Récit de voyage: Japon

Je compte publier mon récit de voyage au Japon au fil des semaines. Je n’ai pas prévu de rythme particulier, les billets apparaîtront au gré de mon avancement et de mes envies. 

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture !

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The scarlet poinsettia dress

Après mon retour de vacances, je voulais une nouvelle robe très rapidement. Et comme Noël approche, je souhaitais utiliser le tissu “scarlet poinsettia” de Michael Miller, acheté chez Tomato à Tokyo. J’ai donc repris mon modèle habituel fortement modifié de chez Burda (modèle 121 de novembre 2012), avec une encolure ronde et la “side pleated skirt” de l’Ultimate Dress Book de Gertie. J’ai également allongé le corsage d’1,5 cm parce qu’il ne descendait pas jusqu’à ma taille dans les précédentes versions. 

Trois weekends plus tard, ma robe était prête.

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Short diary of the week (270)

Lundi: pas super en forme ce matin, de l’encodage, des problèmes qui m’empêchent d’avancer, partir plus tôt pour aller chercher mes nouvelles lunettes, Doctor Who – la saison touche à sa fin et ça reste très gentillet et sans profondeur – le souffle épique des précédentes saisons me manque

Mardi: encore fatiguée ce matin mais ça commence à aller mieux après une bonne nuit, de l’encodage, tenter de rattraper le temps, où le médecin généraliste de mon papa diminue mon sentiment de culpabilité: aucun endroit ne lui conviendra – il n’accepte pas qu’on lui limite les quantités d’alcool, un rendez-vous qui prend un certain temps, Strangers – avec une chanson qui me rappelle le groupe Lush, Crazy Ex-Girlfriend (youhou, j’ai réussi à regarder deux épisodes de séries ce soir – ça faisait longtemps)

Mercredi: un long réveil cette nuit – trop de pensées parasites, et donc fatiguée ce matin, pas envie d’écrire ce qui doit être écrit, l’écrire quand même parce qu’il le faut bien, une soupe de nouilles soba, Strangers, Crazy Ex-Girlfriend – fin de la saison 1 – une série tout à fait plaisante avec quelques perles musicales

Jeudi: le second rendez-vous à la banque de la semaine – je vais mieux espacer dans le futur, retour au travail sur le Danemark, passer par la poste pour enfin y changer l’adresse de mon papa, cuisiner, Strangers, Crazy Ex-Girlfriend – début de la seconde saison

Vendredi: un trajet un peu chahuté (de la pluie, un métro en retard), les trucs du vendredi qui sont vite terminés, et puis du Danemark, me retrouver dehors au plus fort de la pluie et rentrer trempée, après une heure trente de film je m’endors lamentablement

Samedi: de la couture, commencer à ranger la cave juste avant de devoir partir, aller chez mon papa, faire les courses, de la couture, trier des photos, de la lecture, de la cuisine, Princesse Mononoke (Hayao Miyazaki, 1997) ou comment je ne me souvenais que de quelques images et pas du tout de l’histoire

Dimanche: réveillée par la nausée, me rendormir, traîner dans le canapé, voir la pluie tomber et être trop fade pour aller à la zumba, de la couture, terminer la robe en cours et même faire les photos, du tri de photos, de la lecture, de la cuisine, 
Buchanan rides alone (Budd Boetticher, 1958) – des acteurs de seconde zone mais une histoire qui se tient

Dark horse

Craig Johnson, Dark horse: c’est toujours un plaisir de retrouver le shérif Walt Longmire dans une de ses aventures. Dans Dark horse, il recueille dans sa prison Mary Barsad, accusée d’avoir tué son mari, après avoir mis feu à la grange et tué les chevaux. Or Longmire ne croit pas à sa culpabilité, elle aimait trop les chevaux. De fil en aiguille, il dénoue les noeuds de l’affaire, à son rythme, un peu lent comme d’habitude, toujours ancré dans la vie locale et dans les paysages rudes et désolés du Wyoming. Je n’ai pas beaucoup plus à en dire, à part que j’ai passé un bon moment. 

