At the movies – I (1929)

Depuis un an environ, je me suis à nouveau tournée un peu plus vers le cinéma, délaissant les séries par la même occasion. C’est en partie lié au boulot mais c’est aussi par intérêt personnel. Jusqu’à présent, je n’ai pas parlé des films, qui sont juste cités dans mon bilan mensuel, et quelque part je trouve ça dommage. J’ai aussi entrepris la lecture d’un gros pavé sur l’histoire du cinéma, A history of narrative film de David A. Cook que j’avais acheté à l’époque pour mon cours à l’université. De fil en aiguille, j’ai constaté les nombreux trous dans ma culture cinématographique et j’ai eu envie de les combler. Evidemment, étant comme je suis, j’ai commencé à établir des listes chronologiques, à partir du livre mais aussi de best of du cinéma trouvé sur le net. Evidemment, j’ai très vite compris que ça mettrait des années pour voir tout ce qu’il y a sur ces listes; pour les années 1930, j’ai une moyenne de 20 films par année à regarder (je publierai mes articles à chaque fois que j’ai vu une petite dizaine de films). Je ne suis pas pressée. Par contre, j’ai envie de laisser une trace de ces listes ici sur le blog, mais sans que ça devienne une corvée, et donc avec des commentaires minimalistes.

Je commence en 1929. Pourquoi cette année-là ? C’est le moment où les films deviennent réellement et complètement sonores. J’aurais pu commencer en 1927 avec The Jazz Singer mais seules certaines scènes sont parlées. Il n’y a pas d’ordre précis, je les ai regardés en fonction de ce que je trouvais en premier et de mes envies.

source: wikipedia

Hallelujah !, King Vidor (1929) – 2/5: un des tout premiers films avec du son, rajouté en post-synchronisation. J’ai été surprise en voyant que ça racontait une histoire d’une communauté de Noirs (je n’avais pas lu le résumé). J’ai par contre très vite abandonné à cause du scénario peu prenant. Mais ça chante tout le temps, il y a de belles scènes de danse, et la course-poursuite dans les marais est intéressante au niveau sonore.

Coquette, Sam Taylor (1929): un essai peu concluant – il y a une version sur you tube mais sans sous-titres, et le son est tellement mauvais que je ne comprends rien – j’ai donc abandonné après 15 minutes. Intéressant parce que c’est le premier rôle parlant de Mary Pickford.

Blackmail, Alfred Hitchcock (1929) – 2/5: premier film parlant britannique, mais avec de nombreux passages muets. Vu en version dvd, et donc avec sous-titres bien nécessaires. Si c’est un film important pour l’histoire, je dois malgré tout dire que je l’ai trouvé bien statique et ennuyeux. Jolie scène avec des canaris.

The Broadway Melody, Harry Beaumont (1929) – 3/5: premier film entièrement sonore (mais avec toujours quelques intertitres pas vraiment nécessaires). L’histoire est simpliste – deux soeurs arrivent à Broadway pour faire carrière et ont des déboires amoureux – mais les scènes de spectacle, chantées et dansées, sont pas mal. Et puis, il y a les vêtements, les costumes, et l’art déco – reflétant l’époque. Ainsi que les mentions de deux plats que les protagonistes vont manger: du chop suey et du chili.

Alibi, Roland West (1929) – 2/5: trouvé sur youtube mais avec des sous-titres générés automatiquement qui sont souvent dans la panade (« dummy » pour « darling » par exemple). Le son est vraiment mauvais, on entend constamment le bruit de la caméra et parfois les acteurs sont hors de portée des micros. Film de gangster – il est protégé par son épouse qui lui fournit un alibi mais il est poursuivi par la police. Le tout est tourné en intérieur – une caractéristique de beaucoup de ces films de l’époque – et les scènes de dialogues sont entrecoupées de scènes dansées d’un spectacle. Et il y a de nouveau un canari qui chante.

