A cook’s tour

x4801Anthony Bourdain, A cook’s tour: suite à son décès – qui m’a attristée plus que je ne le pensais – j’ai ressenti le besoin de regarder ses premières émissions tv (elles se trouvent sur dailymotion), A cook’s tour donc. Et de fil en aiguille, j’ai ressorti le livre que j’avais déjà lu en 2011. C’était très intéressant d’apprendre ce qui se passait derrière les caméras, ce qui a été mis en scène, ce qui en fait énervait Bourdain mais qu’il laissait faire pour la télévision. Pour le reste, je n’ai pas grand chose de plus à dire que la première fois, je vous propose donc d’aller relire ma première critique.

 

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Short diary of the week (256)

Lundi: une mauvaise nuit – la semaine risque d’être angoissante et mon cerveau le savait, et en effet voilà le premier mail a priori positif – sauf que mon cerveau ne le voit pas comme ça et je me mets à angoisser, me rendre compte que la date limite pour la vente est le 15 août (donc le 14) – au pire, il ne me reste que 9 jours à angoisser, du tri de disques, pas de réponses, rentrer chez moi où il fait frais, préparer un cocktail du LIB, sortir une fois que les températures ont baissé

Mardi: une mauvaise nuit – bis, appeler l’étude du notaire et apprendre que le document tant attendu a été envoyé là – toutes ces angoisses (enfin une partie) pour rien, parfois il faut changer de pays: le Kazakhstan donc, puis de la musique de film, rentrer chez moi et préparer à manger, et puis le rebondissement: l’acquéreur a engagé un autre avocat et il est presque sûr que l’acte ne sera pas signé pour le 15 août, ou comment se décomposer en quelques minutes, et comment perdre une soirée à ruminer, tenter de me calmer finalement devant deux (mauvais) épisodes de A Cook’s Tour

Mercredi: réveillée à minuit par l’orage, à nouveau réveillée plus tard par un second orage, réveillée à 5h30 à cause de mes nerfs, me lever vers 6h30 – au moins je serai tôt au boulot, quelle affaire pour créer ce pdf, le boulot comme d’habitude, le dossier suit son cours mais le délai de la vente va devoir être reporté – mon dépit est grand, mon père m’appelle pour me dire que quelque chose ne fonctionne plus mais il ne sait plus quoi, et il ne le sait toujours pas au troisième appel, je ne pourrai donc pas lui parler des suites de l’affaire, le temps des soirées passées au jardin a probablement pris fin – quelques sursauts sont encore possibles – revenons donc aux séries tv: The 100 puis le début de la nouvelle saison de Better Call Saul

Jeudi: une bonne nuit, attendre encore et encore, ma patience est vraiment mise à rude épreuve, bim bam bum ou babalu ?, et puis voici revenir cette inquiétude que tout tourne mal, envie de comfort food mais pas grand chose qui corresponde dans mon frigo, The 100, Harlots – début de la deuxième saison

Vendredi: une bonne nuit mais au bord de la crise de nerfs, les trucs du vendredi, de l’encodage, un peu de Cuba, enfin le week-end, The 100 – fin de la cinquième saison, commencer à m’inquiéter pour ma voiture qui n’est pas encore de retour après une sortie au garage et au contrôle technique, et bam – une voiture est rentrée dedans tandis que l’aide de mon papa la conduisait et le coffre ne ferme plus très bien, j’ai craqué – je n’en peux plus – je vais à nouveau devoir gérer et régler des trucs en plus

Samedi: une très mauvaise nuit, une matinée paresseuse, heureusement la voiture roule encore et ce ne sont que des dégâts de tôle froissée – mais quand même, des courses, du rangement, une agréable soirée entre amis

Dimanche: une journée passée au lit après une sérieuse crise de vomissements, aucune énergie

Abandonned books (V)

51bdv-fnk2l-_sx319_bo1204203200_Nicholas Christopher, Veronica: j’adore cet auteur et pourtant Veronica est tombé de mes mains. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’histoire de Leo, un jeune homme qui se trouve mêlé à une histoire quelque peu abracadabrante et teintée de magie, histoire qu’il subit plus qu’il ne vit. Apparemment, soit on adore, soit on déteste.

