Bilan culturel – Mai 2019

Romans, récits de voyage:

  • Porter Fox, Northland: A 4,000-mile journey along America’s forgotten border – 4/5
  • Alan Booth, Looking for the lost. Journeys through a vanishing Japan – 4/5

Histoire, cocktails…:

  • Anne Llewellyn Barstow, Witchcraze. A new history of the European witch hunts – 4/5

Séries tv:

  • Buffy – saison 1 – 3/5
  • Fleabag – saison 2 – 4/5
  • Derry Girls – saison 2 – 4/5
  • The good fight – saison 3 – 3/5
  • Berlin 1959 – saison 2 – 2/5

Films:

  • The Mission – Johnnie To, 1999 – 4/5
  • Fulltime killer – Johnnie To, 2001 – 3/5
  • Where are you going – Zhengfan Yang, 2017 – 3/5

Documentaires:

  • Instrument – Jem Cohen & Fugazi, 1998 – 4/5

Restos:

  • Madagasikara à Bruxelles
  • Frites Atelier à Bruxelles

Couture:

  • The Ravenala dress – une Swirl dress, patron du dernier livre de Gretchen Hirsch, Jiffy dresses
  • The “Escape to fantasy land” dress – une robe Night & Day au col adapté, un patron de Gretchen Hirsch pour Charm Patterns

The “Waiting for spring” blouse

01-The Waiting for spring blouse

Cet hiver, j’ai eu envie de coudre plus de chemisiers et malgré le nombre important de Burda et Knipmode que je possède, je ne trouvais rien qui corresponde à ce que j’avais en tête: soit un chemisier avec col claudine, soit un chemisier western. Et je craignais également les explications nébuleuses du premier magazine et celles en néerlandais du second. J’ai finalement sélectionné le patron Butterick créé par Gretchen Hirsch, B6563; quant à la chemise western, c’est une autre histoire que je raconterai plus tard. J’ai décidé de coudre un mélange du modèle B (les manches) et C (le col).

02-The Waiting for spring blouse

Je n’ai pas cousu de toile préalable mais j’ai parcouru le web pour connaître les remarques des autres couturières. J’ai alors rajouté des pinces dans le dos et élargi les manches (j’ai tracé la taille 18) suite à leurs conseils. A part ça, c’est une taille 14 sans autre modifications. Le tissu vient de chez Tissus Reine à Paris et est en coton fin mais pas transparent, très souple et agréable à porter. Les boutons en forme de fleurs viennent de chez Veritas.

03-The Waiting for spring blouse

Je ne suis pas sûre d’avoir compris comment le col se cousait mais j’ai trouvé une solution qui a l’air correcte. Pour le reste, je n’ai pas rencontré d’obstacles majeurs et je compte bien en coudre d’autres dans le futur.

04-The Waiting for spring blouse

Riot Grrrls : Chronique d’une révolution punk féministe

Manon Labry, Riot Grrrls : Chronique d’une révolution punk féministe: en voyant cette photo d’Eva, j’ai eu envie de lire ce livre. En 1990, j’avais 18 ans; je commençais à découvrir les musiques rock alternatives grâce à MTV (120 minutes, puis Alternative Nation). Tout d’abord, je n’ai eu accès qu’aux artistes les plus populaires, et puis, en 1993 ou 94, je me suis inscrite à La Médiathèque et j’ai commencé à emprunter des disques de tous ces groupes alternatifs. Je me rends compte en lisant le livre de Manon Labry que j’ai peu écouté les artistes du mouvement Riot Grrrls – qui dans mon esprit était plus large. J’ai entendu des morceaux de Bikini Kill mais jamais de Bratmobile ou Heavens to Betsy qui sont les fondatrices de ce courant. Par contre, j’aimais des groupes plus ou moins proches, comme Hole (j’en conviens, on est dans le plus populaire, là) mais aussi L7.

