Killers of the flower moon

David Grann, Killers of the flower moon: the Osage murders and the birth of the FBI: dans le années 1920, le peuple le plus riche au monde, ce sont les Indiens Osage vivant dans l’Oklahoma. Quelques décennies plus tôt, ils avaient été repoussés sur des terres arides mais qui se sont révélées être très riches en pétrole. Et puis, de nombreux meurtres ont eu lieu et les coupables n’étaient pas trouvés. Après 24 cas, le FBI nouvellement créé par J. Edgar Hoover prend l’affaire en main et assigne l’enquête à Tom White, un ancien Texas Ranger. Celui-ci s’entoure de différents agents qui vont tenter d’élucider l’affaire en undercover et en utilisant les techniques les plus modernes d’investigation.

David Grann reprend l’enquête presque un siècle plus tard. Minutieusement, il décrit l’histoire des Osage et des familles touchées; il reconstitue une image de la société de l’époque, encore très Far West et peuplée de hors-la-loi; il explique comment les Osage ne sont pas considérés comme des humains à part entière, d’après les lois – racistes – en vigueur et comment ils doivent être épaulés par des garants. Ils sont peut-être riches mais ils ne peuvent pas gérer leur argent comme ils le souhaitent. Et évidemment cela provoque des convoitises. Grann a interrogé des descendants des protagonistes mais a aussi consulté pendant des jours et des jours les archives du FBI. Il délie tous les liens et propose même un coupable probable pour certains des meurtres non résolus. Ce livre est passionnant dans ses détails mais aussi pour l’histoire plus large qu’il raconte, celle des Osage et du racisme des Etats-Unis, chose que je connaissais un peu, mais pas sous cette forme-là. J’ai malgré tout un peu peiné dans ma lecture, sans vraie raison (à part que c’est une constante pour le moment: je traîne beaucoup sur la première moitié d’un livre et lis la seconde moitié d’une traite, justement parce que j’ai trop traîné et que j’ai envie de passer à autre chose). J’ai aussi une préférence pour l’autre David Grann que j’ai lu, The lost city of Z, sans doute parce qu’il a un côté très exotique et parce qu’il est écrit de manière moins linéaire.

Un livre lu dans le cadre du challenge non-fiction d’Electra.

The lost city of Z

David Grann, The lost city of Z: a tale of deadly obsession in the Amazon: qu’est-il arrivé à Percy Fawcett ? Cet explorateur britannique était certain qu’il existait au cœur de l’Amazonie une cité perdue – Z – pleine d’or et de richesses. Il a consacré sa vie à sa recherche, expédition après expédition. Il ne reviendra pas de celle commencée en 1925. David Grann, auteur et journaliste américain, s’intéresse à son cas et raconte sa vie. Se basant sur différentes sources, il décrit les voyages dans l’enfer vert, notamment les diverses maladies et parasites qu’il est possible d’y attraper, mais aussi la crainte constante de se voir attaquer par les populations locales. De nombreux explorateurs ont suivi la trace de Fawcett mais il n’a jamais été retrouvé… et puis Grann se lance dans le pari un peu fou de découvrir la vérité, lui qui n’a aucune condition physique et qui n’a jamais été dans la forêt vierge.

Le récit est construit en alternance, contant l’histoire de Fawcett mais aussi celle des explorateurs qui sont partis à sa recherche, tout en faisant le point sur le travail de David Grann. C’est très rythmé, cela donne envie de lire la suite, de savoir ce qui s’est vraiment passé, un peu comme un polar. Les descriptions de la forêt sont très vivantes, parfois un peu horrifiantes même, et c’est un voyage qui se fait très loin de notre monde actuel. J’ai trouvé le récit passionnant et j’admire la manière dont David Grann l’a raconté, dénouant les fils au fur et à mesure.