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61f6uw77pzlAlain Corbin, Le miasme et la jonquille: il y a quelques années, j’avais acheté une série de livres d’histoire. Je me suis enfin penchée sur l’un d’eux. Je n’ai pas dépassé la page 20: je me suis trouvée confrontée à un texte au vocabulaire compliqué, voire désuet, et empreint de réflexions philosophiques et intellectuelles qui n’expliquent pas grand chose du sujet abordé. Je voulais un livre intéressant et vivant, qui m’apprenne mille et une chose sur l’histoire de la perception des odeurs et la société de l’époque mais je n’ai rien trouvé de tout cela. L’écriture de l’histoire a bien changé depuis, surtout sous l’impulsion du monde anglo-saxon. Je pense que le nettoyage de ma vieille PAL va aller vite.

61mpe2wuzel-_sx343_bo1204203200_Emily Ruskovitch, Idaho: je n’ai pas réussi à m’intéresser à cette histoire d’un homme dont la femme a tué une de leurs filles, l’autre disparaissant au même moment. J’ai trouvé le récit confus, passant d’un époque à l’autre. Et le second chapitre, raconté par un autre personnage, m’a semblé encore plus obscur. Mais ce n’est qu’un point de vue.

Short diary of the week (255)

Lundi: j’avais oublié qu’il faisait si chaud au bureau, mais en fin de compte ça va quand même mieux, avoir plein de projets pour le temps que j’ai avant le repas et puis ne rien faire – c’est une constante, de la lecture au jardin

Mardi: toute barbouillée ce matin mais une heure plus tard c’est passé, enfin une température convenable au bureau, tester une nouvelle salade au Delhaize et ne pas aimer la sauce qui a l’air de contenir de l’eau de fleur d’oranger (il n’y en a pas dans la liste d’ingrédients), rentrer et préparer à manger, mon père: “tu dois m’acheter une nouvelle radio, elle ne fonctionne plus” moi: “tu as sans doute de nouveau appuyé sur un mauvais bouton” (comme tous les jours) – et ça m’a énervée, et j’ai mis du temps à me calmer même en lisant au jardin

Mercredi: réveillée en sursaut au milieu d’un rêve stressant, une journée qui se passe, ce besoin de profiter pleinement de l’été et du beau temps, un délicieux cocktail chez LIB servi dans un cactus suivi d’un repas au Yi Chan – le tout en agréable compagnie, de jolis cadeaux d’anniversaire, la nuit tombe déjà bien plus tôt, terminer mon roman, commencer le suivant et avoir du mal à le lâcher alors que j’ai sommeil

Jeudi: travailler à la maison en attendant le technicien pour la machine à laver, il arrive bien à l’heure prévue et remplace deux pièces – heureusement que c’était sous garantie, retourner au boulot, et donc ça me fait trois projets en même temps, recevoir ma commande livres, fouiller dans les vieux albums de mes voyages, des tomates du jardin, commencer de suite un des livres reçus, puis continuer le roman – toujours au jardin

Vendredi: c’est vendredi !, si vous voulez des conseils pratiques pour voyager loin demandez-moi !, les trucs du vendredi, rentrer dans la chaleur, ce soir c’est film: Adieu Mandalay (Midi Z, 2016)

Samedi: vider les dernières choses de la maison paternelle – le vide-maison avait oublié une armoire, les courses, aller chez mon papa, de la lecture, des quesadillas d’après Yotam Ottolenghi, de la lecture

Dimanche: la fraîcheur du matin, une lessive, un stratagème pour sécher le tout dehors sans corde à linge, de la couture: mon second essai de toile est concluant !, de la lecture en déplaçant mon fauteuil pour rester à l’ombre des arbres, un barbecue, de la lecture