Pachinko

Min Jin Lee, Pachinko: l’histoire commence en 1883 en Corée, dans le petit village de pêcheurs de Yeongdo, pas très loin de Busan. Hoonie est un jeune homme très travailleur mais il a un bec de lièvre et n’est donc pas un bon candidat pour un mariage.  Suite à l’annexion de la Corée par le Japon en 1910, beaucoup de familles coréennes se retrouvent dans la pauvreté et Hoonie trouve finalement une épouse, Yangjin. Ils ont une fille, Sunja. Et c’est avec elle que l’histoire démarre vraiment: elle tombe enceinte de Koh Hansu, un homme d’affaires marié. La honte est immense et sa vie semble sans issue, jusqu’à ce qu’elle rencontre un prêtre chrétien, Baek Isak, qui l’épouse et l’emmène au Japon, à Osaka. Le roman suit Sunja, mais aussi les autres personnages – ses enfants, des proches de la famille -, changeant souvent de point de vue et racontant leur vie sur une période d’un siècle, jusqu’en 1989. Il dévoile l’histoire méconnue des Coréens au Japon, leur statut de citoyens secondaires, devant accepter des métiers que les Japonais ne veulent pas exercer. Beaucoup se sont retrouvés à exploiter des salle de pachinko, un genre de jeu de hasard. 

Cette partie historique est vraiment passionnante mais j’ai eu l’impression que l’auteur avait établi une liste de sujets et de problèmes à caser dans son histoire, et que le seul moyen de réaliser cela était de créer une multitude de personnages. J’aurais préféré un récit avec un ou deux points de vues. Min Jin Lee a écrit ce roman sur une longue période et a effectué de nombreuses recherches, interviewant de nombreux Coréens du Japon, ce qui le rend d’autant plus touchant.  Et donc malgré ma petite réticence, j’ai beaucoup aimé ce roman et surtout, découvert un pan d’histoire inconnu pour moi. 

Short diary of the week (269)

Lundi: une nuit complète mais qui me laisse malgré tout fatiguée, et le début de la semaine est fort occupé, écrire et trier des disques, commander de nouvelles lunettes, la chasse aux petites culottes est lancée, l’expo “Revolution” à l’ING Art Center – intéressant mais un peu superficiel quand on connaît bien la période

Mardi: une nuit très moyenne, irritable aujourd’hui (une des personne qui cause cela m’ennuiera deux fois dans la journée), des problèmes informatiques, des frustrations: une formation imposée en février annule toutes les possibilités de voyages en groupe qui m’intéressent – et organiser quelque chose moi-même est toujours bien plus contraignant, aller boire un verre puis manger coréen entre amis – et surtout beaucoup parler de mon voyage

Mercredi: une longue réunion, plus aucune motivation ni énergie, partir plus tôt… pour aller chez le dentiste, me retrouver à Alma avec des métros qui ne bougent plus pour cause de panne, tenter de rentrer à la maison à pied sans trop savoir où je suis parce que mon réseau mobile est en panne aussi, trouver le chemin et me dépêcher – plus de vingt minutes de marche quand même, sauter dans la voiture sans me brosser les dents et arriver juste à temps, fondre en larmes à cause de la sollicitude du dentiste envers l’état de santé de mon papa, vidée après tout ça, Doctor Who, terminer mon livre

Jeudi: bien dormi mais la fatigue est bien installée, avoir du mal à commencer le boulot, une journée qui se passe, une soirée normale à la maison, Vikings – deuxième partie de la cinquième saison – pas sûre que je vais continuer

Vendredi: les trucs du vendredi, sur un coup de tête partir avec mes collègues au Luxembourg pour quelques achats, un repas grec à Verviers, rentrer tard

Samedi: me dire que les tâches ménagères ce sera pour plus tard et à vrai dire je ne suis pas sûre que ce soit un bon plan, aller chez mon papa et heureusement je n’y suis pas seule parce qu’il ne fait que se plaindre en boucle, les courses, m’installer dans le canapé et enfin feuilleter ce livre de recettes reçu lundi, lire un peu mais avoir envie de m’endormir, voir enfin le dernier épisode d’Anthony Bourdain Parts Unknown dans le Lower East Side de New York – un épisode à son image – très rock

Dimanche: écrire un peu pour le blog, de la zumba, de la couture, de la lecture, une soirée chez des voisins, l’impression de n’avoir rien fait ce weekend

Bilan culturel – novembre 2018

Romans, récits de voyage:

  • Min Jin Lee, Pachinko – 4/5
  • Craig Johnson, Dark horse – 4/5
  • Anuk Arudpragasam, Un bref mariage – 4/5
  • Richard Wagamese, Cheval indien – 4/5

Concerts, expos, musées:

  • Awakenings: Art in Society in Asia 1960s–1990s – The National Museum of Modern Art, Tokyo
  • différentes petites expos d’art contemporain, The Fukuokan Asian Art Museum, Fukuoka
  • Catastrophe and the power of art – Mori Art Museum, Tokyo
  • Révolutions – ING Art Center, Bruxelles

Restos, bars:

  • des restos à ramens, des restos à sushis, des restos divers au Japon
  • Traders Vic’s à Tokyo