Tokyo Stories

Tim Anderson, Tokyo stories. The ultimate foodie adventures from basement to skyscrapers: je crois que c’est assez clair: j’aime Tim Anderson depuis qu’il a gagné à Masterchef de la BBC. Et donc j’achète ses livres. Celui-ci est consacré à Tokyo, c’est un voyage qui fait découvrir les nourritures (et boissons) de la capitale, en commençant par les food-court des sous-sols et les combinis, puis montant d’étage en étage, présentant les spécialités locales et régionales, des plats européens japonisés et la cuisine haut de gamme, avec chaque fois des recettes. Il y a donc des mets très divers, de la soupe au maïs au shio ramen au citron, du calpis à l’omurice, de l’okonomiyaki d’Hiroshima aux choux à la crème Totoro (celle-là me tente beaucoup à vrai dire, mais ma seule et unique tentative de pâte à choux a été un désastre).

Le livre est très intéressant à lire, chaque recette étant mise dans son contexte et illustrée, et de belles photos de Tokyo agrémentent les pages. Je suis moins inspirée pour préparer ces plats que dans les autres livres de Tim Anderson – je n’en ai d’ailleurs encore cuisiné aucun, mais ça pourrait encore venir.

  • photos: **** (toutes les recettes sont illustrées et il y a de nombreuses photos de Tokyo)
  • texte: **** (chaque plat est remis dans son contexte)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: **** (c’est très variable selon les recettes)
  • mesures: unités de mesures métriques et anglo-saxonnes
  • recettes favorites: à venir !
  • indispensabilité du livre: *** (sauf si vous êtes fans de Tim Anderson, ou de Tokyo, ou que vous voulez la recette des choux Totoro: *****)

The Island Kitchen

Selina Periampillai, The Island Kitchen. Recipes from Mauritius and the Indian Ocean: d’origine mauricienne, mais née à Londres, Selina Periampillai emmène le lecteur en voyage dans l’océan Indien, présentant les cuisines de l’île Maurice, des Seychelles, des Maldives, de la Réunion, de Madagascar, des Comores et de Rodrigues. Dans de courts textes, elle fait le portrait de chacune de ces îles et de leur spécificité et décrit les ingrédients principaux. Chaque recette est précédée d’une introduction. Il s’agit d’une cuisine mélangée, aux influences africaines, européennes, chinoises et indiennes: il y a des currys mais aussi des rôtis aux thym et un genre de dim sum. Les recettes sont pour la plupart très faciles à réaliser, n’utilisant que quelques ingrédients spécifiques pas trop compliqués à trouver. Il y a probablement eu quelques simplifications mais cela rend le livre d’autant plus abordable. Les divers chapitres sont consacrés à la viande, au poisson et fruits de mer, aux légumes, aux snacks et à la street food, aux chutneys et pickles, aux desserts et aux boissons. En le lisant, je me suis rendue compte que j’avais envie de cuisiner quasi tous les plats !

  • photos: ***** (toutes les recettes sont illustrées)
  • texte: *** (intéressant, mais fort court)
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (peut-être un peu simplifiées ?)
  • faisabilité des recettes: *****
  • mesures: unités de mesures métriques
  • recettes favorites: « Coconut chicken », « Beef and pork stew with spring greens », « Sausages in spicy tomato sauce (Rougaille saucisse) », « Four-spice pork kebabs with peppers », « Creole octopus salad », « Toasted coconut, mango & carrot salad », « Seychellois aubergine & chickpea cari », « Green chilli paste with lemon »
  • indispensabilité du livre: ***** 