The Virginian, Victor Fleming (1929) – 3/5: le premier western parlant, et avec beaucoup de scènes d’extérieur (ça fait du bien !). Une histoire d’amour complète celle de voleurs de bétail, et il y a une scène de duel, et des scènes de saloon. Par contre la conclusion est bien vite expédiée. Avec Gary Cooper à qui on a mis de l’eyeliner et une actrice aux yeux charbonneux typique des années 1920 (les westerns sont clairement marqués par la période où ils ont été tournés, tout comme les films qui se passent dans le passé d’ailleurs).

Applause, Rouben Mamoulian (1929) – 4/5: une histoire qui se passe dans le milieu des spectacles burlesque de l’époque: Kitty Darling donne naissance à une petite fille, April, sur scène; celle-ci grandira dans un couvent avant de rejoindre sa mère à l’âge de 17 ans (et c’est là qu’on se rend compte que les deux actrices n’ont que 9 ans de différence dans la vraie vie). Un bon film pour l’époque (toutes proportions gardées évidemment – l’histoire est quand même très marquée par l’époque: Tony, le marin: « Tu m’épouseras ! » – April: « Laisse-moi réfléchir » – « Si tu ne dis pas oui maintenant, je me me suicide en sautant du bâtiment » – « Ok, je t’épouse ! ») avec une grande variété de plans intérieurs et extérieurs (le pont de Brooklyn notamment), une caméra qui bouge et des jeux d’ombre et lumière. Quelques scènes de danse mais l’effeuillage est suggéré hors caméra. Les scènes de couvent sont bien kitsch par contre. Et à nouveau, les personnages parlent d’aller manger du chop suey.

The love parade, Ernst Lubitsch (1929) – 2/5: un coureur de jupons (Maurice Chevalier) tombe amoureux de la reine de Sylvanie et l’épouse mais perd du coup toute son autorité. L’histoire est minimaliste, et le film est entrecoupé de scènes chantées (et dansées) qui font plutôt du remplissage. Je me suis ennuyée pendant tout ce film de Lubitsch, le premier que je voyais de lui.

The Cocoanuts, Robert Florey & Joseph Santley (1929): j’ai abandonné ce film autour des Marx Brothers après une demi-heure; je n’accroche pas du tout au slapstick. Et pourtant, wikipedia me dit qu’il y avait certaines innovations au niveau de la cinématographie mais je n’arrivais pas à concilier la tentative d’histoire et les scènes musicales et dansées (qui ressemblent à du remplissage) avec les scènes assez kinétiques des frères Marx.

Stories I only tell my friends

Rob Lowe, Stories I only tell my friends: c’est via l’autobiographie d’Andrew McCarthy et sa présentation sur goodreads que je suis tombée sur celle de Rob Lowe, déjà plus ancienne, publiée en 2011. Je ne pouvais pas passer à côté: les critiques étaient plutôt positives et c’était mon acteur préféré dans les années 1980. Ma copine aimait Tom Cruise, moi c’était Rob Lowe, et donc on allait voir tous leurs films ensemble (et on fantasmait beaucoup !).

Le schéma du livre est à nouveau assez classique, plutôt linéaire, à part un premier chapitre introductif se passant à un autre moment. Enfance dans l’Ohio, puis des parents qui se séparent et un déménagement à Malibu, en Californie, à une époque où ce coin de Los Angeles n’avait pas encore vraiment la cote. Rob Lowe était passionné par le théâtre mais trouve peu d’opportunités à LA, ce qui ne l’empêche pas d’être décidé: il veut faire carrière dans le cinéma et il fait de nombreuses auditions. Son premier rôle, c’est toute une saga: il joue en effet Sodapop dans The Outsiders de Francis Ford Coppola, avec une brochette de jeunes acteurs (Tom Cruise, Matt Dillon…). Lowe raconte la longue série d’auditions, le tournage, un montage qui réduit son rôle à pas grand-chose, le film qui n’a que peu de succès – cette partie a été passionnante pour moi – j’adorais ce film (je l’ai revu, du coup, en version director’s cut – et j’ai toujours aimé, mais pas de manière aussi inconditionnelle qu’avant).

