La nuit des béguines

Aline Kiner, La nuit des béguines: Paris, 1310. Au grand béguinage vit Ysabel, une femme qui connaît les plantes et les âmes. Un jour, elle recueille une jeune fille rousse, Maheut, qui ne veut pas expliquer d’où elle vient. Elle a été violentée et est en fuite. Son arrivée trouble le vie calme du béguinage. Résumé comme cela, ce roman semble être un récit palpitant mais ce n’est pas le cas. Et ce n’est pas nécessaire non plus. Aline Kiner plonge le lecteur dans un monde différent, dans la vie de ces femmes qui connaissaient encore une certaine liberté en vivant en communauté. Elle décrit aussi comment l’Eglise a peur de ces femmes et tente peu à peu de supprimer les béguinages, réprimant toute possibilité d’indépendance. Comme je le disais plus haut, il y a une histoire, celle d’Ysabel, de Maheut, d’Ade, de Jeanne, et aussi celle de Humbert, moine franciscain qui traque Maheut. Mais cette histoire ne semble qu’un prétexte pour décrire une période très particulière. J’ai beaucoup aimé et en même temps appris énormément sur ces femmes qui sont déjà quelque part féministes.

Bilan culturel – Février 2019

Romans, récits de voyage:

  • Amitav Ghosh, The glass palace – 4/5
  • Dani Shapiro, Inheritance: a memoir of genealogy, paternity, and love – 3/5
  • Joyce Maynard, After her – 3/5
  • Elisa Shua Dusapin, Hiver à Sokcho – 4/5

Histoire, cocktails…:

  • Mona Chollet, Sorcières – La puissance invaincue des femmes – 5/5

Séries tv:

  • Sex education – 5/5
  • Il miracolo – 3/5

Films:

  • Man of the West – Anthony Mann, 1958 – 4/5

Voyages:

  • une escapade à Madère avec le superbe jardin de Monte Palace, notamment

Short diary of the week (281)

Lundi: il fait venteux, et c’est parti pour une randonnée, un bain chaud pour me détendre, m’endormir devant un documentaire sur l’histoire chinoise

Mardi: une longue nuit, un départ, une belle vue, mais pas d’internet sur l’ordi, une promenade en ville, un repas très moyen

Mercredi: un trajet en bus assez vertigineux, être subjuguée par un jardin, surmonter ma peur des téléphériques, steak frites ! (et salade)

Jeudi: des nuages, une belle promenade en ville, un fort, si on va tout droit vers le sud la première terre qu’on rencontre est probablement l’Antarctique, des maisons anciennes, le retour miraculeux de l’internet sur l’ordi

Vendredi: une promenade le long de la mer, de la lecture, abandonner un livre parce qu’il ne correspond pas à mes attentes, une longue attente alors que j’ai faim

Samedi: profiter de la chaleur et du soleil, observer les avions atterrir et décoller Madère est le premier aéroport que je visite où on peut sortir à l’air libre, à l’aéroport de Zaventem tous les avions Brussels Airlines sont bien rangés, rentrer à la maison

Dimanche: réveillée tôt mais avec plein d’entrain pour la belle journée qui s’annonce, vider ma valise et ranger mes affaires, préparer les semis de piments – 12 variétés cette année, aller récupérer le courrier chez mes voisins et prendre l’apéro, profiter du jardin et couper toutes les plantes mortes de la saison passée, rentrer quand j’ai mal au dos, lire un peu, cuisiner, tenter de rattraper Masterchef, Call the midwife

The hippie trail

Sharif Gemie and Brian Ireland, The hippie trail. A history: basé sur de nombreux interviews, ce livre propose de relater l’histoire de la hippie trail, ces voyages sur la route de l’Inde entrepris par de nombreux jeunes – pas spécialement hippies d’ailleurs – dans les années 1960 et 70. Il s’agit d’une étude anglaise et c’est donc ce point de vue là qui est abordé mais il peut sans doute s’étendre aux pays voisins. Les auteurs développent plusieurs thèmes: la drogue (non ce n’était pas le but premier de beaucoup de voyageurs), le sexe (idem), le tourisme et la recherche spirituelle. Un dernier chapitre quelque peu indépendant décrit comment ce périple a été raconté au cinéma et dans les romans. Je suis passionnée par le sujet et c’est la première étude que je lis à ce propos. Je l’ai trouvée fort académique mais néanmoins très intéressante, mettant à mal les clichés de la drogue et du sexe notamment. A vrai dire, de nombreux voyageurs sont partis pour l’esprit de découverte, pour l’aventure, et sont revenus changés juste par le périple. C’est un portrait d’une époque et d’une minuscule frange de la population qui désirait casser avec la vie bien rangée de leurs parents.

Peut-être connaissez-vous des personnes qui sont parties à cette époque sur la route ? J’aimerais beaucoup entendre leurs histoires !

