All the good people I’ve left behind

17913087808Joyce Carol Oates, All the good people I’ve left behind: dans ce recueil de nouvelles écrites entre 1975 et 1978, Joyce Carol Oates décrit une fois de plus la condition humaine par le biais de portraits d’hommes et de femmes, souvent en couple et souvent torturés par des pensées et émotions difficiles. Plusieurs nouvelles suivent Annie, d’abord enfant moquée à cause de son physique, puis jeune femme manipulée par un homme, puis enfin indépendante pendant un long séjour au Québec. Elle apparaît encore sporadiquement dans la dernière nouvelle qui donne son titre au recueil. Celle-ci est beaucoup plus longue et se déroule sur une période de seize ans, décrivant la vie de deux couples d’amis et leur évolution. A vrai dire, je l’ai trouvée bien moins passionnante que les histoires d’Annie, sans doute parce qu’elle peine à entrer dans le vif du sujet. Néanmoins, j’ai pris du plaisir à lire ce recueil ! Etape suivante du challenge: un pavé !

Advertisements

Kotchi kotchi ! Le guide du voyageur au Japon

editions_issekinicho_-_kotchi_kotchi_-_le_guide_du_voyageur_au_japonKotchi kotchi ! Le guide du voyageur au Japon: réalisé par Alexandre Bonnefoy et Delphine Vaufrey du blog issekinicho, ce livre est une introduction illustrée au Japon. Plus que les guides habituels, il se focalise sur des modes d’emploi: comment acheter un ticket de métro, comment se comporter dans un onsen, où faire ses courses…, le tout avec des photos ou des dessins. Il décrit également les différents plats, les fêtes traditionnelles et les lieux importants à visiter, avec de nombreux liens internet. Un livre intéressant, à lire avant de partir pour mieux organiser son voyage et profiter pleinement sur place. (A priori, je ne comptais pas faire de chronique de ce livre, et puis je me suis dit que même très courte, elle permettrait de voir quels ouvrages j’ai consulté pour mon futur voyage, et que cela pouvait être intéressant pour d’autres personnes).

Carnets de la Mer d’Okhotsk

couv_livre_3099Nadine Ribault, Carnets de la Mer d’Okhotsk: toujours attirée par les récits se passant dans le grand nord sibérien, je me suis lancée dans la lecture de ce livre de Nadine Ribault. La Mer d’Okhotsk est celle qui s’étend du nord d’Hokkaido au Japon au Kamchatka dans l’Extrême-Orient russe. L’auteur y séjourne sur les côtes japonaises, au cœur de l’hiver. Le paysage est parsemé de forêts et la mer est gelée. Il ne s’agit pas vraiment d’un récit de voyage, ou d’une description d’un lieu mais plutôt de pensées éparses liées à cet endroit et si le livre n’avait pas été aussi court, j’aurais très vite décroché. Je n’ai trouvé aucun point d’attache dans ces réflexions illustrées d’images diverses (et pour lesquelles je ne voyais souvent pas le rapport) et le texte m’a laissé de marbre. La seconde étoile lui a été attribuée juste parce que j’aime les éditions Le Mot et le Reste…

Fille de joie

41xpsa3ahhl-_sx195_Kiyoko Murata, Fille de joie: sud du Japon, début du 20e siècle. Ichi, originaire d’une île loin dans la mer, est vendue par ses parents pauvres au tenancier d’une maison close. Elle y commence sa formation sous la tutelle de la principale courtisane et reçoit des leçons de savoir-vivre, d’élégance et de séduction, choses qui sont bien éloignées de sa vie antérieure un peu sauvage. Elle a cependant une chance malgré cette condition violente: la loi oblige les tenanciers à envoyer les filles à l’école. Ichi y apprend à lire et à écrire et y trouve l’occasion de partager sa nostalgie et ses peurs à l’institutrice. Cette plongée dans le monde des filles de joie est passionnante et très finement décrite, avec des détails qui évitent tout tabou. L’auteur écrit un portrait émouvant de la condition de ces femmes qui n’ont pas pu éviter leur sort. Et si ma note n’est que moyenne, c’est parce qu’une fois de plus, j’ai trouvé que l’écriture était trop simple, peut-être à cause du passage par la traduction. Je ne jette ni la pierre à l’auteur ni à la traductrice; je pense juste que la transposition du japonais au français est extrêmement compliquée et qu’il y a un monde de différence entre les deux écritures.

