Fluctuations

J’ai longtemps cherché un titre pour ce billet, j’avais pensé aux chroniques du confinement mais c’est déjà utilisé, et je ne sais pas si je vais écrire une chronique – mes short diaries le sont déjà, en quelque sorte. Mais je voulais parler de mon état d’esprit à l’aube de ce printemps très différent, dans un monde dominé par la pandémie.

Je suis fatiguée, je dors mal, j’ai des bouffées d’anxiété, j’ai du mal à me concentrer sur ce travail que je suis censée faire à domicile, je me mets à pleurer au moindre prétexte, joyeux ou triste. Quand je me mets au lit, je n’arrive pas à m’endormir, et quand je m’endors c’est souvent en pleurant. Je me réveille bien trop tôt le matin.

Je m’inquiète parce que j’ai plein de petits maux divers: j’ai eu mal à la gorge mais c’est passé; pour le moment, j’ai des maux de tête et des courbatures. Mais peut-être est-ce juste lié à mon très mauvais sommeil ? Le reste de l’année, j’ai les mêmes problèmes quand j’ai mal dormi. Je me dis que du xanax me ferait sans doute du bien, au moins en ces premiers jours, mais je n’en ai plus, et je n’ai pas envie de déranger mon médecin juste pour une prescription.

Je suis une éponge, j’absorbe le sentiment d’anxiété ambiant et ça m’épuise. Je suis une grande sensible, et si cela peut être très positif pour appréhender toute une série de situations, cela peut aussi être fatigant dans ce genre de situation. Je tente de me protéger mais ce n’est pas simple. Dès que je commence à lire quelque chose qui pourrait m’énerver sur le net, je m’arrête; j’évite un voisin adepte de la fake news (je l’évitais déjà avant, mais là, c’est vital).

Mais j’ai beaucoup de chance aussi: je garde mon travail, je conserve mon salaire, j’ai une maison, j’ai une voiture pour faire les courses (je limite mes sorties au supermarché à une fois par semaine mais je peux acheter ce que je veux, y compris des choses encombrantes et lourdes si nécessaire), j’ai toujours eu une petite tendance à l’accumulation et j’ai donc des réserves de diverses choses, de la crème hydratante à du tissu pour coudre, j’ai un jardin qui me permet de prendre l’air et de jardiner, ce qui me fait de l’activité physique, j’ai une réserve de livres et même de dvd que j’avais empruntés vendredi passé à mon travail en prévision, et puis j’ai une excellente connexion internet qui me relie avec le monde.

Depuis ce matin, j’ai un ordinateur sécurisé du bureau, ce qui me permet de faire bien plus de tâches qu’avant, même si j’ai encore du mal à bien organiser mes journées. Et cela me permet de mieux séparer travail et loisirs, le premier se faisant à table, les seconds dans le canapé.

J’espère avoir une bonne immunité: je tombe parfois malade mais ce ne sont jamais que des rhumes. J’attrape rarement d’autres maladies, ma dernière grippe doit dater d’il y a vingt ans. Mes analyses sanguines révèlent que j’ai eu la rubéole, la toxoplasmose et la mononucléose; je ne m’en suis jamais rendue compte. J’avais demandé il y a quelques mois à mon père s’il avait le souvenir de décès dans la famille suite à la grippe espagnole d’il y a cent ans, il m’a répondu que non (et je ne pense pas qu’il y ait eu une hécatombe du côté de ma maman non plus). Je me raccroche à cette espérance d’une bonne immunité. J’espère que si j’attrape ce virus, mes symptômes seront bénins, voire inexistants. Ce serait même mieux, je serais alors immunisée pour le futur.

Je me fais du souci pour mon papa mais il répond parfois au téléphone maintenant. Et je suppose qu’on s’occupe bien de lui. De toutes façons, il est en sécurité, à l’abri. La situation serait bien plus compliquée s’il avait encore été à la maison.

J’ai de la chance: je suis une grande introvertie, je l’habitude de vivre avec peu de contacts et je sais très bien m’occuper toute seule. D’ailleurs, il y a plein d’activités que j’ai envie de faire mais pour lesquelles je n’ai pas encore eu de temps: du jardinage, de la couture… et puis lire, dès que ma concentration se sera à nouveau améliorée. La situation est compliquée, certes, mais je n’éprouve pas trop de difficultés à vivre juste avec moi-même.

