Miniaturiste

Jessie Burton, Miniaturiste: la jeune Nella Oortman arrive à Amsterdam en ce jour d’automne 1686 pour y habiter avec son mari, Johannes Brandt, un marchand influent et très riche appartenant à la V.O.C. L’accueil est très froid et elle doit s’habituer à la présence de Marin, la soeur de Johannes, ainsi qu’au personnel de la maison, Cornelia et Otto, un ancien esclave ramené du Dahomey. Pour excuser ses absences et comme cadeau de mariage, Johannes lui offre un cabinet qui est une maison de poupées. Nella contacte un miniaturiste pour la meubler et c’est là que commence une aventure étrange: les objets et les poupées ressemblent tellement à la réalité, annoncent même parfois l’avenir ! Jessie Burton s’est inspirée d’une maison de poupées de l’époque qui avait appartenu à la vraie Petronella Oortman mais elle change l’histoire pour en créer une nouvelle, totalement imaginaire. Elle a minutieusement étudié l’époque et ses mœurs, elle décrit la vie quotidienne dans une Amsterdam florissante mais aussi sous la coupe d’une religion calviniste très restrictive. Et bien que l’histoire contée soit très triste et déprimante, j’ai adoré ce roman qui m’a tenue en haleine jusqu’aux dernières pages. Il m’a donné envie de lire encore plus de romans basés sur l’histoire, peu importe la période, du moment que les recherches ont été approfondies.

Book_RATING-40

Short diary of the week (182)

Lundi: m’endormir, me réveiller frissonnante, 38° de fièvre, me rendormir, me réveiller, me rendormir, me réveiller, pas en état d’aller travailler, attendre chez le médecin, une rhino-pharyngite – déjà la deuxième cette année, où est passée ma résistance aux microbes ?, des frissons et des courbatures, lire et dormir dans le canapé, pas beaucoup d’appétit, Call the Midwife

Mardi: encore plus de fièvre, pas envie de grand chose, regarder Versailles: le propre et le sale (merci Gasparde !), me forcer à aller faire des courses, à chaque fois que je m’endors je me réveille pour tousser, la température a enfin baissé un peu, lire dans le canapé, Black Sails, commencer un nouveau roman

Mercredi: pas de fièvre cette nuit mais bien au petit matin, cette fatigue malgré de longues nuits…, sortir au jardin et profiter du soleil, lire un peu, me sentir mal: la fièvre est remontée en flèche, pas d’appétit, Taboo

Jeudi: une nuit agitée avec de nombreux réveils à cause du nez complètement bouché, baisser les armes et me lever alors que je suis encore fatiguée, avoir envie de sucré, ne pas faire grand chose, déprimer un peu parce que je suis toujours aussi malade après cinq jours, Taboo

Vendredi: je veux que ça aille mieux !, ce n’est pas vraiment ça et ça devient lassant, une longue sieste, de la lecture, Taboo

Samedi: disons que ça va un peu mieux, terminer d’écrire les billets sur le voyage au Sri Lanka – reste les photos à trier et ajouter, de la couture mais abandonner parce que cela demande trop d’efforts, de la lecture, un premier repas convenable depuis une semaine, Winchester ’73 (Anthony Mann, 1950) – un bon western qui tient en haleine

Dimanche: pas encore assez d’énergie pour aller à la zumba, de la couture, de la lecture, le plaisir de choisir un nouveau roman après avoir terminé le précédent, The 100, The Halcyon

Let’s cook our books #20: mushroom ragout with poached duck egg

Mushroom ragout with poached egg

A la base, je voulais combiner les légumes du frigo à un oeuf poché. Je me suis inspirée d’une recette de Yotam Ottolenghi, le “mushroom ragout with poached duck egg” (dans Plenty) mais je l’ai beaucoup modifiée, surtout au niveau du ragoût. Je n’avais qu’une sorte de champignons, que j’ai mélangés à une échalote et à du panais et des carottes préalablement blanchies. J’ai assaisonné le tout avec du basilic et du thym frais. Je voulais surtout tenter la préparation de l’oeuf poché, pas de canard, mais de poule. J’ai suivi les instructions de la recette: faire bouillir de l’eau avec un trait de vinaigre, ajouter l’oeuf, retirer du feu et laisser reposer six minutes. Mais j’ai repensé aux nombreux programmes de cuisine que j’ai vu à la TV. J’ai donc préalablement cassé mon oeuf dans un petit récipient et juste avant de le verser dans l’eau, j’ai créé une sorte de tourbillon dans celle-ci. Le résultat était parfait mais je soupçonne que la chance du débutant a joué. En tous cas, c’était très bon et j’était très contente de ma réussite !