Lowe décrit ensuite les films suivants, la création du « Brat Pack » – il est intéressant de lire que sa version n’est pas la même que celle d’Andrew McCarthy -, les rôles de beau mec mais dans des films pas super réussis, ses choix de plus en plus désastreux et ses addictions (lui aussi). Il parle aussi de son retrait calculé d’Hollywood, s’installant à Santa Barbara avec son épouse, puis de cette opportunité de jouer dans The West Wing, ce qui relance sa carrière.

Tout comme avec l’autobiographie d’Andrew McCarthy, j’ai adoré cette plongée dans le monde des jeunes acteurs d’Hollywood dans les années 1980, mes idoles de l’époque. Et Rob Lowe a écrit un livre passionnant, dont j’ai tourné page après page avec plaisir, apprenant à mieux connaître un homme avec ses doutes et ses passions.

Brat: An ’80s Story

Andrew McCarthy, Brat: an ’80s story: vous vous souvenez d’Andrew Mc Carthy cet acteur à la babyface qui avait joué dans Pretty in pink et St Elmo’s fire ? Si vous avez à peu près le même âge que moi, j’imagine que oui. En voyant dans la newsletter de goodreads qu’il avait écrit son autobiographie, je me suis précipitée dessus (et j’ai trouvé de l’inspiration pour un doublé – suite dans un prochain billet). Le format est assez classique: l’acteur raconte son enfance, ses études à New York, son premier rôle dans Class face à Jacqueline Bisset et Rob Lowe, les rôles qui se succèdent dans les années 1980, son inclusion dans le « brat pack », ce groupe de jeunes acteurs qui apporte un vent nouveau sur Hollywood (il est intéressant de constater qu’avant les années 1980, il n’y avait que très peu de jeunes acteurs, les rôles intéressants étant joués par des plus vieux – Dustin Hoffman dans The Graduate étant l’exemple type – ses 31 ans étaient bien visibles alors qu’il jouait le rôle d’un jeune homme de 21 ans). Si cette dénomination a aujourd’hui un côté nostalgique et plutôt positif, à l’époque, elle a nui aux carrières des acteurs qui se sont retrouvés embarqués plus ou moins de force dans ce groupe créé artificiellement. McCarthy en a clairement souffert: dans un premier temps, il a accepté des rôles qui allaient dans ce sens, des films pour ados mais par la suite, quand il a voulu sortir de cette image, ses choix ont été malheureux et l’ont finalement mené à quitter le métier d’acteur. McCarthy parle surtout des années 1980, de son parcours d’acteur mais aussi de la perte de son innocence et de sa plongée progressive dans l’alcoolisme. Il se présente comme quelqu’un de réservé mais qui adorait monter sur les planches depuis l’enfance, comme quelqu’un qui a eu la chance de se retrouver au bon endroit au bon moment et qui s’est laissé emporter dans les excès.

Et moi ? je me suis laissée emporter par le récit. McCarthy n’est pas un novice dans l’écriture: il a rédigé de nombreux articles pour des magazines de voyage dans une carrière ultérieure et cela se sent: il sait comment raconter une histoire et a le sens du rythme. Les pages se tournent toutes seules et au final, c’est une plongée intéressante dans le monde du cinéma des années 1980. J’ai adoré connaître les détails de certains tournages, et les raisons pour lesquelles certains films n’ont pas eu de succès (Less than zero par exemple). Ce n’est pas mon acteur préféré de la période, je l’ai toujours trouvé un peu fade, et franchement mal casté dans certains films comme Jours tranquilles à Clichy, mais son autobiographie fait le portrait touchant d’un homme qui a dû se réinventer plusieurs fois au cours de sa vie.

