Nouilles d’Asie

Chihiro Masui, Minh-Tâm Trân, Margot Zhang, Nouilles d’Asie (2016): ce livre de cuisine a été écrit par trois autrices francophones de trois origines différentes: Japon, Vietnam et Chine. Elles y rassemblent des recettes de nouilles, des recettes traditionnelles mais aussi fusion, avec même quelques écarts dans d’autres pays comme la Corée ou la Thaïlande. Le texte est très limité et cela aurait été intéressant d’en savoir un peu plus sur le sujet. Par contre, le livre est richement illustré, avec des photos de tous les ingrédients (nouilles, condiments, herbes et légumes asiatiques), des recettes photographiées pas à pas (de certaines nouilles donc) et des photos de chaque plat. En le lisant, je me suis rendue compte que je n’avais quasi rien essayé et que j’avais une préférence pour les soupes, mais qu’il y avait plein de recettes qui me donnaient envie. Parfois, ça vaut la peine de ressortir des livres plus anciens ! Un livre intéressant, mais pour beaucoup de recettes, il y a une recette dans la recette et préparer les bouillons pour les soupes prend beaucoup de temps (heureusement, il y a quelques soupes japonaises très faciles).

  • photos: **** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: ** (basique)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: ***
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Soba à la mode des barbares du sud » (cette recette, je l’ai déclinée sous plein de formes et c’est elle qui m’a donné l’idée d’utiliser du magret de canard, que j’ai ensuite changé en canard fumé pour la facilité), « Bo bun », « Bun au poisson au curcuma et à l’aneth »
  • indispensabilité du livre: ***

The Locals Cookbook: Sri Lanka

Jon Lewin, The Locals Cookbook: Sri Lanka (2015): j’ai acheté ce livre à Galle, au Sri Lanka; il sera donc toujours associé à mon voyage sur place. Jon Lewin est anglais, et c’est le surf qui l’a amené sur place. Il raconte un peu le pays mais aussi la cuisine, sans entrer dans trop de détails. Les recettes, ce sont celles des guesthouses où il a dormi et des amis qu’il s’est fait sur place. Elles ne sont du coup pas toujours très variées – il y a beaucoup de currys similaires – mais elles sont faciles à préparer. J’ai mes quelques préférées; par contre je me suis limitée à ces currys et je ne me suis jamais aventurée vers d’autres plats (notamment ceux qui sont frits: la friture est compliquée, je trouve, à cause des odeurs, de l’huile qu’il faut entreposer, et du fait que je digère mal ces plats trop gras). Il y a énormément de photos, des plats, mais aussi de la vie locale – de surf. J’aime beaucoup ce livre, mais je me dis que ce serait bien de le compléter avec un autre. Il y a juste un souci: il n’y a pas de table des matières.

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées et il y a beaucoup de photos de la vie locale)
  • texte: *** (fort court et parfois peu superficiel)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (peut-être un peu simplifiées ?)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques, mais avec pas mal de tablespoons et teaspoons
  • recettes favorites: « Roasted curry powder » (la base pour beaucoup de recettes), « Jayantha’s prawn curry », « Zesty carrot sambol », « Ranji’s chicken curry »
  • indispensabilité du livre: ***

Chaat

Maneet Chauhan & Jody Eddy, Chaat: Recipes from the Kitchens, Markets, and Railways of India: A Cookbook (2020): loué comme un des meilleurs livres de cuisine de 2020, j’ai acheté ce livre parce que j’aime beaucoup la nourriture indienne. Maneet Chauhan est née en Inde mais a émigré aux Etats-Unis où elle a ouvert un restaurant. Elle raconte comment, dans sa jeunesse, elle prenait le train avec la famille pour aller d’un côté à l’autre du pays, et elle adorait la nourriture qu’on servait aux abords des gares. Ce sont ces petits plats qu’elle décrit dans son livre qu’elle divise selon la géographie du pays. Les photos sont superbes, et on sent la vie dans les trains et les gares. Le texte est basé sur ses expériences personnelles, et du coup, je trouve que ça manque un peu d’informations factuelles. Mais là où ça coince vraiment, ce sont les recettes: sans doute authentiques, elles sont souvent très compliquées, et il n’y a que peu de photos des plats en question, ce qui est dommage. Une fois ma lecture terminée, il n’y avait que deux post-it; je ne suis donc pas sûre que je vais garder ce livre. Bref, une déception.

