Wild side

51xvq3vcm3l-_sx195_Michael Imperioli, Wild Side: suite à un héritage inattendu, Matthew et sa mère déménagent du Queens à Manhattan. L’adolescent découvre une autre ville et se lie d’amitié avec deux personnes qui le guideront dans sa nouvelle vie. Veronica est une amie de classe qui le fascine et dont il tombe amoureux. Mais la jeune fille est un bizarre et l’entraîne dans des lieux inédits, voire même un peu sordides. L’autre personne, c’est son voisin, le musicien Lou Reed, en pleine période créatrice mais aussi en plein trip. Matthew l’accompagne parfois, l’aide pour certaines choses et découvre une autre manière de vivre. C’est un roman d’apprentissage mais aussi de perte; Matthew est entraîné dans un tourbillon qui le mène très loin. En écrivant ces lignes, j’ai du mal à vraiment définir ce qui m’a plu dans le roman mais j’ai été touchée par le vie du jeune garçon et par ce New York des années 70. Michael Imperioli, connu pour son rôle dans The Sopranos, traduit parfaitement bien les ambiances de la ville et de la période, dans une courte mais intense tranche de vie.

Deux jours à Paris: des expos, des jardins, des thés

Mon escapade à Paris a été centrée autour de deux thèmes: l’underground américain et les jardins. J’ai commencé mes visites par l’expo sur le Velvet Underground à la Philharmonie de Paris, ce qui m’a permis par la même occasion d’admirer ce bâtiment très “pailleté” aux formes très organiques. Un jeudi matin, il n’y avait pas trop de monde, ce qui m’a permis de profiter des nombreux artefacts proposés: superbes photos, pochettes de disques, affiches, pamphlets en tous genres et surtout de nombreux films et extraits musicaux qui s’écoutent grâce au casque fourni à l’entrée. C’est toute l’histoire du Velvet Underground qui est contée mais aussi de l’underground new-yorkais. Andy Warhol est évidemment présent mais il ne domine pas l’expo, il y a bien d’autres sujets abordés. Un voyage sonore et visuel très intéressant.

Paris

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Après une pause lecture en bord de Seine, sous un saule, rendez-vous avec Kleo et Shermane à l’Institut du Monde Arabe pour l’expo Jardins d’Orient. Une première partie plus technique montre l’évolution de l’irrigation, une seconde montre les jardins, les objets qui l’occupent et les œuvres inspirées par ceux-ci, partant de l’Afrique du Nord à l’Inde des Moghols. J’ai été un peu déçue, je m’attendais à plus de photos des jardins, à des explications plus poussées (et à moins de monde). L’intérêt de l’exposition vient de l’installation d’un jardin oriental dans la cour du musée mais je n’y ai pas retrouvé le charme des jardins de l’Alhambra l’Alcazar (merci Malena !) à Séville (par exemple (les seuls jardins d’Orient que j’ai visité en fait) (l’avis de Kleo). Une glace, une citronnade, et nous voilà reparties, Shermane et moi, vers le jardin suivant.

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Le Jardin des Plantes est situé tout près et je rêvais de voir la grande serre avec ses plantes tropicales. Mais d’abord nous avons visité le jardin alpin dont l’entrée est bien cachée. Intéressant mais pas mon style préféré. La serre par contre… J’ai adoré ces grands palmiers sous les voûtes métalliques de la serre.

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Nous avions rendez-vous plus tard avec Malena dans un restaurant aux jolies plantes exotiques, le Sinople. Un peu surfait à la parisienne mais les cocktails étaient très bons. Pour ma plus grande frustration, j’ai commencé à avoir des maux de ventre – la fatigue ? – et j’ai dû annuler la sortie dans un bar à cocktail prévue par la suite.

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Le lendemain, après une virée shopping de tissus autour de la Halle Saint-Pierre, j’ai continué mon exploration de l’underground américain avec l’exposition Beat Generation au Centre Pompidou. Ce sujet m’a passionnée il y a quelques années et j’ai lu à l’époque Sur la route de Jack Kerouac, déjà intéressée par les récits de voyage. L’exposition présente notamment le tapuscrit du livre dans une immense vitrine qui traverse toute la salle. Photos, musique, films, livres et affiches diverses proposent une image assez complète du mouvement et présentent les principaux protagonistes.

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Retour à la nature avec la petite présentation de l’Arte Povera, ce style italien des années 1960 qui marque un retour à la nature dans des œuvres très minimalistes. Ainsi que le film d’une chorégraphie de Thierry De Mey à Gibellina en Sicile qui m’a captivée.

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Un thé glacé avec Kleo et Shermane à l’Autre Thé, l’achat de thés et de quelques récits de voyage ont clôturé cette escapade sous le soleil d’été.

Je ne dirais pas que ce fut mon meilleur séjour à Paris – j’ai été vraiment frustrée de ce malencontreux mal de ventre – mais j’y ai découvert et approfondi des sujets qui me tiennent à cœur et qui m’intéressent depuis très longtemps. Le Velvet Underground et la Beat Generation marquaient le retour à mes intérêts d’il y a une vingtaine d’années et voir ces expositions m’a rappelé cette période. Période où je n’aurais jamais osé voyager seule à Paris ! La chaleur m’a un peu assommée et j’ai été moins réceptive à mon environnement que d’autres fois. Projets pour une prochaine visite: (re)découvrir Paris quartier par quartier, en commençant par les plus anciens et apprendre bien plus sur son histoire – l’effet Vikings sans doute ! (D’ailleurs, si vous connaissez un bon livre proposant des promenades historiques à Paris…)

Alphabet City

henderson-alphabetcity-1Eleanor Henderson, Alphabet City: une fois de plus, ce n’est pas parce que ce livre est resté longtemps sur ma PAL qu’il est mauvais ! Il est même excellent. 1987. Jude et Teddy, tous deux adolescents, s’ennuient dans leur petite ville du Vermont. Ils vont à des fêtes, fument et se droguent jusqu’à ce qu’un drame arrive. Jude part pour New York et rencontre Johnny, le frère de Teddy, tatoueur et musicien, qui est dans le milieu straight edge. Il passe du temps aussi avec Eliza, une ado des beaux quartiers qu’il avait rencontrée dans le Vermont. L’époque est difficile, New York connait encore de nombreux quartiers dangereux mais c’est la grande époque du hardcore. Les héros du livre y trouvent une énergie qui leur permet de grandir et de passer à l’âge adulte. En prenant ce livre, j’ai eu peur que l’écriture soit aussi punk que le sujet mais ce n’est absolument pas le cas: elle est très belle et reste dans une narration classique. Un très beau livre qui plaira surtout aux fans de musique mais pas uniquement et qui se complète avec le documentaire Salad Days sur le hardcore de Washington DC.

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