Tu vas aimer notre froid

51xhpezytjl-_sx195_Harold Schuiten, Tu vas aimer notre froid. Un hiver en Yakoutie: Harold Schuiten répond un peu par hasard à une annonce recherchant des professeurs de français en Yakoutie. Contre toute attente, il est engagé et va passer un hiver dans un village perdu au nord de Yakoutsk, dans la République de Sakha, au milieu de la taïga. Les hivers y sont difficiles, il y fait souvent -50° et tout est recouvert de neige. Tout gèle immédiatement, et il faut faire attention dès que l’on met le nez dehors. L’expérience est insolite et c’est ce qui m’a attiré dans ce livre. Et c’est un peu tout. Je n’ai pas été convaincue par l’écriture qui est fort simple, pleine de fraîcheur et de drôlerie certes, mais qui ressemble plus à l’écriture d’un blog. Bref, une déception parce que je n’ai pas eu l’impression de vraiment m’immerger dans cette région peu connue.

 

Book_RATING-20

SPQR. A history of ancient Rome

513c6yrnmzl-_sx323_bo1204203200_Mary Beard, SPQR. A history of ancient Rome: cet hiver, j’ai découvert Mary Beard et j’ai adoré sa manière de présenter l’histoire de l’empire romain dans la série tv Ultimate Rome: empire without limit. J’ai donc eu envie de lire le livre, ce qui a mis plusieurs mois (comme souvent avec les livres d’histoire). Elle raconte les origines de la ville, se basant sur les quelques fragments de textes qui existent encore et les trouvailles archéologiques, puis la république et le début de l’empire. Elle s’arrête à la fin du 2e siècle ap. J-C, date où tous les habitants de l’empire deviennent citoyens romans. A vrai dire, c’est cette période là que je connaissais le moins et que j’aurais aimé découvrir. Pour le reste, le livre décrit surtout les faits historiques et l’évolution du gouvernement. Il faut attendre les derniers chapitres pour avoir plus d’informations sur la vie quotidienne, ce que j’ai regretté. Malgré tout, ce livre est intéressant: il est écrit de manière contemporaine et vivante, fidèle à la réalité historique (ou du moins à celle qui est connue aujourd’hui) et sans charabia intellectuel. Il remet parfois en question des croyances plus anciennes au vu des recherches actuelles et insiste sur le manque de sources qui permettraient de se faire une image plus précise.

Congaï. Mistress of Indochine

9781934431887-fr-300Harry Hervey, Congaï. Mistress of Indochine: pendant une période qui précède ce blog, j’ai lu énormément de romans “coloniaux”, de romans français écrits dans les années 1920-30, racontant des histoires se passant en Indochine. Je ne sais plus par quel biais j’ai trouvé celui-ci, de l’auteur américain Harry Hervey – sans doute l’un ou l’autre lien partagé par une page que je suis. Je ne m’attendais pas à l’ouvrage que j’ai reçu: il est relativement grand pour un roman et le récit en tant que tel ne prend que la moitié des pages, l’autre moitié étant consacrée à une analyse de l’oeuvre et du contexte. Harry Hervey a beaucoup voyagé dans sa jeunesse, avec son secrétaire (une excuse pour cacher le fait que le jeune homme était son amant) et a écrit quelques romans et des histoires pour magazines populaires. Aujourd’hui, il est sans doute le plus connu pour son scénario de Shanghai Express (Josef von Sternberg, 1932) avec Marlene Dietrich.

Revenons au roman: Thi-Linh est une jeune fille née de père français et de mère annamite. Elle vit à Stung Treng, au bord du Mékong mais elle voit son grand amour épouser une autre femme. Quand arrive le Français Justin Batteur, elle accepte de vivre avec lui, prenant le statut de congaïe, genre de maîtresse ou concubine. Au fil du temps, elle quittera la petite ville pour rejoindre Saïgon et d’autres hommes plus riches et plus connus. Cette histoire est a priori assez cliché et empreinte d’exotisme mais elle est contée avec très grande sensibilité par Hervey qui prend le point de vue de la femme, Thi-Linh. J’ai beaucoup aimé cette plongée dans ces temps révolus, au milieu de la végétation luxuriante et de la chaleur tropicale.