The fishing fleet

Anne De Courcy, The fishing fleet. Husband-hunting in the Raj: je suis tombée sur ce livre par hasard, au détour de mes recherches sur les femmes voyageuses et l’Inde coloniale. Phénomène apparement très connu des Britanniques (mes compagnons de voyage au Sri Lanka étaient au courant), la Fishing Fleet était un mystère pour moi. Sous le Raj, sous la domination britannique en Inde donc, de nombreuses jeunes filles étaient envoyées dans la colonie pour épouser l’un des nombreux hommes célibataires qui y travaillaient, que ce soit dans le service civil ou dans l’armée. Il était en effet très mal vu, voire même interdit, d’épouser une Indienne car on ne mélangeait pas les races à cette époque. Anne De Courcy s’est basée sur de nombreux journaux intimes de l’époque ainsi que sur d’autres documents historiques pour décrire la vie de ces femmes, de leur départ en bateau jusqu’à leur arrivée et leur vie sur place. Elle parle des rencontres, des bals, des promenades et chasses au tigre, des mariages mais aussi de la vie parfois difficile après l’union – dans des contrées isolées sans le moindre médecin à proximité alors que ces lieux grouillaient de bêtes sauvages et de maladies tropicales. Je ne dirais pas que cela se lit comme un roman – j’ai mis plusieurs mois à terminer le livre – mais ce qui est décrit est passionnant, c’est une tranche de vie des colonies, sous les tropiques. Ce qui me fait penser que je devrais chercher un équivalent pour l’Indochine – si ça existe.

Book_RATING-40

Short diary of the week (181)

Lundi: hésiter sur le gilet et mettre le plus fin qui s’accorde mieux au style de la robe, encore une journée marathon, feuilleter mon nouveau livre de cocktails et préparer de suite une recette, Black Sails, Call the Midwife

Mardi: pas tout à fait en forme, une réunion mal placée, une météo très grise et humide, plus aucune énergie, Sweet/Vicious – les trois derniers épisodes – une très bonne série MTV qui met le doigt sur le viol et le silence autour de celui-ci

Mercredi: encore un mail inutile et déplacé du chef, pas grand chose d’autre, Riverdale – premier épisode

Jeudi: plus que cinq caisses de disques à traiter (des cartobacs plus précisément, contenant une trentaine de cd – une quarantaine de caisses au départ), c’est presque prêt à être publié, toute mon énergie passe là-dedans, Taboo, The Halcyon

Vendredi: un entretien de fonctionnement qui dure des heures parce que mon chef aime trop parler, il m’a d’ailleurs vampirisé toute mon énergie, envie de dormir, retrouver mes amis au Cipiace et passer la soirée à goûter des cocktails et manger tout en discutant, partager une bouteille d’alcool en trois et recevoir de la liqueur de yaourt, goûter l’absinthe de Fougerolles, avoir du mal à m’endormir parce que frigorifiée

Samedi: pas super en forme ce matin mais c’était une très bonne soirée, tenter de trouver des solutions pour adapter le patron à découpes princesses, prendre un Dafalgan contre le mal de tête, faire les courses, me mettre au lit pour une sieste, reprendre un second Dafalgan, lire un peu – dans la mesure du possible, réussir un oeuf poché du premier coup alors que c’est la première fois, The Gunfighter (Henry King, 1950), prendre un troisième Dafalgan et aller dormir tôt