  • photos: **** (les photos sont belles mais il y a trop peu d’illustration des recettes)
  • texte: ***
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: *
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & tablespoons)
  • recettes favorites: aucune
  • indispensabilité du livre: **

The green roasting tin

Rukmini Iyer, The green roasting tin. Vegan & vegeterain one dish dinners: conçu sur le même concept que The quick roasting tin, ce livre rassemble des recettes véganes et végétariennes, classées selon le temps de préparation (quick, medium, slow). Le texte est limité, mais il n’est pas vraiment nécessaire. Je pensais que ce livre compléterait très bien l’autre (vu que je ne prépare quasi que les recettes végétariennes) mais je l’utilise moins, parce que les recettes m’attirent moins. Je crois qu’en fait, je devrais les modifier un peu en ajoutant des ingrédients, tout particulièrement celles qui sont végétaliennes. L’inspiration est à nouveau très mondiale, et il y a d’intéressants tableaux qui proposent des ingrédients à combiner selon les saisons. Pas de desserts dans ce volume.

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: * (chaque recette est introduite, mais le texte n’est pas important dans ce livre)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: – (c’est un grand mélange d’influences)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: pas tant que ça, en fait, mais plein d’idées à développer. J’ai cependant préparé « Storecupboard pasta bake: crispy red pepper & cannellini beans with blue cheese », « Mediterranean courgettes roasted with olives, feta & tomatoes » et « Crunchy roast potato, artichoke & spring green hash with baked eggs »
  • indispensabilité du livre: ****

Dishoom

Shamil Thakrar, Kavi Thakrar, Naved Nasir, Dishoom: from Bombay with love: a priori je n’aime pas trop les livres de cuisine de restaurants mais celui-ci fait exception. Les auteurs racontent une journée à Bombay, visitant les divers endroits où on mange et qui les ont inspirés pour créer Dishoom à Londres. On commence donc le matin avec les petits-déjeuners dans les cafés iraniens, puis on continue la promenade dans entre les bâtiments anciens, picorant l’un ou l’autre mets, pour terminer la journée avec le coucher de soleil sur la plage et puis un cocktail dans le grand hôtel Taj. Le récit de la journée se lit comme un guide touristique, mais le guide est un ami qui connaît tous les détails de ce qu’il décrit. Le tout est entrecoupé par de nombreuses recettes. Certaines d’entre elles sont facilement réalisables, d’autres plus compliquées (et il y a le syndrome de la recette dans la recette qui rend un plat vraiment long à préparer). Mais malgré ce petit point négatif, j’ai adoré ce livre et j’ai une folle envie de visiter Bombay en le prenant avec moi.

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées et il y a de nombreuses photos de Bombay)
  • texte: ***** (c’est le point fort du livre)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: ***
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: je n’en ai préparé qu’une seul jusqu’à présent: « Mattar paneer » mais il y a une série de post-it pour des réalisations futures.
  • indispensabilité du livre: ***** 

Tokyo Stories

Tim Anderson, Tokyo stories. The ultimate foodie adventures from basement to skyscrapers: je crois que c’est assez clair: j’aime Tim Anderson depuis qu’il a gagné à Masterchef de la BBC. Et donc j’achète ses livres. Celui-ci est consacré à Tokyo, c’est un voyage qui fait découvrir les nourritures (et boissons) de la capitale, en commençant par les food-court des sous-sols et les combinis, puis montant d’étage en étage, présentant les spécialités locales et régionales, des plats européens japonisés et la cuisine haut de gamme, avec chaque fois des recettes. Il y a donc des mets très divers, de la soupe au maïs au shio ramen au citron, du calpis à l’omurice, de l’okonomiyaki d’Hiroshima aux choux à la crème Totoro (celle-là me tente beaucoup à vrai dire, mais ma seule et unique tentative de pâte à choux a été un désastre).

