Cuba and its music

51iol6itl3l-_sx331_bo1204203200_Ned Sublette, Cuba and its music: from the first drums to the mambo: dès l’introduction, Ned Sublette annonce qu’il a été tellement passionné par l’histoire de Cuba et de ses musiques qu’il doit scinder son livre en deux tomes. Il a écrit le premier en 2007 et promet une seconde partie qui en 2018 n’a toujours pas vu le jour. Dans ce volume, il s’arrête donc aux années 50 et à la mode du mambo. Mais il commence son histoire en Europe, parlant de l’esclavage et de la “découverte” des Amériques, décrivant les premiers liens entre le vieux continent et le nouveau, revenant en arrière sur l’Espagne musulmane et la reconquista. Et c’est important pour déterminer les origines des musiques cubaines, entre celles d’origine européennes qui ne connaissent pas les percussions et celles d’origine africaines marquées par la polyrythmie. Le livre est une plongée dans l’histoire en général avant de parler plus précisément des musiques. Et même lorsque l’état cubain est devenu indépendant, Ned Sublette accorde encore une grande part à l’histoire du pays. C’est évidemment très dense et très complet, parfois pas tout à fait clair dans le sens où les chapitres chronologiques décrivent souvent plusieurs musiques à la fois mais en même temps, cela reste passionnant du début jusqu’à la fin et en tournant la dernière page, le lecteur espère vraiment que le second tome sera publié un jour.

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Abandonned books (V)

51bdv-fnk2l-_sx319_bo1204203200_Nicholas Christopher, Veronica: j’adore cet auteur et pourtant Veronica est tombé de mes mains. Je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’histoire de Leo, un jeune homme qui se trouve mêlé à une histoire quelque peu abracadabrante et teintée de magie, histoire qu’il subit plus qu’il ne vit. Apparemment, soit on adore, soit on déteste.

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61f6uw77pzlAlain Corbin, Le miasme et la jonquille: il y a quelques années, j’avais acheté une série de livres d’histoire. Je me suis enfin penchée sur l’un d’eux. Je n’ai pas dépassé la page 20: je me suis trouvée confrontée à un texte au vocabulaire compliqué, voire désuet, et empreint de réflexions philosophiques et intellectuelles qui n’expliquent pas grand chose du sujet abordé. Je voulais un livre intéressant et vivant, qui m’apprenne mille et une chose sur l’histoire de la perception des odeurs et la société de l’époque mais je n’ai rien trouvé de tout cela. L’écriture de l’histoire a bien changé depuis, surtout sous l’impulsion du monde anglo-saxon. Je pense que le nettoyage de ma vieille PAL va aller vite.

61mpe2wuzel-_sx343_bo1204203200_Emily Ruskovitch, Idaho: je n’ai pas réussi à m’intéresser à cette histoire d’un homme dont la femme a tué une de leurs filles, l’autre disparaissant au même moment. J’ai trouvé le récit confus, passant d’un époque à l’autre. Et le second chapitre, raconté par un autre personnage, m’a semblé encore plus obscur. Mais ce n’est qu’un point de vue.

SPQR. A history of ancient Rome

513c6yrnmzl-_sx323_bo1204203200_Mary Beard, SPQR. A history of ancient Rome: cet hiver, j’ai découvert Mary Beard et j’ai adoré sa manière de présenter l’histoire de l’empire romain dans la série tv Ultimate Rome: empire without limit. J’ai donc eu envie de lire le livre, ce qui a mis plusieurs mois (comme souvent avec les livres d’histoire). Elle raconte les origines de la ville, se basant sur les quelques fragments de textes qui existent encore et les trouvailles archéologiques, puis la république et le début de l’empire. Elle s’arrête à la fin du 2e siècle ap. J-C, date où tous les habitants de l’empire deviennent citoyens romans. A vrai dire, c’est cette période là que je connaissais le moins et que j’aurais aimé découvrir. Pour le reste, le livre décrit surtout les faits historiques et l’évolution du gouvernement. Il faut attendre les derniers chapitres pour avoir plus d’informations sur la vie quotidienne, ce que j’ai regretté. Malgré tout, ce livre est intéressant: il est écrit de manière contemporaine et vivante, fidèle à la réalité historique (ou du moins à celle qui est connue aujourd’hui) et sans charabia intellectuel. Il remet parfois en question des croyances plus anciennes au vu des recherches actuelles et insiste sur le manque de sources qui permettraient de se faire une image plus précise.