Dimanche: une longue nuit, me réveiller malgré tout avec des maux de tête, là c’est clair que ce n’est pas le repas qui a causé ça mais autre chose, sans doute la fatigue de la semaine et l’entrevue avec le chef, râler de passer tout le weekend en mauvais état, prendre un Dafalgan, encouragée par ma voisine je vais quand même à la zumba, je frissonne en rentrant et me réchauffe sous la douche, vaincre les ajustements de ce patron à découpes princesse, de la lecture, frissonner, du Dafalgan, Guyane, The 100, me mettre au lit crevée, ne pas dormir

Let’s cook our books #19: Coriander chutney chicken

Je continue à explorer la cuisine indienne – moderne dans ce cas – avec le livre Made in India de Meera Sodha. Mon choix s’est porté sur une recette de poulet au chutney de coriandre assez facile et rapide à préparer. Il faut d’abord confectionner le chutney en mixant coriandre, cacahuètes, piment et jus de citron, puis cuire le poulet en intégrant le chutney. J’ai trouvé le plat fort simple, un peu trop même, avec peu de dimensions gustatives telles que je les connais de la cuisine indienne. Cela a sans doute été accentué du fait que je n’ai pas préparé d’accompagnement sous forme d’un autre curry qui aurait pu compléter le plat de viande. Et le lendemain, une très légère amertume s’était développée. Bref, ce n’est probablement pas un plat que je cuisinerai à nouveau, mais je retiens le chutney comme accompagnement.

Coriander chutney chicken

Short diary of the week (180)

Lundi: traîner au lit après une digestion un peu difficile, peu importe – c’est congé !, en profiter pour quelques courses administratives et pour le swap, une tisane au gingembre, de la couture: les plis ça prend du temps, de la lecture mais sans aucune concentration, sauvons plutôt la reine lapine, un plat de poulet au chutney à la coriandre, le retour de Black Sails, Call the Midwife

Mardi: ce nouveau rideau de douche si joli est totalement perméable, si tout va bien je peux lire 10 pages par trajet – ce qui fait 20 pages par jour – ce qui me fera un peu plus de deux semaines pour lire ce Joyce Carol Oates, est-ce que j’aurais acquis un nouveau rythme dans le travail ?, les températures oscillent entre 2 et 3° – je n’aime pas ça, TBBT S02E01, Vikings, Sweet/Vicious

Mercredi: râler sur le chef jamais là, plein d’idées de romans à lire, Taboo, Sweet/Vicious

Jeudi: angoisser, finalement la mammographie se passe très bien et les résultats sont rassurants, tenter de rattraper mon retard mais ce serait plus facile si le programme voulait bien coopérer, frôler la crise de nerfs, rentrer vidée, m’affaler dans le canapé pour les deux derniers épisodes de la saison 4 de Vikings

Vendredi: ma voiture peut enfin être garée dans la rue en toute légalité – j’aurai pris mon temps pour régler cette affaire de carte de parking, commencer à m’impatienter, commencer à m’énerver, j’étais censée avoir rdv avec mon chef à 10h, il se pointe à 11h – il avait oublié, bref c’est reporté une seconde fois, au moins je peux avancer dans mon boulot, rentrer épuisée et avec mal de tête, ça prend du temps d’enlever toutes les arrêtes d’un filet de truite, Wagon Master (John Ford, 1950) – un peu court et avec des ellipses un peu trop marquées mais pas mal

Samedi: aller au marché pour des pamplemousses non traités, ramener également des tulipes rouges et deux romans, rentrer alors que la pluie commence, terminer de coudre la robe blanche, lire, Operation Mekong (Dante Lam, 2016): des bons et des méchants et plein d’action – que demander de plus quand on veut mettre son cerveau en vacances ?

Dimanche: une liste de 12 petites choses à faire pendant la journée, de la couture avec beaucoup de chipot pour mettre ce patron à ma taille – ce n’est pas gagné, préparer de la liqueur de pamplemousse et d’oranges sanguines pas très sanguines, de la lecture – un peu, j’aurais fait 7 des 12 choses, The 100 – début de la quatrième saison, Sweet/Vicious – deux épisodes