Downtown New York

Kembrew McLeod, Downtown New York underground 1958|1976. Activistes pop, cinéma indé, freaks gays & punk rockers: avec ce livre, Kembrew McLeod dresse le portrait d’une ville, de certains de ses quartiers, pendant une période définie. A cette époque, Downtown était en grande partie délaissé, et dangereux, mais donc aussi l’endroit idéal pour des artistes qui voulaient expérimenter avec leur art, sans dépenser beaucoup d’argent en loyers. McLeod a interviewé de nombreuses personnes qui ont participé à cette scène, mettant en avant huit figures majeures: le peintre Andy Warhol, le damaturge H.M. Koutoukas, la danseuse et cinéaste Shirley Clarke, le poète et leader des Fugs Ed Sanders, les chanteuses Patti Smith et Debbie Harry, la productrice de théâtre Ellen Stewart et la drag-queen Hibiscus.

Tout cela me semblait passionnant sur la quatrième de couverture, mais le livre en tant que tel l’est moins, à mon avis. Il y a une certaine insistance sur le théâtre, sur Off Off Broadway, or c’est justement l’art le plus difficile à appréhender quand on ne vivait pas sur place à l’époque. Les musiciens laissent des disques, les peintres des tableaux, les cinéastes des films… J’ai donc eu un certain mal à m’intéresser à ces pièces et acteurs. La manière un peu décousue dont tout ceci est raconté n’a pas aidé à une meilleure compréhension de ma part. C’est un document important grâce à tous les interviews mais il manque de cohésion. J’ai aussi souvent tiqué sur la tournure des phrases et l’utilisation de certains mots, sans pouvoir définir si cela était déjà présent dans le texte original ou si c’est lié à la traduction. En fait, la partie qui m’a le plus intéressée est la dernière, celle qui marque l’émergence du punk-rock, sans doute aussi parce que c’est celle que je connais le mieux. Un avis mitigé mais qui pourra être très différent selon le lecteur et les connaissances ou liens qu’il a (eu) avec ce milieu underground new-yorkais.

Le cinéma japonais

Tadao Sato, Le cinéma japonais: ce livre, en deux volumes, a été édité en 1997 par le Centre Pompidou à Paris. Il propose une version abrégée et adaptée pour le lecteur occidental d’un livre écrit à l’origine en japonais. La première partie comprend une longue introduction expliquant les divers éléments qui ont été à la source du cinéma au Japon puis décrit le cinéma muet et parlant jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La seconde partie débute à cette époque et évoque chacune des décennies jusqu’au années 1980, avec une postface parlant très brièvement des années 1990. Le livre décrit de nombreux films, malheureusement souvent indisponibles en Europe, et donne une image chronologique de l’évolution du cinéma japonais. Il est richement illustré, mais uniquement par des photos en noir et blanc, ce qui est un peu dommage pour le cinéma plus récent. On sent parfois qu’il s’agit d’une adaptation d’un livre japonais, mettant l’accent sur des aspects qui parlent sans doute moins au lecteur occidental mais c’est malgré tout une bonne base pour apprendre à connaître les films japonais. Je suis sûre qu’il existe d’autres livres sur le sujet, mais celui-ci était dans ma bibliothèque depuis des années.

Le regard féminin

Iris Brey, Le regard féminin – Une révolution à l’écran: il y a de ces livres pour lesquels je n’ai pas envie d’écrire une longue notice qui expliquerait tout le contenu. Parfois j’ai juste envie de dire: lisez-le ! Le regard féminin fait partie de ceux-là. Iris Brey explique comment les femmes sont filmées au cinéma, et comment certains cinéastes, essentiellement des femmes, ont changé leur manière de les filmer. Je vous renvoie vers la page wikipédia:

« Pour savoir si un film adopte un regard féminin, Iris Brey propose de questionner les 6 points suivants:

  1. Est-ce que le personnage principal s’identifie en tant que femme ?
  2. Est-ce que l’histoire est racontée de point de vue du personnage principal féminin ?
  3. Est-ce que l’histoire remet en question l’ordre patriarcal ?
  4. Est-ce que la mise en scène permet au spectateur ou spectatrice de ressentir l’expérience féminine ?
  5. Si les corps sont érotisés, est-ce que le geste est conscientisé ?
  6. Est-ce que le plaisir des spectateurs est produit par autre chose qu’une pulsion scopique ? »

Depuis, je regarde les films et les séries différemment, m’interrogeant sur la représentation des femmes. Et je pense que c’est tout l’intérêt du livre.

Hong Kong et Macao mis en scène

Adrien Gombeaud, Hong Kong et Macao mis en scène: à la recherche d’informations sur Hong Kong et Macao, je suis tombée sur ce livre qui m’a tout de suite attirée. Adrien Gombeaud analyse la filmographie américaine, française et asiatique et décrit les films qui représentent les deux villes. Beaucoup ont été tournés sur place mais d’autres utilisent des décors ou d’autres villes pour idéaliser l’Asie (Macao, l’enfer du jeu de Jean Delannoy est entièrement tourné à… Nice !). Au contraire, Hong Kong est parfois filmé pour montrer Shanghai. Ce petit recueil est passionnant dans sa description des films mais aussi pour les quelques cartes qui situent des lieux précis. Je recommande, même sans voyage dans la région.

Shots ! Alcool & cinéma

shots_zpsrwskeue2Dick Tomasovic, Shots ! Alcool & cinéma: revoir l’histoire du cinéma sous l’angle de l’alcool ? c’est le propos de ce livre. Dick Tomasovic, professeur de cinéma à l’Université de Liège, s’attache à décrire les représentations d’ivrognes et d’abstinents dans le cinéma, les verres pris comme réconfort ou comme stimulants; il recense les visions de l’alcool comme déchéance ou comme source de burlesque; il montre l’ivresse au travers de 39 films et une série, datant des débuts de l’histoire du cinéma à aujourd’hui. Des classiques, évidemment, comme The Party ou Lost in Translation, des dessins animés – la scène du delirium tremens dans Dumbo -, du cinéma japonais: Le goût du saké ou L’ange ivre et puis, un dernier pour la route avec Mad Men. Mais aussi des courts-métrages des années 1900-10 qu’il est facile de trouver sur youtube et donc regarder immédiatement. C’est un livre qui montre toutes les facettes de l’alcool au cinéma et qui se lit avec plaisir (d’autant plus si on a vu les films).

The weather isn’t very good but…

Il est vrai que la météo de ce long w-e laisse un peu à désirer mais cela ne m’empêchera pas de voir les choses en positif. Après une semaine assez horrible au point de vue sommeil (trois nuits d’insomnie de suite pour diane et moi), cela va mieux depuis vendredi. L’opération de diane s’est bien déroulée et les apnées du sommeil semblent avoir disparu, de même que l’endormissement précoce (ça ne fait que trois jours, mais je croise les doigts).

Vendredi en rentrant de l’hôpital, un courrier avec un bien bonne nouvelle m’attendait: je ne devrai pas rembourser l’entièreté d’une somme importante, mais juste 5/60emes. Et voilà donc que je me remets à rêver d’une nouvelle cuisine. D’ailleurs, dès samedi nous avons été chercher de la documentation dans le magasin près de la maison, avant d’aller voir une crétinerie au cinéma de quartier qui est plus grand et de meilleure qualité que ce que j’imaginais. Un grand moment de vidage de cerveau devant Pirates des Caraïbes, avec plein de moments où diane et moi, nous nous sommes écriés: « mon jardin » !