The inheritance of Rome

6297739Chris Wickham, The inheritance of Rome. Illuminating the dark ages 400-1000: quand on parle du Moyen Age, on décrit toujours la féodalité, les châteaux-forts, les croisades – bref une période qui commence en l’an mil. Mais que s’est-il passé avant, depuis la fin de l’empire romain ? C’est ce que Chris Wickham explique dans ce gros volume qui se veut cependant très accessible. Il passe en revue l’histoire de l’Europe, celle de l’ancien empire romain, mais aussi au-delà des frontières. Il décrit la grandeur et la décadence de l’empire byzantin, la montée du nouvel empire musulman de l’Irak à l’Espagne et parle de l’histoire des régions périphériques de l’Irlande à la Russie en passant par la Scandinavie. Beaucoup d’attention est portée à l’histoire politique, aux changements de pouvoir et aux successions parfois difficiles mais certains chapitres sont également consacrés à la pensée de l’époque, au commerce et à l’évolution de la paysannerie. A mon goût, ces chapitres auraient pu être développés un peu plus mais il est évident que les sources historiques sont assez limitées. Une chose est sûre: j’ai beaucoup apprécié cette vision globale de l’Europe et même plus, mettant en parallèle les divers empires, contrairement à la vision très limitée et belgo-centriste que j’ai apprise à l’école et à l’université.

The silk roads

9781408839973Peter Frankopan, The silk roads. A new history of the world: “The no. 1 Sunday Times bestseller” dit la couverture – et c’est sans doute ce qui m’a en partie attirée. Après avoir peiné sur des livres d’histoire écrits à l’ancienne dans le passé, j’ai souhaité lire des choses plus contemporaines et en effet, ce gros pavé est parfois écrit comme un “page turner”, la fin d’un chapitre annonçant déjà la suite. Mais surtout, l’histoire de la route de la soie m’a toujours intéressée. Peter Frankopan prend celle-ci comme point de départ pour réécrire l’histoire, partant de la préhistoire jusqu’à aujourd’hui. Il ne faut donc pas s’attendre à la description du commerce et des caravanes mais plutôt à un recentrage des événements qui sont se passés sur cette longue période, loin de européocentrisme habituel. C’est donc l’Orient qui est au centre du livre, la Perse, l’Asie Centrale – comme centre des échanges de biens et d’idées. L’histoire ancienne est celle qui me passionne le plus, mais les chapitres décrivant la période du 18e siècle à aujourd’hui m’ont permis de mieux comprendre la source des conflits actuels dans la région. J’ai appris plein de nouvelles choses et j’ai apprécié la facilité de lecture. Le récit est fluide et peu entrecoupé de citations qui auraient alourdi le texte. Il y a clairement un côté grand public mais l’auteur ne tombe pas dans la facilité non plus. Bref, un ouvrage sérieux mais attrayant pour des lecteurs intéressés par l’histoire.

Berezina

51nydv1p2b2bl-_sx210_Sylvain Tesson, Berezina: je m’étais dit que je ne lirais plus de livres de Sylvain Tesson – il m’a trop énervée par le passé – et puis il y a eu l’effet goodreads: voyant que Kleo l’avait commencé, je lui ai emboîté le pas, me disant que je pouvais toujours interrompre ma lecture si cela ne me plaisait pas. Sylvain Tesson, jamais à court d’idées un peu aventureuses ou bizarres, propose à ses amis Cédric Gras, écrivain, et Thomas Goisque, photographe, ainsi qu’à deux amis russes, de retracer en moto avec sidecar de fabrication locale le chemin de la retraite de Napoléon en 1812, retraite catastrophique pour l’armée française. Le récit commence mal au point de vue écriture: Tesson se complaît dans une langue ampoulée et énervante, mais après quelques pages, il renoue avec un style plus simple quoique précis et recherché. Heureusement pour la suite de ma lecture ! Il relate l’histoire, plongeant le lecteur dans l’horreur de la guerre du 19e siècle en plein milieu de l’hiver russe et raconte au passage quelques anecdotes de son propre voyage. C’est probablement le côté très historique de ce récit qui m’a le plus intéressée et malgré mes réticences du début, j’ai beaucoup aimé le livre. Je regrette cependant de ne pas avoir l’édition illustrée de photos comme Kleo mais il y a moyen d’en voir un nombre certain sur le site de Thomas Goisque.

Laurel Canyon

51xhpa2bazpl-_sx341_bo1204203200_Arnaud Devillard, Laurel Canyon ou comment se perdre en musique dans les collines d’Hollywood: en achetant ce livre, je pensais qu’Arnaud Devillard avait écrit un récit suivi comme dans Journal des canyons. Ce n’est donc pas le cas, et cela ne m’a pas dérangée. L’auteur part ici de Laurel Canyon Boulevard, cette avenue qui serpente dans les collines d’Hollywood, cette avenue qui a hébergé de nombreuses rock stars, surtout dans les années 60-70. Il raconte l’histoire de la musique en partant des maisons où ont habité Crosby, Stills & Nash, Jim Morrison, Joni Mitchell et bien d’autres. Parfois il fait des incursions dans un passé plus ancien, parfois il parle de stars actuelles. De cette manière, il offre un panorama de tout un quartier et explique l’importance de celui-ci dans la création d’une scène musicale, égrenant les anecdotes mais aussi les moments forts de l’histoire du rock californien. J’ai beaucoup apprécié ma lecture même si j’ai regretté de connaître si peu de cette musique – j’aurais dû prendre plus temps à écouter les clips en même temps que ma lecture. En tous cas, cette approche rue par rue, maison par maison est une manière différente et insolite d’aborder l’histoire.