Red sands

Caroline Eden, Red sands. Dispatches and recipes from unsung cities and open steppes: après un voyage autour de la Mer Noire, Caroline Eden nous emmène cette fois-ci en Asie Centrale, plus précisément au Kazakhstan, en Ouzbékistan, au Tadjikistan et au Kirghizistan. Il s’agit avant tout d’un récit de voyage, bien plus que d’un livre de cuisine, même si les recettes sont intéressantes (plus que dans Black Sea !). A chaque moment de ma lecture, j’ai eu envie de suivre la trace de l’auteur, j’ai d’ailleurs noté de nombreux endroits à visiter. Caroline Eden a en effet un intérêt tout particulier pour les vestiges de l’Union Soviétique, pour l’architecture brutaliste notamment, et cela touche évidemment un corde sensible. Elle montre comment le passé soviétique est toujours bien présent dans ces républiques. Elle parle évidemment aussi de la route de la soie et de son influence sur la vie locale, ainsi que de la perte des traditions, les républiques actuelles (et surtout leurs dirigeants) étant mues par un désir certain de modernité, quitte à détruire les quartiers les plus anciens ou les disney-ifier. C’est un récit de voyage personnel, loin de tous les clichés, et l’écriture, bien qu’informative, est belle. Je n’ai encore essayé aucune recette, mais certaines me tentent – elles ont des origines assez diverses: centre-asiatiques mais aussi russes ou géorgiennes. De toutes façons, même sans les recettes, ce livre est passionnant, et richement illustré de photos qui donnent envie de prendre l’avion de suite (c’est juste dommage qu’il n’y ait pas commentaire sur les photos).

  • photos: ***** (toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%, mais il y a aussi beaucoup de photos de paysages)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: *** (ce n’est pas LE livre de recettes pour l’Asie Centrale)
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: **** (les recettes sont un peu adaptées, et souvent très faciles à préparer)
  • mesures: unités de mesures métriques et américaines (YES !)
  • recettes favorites: je n’ai encore rien testé mais je suis bien tentée par: « Canned peach and sour cream cake », « Shashlik with bottled tarragon vinegar », « Pink pickled onions »…
  • indispensabilité du livre: ***** (surtout pour la partie récit de voyage)

Burma Superstar

Desmond Tan & Kate Leahy, Burma Superstar. Addictive recipes from the Crossroads of Southeast Asia (2017): ce livre rassemble une collection de recettes d’un restaurant de San Francisco, des recettes birmanes de tout le pays mais aussi quelques plats chinois. Il raconte l’histoire de l’établissement et décrit la cuisine et ses plats phare. Chaque recette recette est précédée d’une introduction, la remettant dans son contexte. Quelques ingrédients ont été adaptés aux disponibilités locales mais d’autres sont réellement birmans, quoique disponibles aux Etats-Unis, comme le thé fermenté. J’ai testé trois recettes, parmi les plus simples, le « Chili lamb » (une recette chinoise en fait), le « Coconut chicken curry » et l' »Hibiscus Punch ». A chaque fois, j’ai été déçue, d’autant plus que j’adore Burma. Rivers of flavor de Naomi Duguid. J’ai aussi l’impression qu’il s’agit un peu trop de recettes de restaurant et qu’elles sont compliquée à reproduire à la maison.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées, je dirais 70%)
  • texte: ****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (quelques adaptations, et quelques recettes chinoises)
  • faisabilité des recettes: ** (souvent beaucoup d’ingrédients et d’étapes)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: aucune (j’en ai testé trois, citées ci-dessus)
  • indispensabilité du livre: *

Burma. Rivers of flavor

Naomi Duguid, Burma. Rivers of flavor (2012): Naomi Duguid s’intéresse aux cuisines du monde et a écrit divers livres. Celui sur la Birmanie est très bien documenté et a été rédigé après plusieurs voyages sur place, à une époque où le pays s’ouvrait à peine. Elle est également une talentueuse photographe et de nombreuses images illustrent le texte, mais toutes les recettes ne sont pas accompagnées d’une photo, ce qui est un peu dommage (ça doit tourner autour des 80% de plats photographiés). Les recettes sont originaires des différentes régions du pays et sont toujours précédées d’une introduction expliquant les plats, avec parfois des ingrédients qui peuvent remplacer ceux qui sont trop difficiles à trouver. Parfois la manière de les préparer a été simplifiée mais c’est tout à l’avantage du lecteur. J’ai testé des dizaines de recettes, revenant régulièrement à ce livre, qui d’ailleurs comment à souffrir de mes manipulations répétées. Cela m’arrive rarement et c’est donc pour moi un indispensable.

