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Il y a des matins comme ça… Ce matin, j’ai perdu un temps bête à trouver les vêtements que j’allais mettre aujourd’hui. Il me fallait une tenue aérée mais pas trop vacances ni trop transparente, dans laquelle je puisse me sentir à l’aise toute la journée.
Premier essai, choisi hier soir: une robe rouge à fines bretelles (mais pas trop): verdict: elle serre un peu trop (c’est une preuve de plus que j’ai un peu grossi) et elle me semble fort courte. Next !
Deuxième essai: un t-shirt un peu large avec des ballerines récupéré de la Princesse lors d’un troc. Pas mal, confortable, mais que mettre en dessous ? Une jupe en jeans ? Trop chaud ! Une jupe noire droite ? Trop chaud et trop chic pour le t-shirt ! En fouillant dans le reste de ma garde-robe, je constate qu’il me manque des jupes légères unies et droites. Next !
Troisième essai: une robe en coton à petites fleurs à fines bretelles. Le confort y est, mais même sans me pencher, on voit mon soutien-gorge dépasser et mes seins ressortent de manière un peu trop sexy pour le boulot. Je n’allais pas garder un gilet toute le journée et je n’ai pas de chemise/top assorti. Je n’avais pas non plus le courage d’essayer tous mes autres soutiens-gorges pour trouver le plus adapté. Next !
Quatrième essai, le temps commence à presser: une jupe blanche à petits motifs, un débardeur à fines bretelles et… ah mais non, le débardeur est transparent. Où est celui que je mettais l’année passée avec cet ensemble ? Bon ce sera le t-shirt à manches courtes. Ah zut, il est un peu court et met l’accent sur mon ventre. Bon, tant pis, je n’ai plus temps de chercher plus loin. Le gilet bleu clair cachera un peu le tout.
Après ça, je me suis fait plusieurs réflexions: les changements de saison et de température demandent toujours un certain temps d’adaptation pour retrouver les tenues fétiches de l’année précédente. Et pendant tout le trajet du métro, j’ai pensé à quels vêtements je pourrais coudre rapidement pour combler les manques de ma garde-robe. Résultat: un ou deux top en coton léger sans manches mais à bretelles assez larges pour cacher tous les soutiens-gorges (il doit me rester du tissu de la blouse mauve “Airelle”) et quelques jupes en coton de couleurs différentes, une rouge par exemple, ou une corail avec le tissu gaufré que j’ai acheté récemment (surtout qu’il doit y avoir assez pour en faire une robe aussi). Vivement le jour où j’aurai testé plein de patrons et qu’il me suffira d’en prendre un et de coudre le vêtement de suite, sans toile et sans essayages !
Est-ce que ce genre de situation vous arrive aussi ? Est-ce parfois la cause de votre retard au travail ou ailleurs ?

Fabrice Colin, Ta mort sera la mienne: après la lecture de Blue Jay Way et de nombreuses critiques positives sur le net, je savais que je devais lire le polar suivant de Fabrice Colin. J’ai eu un peu de mal à le trouver en librairie (honte à elles) et je l’ai finalement acheté sur le net. Ce roman noir, très noir, commence par un massacre dans un motel situé dans un parc national de l’Utah (trois romans de suite qui se passent dans l’Ouest américain, une coïncidence !). Un motard tout de noir vêtu et n’ôtant jamais son casque tire sur les étudiants rassemblés là pour un atelier d’écriture créative. Karen, Donald et Troy racontent les événements, chacun à leur tour. Leurs flash-blacks permettent de détricoter progressivement le passé, d’expliquer quels événements ont mené à ce dénouement tragique. Le lecteur est tenu en haleine, il s’enfonce de plus en plus dans l’horrible, dans l’inconcevable. Encore une fois, Fabrice Colin offre un roman qu’on a du mal à quitter avant d’avoir lu les dernières pages. Il faudra que je me tourne maintenant vers ses écrits plus anciens, plus fantastiques, mais par lequel commencer ?







Julie Otsuka, Quand l’empereur était un dieu: j’avais adoré
Arnaud Devillard, Journal des canyons: je suis tombée sur ce livre un peu par hasard: je cherchais à mieux connaître les éditions Le Mot et le Reste et au lieu d’acheter des livres concernant la musique comme je comptais le faire, j’ai acheté un récit de voyage. Mais il y a des liens: Arnaud Devillard est journaliste musical et la musique n’est jamais loin dans son récit. C’est l’été, il part avec sa femme pour un road trip aux Etats-Unis. Les premiers jours servent d’acclimatation dans les canyons de New York, puis, c’est le départ pour Las Vegas. De là, le couple sillonnera les routes à travers les grands parcs nationaux de la région, sur les traces d’Edward Abbey, un écrivain et écologiste américain des années 60-70. Devillard est assez critique sur son environnement, drôle parfois, tout en se rendant compte qu’il participe au tourisme de masse qu’il dénonce. Et la musique dans tout ça ? Elle s’immisce dans les conversations avec sa femme pendant les longs trajets, souvent suite à des désaccords sur les goûts respectifs. Voici en tous cas un récit de voyage d’un auteur français qui sort des conventions poético-chiantes comme c’est souvent le cas. Je recommande !