The devil’s road to Kathmandu

15721800Tom Vater, The devil’s road to Kathmandu: après avoir lu The Cambodian book of the dead du même auteur, j’étais tentée par le sujet de ce roman-ci: en 1976, Dan, Fred, Tim et Thierry sont en route sur la “hippie trail” avec un vieux bus, entre Londres et Katmandou. Au Pakistan, ils décident d’acheter de la drogue pour la revendre bien plus cher en Inde. Le deal se passe mal mais ils réussissent à s’enfuir avec la drogue. En 2000, Robbie, le fils de Dan est en voyage au Népal. Son père l’y rejoint suite à un mystérieux mail qui lui annonce qu’il peut récupérer sa part du butin. De nouvelles aventures les attendent à Katmandou et dans le montagnes où ils seront aidé par une femme tibétaine et une européenne au tatouage impressionnant. Roman policier sans trop de prétention, The devil’s road to Kathmandu m’a plu à cause des thèmes abordés – tout particulièrement l’histoire de la “hippie trail”. Il y a beaucoup de péripéties et d’aventures, quelques retournements de situation, mais je me suis doutée de la fin bien avant d’y arriver, ce qui est toujours dommage dans un roman de ce genre.

Advertisements

Pauvre chose

Risa Wataya, Pauvre chose: il y a quelques semaines, je me trouvais dans un marasme littéraire. Vous connaissez tous cela, je suppose: vous commencez un gros pavé et il s’avère moins passionnant que prévu; les pages ne se tournent pas très vite et vous pensez à tous ces livres qui vous attendent; vous désespérez en faisant des calculs: 20 pages par jour… mais ça veut dire plus de trois semaines de lecture ! Et puis vous hésitez… mais finalement vous passez à autre chose, tout en vous disant que vous reviendrez au pavé plus tard (spoiler: je n’y suis toujours pas revenue). Tout cela pour expliquer comment j’en suis venue à lire Pauvre chose. J’ai beaucoup aimé les précédents courts romans de la japonaise Risa Wataya, souvent très simples et doux amers. Rien de très différent ici: Julie est une jeune employée dans le rayon vêtements d’un grand magasin. Son petit ami (qui ne vit pas avec elle) veut aider Akiyo et l’héberge chez lui. Or Akiyo est son ex. Julie se fâche d’abord mais pour ne pas perdre Ryûdai, elle décide de faire des efforts, niant ses propres sentiments. Risa Wataya a l’art d’écrire des comédies sentimentales douces et piquantes à la fois, donnant une certaine image du Japon (le métier de vendeuse est beaucoup plus régi par des règles précises qu’ici) mais parlant de thèmes universels comme l’amour, la confiance et la tromperie. Le parfait roman pour m’échapper du pavé !

Question lecture

Je pars bientôt pour trois semaines en vacances. Je n’ai aucune idée si j’aurai beaucoup de temps pour lire – d’habitude ce n’est pas le cas lors d’un voyage organisé – mais parfois c’est le cas – comme l’année passée au Sri Lanka où j’ai avalé plusieurs livres en deux semaines. Je pense que je les avais bien choisis, j’ai quasi à chaque fois été happée par l’histoire – ou le nombre de pages limité me poussait à les terminer au plus vite.

Et donc, je fais appel à mes lecteurs: quels livres présents sur ma PAL dans les différentes catégories ebook (une par année) dois-je lire en premier ?

Merci pour vos suggestions !

La carte du monde invisible

Tash Aw, La carte du monde invisible: Indonésie, années 1960. Agé de 16 ans, Adam assiste à l’enlèvement de son père adoptif par les soldats de Soekarno. Il part à sa recherche à Jakarta où il est recueilli par Margaret, une américaine travaillant à l’université et qui a connu son père. Mais la période est troublée, et Adam se laisse embobiner par Din, un étudiant qui veut déstabiliser le pouvoir. Celui-ci lui promet en effet de partir à la recherche de son frère, Johan qui a été adopté avant lui par une famille de Kuala Lumpur. Tash Aw, un auteur né à Taipei mais ayant vécu en Malaisie avant de s’installer à Londres, raconte une histoire – certes – mais c’est aussi pour lui un moyen de décrire l’Indonésie: une petite île perdue à l’apparence paradisiaque contraste très fortement avec le chaos et la poussière de Jakarta, mégalopole polluée et embouteillée, déjà dans les années 1960. Il accorde également beaucoup d’importance au climat, à la chaleur étouffante, à la pluie tropicale qui mouille tout en un rien de temps, à la moiteur, à l’humidité. Les éléments rythment et habillent le récit, que certains pourraient trouver un peu long et un peu étiré. Ce n’est pas mon cas, justement grâce à une description si détaillée des ambiances locales qui m’ont immergée dans ce grand pays.