  • photos: **** (mais toutes les recettes ne sont pas illustrées)
  • texte: *****
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: **** (il y a des adaptations mais elles sont expliquées)
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • mesures: unités de mesures américaines uniquement (cups & ounces)
  • recettes favorites: « Roasted eggplant salad », « Mandalay grated carrot salad », « Shrimp salad », « Mushroom and tomato curry », « Golden egg curry », « Kachin chicken curry », « Easy grilled chicken », « Warming beef curry with tomato », « Shallot-lime chutney »…
  • indispensabilité du livre: *****

Anjum’s new Indian

Anjum Anand, Anjum’s new Indian (2008): ce livre de recettes indiennes est sans doute un des plus anciens de ma collection que j’utilise encore. Je l’avais acheté suite à l’émission culinaire Indian food made easy qui était passée sur la BBC, et depuis, j’ai réalisé une belle collection de recettes. Les textes ne sont pas très longs et ne font que survoler quelques-unes de cuisines de l’Inde mais Anjum Anand propose des plats qui sont pour la plupart faciles à préparer. Elle a adapté les recettes traditionnelles et simplifié certains processus mais c’est justement ça qui en fait un livre très utile, en tout cas pour aborder cette cuisine. Depuis, j’ai acheté pas mal d’autres livres de cuisine indienne mais je reviens toujours vers celui-là. Parmi celles que j’ai réalisées, on verra que j’ai une préférence pour celles à la noix de coco (souvent originaires du Kerala), mais en (re)feuilletant le livre, je me rends compte que j’ai quasi envie de les préparer toutes.

  • photos: ***
  • texte: **
  • originalité des recettes: ***
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: ***** (il faut évidemment acheter les épices de base)
  • recettes favorites: « Coastal prawn curry », « Keralan chicken », « Coconut chicken fry », « Lahori lamb », « Sindhi lamb curry », « Keralan sautéed lamb with coconut », « Lightly spiced cucumber, peas and mint », « Stir-fried peas »
  • indispensabilité du livre: *****

The food of Northern Thailand

Austin Bush, The food of Northern Thailand (2018): Austin Bush est un auteur et photographe américain vivant depuis des années en Thaïlande. Il a notamment écrit de grandes parties des guides Lonely Planet du pays. Avec ce livre, il plonge dans les traditions culinaires du nord de la Thaïlande, décrivant les plats des régions autour de Chiang Mai, Chiang Rai et Mae Hong Song. Cette cuisine est fort différente de celle du centre, moins sucrée, souvent plus amère, utilisant de nombreuses herbes aromatiques. Bush a rassemblé des informations de première main, auprès de locaux, et a pris de superbes photos des plats sur place. Il a noté les recettes et les publie ici, telles qu’elle sont réalisées dans les cuisines locales. Il a pris le parti de ne pas les modifier et cela les rend évidemment très compliquées à réaliser hors de la région à cause des nombreux ingrédients difficiles à obtenir (certaines épices ou herbes, ou même des fleurs de bananier) ou peu usités (du sang de porc, de la bile de vache). Dans d’autres livres, cela m’aurait fortement dérangé, mais ici, le contenu du livre est tellement riche et fouillé que cela n’a plus d’importance. Pour moi, c’est un livre essentiel, même s’il ne sera pas souvent utilisé dans ma cuisine.

Vivement le second volume, en préparation, sur la cuisine du sud de la Thaïlande (Austin Bush a un Instagram où il raconte ses voyages et découvertes culinaires).

  • photos: *****
  • texte: *****
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: pour le moment, aucune, mais j’en ai noté deux que j’ai envie de préparer
  • indispensabilité du livre: **** (* si vous cherchez des recettes faciles)