The newlyweds

Nell Freudenberger, The newlyweds: Amina est une jeune femme vivant au Bangladesh, avec ses parents. Elle cherche à émigrer aux Etats-Unis en épousant un Américain. Par l’intermédiaire d’un site de rencontres, elle trouve George avec qui elle se marie. Le roman raconte sa vie aux USA, ses relations avec ses parents restés au pays, ses essais de s’intégrer à la vie locale, les différences de culture. Le sujet est à la base fort intéressant mais j’ai trouvé le temps un peu long. Tout est décrit et l’intrigue n’avance que très peu, intrigue fort simple au final. Je n’ai jamais trop compris quels étaient les problèmes du père d’Amina ni pourquoi son ami Nasir évolue de cette manière. Bref, j’attendais du romanesque et j’ai reçu une tranche de vie très normale.

(J’ai choisi ce livre parce que j’ai décidé de vider ma PAL, en commençant par les plus anciens. L’idée est de lire au moins les vingt premières pages et d’abandonner si je n’accroche pas – plusieurs livres ont déjà disparu de cette manière.)

Short diary of the week (280)

Lundi: une nouvelle journée de formation, en repartir avec une mission mais aussi bien fatiguée, cuisiner les plats pour les midis de la semaine, un selfie pour le #creativewinterchallenge, Call the Midwife, Crazy ex-girlfriend

Mardi: de l’écriture entrecoupée de préparation de nouveaux projets, mars sera bien rempli – il est même possible que j’ai trop de choses à faire, mon cerveau est en effervescence, mais ce soir j’ai surtout envie de terminer ce long roman, le retour de Masterchef de la BBC (en différé), terminer un livre et commencer le suivant

Mercredi: une journée de télétravail – une bonne décision quand on voit le peu de transports en commun qui roule – et donc même pas ma ligne, me concentrer sur les musiques boliviennes, profiter de la pause de midi pour remettre de la nourriture pour les oiseaux dans le jardin, une envie immense de chocolat mais ma réserve est au bureau, terminer de travailler à 16h et ne plus savoir quoi faire, un moment de flou, et puis me décider à tracer un nouveau patron de couture, cuisiner, le retour de The great sewing bee (en différé), Masterchef

Jeudi: un rendez-vous à la banque, de retour au boulot, un message qui me fait très plaisir, de nouveau des problèmes de métro, True Detective

Vendredi: non mais l’incompréhension dépasse toutes le bornes là, et en plus il y a un souci de prise de responsabilité, cette première partie de journée est vraiment pourrie, voilà que je me mets à déprimer à cause de ça et à cause de la météo de la semaine qui vient là où je vais, partir plus tôt pour préparer ma valise, parler avec ma voisine, True Detective, juste crevée et aller dormir

Samedi: me lever tôt et puis aller à l’aéroport, le temps est fort long dans l’avion, enfin arrivée à Madère, m’échouer comme une baleine après le repas du soir

Dimanche: une promenade, une sieste, piscine, un délicieux repas (ceci est délibérément court – je raconterai plus en détail plus tard !)

Short diary of the week (279)

Lundi: un peu inquiète pour la journée de formation qui vient, sauf qu’en fait ce n’était pas nécessaire: il n’y a pas eu les jeux de rôle que je craignais, par contre mes pieds sont restés gelés toute la journée, un détour pour des fournitures de couture, pour les repas de midi de la semaine ce sera quiche brocoli lardons vieux pané, Il Miracolo, Call the midwife

Mardi: mais quel est le rôle réel des influenceurs sur instagram ?, toujours rattraper le retard, aller à pied à la Chasse et y arriver avant le bus que je voulais prendre, rater le tram, des problèmes de métro – ou comment la STIB me fait avancer dans ma lecture, trop mangé – j’ai toujours cette tendance à préparer trop, Il Miracolo, Crazy ex-girlfriend

Mercredi: aucune énergie, des disques, prendre le temps de commencer la lecture du livre accompagnant un de ceux-ci, un gros coup de pompe, Il Miracolo, m’endormir devant la tv, me mettre au lit fort tôt

Jeudi: une nuit agitée, recevoir deux colis, une playlist, enfin terminer les trucs en retard, il reste juste un petit truc à faire demain, du shopping vêtements de voyage, retrouver deux amies au Cipiace et déguster de délicieux cocktails accompagnés d’un bon repas, et le troisième colis est dans la boîte aux lettres en rentrant

Vendredi: des rêves bizarres, les trucs du vendredi, un gros coup de pompe, utiliser enfin ce coulis de tomates du jardin que j’avais surgelé, Il Miracolo – deux épisodes mais ne pas pouvoir regarder le dernier parce que l’internet est dérangé

Samedi: j’ai froid ce matin, des lessives, couper les pièces du patron suivant, aller chez mon papa qui n’est pas très en forme: il est enrhumé, commencer la couture et me rendre compte que c’est un peu petit – en jouant sur les marges de couture ça va mieux, de la lecture, terminer Il Miracolo et être un peu déçue – je ne suis pas sûre d’avoir tout compris

Dimanche: et une journée de pluie de plus, du yoga à la place de la zumba, de la couture, de la lecture – un dimanche comme les autres donc, une recette de Jamie Oliver, que faire quand la maison sent trop fort l’ail ?, Man of the West (Anthony Mann, 1958)