Mais il est clair que les contacts sociaux me manquent. Je vis seule. La semaine passée, je disais encore au travail que je ne souhaitais pas télétravailler tous les jours, mais aujourd’hui, je me sens mieux, plus sécurisée, en restant à la maison. Du coup, je n’ai personne à qui parler au quotidien, pour exprimer mes angoisses ou au contraire ce qui va bien – et cela me pèse. J’ai juste une voisine à qui parler: on se voit dans le jardin ou on se téléphone. Plusieurs amis m’ont déjà contactée, j’en ai contacté d’autres. Je ressens du soutien, même de loin. Et ça me fait du bien, même si ces marques d’amitié provoquent parfois des larmes, tant je me sens reconnaissante qu’on pense à moi.

Brain on fire

Susannah Cahalan, Brain on fire: my month of madness: Susannah Cahalan, 24 ans, journaliste new-yorkaise, se réveille un jour attachée dans un lit d’hôpital. Elle ne se souvient de rien. Comment est-elle arrivée là, que se passe-t-il avec elle ? Elle tentera par la suite de reconstituer les divers épisodes qui l’ont menée là, et comment, grâce au travail minutieux et à la curiosité d’un médecin, elle sera soignée. Parce qu’elle n’est pas devenue folle comme le pensaient certains, elle a vraiment été touchée par une maladie.

Ce récit est passionnant et se lit comme un thriller mais il est en même temps angoissant quand on imagine combien de personnes ne sont jamais correctement diagnostiquées. Si le livre existe, c’est parce que l’histoire de Cahalan se termine bien et qu’elle a pu la raconter, et juste cela a déjà aidé d’autres personnes. Je ne sais pas trop que dire de plus, à part que si ce genre d’histoire vous intéresse, vous aimerez ce livre que vous lirez en un week-end comme moi.

Short diary of the week (287)

Lundi: le réveil est un peu difficile avec le changement d’heure, et puis c’est lundi, asphyxiée par des parfums capiteux dans un métro bondé, des corrections, du tri de disques, un rendez-vous à la banque, un visite chez Atelier Moondust, préparer une quiche pour les repas de midi de la semaine, The good fight, Crazy ex-girlfriend

Mardi: des rêves bizarres, un métro bondé une fois de plus, du tri de disques, être toute mouillée par la pluie, des bêtises à la tv

Mercredi: mais d’où vient ce mal de gorge, il empire à vitesse fulgurante, corriger des textes, des frissons, ça ne va plus du tout et je rentre à la maison pour dormir avec du Dafalgan, des nems surgelés et une salade, la finale de The great British sewing bee, une tisane au gingembre et au citron, terminer mon roman et hésiter à propos du choix du suivant

Jeudi: une nuit très agitée, ne pas aller travailler, prévenir mon chef et aller me recoucher, trier des photos, des semis, de la lecture, de la fatigue

Vendredi: manquer de faire une crise de claustrophobie dans le métro bondé – une fois de plus, ça va mieux mais ce n’est pas fini, mais être capable de fonctionner au travail, la fatigue est grande quand même, enfin à la maison, les premières asperges de la saison, commencer les deux séries conseillées par un ami: Derry Girls et Fleabag – avec une petite préférence pour la seconde, Gardener’s World et une envie de pivoines

Samedi: sans trop me dépêcher j’arrive à caser la visite chez mon papa et les courses le matin, ce qui me permet de jardiner une grande partie de l’après-midi: vider les pots de l’année passée et préparer les carrés pour le potager, de la lecture, un western plutôt ennuyeux: The wonderful country (Robert Parrish, 1959), lire encore quelques lignes de mon livre et me décider à l’abandonner

