Short diary of the week (240)

Lundi: où un de mes rêves tente de résoudre un problème de la réalité (et me fait du bien), où un autre de mes rêves me voit frustrée de ne pas trouver un chariot de supermarché en bon état, de légères courbatures, écrire des textes, en préparer d’autres, des maux de tête, oh mais ce sont de ces maux de tête qui s’accompagnent de vertiges et nausées et qui m’empêchent de fonctionner, abandonner tous mes plans et tenter de survivre à l’après-midi, enfin une accalmie en soirée, The Americans, The Good Fight

Mardi: et pourtant la nuit avait bien commencé, tenter de rassembler mes idées pour un long texte sur un sujet inconnu, parfois il faut commencer sans avoir de plan bien défini quitte à changer en cours de route, assez satisfaite de la tournure que prend ce texte après une journée de travail, ce soleil qui réchauffe en rentrant, non mais c’est bien trop de liqueur pour un cocktail ! (et en effet, c’est trop, et donc trop sucré), The Americans, une séance de méditation où je m’endors presque, terminer mon roman

Mercredi: ranger les bas et sortir les sandales, plusieurs discussions dont une qui fait du bien et qui donne de l’espoir pour l’avenir, reprendre le long texte, travailler la fenêtre ouverte et constater que depuis un an les voisins se disputent toujours aussi fort, rentrer sous le soleil, tenter de supprimer ce sentiment de culpabilité qui me mine, deux épisodes de Rise

Jeudi: cette fois-ci j’ai craqué et pris un demi anxiolytique après avoir somnolé un moment sans m’endormir, j’ai sans doute dormi un peu mieux mais je ne suis pas reposée, parler un moment de cette culpabilité et recevoir une réponse bienveillante, me lancer dans la rédaction d’un autre texte d’un autre genre et bien plus compliqué quelque part, les trucs du vendredi le jeudi, aller chez l’opticien pour changer mes verres et acheter de nouvelles montures, retrouver Shermane et boire un verre, puis retrouver Armalite et mtlm et se délecter d’un mezze, passer une excellente soirée, faire une belle promenade pour retrouver le métro dans la chaleur encore bien présente

Vendredi: congé !, partir sur les routes – enfin pas très loin – pour acheter des bulbes de lys et de dahlias, en profiter pour faire les courses pour le weekend, sortir le parasol: il n’y a pas d’ombre dans le jardin à cette période, planter les bulbes et désherber, m’installer avec un livre, manger puis me remettre dehors pour lire encore un moment, Gardener’s World (qui a fait son office habituel: je me suis endormie après une demi-heure – peut-être devrais-je l’enregistrer pour le dimanche soir !)

Samedi: profiter un moment du canapé, et puis choisir les cucurbitacées à semer, une visite à mon papa, et reprendre les travaux de jardin, de la lecture, et un barbecue, lire dehors jusqu’à ce que la nuit tombe, et puis encore un peu à l’intérieur

Dimanche: passer à la maison paternelle pour relever les compteurs avant d’aller à la zumba – une bonne chose de faite, semer diverses variétés de basilic et autres herbes aromatiques, un coup de vent balaie mes paquets de semences si bien arrangés et emporte le parasol au loin, arrêter là les travaux de jardin et m’installer avec un livre, lire jusqu’à ce que le lumière baisse, sur conseil de mtlm reprendre Glow et regarder deux épisodes, une séance de méditation

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Short diary of the week (239)

Lundi: j’avais dit quoi à propos du sommeil la semaine passée ?, bref je n’ai pas bien dormi, une journée qui se passe à faire deux boulots qui ne m’enchantent pas, surtout que le second est plus long que prévu, partir plus tôt à la recherche de l’imperméable parfait, il n’est pas parfait mais fera l’affaire (trouvé chez Juttu), mon opticien accepte de remplacer gratuitement mes verres très abîmés alors que la garantie est dépassée depuis quelque temps, acheter une robe aussi, voir un autre bel imperméable – plus classique – mais dans un magasin de vieilles dames (ahem), me mettre devant la tv et ne plus décoller des émissions pas super intéressantes, des nausées au moment de m’endormir