Le livre est très intéressant à lire, chaque recette étant mise dans son contexte et illustrée, et de belles photos de Tokyo agrémentent les pages. Je suis moins inspirée pour préparer ces plats que dans les autres livres de Tim Anderson – je n’en ai d’ailleurs encore cuisiné aucun, mais ça pourrait encore venir.

  • photos: **** (toutes les recettes sont illustrées et il y a de nombreuses photos de Tokyo)
  • texte: **** (chaque plat est remis dans son contexte)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: **** (c’est très variable selon les recettes)
  • mesures: unités de mesures métriques et anglo-saxonnes
  • recettes favorites: à venir !
  • indispensabilité du livre: *** (sauf si vous êtes fans de Tim Anderson, ou de Tokyo, ou que vous voulez la recette des choux Totoro: *****)

The Island Kitchen

Selina Periampillai, The Island Kitchen. Recipes from Mauritius and the Indian Ocean: d’origine mauricienne, mais née à Londres, Selina Periampillai emmène le lecteur en voyage dans l’océan Indien, présentant les cuisines de l’île Maurice, des Seychelles, des Maldives, de la Réunion, de Madagascar, des Comores et de Rodrigues. Dans de courts textes, elle fait le portrait de chacune de ces îles et de leur spécificité et décrit les ingrédients principaux. Chaque recette est précédée d’une introduction. Il s’agit d’une cuisine mélangée, aux influences africaines, européennes, chinoises et indiennes: il y a des currys mais aussi des rôtis aux thym et un genre de dim sum. Les recettes sont pour la plupart très faciles à réaliser, n’utilisant que quelques ingrédients spécifiques pas trop compliqués à trouver. Il y a probablement eu quelques simplifications mais cela rend le livre d’autant plus abordable. Les divers chapitres sont consacrés à la viande, au poisson et fruits de mer, aux légumes, aux snacks et à la street food, aux chutneys et pickles, aux desserts et aux boissons. En le lisant, je me suis rendue compte que j’avais envie de cuisiner quasi tous les plats !

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: *** (intéressant, mais fort court)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (peut-être un peu simplifiées ?)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Coconut chicken », « Beef and pork stew with spring greens », « Sausages in spicy tomato sauce (Rougaille saucisse) », « Four-spice pork kebabs with peppers », « Creole octopus salad », « Toasted coconut, mango & carrot salad », « Seychellois aubergine & chickpea cari », « Green chilli paste with lemon »
  • indispensabilité du livre: ***** 

Red sands

Caroline Eden, Red sands. Dispatches and recipes from unsung cities and open steppes: après un voyage autour de la Mer Noire, Caroline Eden nous emmène cette fois-ci en Asie Centrale, plus précisément au Kazakhstan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizistan. Il s’agit avant tout d’un récit de voyage, bien plus que d’un livre de cuisine, même si les recettes sont intéressantes (plus que dans Black Sea !). A chaque moment de ma lecture, j’ai eu envie de suivre la trace de l’auteur, j’ai d’ailleurs noté de nombreux endroits à visiter. Caroline Eden a en effet un intérêt tout particulier pour les vestiges de l’Union Soviétique, pour l’architecture brutaliste notamment, et cela touche évidemment un corde sensible. Elle montre comment le passé soviétique est toujours bien présent dans ces républiques. Elle parle évidemment aussi de la route de la soie et de son influence sur la vie locale, ainsi que de la perte des traditions, les républiques actuelles (et surtout leurs dirigeants) étant mues par un désir certain de modernité, quitte à détruire les quartiers les plus anciens ou les disney-ifier. C’est un récit de voyage personnel, loin de tous les clichés, et l’écriture, bien qu’informative, est belle. Je n’ai encore essayé aucune recette, mais certaines me tentent – elles ont des origines assez diverses: centre-asiatiques mais aussi russes ou géorgiennes. De toutes façons, même sans les recettes, ce livre est passionnant, et richement illustré de photos qui donnent envie de prendre l’avion de suite (c’est juste dommage qu’il n’y ait pas commentaire sur les photos).

