Sounds of the world: Okinawa

Mon envie de visiter Okinawa vient de la musique, de ces chansons assez arides utilisant pas mal de falsetto et souvent juste accompagné de sanshin au son très sec. Oui, c’est bizarre ! (ceci est un clin d’œil à Zéphine)

Voici la chanteuse Nami Makioka:

et Maricamizki (pas facile à trouver à moins de chercher avec les caractères japonais):

Sounds of the world: Korea

En demandant hier sur FB quel pays je devais choisir pour cette rubrique, Sylvie m’a répondu la Corée (du Sud). Ce qui n’était pas un problème, j’avais une idée toute prête sur ma liste. Depuis quelques années, le gouvernement coréen tente de diffuser dans le monde entier sa musique traditionnelle mais mon choix n’est pas tout à fait dans cette lignée. Tout en utilisant des instruments traditionnels (vièle haegum, cithare geomungo et flûte piri) ainsi que guitare et laptop, le groupe Jambinai (잠비나이) crée une musique instrumentale entre post-rock et métal.

Le deuxième morceau est long et en grande partie méditatif, mettant en avant la cithare et la flûte:

Sounds of the world: Colombia

Une chanson dont je ne me lasse pas, qui a l’art de me donner plein d’énergie et l’envie de danser. Bomba Estereo est un groupe colombien faisant partie du mouvement “digital cumbia” ou “nueva cumbia”, partant des rythmes traditionnels pour les transformer complètement avec de l’électronique. Un groupe que j’ai adoré en concert, avec une chanteuse qui n’a pas arrêté de bouger et sauter pendant qu’elle chantait. Le public a fait de même !

Sounds of the world: Mauritania

Suite à leur indépendance, de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest ont créé des “ensembles nationaux”, des groupes de musiciens tournés vers l’Occident pour mettre en avant la modernité du pays. L’Orchestre National de Mauritanie en fait partie. Il n’existe que peu d’enregistrements: un 45 tours et des bandes radio sauvées de justesse lors du coup d’état de 1978. J’adore ce côté mélangé, occidental avec ses guitares électriques et africain en même temps, souvent aussi avec des éléments latinos.

Et pour les amateurs de disques, voici sa pochette (et un lien pour l’acheter – il existe aussi en vinyle):

Sounds of the world: I’m sixteen (Cambodia/U.S.A.)

Je ne sais plus comment j’ai découvert la pop sixties cambodgienne. Est-ce par Dengue Fever ? Est-ce en partant pour la première fois au Cambodge en 2006 et en m’informant sur le pays ? Sur place en tous cas, nous avions acheté de nombreux cd et échangé plein de musiques avec le patron du Jungle Bar. Une chanson m’a marquée dès le début, c’était et c’est resté un grand hit au Cambodge: Chnam oum 16 ou I’m sixteen. Voici deux versions en guise d’introduction à ce style de musique que j’écoute très souvent.

Ros Sereysothea (1948-77), une chanteuse à la carrière prolifique, a été la première interprète. C’est la version qu’on entend dans le film de Matt Dillon, City of ghosts.

La chanson a été reprise par le groupe américain Dengue Fever, dont la chanteuse Chhom Nimol est cambodgienne.