Revenons au livre: Manon Labry est française mais a étudié la culture américaine. Elle avoue d’entrée de jeu être un peu trop jeune pour avoir connu cette scène en temps réel mais y porte cet intérêt qui l’a poussée à écrire une chronique de l’époque et du mouvement. Son récit est quasi chronologique, contant les histoires des principales protagonistes à Olympia (état de Washington) au début des années 90: Kathleen Hanna et Tobi Vail de Bikini Kill, Allison Wolfe et Molly Neuman de Bratmobile, Corin Tucker de Heavens to Betsy. Elle explique comment ces artistes souhaitaient que le rock soit féminin, joué par des femmes pour des femmes, dans une optique très DIY. Il y a eu plusieurs manifestes et le mouvement s’est très vite étendu dans l’ensemble des Etats-Unis, et même en Angleterre (avec Huggy Bear). Il y a eu de nombreux contacts avec la scène hardcore de Washington DC (Fugazi, entre autres). Et surtout, il a aidé les femmes à créer une culture alternative qui soit moins dans l’ombre des hommes.

Manon Labry emploie un style très personnel, très punk, très proche du langage parlé – ce qui peut déstabiliser le lecteur. Ce qui a été mon cas d’ailleurs, pendant quelques pages, et puis je me suis habituée, le trouvant adapté au sujet. Cette lecture m’a donné envie de me replonger dans toute cette scène, d’écouter et de réécouter les disques marquants de cette époque. Et la partie féministe ne pouvait que me plaire.

Short diary of the week (294)

Lundi: réveillée en sursaut par le réveil au milieu d’un rêve quelque peu désagréable (je ne trouvais pas la voie de mon train dans une gare envahie par des rayons de supermarché), trier des disques, une nouvelle un peu inquiétante (au boulot), deux boîtes aux lettres à vider et deux chats à nourrir, la fin de la troisième saison de The good fight – moins bonne que les précédentes mais avec quelques moments jouissifs, Buffy

Mardi: pourquoi est-ce que mes doigts sont tout courbaturés pendant la nuit ?, pas la grande forme aujourd’hui – surtout dans la tête, une journée qui se passe – péniblement, une nouvelle tout à fait inattendue, The 100 – pas sûre que je vais continuer cette nouvelle saison, Buffy

Mercredi: encore un rendez-vous à la banque pour régler les affaires de mon papa, le boulot – calme plat jusqu’à la prochaine réunion syndicat-direction, un repas pas tout à fait satisfaisant, Chernobyl, Berlin 1959

Jeudi: oublier une réunion (non obligatoire), toujours des disques de Roumanie, l’extase devant la nouvelle machine à café (surtout mes collègues – je n’en bois pas), m’offrir quelques assiettes de ce joli service bleu chez Casa et des loupiotes de jardin, terminer Berlin 1959 – les clichés auront continué jusqu’au bout

Vendredi: un léger mal de tête et la fatigue de fin de semaine, une journée qui se passe, des crevettes et de l’avocat, Gentleman Jack, What we do in the shadows

Samedi: pas beaucoup d’énergie, une météo très incertaine, de la pluie en fait, ce n’était pas un bon jour pour la mémoire de mon papa, il était même incohérent par moments (il craignait notamment qu’un amoureux éventuel me laisse sans le sou), de la couture en attendant la fin de la pluie, planter les tomates, tailler quelques plantes, de la lecture, de la cuisine, Fulltime killer (Johnnie To, 2001)

Dimanche: pas beaucoup d’énergie, du yoga, de la couture, aller voter, tondre la pelouse (même si c’est dimanche les tondeuses électriques sont autorisées – ce que je ne savais pas), terminer la robe en cours, de la lecture, cinq minutes de tv m’ont suffi pour comprendre, regarder plutôt un film: Where are you going (Zhengfan Yang, 2017) – entre fiction et documentaire – un long périple dans Hong Kong

Une fille bien

Holly Goddard Jones, Une fille bien: avec ce recueil de nouvelles, Holly Goddard Jones nous emmène dans la petite ville de Roma, au Kentucky. La vie y est en apparence paisible mais les histoires nous racontent autre chose. Violence, meurtre, amour malheureux…, les récits sont des tranches de vie très intimes, très touchantes, racontées avec brio par Holly Goddard Jones. Je ne suis pas une grande lectrice de nouvelles, trouvant le format souvent trop court pour vraiment me plonger dans une histoire, mais j’ai lu les commentaires de nombreuses autres lectrices (qui en parlent bien mieux que moi, et avec bien plus de détails: Electra, Eva et Marie-Claude, entre autres) et j’ai fait une exception pour ce livre. J’ai bien fait, j’ai adoré l’ambiance du Midwest américain et ses petites histoires du quotidien. Je recommande donc à mon tour.