Livres de cuisine (IV): Indonésie – Vanja Van Der Leeden

Vanja Van Der Leeden, Indorock. Indonesische smaken in een nieuw jasje (2019): en regardant les best of des livres de cuisine de l’année 2019, j’avais repéré ce livre en néerlandais sur la cuisine indonésienne. Comme j’aime beaucoup celui d’Eleanor Ford, j’ai acquis celui-ci, me disant que ce serait un bon complément. J’ai été déçue: les recettes demandent plein d’ingrédients et souvent une ou deux préparations complémentaires (notamment les pâtes à épices bumbu). Le vocabulaire des ingrédients en hollandais est vraiment compliqué (le galanga est nommé « laos », la pâte de crevettes « trassi » ou « terasi », les piments « lombok » et « cabe rawit »…). De plus, ces ingrédients indonésiens se trouvent sans doute facilement dans les « toko » (épiceries indonésiennes) aux Pays-Bas, mais en Belgique, c’est une autre affaire. Beaucoup de recettes possèdent une touche moderne, ce qui est intéressant, et l’auteur est très enthousiaste dans son écriture, mais c’est un livre trop spécifique aux Pays-Bas.

  • photos: ****
  • texte: ***
  • originalité des recettes: ****
  • authenticité des recettes: ***
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: aucune. Sur tout le livre, je n’en ai noté qu’une seule que je pourrais facilement réaliser.
  • indispensabilité du livre: *(*) – la deuxième étoile étant pour le côté moderne des recettes

Livres de cuisine (III): Japon – Tim Anderson

Tim Anderson, Cuisine japonaise ultra-facile (2017): j’ai fait la connaissance de Tim Anderson en regardant Masterchef sur la BBC, il a d’ailleurs gagné cette année-là. Ce n’est que bien plus tard que j’ai découvert qu’il avait écrit des livres de cuisine, et le hasard a fait que quand j’ai voulu acheter son premier, il n’était plus disponible en anglais. L’auteur dédramatise la cuisine japonaise dans son texte, et propose en effet des dizaines de recettes très faciles, parfois un peu adaptées. Il faut certains ingrédients précis, mais pas tant que ça.

  • photos: *****
  • texte: ***(*) (j’ai eu un peu de mal avec la traduction française, l’humour passe parfois bizarrement)
  • originalité des recettes: ***
  • authenticité des recettes: ****
  • faisabilité des recettes: *****
  • recettes favorites: « salade de pommes de terre japonaise », « salade de tomates au ponzu épicé » (c’est devenu un classique), « tataki de saumon ponzu-piment vert », « ramens aux coquilles saint-jacques, au bacon et aux oeufs » et plein d’autres sont sur la liste à essayer
  • indispensabilité du livre: *****

Livres de cuisine (I): Malaisie – Bryan Koh

J’ai bien trop de livres de cuisine, et de nouveaux s’ajoutent régulièrement à la pile. Face à ce constat, j’ai décidé deux choses: je vais les lire et je vais relater ces lectures sur le blog, en espérant que cela vous intéresse.

Certains livres proposent juste une introduction de quelques pages avec des informations assez générales mais d’autres sont des mines d’informations. Et d’autres encore racontent des histoires sur le pays. Je ne compte pas écrire de critique complète comme pour les romans mais je rédigerai une courte note que j’accompagnerai de cotes reprenant divers aspects du livre (photos, texte, faisabilité des recettes…)

Je compte publier ces cours articles au fil de mes lectures mais je vais aussi les rassembler sur une page qui s’affichera en haut à droite, près du lien vers la PAL. Au départ, ce sera juste une liste de mes livres de cuisine (et de cocktails) mais elle sera complétée au fur et à mesure par mes notices. (Elle n’est pas encore prête, mais j’y travaille). (Cette liste deviendra sans doute un peu kilométrique et pas super pratique au fil du temps, mais je ne vois pas comment ajouter une table des matières sur le wordpress gratuit.)

Voici un exemple avec un premier livre que je viens de terminer. Dites-moi si ça vous semble bien, ou si vous voulez encore savoir d’autres choses.

Bryan Koh, Bekwoh: Stories & recipes from Peninsula Malaysia’s East Coast: un livre au contenu original, mais parfois difficile à lire à cause de tous les noms en malais. Toutes les recettes ou presque demandent des ingrédients compliqués à trouver.

  • photos: *****
  • texte: ***
  • originalité des recettes: *****
  • authenticité des recettes: *****
  • faisabilité des recettes: *
  • recettes favorites: je n’en ai préparé aucune