  • photos: ***** (toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%, mais il y a aussi beaucoup de photos de paysages)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: *** (ce n’est pas LE livre de recettes pour l’Asie Centrale)
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: **** (les recettes sont un peu adaptées, et souvent très faciles à préparer)
  • mesures: unités de mesures métriques et américaines (YES !)
  • recettes favorites: je n’ai encore rien testé mais je suis bien tentée par: « Canned peach and sour cream cake », « Shashlik with bottled tarragon vinegar », « Pink pickled onions »…
  • indispensabilité du livre: ***** (surtout pour la partie récit de voyage)

Burma Superstar

Desmond Tan & Kate Leahy, Burma Superstar. Addictive recipes from the Crossroads of Southeast Asia (2017): ce livre rassemble une collection de recettes d’un restaurant de San Francisco, des recettes birmanes de tout le pays mais aussi quelques plats chinois. Il raconte l’histoire de l’établissement et décrit la cuisine et ses plats phare. Chaque recette recette est précédée d’une introduction, la remettant dans son contexte. Quelques ingrédients ont été adaptés aux disponibilités locales mais d’autres sont réellement birmans, quoique disponibles aux Etats-Unis, comme le thé fermenté. J’ai testé trois recettes, parmi les plus simples, le « Chili lamb » (une recette chinoise en fait), le « Coconut chicken curry » et l' »Hibiscus Punch ». A chaque fois, j’ai été déçue, d’autant plus que j’adore Burma. Rivers of flavor de Naomi Duguid. J’ai aussi l’impression qu’il s’agit un peu trop de recettes de restaurant et qu’elles sont compliquée à reproduire à la maison.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%)
  • texte: ****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (quelques adaptations, et quelques recettes chinoises)
  • faisabilité des recettes: ** (souvent beaucoup d’ingrédients et d’étapes)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: aucune (j’en ai testé trois, citées ci-dessus)
  • indispensabilité du livre: *

Burma. Rivers of flavor

Naomi Duguid, Burma. Rivers of flavor (2012): Naomi Duguid s’intéresse aux cuisines du monde et a écrit divers livres. Celui sur la Birmanie est très bien documenté et a été rédigé après plusieurs voyages sur place, à une époque où le pays s’ouvrait à peine. Elle est également une talentueuse photographe et de nombreuses images illustrent le texte, mais toutes les recettes ne sont pas accompagnées d’une photo, ce qui est un peu dommage (ça doit tourner autour des 80% de plats photographiés). Les recettes sont originaires des différentes régions du pays et sont toujours précédées d’une introduction expliquant les plats, avec parfois des ingrédients qui peuvent remplacer ceux qui sont trop difficiles à trouver. Parfois la manière de les préparer a été simplifiée mais c’est tout à l’avantage du lecteur. J’ai testé des dizaines de recettes, revenant régulièrement à ce livre, qui d’ailleurs comment à souffrir de mes manipulations répétées. Cela m’arrive rarement et c’est donc pour moi un indispensable.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (il y a des adaptations mais elles sont expliquées)
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: « Roasted eggplant salad », « Mandalay grated carrot salad », « Shrimp salad », « Mushroom and tomato curry », « Golden egg curry », « Kachin chicken curry », « Easy grilled chicken », « Warming beef curry with tomato », « Shallot-lime chutney »…
  • indispensabilité du livre: *****