Short diary of the week (293)

Lundi: une bonne nuit et même pas fatiguée comme un lundi, de l’encodage, il va donc falloir vider cette armoire et j’avais tout à fait oublié cette boîte de disques de yodel, une après-midi qui se passe, toutes ces choses à faire une fois rentrée, The good fight

Mardi: réveillée très tôt mais j’ai réussi à me rendormir, le début du travail sur la Roumanie, lister une série de choses à faire, aller nourrir les chats de voisins, trois épisodes de Derry Girls, Buffy

Mercredi: un rendez-vous à la banque, une réunion où je dois prendre note, je me sens toute tendue et courbaturée, mettre ces notes au propre, partir plus tôt pour faire quelques courses (un grand ballon pour m’asseoir dessus au bureau et du tissu – sauf que rien ne me plaît), deux cocktails chez LIB, un délicieux repas de Madagascar (sauf que le service était fort lent), une très chouette soirée qui fait retomber la tension, oh Kitty ne m’attend pas ce soir pour ses croquettes

Jeudi: toujours aussi tendue et avec des maux de tête, une crise de larmes à cause de la tension trop palpable au bureau, tout ça à cause de l’assemblée générale du personnel, juste vidée, une lettre qui provoque un retournement de situation, ces problèmes de restructuration au bureau mangent une grande partie de mon énergie mais risquent de durer encore longtemps, me faire plaisir en rentrant: cocktail et comfort food, Gentleman Jack, du yoga

Vendredi: bien dormi mais ça n’a pas suffi: je suis épuisée, faire les trucs à faire, heureuse quand il est enfin 17h, cuisiner le repas du soir et puis regarder Berlin 1959 (trop de clichés), Gardener’s World (le début)

Samedi: me réveiller encore fatiguée, les corvées du samedi matin, au moins le soleil est là !, replanter les cucurbitacées dans leurs pots définitifs, de la lecture, une recette de Yotam Ottolenghi (je n’ai pas pris de photos), me laisser tenter par la mini-série Chernobyl (appréciée par les lecteurs de Nos séries tv à nous) et être happée, regarder du coup les deux épisodes disponibles

Dimanche: me réveiller tard (enfin par rapport à mes habitudes), une longue séance de yoga, un peu de couture, me battre avec les bambous du fond du jardin, préparer le plat du soir qui doit mijoter, de la lecture, deux épisodes de Berlin 1959 (toujours ces clichés…), la fin de la seconde saison de Derry Girls – une série très réjouissante

The “Strawberry fields” blouse

04-The strawberry fields blouse

Quand Gretchen Hirsch a sorti son patron de blouse Rita chez Charm Patterns, j’ai immédiatement été tentée. Je l’ai acheté chez Poppy Ray, en Allemagne, ce qui m’a permis de ne pas payer trop de frais de port. Je me suis dit qu’il ne faudrait pas de toile et je l’ai donc coupé dans le tissu définitif, un coupon de coton fin reçu de Rue des Renards lors d’une trocante, avec de jolies fraises.

03-The strawberry fields blouse

J’ai sélectionné la taille 8 pour la partie poitrine et j’ai agrandi jusqu’au 12 pour le bas. Ce que je fais pour tous les patrons, mais celui-ci est un peu différent, et donc, si le haut était parfait, le bas était trop étroit. J’ai réduit les marges de coutures mais cela reste fort serré juste en dessous de la poitrine. J’ai aussi fait l’erreur de coupe ma tirette un peu trop court. Bref, cette blouse n’est pas aussi confortable qu’elle devrait l’être mais je compte bien remédier à cela (je pense pouvoir juxtaposer sans trop de soucis les tailles 8 et 12, sans gradation – ce sera juste un peu moins froncé mais je pense que ça ne posera pas trop de problèmes) et en coudre d’autres. Elle est en effet très facile à réaliser !

02-The strawberry fields blouse

Par contre, si vous avez une idée où acheter du tissu de broderie anglaise et/ou plumetis en autres couleurs que du blanc, ça m’intéresse.

01-The strawberry fields blouse