L’autre nouvelle du vendredi est à double tranchant: mon père s’est fait arrêter en voiture sur la route du médecin et les policiers lui ont interdit d’encore conduire avant de passer une visite médicale. Il se fait vieux et n’a plus aucune confiance sur la route, les médicaments qu’il prend ne l’aident pas à être plus attentif. Moi-même, cela fait environ deux ans que je ne veux plus monter dans sa voiture et j’ai bien vu qu’il a déjà quelques petites bosses et griffes sur sa carrosserie, sans doute d’avoir cogné l’un ou l’autre poteau. Il a donc décidé de ne plus conduire. Il vit assez isolé mais est bien entouré. Son ouvrier polonais lui a proposé de faire les courses pour lui et sa compagne vient une fois par semaine pour plusieurs jours. Et je n’habite pas loin. Et diane a presque son permis. Ce qui veut dire que nous pourrons toujours l’aider et lui faire les courses si besoin. Cela pose évidemment la question du temps qu’il pourra encore rester dans sa maison et je pense qu’il faudra réfléchir sérieusement au futur. Mais le résultat de tout ceci, c’est que je recevrai sa voiture qui a à peine deux ans et qui remplacera idéalement la petite Nissan Micra qui a 13 ans…

Samedi matin, comme il manquait un médicament, je me suis dépêchée d’aller à la pharmacie, non sans faire un tour au marché. Au stand du fleuriste, j’en ai profité pour acheter plein de plantes en fleur: des dahlias, des cosmos et des oeillets. Bref, de la couleur immédiate pour très peu d’argent. Le plus dur a été de les ramener à la maison, mes bras faisant mal sous tout ce poids !

Dimanche, diane et moi nous sommes fait du chantage: j’ai accepté d’aller faire les clients modèles dans un horrible magasin de salons pour qu’il reçoive gratuitement une caméra HD de fabrication chinoise. Pour l’occasion, nous nous sommes fait passer pour Christian et Marie et nous nous sommes extasiés devant de très laids canapés. D’ailleurs, le seul qui aurait pu nous convenir était le modèle en liquidation ! En échange, diane m’a accompagnée chez Groendekor où tout d’un coup incapable de parler à cause des douleurs à sa gorge, il n’a pas pu me dire de partir tout de suite et d’arrêter de choisir plein de plantes ! Heureusement, il avait l’iPad comme bloc-notes pour me dire l’essentiel. Profitant des quelques rayons de soleil, nous avons tout planté dans la foulée et l’arrière du jardin est bien plus intéressant maintenant. J’avais aussi acheté quelques plantes pour l’entrée du garage et nous avons récupéré des fougères qui poussaient sous la terrasse pour compléter le tout. Dès qu’il y a du soleil, je fais des photos.

Et aujourd’hui ? Pas de projets particuliers, un peu de ménage, en peu d’enlèvement de mauvaises herbes s’il ne pleut pas, un peu de lecture au chaud à l’intérieur, et des frites pour moi ce soir ! Je sais que les semaines qui viennent ne vont pas être faciles, surtout pour diane, mais passer un bon w-e ensemble nous fait beaucoup de bien !

Un petit tag culture

J’ai été taggée par Madeleine Miranda: le principe: écrire quelques mots sur chacune des catégories culturelles ci-après. Exercice intéressant mais difficile de faire court dans mon cas !

Littérature: une photo de ma bibliothèque peut déjà en dire long… d’ailleurs, il y a plein de livres partout dans la maison et la bibliothèque est déjà trop petite après deux ans d’installation. Et c’est de famille. La seule pièce où il n’y a pas de livres chez mes parents, c’est la salle de bain !