Mardi: une très mauvaise nuit, et donc le moral dans les chaussettes, j’en ai marre de tous ces poids (et de mon poids aussi), continuer les boulots qui ne m’enchantent pas, recevoir une grande caisse remplie de choses intéressantes pour les cocktails, rentrer juste avant la pluie, une soirée tv-réalité: De huizenjagers et Masterchef – je sens une certaine lassitude par rapport aux séries et ne trouve pas grand chose qui me plaît pour le moment

Mercredi: malgré les “je vais dormir” répétés mon sommeil a été très moyen, des conversations dans les couloirs, non mais tout le monde va au Japon !, terminer cette préparation de playlist de deux heures, oooh il est là !, ce livre sur les musiques de Cuba est passionnant, une salade avec des restes, fondre en larmes au téléphone avec mon papa qui me console tant bien que mal, De huizenjagers, Masterchef

Jeudi: des courbatures et des maux de tête, une excellente nouvelle qui tombe bien plus tôt que prévu, juste une envie: rentrer à la maison, et puis trop manger et mal digérer, De huizenjagers, Masterchef

Vendredi: enregistrer une émission à Radio Campus, retourner au boulot, vivement la fin de la journée, enfin la fin de la journée (de travail), The good fight, la finale de Masterchef

Samedi: une nuit reposante mais elle n’a pas été suffisante pour évacuer toute la fatigue, un tour au marché qui ne vend pas ce que je cherche mais le magasin de journaux ne déçoit pas: Knipmode et America, une visite à mon papa qui a trouvé de nouvelles raisons de se plaindre, des courses, tailler la haie en lierre et désherber, m’installer dehors pour lire mais rentrer en frissonnant, des asperges et du canard fumé, Le quatrième mur (Marie-Françoise Plissart, 2013) ou un documentaire pour le boulot qui réussit à me captiver, le second documentaire est bien plus long que prévu et j’arrête après un tiers

Dimanche: si je commence à faire des insomnies le weekend…, la zumba, me sentir vidée, des travaux de jardin (suite), de la lecture, Dawson City: frozen time (Bill Morrison, 2017) – un long documentaire presque sous forme d’un film muet à propos de la découverte à Dawson de nombreux vieux films enterrés et conservés par le permafrost, une séance de méditation avant de lire au lit

L’ancre des rêves

51k1-iwtval-_sx195_Gaëlle Nohant, L’ancre des rêves: comme chaque nuit, Benoît fait des cauchemars. Il n’est pas le seul: ses frères Lunaire et Guinoux, et probablement aussi le petit Samson, ont leurs nuits troublées par des rêves qui se répètent chaque nuit, les plongeant dans de profondes angoisses. Ils vivent avec leurs parents dans un petit village de Bretagne; la mer n’est pas loin, mais leur mère Enogat leur interdit de l’approcher. Lunaire, peut-être le plus intrépide de tous, aimerait connaître les raisons de ces cauchemars et commence son enquête avec les quelques éléments dont il se souvient. Aidé par plusieurs personnes du village, dont la vieille Ardélia, il plonge progressivement dans l’histoire de la famille.

J’avais adoré La part des flammes, je suis bien plus mitigée pour L’ancre des rêves, mais mes raisons sont sans doute assez personnelles: la Bretagne est une région qui me touche très peu. A priori, cela n’aurait pas dû influencer ma lecture mais je me suis sentie loin des personnages et de leur histoire, je me suis vue comme une observatrice extérieure, je n’ai jamais été touchée. Et pourtant le passé et la généalogie me passionnent… Il manque quelque chose dans ce roman mais j’ai dû mal à mettre le doigt sur ce que c’est. Un certain élan peut-être, un certain suspense bien plus présent dans La part des flammes ? Disons que j’ai aimé mais sans adorer.

