The “where’s the monkey ?” dress

Très souvent, j’accumule tissus et patrons sans savoir comment je vais les utiliser et les combiner. Ce fut le cas pour la robe d’été rétro Butterick B5032 qui fait partie des premiers patrons que j’ai achetés mais aussi du tissu Alexander Henry, Frida’s garden tea acquis sur le site anglais Fondant Fabrics. J’ai finalement associé les deux au printemps: pour utiliser ce tissu aux grand motifs, il me fallait en effet un patron avec le minimum de coutures dans le corsage. J’ai fait une toile et comme toujours j’en étais satisfaite. Pour le haut, j’ai tracé la taille 16 qui se diminue en 14 en remontant vers la poitrine. J’ai également allongé un peu le corsage (de 3cm environ), à partir de la ligne indiquée (je le raccourcirai à nouveau d’un centimètre – voire moins – lors de la prochaine version). Pour le bas, j’ai tracé quelque chose qui va du 16 au 17, sauf que j’ai finalement cousu une jupe froncée. Au moins le patron est tracé pour une prochaine version. Les explications sont claires et la robe est facile à coudre. J’ai par contre eu un souci vers la fin: ma toile n’était pas si satisfaisante que ça en fait: le dos baillait très fort et j’ai dû augmenter la valeur couture au niveau de la tirette jusqu’à trois centimètres dans le haut du corsage. En la portant, je me rend compte que selon ma position, le devant baille un peu également, dans sa partie supérieure et les bretelles ont tendance à tomber. Il faudra donc que je supprime un ou deux centimètres là aussi, ce qui permettra d’ailleurs de recentrer les bretelles. A part ce petit souci, elle est tout à fait mettable. Je l’aime beaucoup pendant les jours de grande chaleur !

Carol a de nouveau été ma photographe (en fait, nous avons fait une longue et unique session début juillet).

Princesse Bari

Hwang Sok-yong, Princesse Bari: quelque part dans les années 1990 nait une petite fille qui sera nommée Bari. Septième enfant d’une famille nord-coréenne, elle n’était pas désirée par son père qui voulait absolument un garçon. Elle sera prise en charge par sa grand-mère qui se rend compte que la petite fille possède des dons de chamane comme elle. La vie de la famille est bouleversée quand son père perd son travail suite à une décision du régime en place. La famille se disloque, Bari et sa grand-mère, ainsi que leur chien Chilsong, traversent clandestinement la frontière et tentent de survivre en Chine. De là, Bari se retrouvera finalement à Londres par l’intermédiaire de passeurs. Cette histoire est très prenante dès le départ, avec un mélange de réel et de surnaturel, avec l’importance du monde des rêves et des symboles. Surtout la première partie en Corée et Chine m’a touchée, celle plus internationale aborde des problèmes de la société actuelle qui pour moi s’éloignent fort du reste du roman, mais il s’agit d’un voyage contemporain et ce n’est pas étonnant que l’auteur parle de tout ça. Auteur que j’ai longtemps cru être une femme, avant que je ne lise sa biographie sur le net. Un très beau roman, très dur parfois, mais très habité.

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Let’s cook our books #11: Prawn soup with slices of lime

Cette recette thaïlandaise de soupe aux crevettes m’attirait depuis un moment déjà. Elle est proposée dans l’excellent et très complet Thai food de David Thompson et ne compte pas trop d’ingrédients, contrairement aux nombreuses autres recettes du livre. Par conséquent, il faut des ingrédients de qualité et être précis dans les proportions. Le bouillon, je l’avais préparé cet hiver et congelé. Il est relativement neutre quoique fort poivré. Il suffit d’y ajouter du sel, du sucre, les crevettes crues, du poivre et trois tranches de citron vert très fines, puis des feuilles de coriandre. Le goût est délicat, le citron ne domine pas et comme les tranches ont cuit un moment, elle dégagent une très légère amertume. A refaire, comme entrée ou en cas de très petite faim.

Short diary of the week (158)

Lundi: réveillée tôt en ce jour férié, début d’une semaine de vacances, l’ourlet des manches qui me faisait peur se passe finalement très bien, prochain défi demain: coudre les manches dans une emmanchure trop petite et donc à adapter, rangement de dessous de terrasse (chaque zone peu visible est propice à accumuler du bordel divers), lecture à l’ombre pour ne pas brûler mais où il fait frais, trop frais, oui j’ai pris une couverture en plein été, du mousseux à terminer et des pêches ? bellini !, Stranger Things, me souvenir qu’il me reste plein d’Anthony Bourdain Parts Unknown à regarder, un épisode sur l’Ethiopie très musical

Mardi: encore du tri de photos mais je vois la fin, ravitaillement, des travaux de jardin ? non ! profitons avec quelques bouquins, un barbecue, rester dehors jusqu’au crépuscule