Un livre lu dans le cadre de l’activité “Lire sous la contrainte” – un livre dont le titre est “tout au féminin”

A walk in the woods

51mjdn2btqrlBill Bryson, A walk in the woods: grand voyageur, Bill Bryson décide cette fois-ci de rester dans son pays d’adoption, les Etats-Unis et de parcourir l’Appalachian Trail qui suit les montagnes de la côte ouest du pays. Sauf qu’il a une peur bleue des ours et craint en rencontrer sur son parcours. Il ne part pas seul, son vieil ami Katz l’accompagne. Je n’avais pas trop aimé un autre récit de Bryson et j’avais donc laissé de côté ses livres depuis un long moment. J’ai failli abandonner: les premières pages décrivent son compagnon de voyage d’une manière très dénigrante. Puis, le ton change. Ce ne sont plus vraiment les expériences personnelles des deux marcheurs qui sont au centre du récit mais l’histoire du chemin de randonnée et son milieu naturel, attaqué de tous côtés par des problèmes environnementaux. Au cours des pages, Bryson alterne le récit entre le contexte général et des anecdotes qu’il a vécues sur son trajet, parlant de sa relation avec son compagnon dans des termes bien plus positifs que dans les premières pages. Au final, c’est un agréable récit, très documentaire, qui permet de mieux connaître une région, et à l’exact opposé de Wild de Cheryl Strayed qui est centré sur les expériences et pensées de la narratrice.

Meurtres à Willow Pond

41ytqfkzthl-_sx339_bo1204203200_Ned Crabb, Meurtres à Willow Pond: après mon passage en Inde, je recherchais un peu de nature américaine et je me suis donc tournée vers ce roman publié chez Gallmeister. Il raconte l’histoire de Cedar Lodge et de ses occupants. Gene est la riche propriétaire que tout le monde (ses neveux, les conjoints de ceux-ci) souhaitent voir mourir pour pouvoir profiter (enfin) de son héritage. Et c’est ce qui se passe: lors d’un violent orage, elle est retrouvée sans vie. Très vite, le shérif commence l’enquête. A vrai dire, contrairement à mon habitude, j’ai raconté la moitié du roman. Le meurtre n’est en effet qu’un prétexte pour décrire les sentiments et pensées des différents protagonistes dans une joyeuse et cynique cacophonie. Le roman m’a  déroutée au départ, et puis je me suis prise au jeu, rattrapée par le suspense final. Mais je dois bien dire que cette comédie de mœurs ne va pas plus loin qu’une agréable lecture de vacances. D’autres auteurs comme Jonathan Coe ou même Agatha Christie s’y prennent bien mieux. Ma note est de 3 sur goodreads mais descend à 2,5 ici.

Si un inconnu vous aborde / Mariées rebelles

zoom-si-un-inconnu-vous-abordeLaura Kasischke, Si un inconnu vous aborde: en général, quand il s’agit de Laura Kasischke, je ne peux m’empêcher de lire immédiatement ses nouveaux romans mais ici, il s’agit d’un recueil de nouvelles et je l’ai laissé un peu traîner. Difficile aussi d’écrire une chronique: les récits sont tous différents mais j’ai retrouvé les caractéristiques de cette auteur que j’aime tant: la description de la vie américaine de tous les jours et des touches de surréalisme ou de fantastique qui souvent s’insèrent progressivement dans le récit. Certaines nouvelles ne font que quelques pages tandis que “Melody” en compte soixante. Peu importe, à part une ou deux exceptions, je les ai trouvées passionnantes.

41r1-sydlll-_sx195_Laura Kasischke, Mariées rebelles: juste après les nouvelles, j’ai lu ce recueil de poésies. Je n’en lis presque jamais et j’ai du mal à en parler. J’ai apprécié le fait que l’édition soit bilingue et de pouvoir lire les poèmes en anglais. J’y ai retrouvé la beauté de l’écriture de l’auteur et certains de ses thèmes favoris.