J’ai eu le plaisir de lire ce livre en même temps que Kathel, retrouvez son avis sur son blog, Lettres exprès.

La péninsule aux 24 saisons

61zkuuhqdalMayumi Inaba, La péninsule aux 24 saisons: ce roman raconte l’histoire d’une femme qui a fui Tokyo pour s’installer dans une maison au milieu de la nature, dans la péninsule de Shima. Elle y reste 24 saisons, un an en fait – le calendrier traditionnel local découpe le temps en périodes de 15 jours. Sa vie est simple, elle se promène dans les bois, sur la plage; elle visite son amie apicultrice, elle désherbe son jardin, elle prépare des plats de saisons. Mais surtout elle observe l’évolution des saisons et reste attentive aux changements imperceptibles de la nature qui l’entoure. Il ne se passe pas grand chose et pourtant, il s’y passe beaucoup. Loin de la ville, elle a la possibilité de renaître, de commencer une nouvelle vie. Mayumi Inaba propose un roman très simple et très beau, d’une douceur incomparable et qui apporte au lecteur un certain bien-être. Je vous conseille, comme moi, de consulter une carte google, et d’y mettre le petit personnage pour vous balader en street view. Beaucoup de chemins sont inaccessibles mais les images que j’y ai vues m’ont permis de mieux accompagner l’héroïne dans le roman.

Un livre qui s’intègre parfaitement dans la contrainte du moment, proposée sur le blog Lire sous la contrainte.

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The return to paradise dress

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Après la robe précédente qui a été longue à réaliser, je voulais une couture facile. Je me suis donc tournée vers mon patron fétiche, le haut de la robe Burda modèle 121 de novembre 2012. J’ai à nouveau modifié l’encolure, recopiant celle de la robe Butterick B5032 et pour le jupe, j’ai choisi la “side pleated skirt” de l’Ultimate Dress Book de Gertie.

Le tissu est d’Alexander Henry, Kasuku Jungle, aujourd’hui indisponible (sauf peut-être en cherchant bien). Il m’a un peu déçue par ses couleurs un peu moins franches que prévues (ce qui ne se voit pas trop sur les photos). Une couture facile pour un plaisir immédiat !

Je l’ai baptisée en pensant à ce morceau de Martin Denny.

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Short diary of the week (238)

Lundi: une chouette rencontre pour vider certaines choses dans la maison paternelle, remplir les bouteilles découpées de terre puis semer les tomates (19 variétés !), terminer de coudre une robe, faire des projets pour la suivante qui devrait combiner trois patrons, de la lecture mais aucune concentration, écouter les râleries de mon papa qui n’accepte aucune solution que je lui propose, De huizenjagers – mon agent immobilier n’y est plus mais il y a ce plaisir coupable de regarder dans les maisons des autres, Masterchef, The Good Fight

Mardi: mon mauvais sommeil est clairement psychologique et lié à la nuit du dimanche au lundi vu que j’ai relativement bien dormi cette nuit, préparer une nouvelle playlist et voir tous mes collègues, ces petites choses qui m’énervent (ou l’art d’arriver à se déconnecter à certains moments), et puis m’enfermer dans mon bureau pour l’après-midi, à la recherche de l’imperméable parfait – tentative n°1, me consoler en achetant un livre (juste un ! – je me félicite), d’ailleurs en faisant le ratio ajout sur la PAL / livres lus je constate que devrais en lire 8 avant de pouvoir en racheter si je veux commencer à diminuer ma PAL un jour – cela va être compliqué !, manger pour la troisième fois de suite le même plat devient répétitif, me laisser happer par la tv: De huizenjagers suivi de Topdoktors, une bonne dose de lecture