J’aime les livres, j’aime acheter des livres (j’ai d’ailleurs une commande en cours chez Amazon) mais je ne vais plus à la bibliothèque. Petite, j’y allais toutes les deux semaines et j’y ai fait de nombreuses découvertes, de Sylvie hôtesse de l’air à David Lodge. C’est grâce à ces visites que j’ai découvert la littérature anglo-saxonne: je cherchais en regardant les tranches des livres lesquels étaient édités chez Christian Bourgeois ! C’est aussi en traînant souvent en librairie et en lisant les quatrième de couverture (et un grand doigt méchant à tous ces éditeurs qui racontent toute l’histoire) que j’ai découvert mon auteur préféré, Cormac McCarthy (surtout Méridien du sang). Entretemps j’avais déjà lu Less than zero de Bret Eason Ellis au moins cinq fois, en français et en anglais et j’ai développé une passion pour les récits de voyages. Des essais historiques et sur la musique complètent mes lectures.

J’oubliais les bd, japonaises ou américaines, de Taniguchi à Daniel Clowes, les livres de cuisine et les livres de jardinage, de nombreux livres sur l’Asie, des livres d’art… Bref, il faudrait plein de billets pour parler de tout ça. Si vous cliquez sur la catégorie « books », vous aurez un aperçu de mes lectures des trois dernières années.

Cuisine: j’en parlais plus haut: j’ai beaucoup trop de livres de cuisine ! Et quand j’ai aménagé la maison, il me fallait absolument une belle cuisine moderne. Cuisiner est un plaisir pour moi, surtout en compagnie de mon homme qui adore aussi. Manger aussi d’ailleurs. A une époque, je traînais quelque peu sur des sites de rencontre et les végétariens étaient exclus d’office ! J’aime trop manger pour devoir me limiter.

Quel genre de cuisine ?: belgo-française, fusion, asiatique essentiellement mais les autres sont aussi essayées de temps en temps. Pas beaucoup de gâteaux par manque de public (je ne me vois pas me gaver d’un gâteau entier, diane n’étant pas très « sucré »). Actuellement je serais tentée par un cours de cuisine moléculaire, auparavant j’ai déjà suivi un cours en Thaïlande et au Cambodge (où nous avons littéralement cuisiné sur le trottoir !). La base pour tout ça vient de ma maman qui m’appris les choses essentielles: les temps de cuisson, comment choisir une viande, comment faire une sauce…

(J’ai des photos de la cuisine quelque part sur le disque dur externe mais je n’arrive pas à y accéder (voir billet précédent), j’ai tenté de faire une photo, mais il fait trop sombre et elle est trop en désordre – et je n’ai pas envie de la ranger !!!)

Mathématiques: je n’ai pas fait math forte parce que je suivais déjà trop d’autres cours… J’ai toujours eu de bons professeurs, surtout celle des trois dernières années. Pas de larmes de ce côté ! Juste un rêve qui m’a marqué: une veille d’examen, j’ai eu le sommeil très agité parce que je ne comprenais plus rien: grec ancien et maths se mélangeaient dans un chaos total !

Cinéma: mes films préférés de tous les temps: Wild at heart de David Lynch et My own private Idaho de Gus Van Sant, et plein d’autres qui ne me viennent pas à l’esprit pour le moment. J’ai des crises: pour le moment, ce sont les films musicaux des années 40-50 qui me tentent mais j’ai aussi fait des cycles « cinéma japonais » et « western ». Il est vrai que mon travail m’offre la possibilité d’emprunter facilement dans une collection très complète de vidéos et dvd. Et diane est également cinéphage: nous avons nos préférences mais elles se recoupent largement.

Je ne vais par contre plus très souvent au cinéma à cause du prix et de petits soucis tels que voisins bruyants, saleté, mauvaise mise au point…

Géographie: encore des souvenirs: mon père était prof de géographie et pour m’occuper, nous jouions ensemble aux latitudes et longitudes: je devais deviner l’endroit dont mon père me donnait les coordonnées. J’étais incollable ! Sinon, je vous conseille ce petit jeu, dont j’avais déjà parlé.

A moi de tagger alors… dianecairn, qui écrit ce blog avec moi, et puis…. difficile. Sauf si les garçons ont envie de s’y mettre aussi: Give me noise ? gatsu gatsu ?