Un livre lu dans le cadre de “Lire le monde“, une activité organisée par Sandrine, pour la Malaisie, voire Taiwan.

Le tour du monde en 72 jours

Nellie Bly, Le tour du monde en 72 jours: journaliste américaine, Nellie Bly parie qu’elle pourra effectuer un tour du monde plus rapidement que les personnages de Jules Verne. Il ne faut pas oublier que nous sommes en 1889 et les transports intercontinentaux sont encore limités aux bateaux et au train. Elle embarque donc seule, sans chaperon, avec un seul bagage. Elle s’est fait confectionner une robe et un manteau qu’elle portera tout le long de son périple (aucune mention d’un quelconque lavage n’est fait dans le récit – oui, c’est le genre de choses qui me turlupine). Femme seule peut-être, mais elle est souvent accompagnée par quelqu’un dans différentes parties de son voyage et tout est organisé pour elle, tous les transports ont été réglés à l’avance. Elle traverse donc l’Atlantique puis la Manche, rencontre Jules Verne, prend le train pour Brindisi, puis le bateau qui la mènera via Colombo à Hong Kong et Yokohama pour enfin traverser le Pacifique et les Etats-Unis. En cours de route, elle décrit les paysages et ses expériences mais le récit laisse un goût de trop peu. Il est très plat, sans style, et plein de détails échappent au lecteur. A lire plutôt comme témoignage d’une époque…

Le festin de John Saturnal

Lawrence Norfolk, Le festin de John Saturnal: très tentée par ce livre après avoir la critique d’Ingannmic, je n’ai finalement pas été totalement convaincue par ma lecture. Ce roman avait cependant tout pour me plaire, combinant histoire, mythes et cuisine. Au 17e siècle, John vit avec sa mère Susan dans un petit village anglais. Elle possède un livre précieux, Le livre du festin des Saturnal, qu’elle lui enseigne. Mère et fils sont poursuivis pour sorcellerie et doivent se cacher. John sera finalement recueilli au manoir des Buckland où il recevra une place de cuisinier et pourra montrer ses talents. L’époque est tourmentée: des soldats fanatiques de l’armée de Cromwell saccagent la région et la survie n’est pas aisée. Autant le contenu m’a passionnées – les recettes, la cuisine, la vie de l’époque – autant le rythme du livre m’a déconcertée. Il commence fort lentement et s’attarde sur certains épisodes mais s’accélère par la suite, brassant plusieurs années en quelques pages. Je ne me suis pas vraiment ennuyée mais j’ai eu quelques moments de lecture moins suivie, ce qui a probablement nui à ma compréhension de l’histoire. Malgré ce bémol, je conseille ce roman aux amateurs de livres historiques et de cuisine – et allez lire la critique d’Ingannmic qui en parle bien mieux que moi !

Ce livre entre dans la catégorie nourriture du Challenge PAL de vacances.

Challenge PAL de vacances: le récapitulatif

Le challenge PAL de vacances a pris fin et voici le récapitulatif des livres lus. Je remercie toutes les lectrices de leur participation: Kleo (compte-rendu), Laurie (photos sur Instagram, entre celles des chats 😉 et une publication sur facebook sans doute uniquement visible par les amis), Ada with Love (les liens suivent plus loin) et Pauline (compte-rendu). Si j’ai oublié quelqu’un, qu’il ou elle se manifeste au plus vite !

1.le titre contient un nom de lieu géographique (pays, ville, région, fleuve…)

Grégoire Polet, Madrid ne dort pas (Laurie), Éric de Kermel, La librairie de la place aux herbes (Pauline), Nic Pizzolatto, Galveston (Ada), Ôe Kenzaburô, Notes de Hiroshima (Kleo), Mary Relindes Ellis, Bohemian Flats (Sunalee)

2. le titre doit être un vrai jackpot au Scrabble.

