout en délicatesse et avec une (trop) grande pudeur.

Short diary of the week (170)

Lundi: un sommeil un peu mouvementé mais finalement je suis assez reposée pour commencer cette nouvelle semaine, un métro bondé, un tram bondé, les personnes très extraverties m’énervent profondément, et ça se confirme, une conversation de midi interrompue par un truc du genre: “regardez-moi, je suis là !”, le début des maux de tête, les maux de tête qui disparaissent une fois rentrée, mise à jour d’ordinateur en même temps que la préparation d’un plat et d’un cocktail, rentrer la fougère arborescente, Masters of Sex, Agent Carter – fin de la première saison

Mardi: sortir la fougère arborescente, un épouvantail – ou en tous c’est à quoi ressemblait cette femme pourtant bien mise, une matinée productive – une après-midi qui l’est moins, prendre mon courage à deux mains malgré le mal de tête et les courbatures, TTBT S01E05, Longmire, le retour de Masterchef The Professionals sur la BBC

Mercredi: ce besoin qu’on les gens de tout décortiquer, encore une caractéristique de mon introversion: laissez-moi digérer toute seule, le boulot remis au lendemain pour question d’incompétence d’un collègue – une fois de plus, ce moment où je râle sur tout y compris la pluie et le froid – mais ça ne dure pas très longtemps, comment améliorer un cocktail insignifiant avec des bitters tiki et de la teinture de piment, Longmire, Masterchef The Professionals

Jeudi: sortir – entendre du bruit – me retourner – voir mon voisin désagréable – lui dire bonjour mais juste fuir pour ne pas avoir à lui parler alors que je sais qu’il prend le même métro que moi, le jeudi est le vendredi de cette semaine – ce qui veut qu’il y a toutes les petites tâches à terminer, faire quelques courses chez Marks & Spencer, Longmire, Masterchef The Professionals

Vendredi: réveillée tôt et avec un début de mal de gorge, quelques transactions depuis le canapé, de la couture un peu bâclée sur la fin, de la lecture, un film – Mékong Stories – un peu trop arty à mon goût – mais une furieuse envie de retrouver le Mékong

Samedi: me réveiller pendant la nuit avec la gorge en feu, préparer une infusion aux épices, aller chez mon papa qui n’est pas trop en forme non plus, fuir à cause de l’odeur de graisse de frites qui me rend malade, une après-midi pas très productive dans le canapé mais l’iPad est nettoyé – ça vaut vraiment la peine d’effacer et réinstaller des apps qui prennent trop de place, aucune concentration devant le film que je voulais voir, zapper et me rendre compte que les programmes tv ne se sont pas améliorés un samedi soir, me mettre sous la couette avec un livre qui a l’air bien plus passionnant que le précédent

Dimanche: me réveiller en pleine nuit à cause de mes maux de gorge, malgré ce que je pensais je n’ai pas vraiment de fièvre, laisser tomber la zumba, espérer être guérie très vite, me traîner, avoir de la fièvre, envie de rien, me sentir misérable et abandonnée (alors que ce n’est vraiment pas très grave), retenter le film chinois et abandonner au profit de Class et de Longmire

Quiet

Susan Cain, Quiet. The power of introverts in a world that can’t stop talking: un livre que j’avais repéré depuis longtemps mais que je n’avais jamais osé acheter de peur de me retrouver avec une accumulation de banalités. Gasparde m’a convaincue et elle a bien fait. Susan Cain analyse les caractéristiques des introvertis en proposant diverses approches, se basant sur de nombreuses études scientifiques mais aussi sur ses propres expériences d’introvertie et ses recherches personnelles. Elle met en avant les qualités de ces gens qu’on ne remarque pas, qui parlent peu, qui ont tendance à croire qu’ils n’ont rien à dire. Je me suis reconnue à chaque page, ou presque et je ne peux dire qu’une seule chose: ce livre a énormément augmenté ma confiance en moi et m’a aidé à mieux appréhender les extravertis qui m’entourent (mon chef en premier lieu). En fait, je regrette même de ne l’avoir lu que maintenant ! A part ça, l’introvertie que je suis a du mal à écrire une longue tartine sur ce livre et a repoussé la rédaction de ce billet pendant des semaines, mais lisez-le, que vous soyez l’un ou l’autre.

Reading and travelling

Quand je pars en voyage, je préfère toujours lire des romans captivants mais très souvent, je me trompe et je me traîne dans des livres dont l’histoire n’avance pas fort. Cela ne me poserait pas trop de problèmes en temps normal, quand j’ai l’occasion de lire tous les jours sans (trop) de fatigue, avec une bonne concentration et sans le stress d’un avion à prendre. Avant de partir pour Saint-Jacques de Compostelle, j’ai sélectionné sur ma liseuse un roman un peu au hasard, espérant le mieux – Telex from Cuba de Rachel Kushner. Et ce n’est absolument pas le cas. L’écriture est belle mais il n’y a aucun ressort dramatique (à part des événements historiques – je ne les connaissais pas bien et j’ai été m’informer sur wikipedia) et une multitude de personnages que je confonds. J’espère terminer enfin ce livre aujourd’hui. Et donc, comme je pars dans une semaine, j’aimerais faire le bon choix parmi les livres en e-book de ma PAL – de préférence en français, que je lis plus vite que l’anglais. Des suggestions ?

Ma PAL est ici, et divisée en différentes catégories, dont les e-books.