Mercredi: traîner un peu ce matin, m’organiser au mieux et faire mes courses tout de suite, vendre quelques livres et œuvres d’art de la collection de papa, aller au boulot en voiture du coup, avoir l’impression de ne travailler sur rien alors que ce n’est pas le cas – je fais avancer les choses mais sans produire de contenu et c’est de là que vient cette impression, me sentir entrer doucement dans un état de légère déprime sans trop en connaître les raisons, de la comfort food, De huizenjagers, Masterchef

Jeudi: après ces jours sans création de contenu je m’y mets aujourd’hui (et ça fait du bien), et je m’y tiens toute la journée, un repas basique, De huizenjagers, Masterchef

Vendredi: me rendre compte que mon père a payé pendant plus de 25 ans une assurance pour un appareil photo cassé, toute l’excitation de voir la publication de la vente de ma maison d’enfance, mais aussi un drôle de sentiment, les trucs du vendredi, des conseils pour une future émission radio, l’après-midi me semble longue avec ce beau soleil qui me nargue, enfin le weekend !, je sens bien que mon père ne m’a pas écoutée quand je lui ai parlé de la mise en vente de sa maison, The X-Files, Rise, Masterchef

Samedi: le soleil ! sortir l’essentiel des plantes qui ont passé l’hiver à l’intérieur, faire des courses dans un supermarché déserté, tondre la pelouse, scarifier la pelouse, tailler le sureau, reprendre enfin mon activité préférée: lire au jardin, profiter pleinement de ce premier beau jour de la saison, un repas estival, The Searchers (John Ford, 1956)

Dimanche: nuages et soleil timide, ça s’éclaircit pendant que je rédige quelques notes de blog, le plaisir de retrouver le jardin pour faire des photos de ma nouvelle robe, continuer les travaux de jardin: remplir des creux dans la pelouse, bien délimiter les bordures des parterres, commencer le désherbage, et puis terminer mon livre, préparer le premier barbecue de l’année et profiter des températures très clémentes, terminer la 11e saison de The X-Files et me dire que c’était mieux avant, lire encore un peu dans le canapé puis dans mon lit

My absolute darling

cvt_my-absolute-darling_7668Gabriel Tallent, My absolute darling: jeune fille de quatorze ans, Turtle vit avec son père Martin dans une maison plus que rustique dans le nord de la Californie, entre bois et océan. Sa mère est décédée, son grand-père vit tout près dans un mobile home. Tous les jours, Martin l’accompagne jusqu’au bout du chemin pour attendre avec elle le bus scolaire. A l’école, Turtle n’a pas d’amis, elle est plutôt solitaire malgré les approches que tente un de ses professeurs, Anna. Une fois de retour à la maison, elle arpente la nature environnante, s’exerçant à tirer avec les armes que son père lui a confiées. Celui-ci a en effet sa propre conception de l’éducation de sa fille qu’il adore – “my absolute darling” – et lui inculque les préceptes du survivalisme.

Je préfère ne pas en dire plus, la quatrième de couverture révèle déjà beaucoup et je n’ai moi-même pas pu éviter d’être un peu spoilée – même si ce n’était pas trop grave. Gabriel Tallent décrit la vie d’une jeune fille un peu différente, y mêlant des descriptions de la nature tout simplement superbes et extrêmement précises. Il se dégage de ce livre une intensité extrême qui pousse le lecteur à tourner page après page, sans plus pouvoir s’arrêter (je préviens cependant les âmes trop sensibles, certains passages sont difficiles). J’avais commencé ma lecture en anglais mais après quelques pages, j’ai réalisé que je ne comprendrais pas tout: le vocabulaire est très étendu, surtout dans les descriptions, et j’admire d’autant plus le travail de la traductrice, Laura Derajinski, qui m’a permis de profiter de la beauté de l’écriture tout en me facilitant la compréhension. J’ai hésité dans ma notation, entre 4 et 5, mais je sais que je me souviendrai encore longtemps de ce livre et que les personnages et la nature ont pris une place dans ma tête.

Une fois que vous l’avez lu, je vous conseille l’interview de l’auteur pour La Grande Librairie.