Mercredi: une matinée paresseuse, me tromper d’heure et partir trop tôt, partir en safari photo et revenir avec quasi rien mais l’après-midi était très agréable – entre terrasses et antiquaires, lire au jardin jusqu’au crépuscule et l’invasion des moustiques, Anthony Bourdain Parts Unknown à Sarawak (avec de la musique du Badakhshan et du Laos – ahem)

Jeudi: pas très réveillée, une excursion chez Rob à la recherche de condiments divers, lecture au jardin, le début d’un film, Anthony Bourdain Parts Unknown à Istanbul, avoir du mal à m’endormir sans trop de raisons à part des bêtises qui n’ont en fait aucune importance

Vendredi: le soleil a disparu, des courses, en fait il fait bon dehors, tondre la pelouse, lire au jardin mais rentrer plus tôt que d’habitude, un test de cocktail, un test de plat – les deux vont bien ensemble, suite et fin de Santa Fe trail de Michael Curtiz (1940) – ou une tentative de reprendre ce cycle western abandonné l’année passée – pas sûre que ce film m’y encourage: très daté et très cliché, les bons contre les méchants, Anthony Bourdain Parts Unknown à Charleston

Samedi: lecture au jardin – et oui – je ne m’en lasse pas, préparer un cocktail bu dans un bar, deux épisodes de Stranger Things, écouter la pluie tomber

Dimanche: premier jour de la semaine humide – bien mieux que ce qui était annoncé au départ par la météo, au moins je ne devrai pas arroser le jardin, hésiter à continuer cette blouse qui traîne depuis le début de l’été, prendre mon courage à deux mains et l’achever – presque – il reste les boutons à coudre, tracer un nouveau patron, terminer la préparation de la liqueur de sauge ainsi que celle à l’hibiscus (pour laquelle je me suis trompée – j’y ai mis du sirop d’agave plutôt que du miel – la faute aux emballages trop proches), osso bucco, les deux derniers épisodes de Stranger Things – une série qui ne m’aura pas passionnée

Huit jours aux Indes

Emile Guimet, Huit jours aux Indes: aujourd’hui surtout connu pour le musée qui porte son nom, Emile Guimet était un grand voyageur et a rédigé de nombreuses études sur l’Asie. Dans ce court récit, il raconte les huit jours qu’il a passé en Inde du Sud en 1876, de Colombo à Madras. Il décrit son voyage mais s’attarde surtout sur les monuments qu’il visite, racontant par la même occasion de nombreuses histoires de la mythologie indienne. Il émet des théories archéologiques et tente de tisser des liens avec la culture antique européenne. Il propose un regard sur l’Inde qui est marqué par son époque mais contenant bien moins de remarques que l’on pourrait considérer comme racistes aujourd’hui que dans d’autres récits. Dommage que l’éditeur ait choisi comme couverture une gravure représentant des minarets d’Ahmedabad, à des lieues de l’architecture hindouiste de l’Inde du Sud.

 

The Oh Bambi ! blouse

Après avoir cousu la jupe bleue, j’ai pensé qu’il serait utile de coudre quelques hauts. Ce que je n’ai encore presque jamais fait (à part une Airelle) et je n’ai donc pas plein de patrons présélectionnés. Et comme j’ai acheté le tissu avant de choisir le patron, le choix était encore plus limité par le métrage. J’ai donc fait simple: la Portrait Blouse de Gretchen Hirsch, dans son premier livre. Pour la taille, j’ai tracé le 10 pour le haut et le 12 pour le bas (j’avais d’abord tracé 8 et 10 mais ça me semblait fort juste et je ne voulais pas coudre de toile). Le tissu est Oh deer ! de Soft Cactus que j’ai acheté dans le très joli magasin de l’avenue des Celtes (à Mérode), Chipote et Papote. Rien à dire, ce patron est facile à coudre. Je n’aime pas trop la tirette sur le côté mais je n’avais qu’à choisir un autre patron ! Le dos est un peu trop blousant (trop grand ?) à mon goût mais pour le reste ce haut fait de l’effet.

Et c’est toujours Carol qui a fait les photos. Merci !

 

Let’s cook our books #10: Shrimp salad

Parfois une recette simplissime peut être excellente ! J’ai trouvé cette salade de crevettes dans le livre de Naomi Duguid, Burma, rivers of flavor et elle compte 9 ingrédients (y compris l’huile pour cuire les crevettes et le sel qui est optionnel). Si comme moi, vous êtes vraiment paresseux, vous pouvez acheter des crevettes déjà cuites. Bref, il faut couper ces crevettes à la diagonale en morceaux d’un centimètre environ, les mettre dans un bol, ajouter des oignons de printemps coupés, du concombre en bâtonnets, de la coriandre, du piment frais ou en poudre (le pimiento espagnol était bien piquant et faisait l’affaire), une cuillère à café de sauce de poisson et deux cuillères à soupe de jus de citron vert. Mélanger. Manger.