Marky Ramone, Punk Rock Blitzkrieg. Ma vie chez les Ramones (Laurie – 130 points), Reif Larsen, L’extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet (Pauline – 121 points), Scarlett Thomas, Le fabuleux voyage d’un jeune homme en combinaison spatiale dans un combi Volkswagen (Ada – 142 points), Olga Ilyina-Laylle & Michel Jan, Un long printemps d’exil. De Petrograd à Saigon, 1917-1946 (Sunalee – 93 points)

3. le titre contient soit “chant/chanson”, soit “musique” ou est le titre d’une chanson, ou s’en inspire très fort, ou contient le nom d’un musicien/chanteur

Cadène, Bétaucourt et Cartier, One, two, three, four Ramones (Laurie – BD – aurais-tu quelque chose avec les Ramones ? ), Éric Emmanuel Schmitt, Concerto à la mémoire d’un ange (Pauline), Nick Hornby, Funny Girl (Ada)

4. le titre contient un prénom ou un nom de personne

Pauline Sulak, Bruno Sulak (Laurie), Lorraine Fouchet, Entre ciel et Lou (Pauline), Steve Tesich, Karoo (Ada), Sylvie Yvert, Mousseline la Sérieuse (Kleo), Kimberly McCreight, Reconstructing Amelia (Sunalee)

5. le titre est composé d’un seul mot

Michèle Lesbre, Inquiétude (Laurie), Carlos Ruiz Zafon, Marina (Pauline), Haruki Murakami, Sommeil (Ada), Hella S. Haasse, Oeroeg (Sunalee)

6. le titre ne contient pas d’article

Kenneth White, Dérives (Laurie), Simonetta Greggio, Etoiles (Pauline), Emily St. John Mandel, Station Eleven (Ada)

7. le titre contient un mot lié à la nourriture ou à une boisson

Guillaume Long, A boire et à manger, avec Sonia Ezgulian (Laurie – BD), Gilles Paris, Autobiographie d’une courgette (Pauline), Herman Koch, Le dîner (Ada), A boire et à manger avec Sonia Ezgulian, Guillaume Long (Kleo – BD), Lawrence Norfolk, Le festin de John Saturnal (Sunalee – critique à venir)

8. le titre contient un mot désignant un animal

Graham Parker, Pêche à la carpe sous Valium (Laurie – in extremis !), John Ironmonger, Sans oublier la baleine (Pauline), Graeme Simsion, Le théorème du homard (Ada),  Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa (Kleo), Paul Theroux, Riding the iron rooster (Sunalee)

Bravo à Laurie, Pauline et Ada qui ont toutes les trois lu un livre dans chacune des catégories – c’est donc le Scrabble qui les départage et je peux donc nommer Ada gagnante de ce challenge ! (Tu m’envoies ton adresse par mail ou FB pour un petit colis surprise ?)

 

Quelques réflexions personnelles:

J’avais très bien commencé ce challenge en juillet et puis je me suis attaquée au livre de Paul Theroux qui a sérieusement coupé mon élan. J’en ai donc lu six sur huit, arrêtant au bout de sept semaines. En effet, l’attrait des nouveaux achats était devenu trop grand, la rentrée littéraire et ses tentations est là et comme je participe à une nouvelle lecture commune pour fin septembre, j’ai eu envie de lire un livre sans contrainte aucune.

Pour la catégorie “chanson”, j’avais prévu de lire soit Le chant de Dolores de Wally Lamb soit Lucy in the sky de Pete Fromm. Pour la catégorie “pas d’article”, j’avais repéré Past imperfect de Julian Fellowes mais il y en avait bien d’autres.

Je me suis également rendu compte que plusieurs catégories pouvaient se recouper, notamment celles “un mot”, “un nom” et “sans article”, alors que j’aurais pu en créer une avec “un chiffre” par exemple. Si je recommence un challenge du genre pendant l’été prochain, soit je diminuerai les catégories, soit le nombre de semaines. Qu’en pensez-vous ?