Dimanche: réveillée en sursaut par un cauchemar (lié au boulot – c’était vraiment angoissant, je finissais par tenter de tuer quelqu’un), ce rhume qui reste juste un peu présent, me traîner à la zumba (oui, c’était dur, comme si la fièvre était revenue), des travaux de jardin: planter les dahlias et les lys, semer des légumes de printemps, sortir le lit de jardin et m’y installer avec un bouquin, cinq minutes plus tard la pluie commence à tomber pour s’arrêter 10 minutes plus tard mais je n’ai plus eu le courage de ressortir, ou comment une recette de cocktail peut devenir intéressante avec le bon ingrédient, Cowboy (Delmer Daves, 1958) – un début un peu lent mais une histoire bien prenante au final

Short diary of the week (277)

Lundi: toujours bien malade mais me sentir obligée d’aller travailler à cause des choses prévues, ne pas savoir si je vais arriver au bout de la journée, être prête pour la réunion de 10h, apprendre qu’elle est reportée à 10h30, perdre mon temps, le tournage de deux nouvelles vidéos avec un collègue, ce qui met un peu plus de temps que prévu, j’ai survécu, mais mon état empire pendant la soirée, Call the midwife

Mardi: une mauvaise nuit avec un nez bouché et des frissons, me rendormir immédiatement après le réveil, rester à la maison et déprimer tellement je suis fatiguée, glander toute la journée sans même réussir à dormir un peu, aucun appétit, The little drummer girl

Mercredi: enfin une bonne nuit mais cela n’a pas suffi, je tiens à peine sur mes jambes et j’ai des vertiges, et avec la neige je n’ose pas aller en voiture chez mon médecin habituel, aller donc à pied chez une autre et recevoir le certificat nécessaire pour le travail, juste crevée d’avoir été jusque là, glander dans le canapé, lire un peu, The little drummer girl – une série d’espionnage qui est pas mal – avec quelques beaux spécimens d’architecture brutaliste

Jeudi: faire la grasse matinée et me réveiller toujours aussi fatiguée, mais au moins le rhume se calme tout doucement, dégager la voiture de la neige et faire des courses, pour une fois je n’ai pas commandé mes livres sur amazon mais à la librairie locale – ma patience a été mise à rude épreuve: trois semaines d’attente, du coup j’ai été les chercher à la minute où j’ai reçu le mail me disant qu’ils étaient arrivés, et j’en ai commencé un de suite, cuisiner de la sauce bolognaise en grande quantité mais me rendre compte que mon goût n’est pas encore entièrement revenu, Sex Education – un premier épisode qui me donne envie de binge-watcher la suite, mais je me retiens, No Reservations à Calcutta et Bombay

Vendredi: une bonne nuit mais toujours en manque d’énergie, et ces restes de rhume qui traînent, du tri de photos, un peu de couture, de la lecture, l’impression que le rhume reprend de la vigueur, True Detective, aller dormir très tôt complètement épuisée

Samedi: une longue insomnie, cette semaine à la maison a encore augmenté mon retard dans les tâches à faire au boulot et cela m’angoisse, les affaires de mon papa continuent à m’angoisser aussi, surtout qu’il n’a pas donné de nouvelles cette semaine, une fois chez lui je me suis fâchée mais il minimise la situation et change de suite de sujet, « c’est la faute des commères » dit-il, tenter de passer à autre chose en espérant que le message est passé quand même, terminer la couture d’une robe, du tri de photos, de la lecture, Sex Education, Crazy ex-girlfriend

Dimanche: la météo a tout pour me déprimer, tenter une séance de yoga, me faire un peu mal à l’omoplate, commencer un nouveau projet de couture, terminer le tri des photos du Japon, terminer un livre, un documentaire: After the screaming stops sur les dissensions entre les jumeaux du groupe Bros

Short diary of the week (264)

Lundi: une très mauvaise nuit – mes intestins ne coopèrent vraiment pas, rester au lit pour me remettre, ah zut c’est le jour des travaux annoncés sur l’internet, mais là heureusement ça fonctionne, annuler le rendez-vous à la banque, ah en fait les travaux sont reportés à demain, traîner beaucoup, coudre un peu, aucune concentration pour de la lecture, préparer du riz, Anthony Bourdain Parts Unknown en Asturies

Mardi: bien dormi mais pas assez – juste crevée en fait, de la chance avec les transports malgré la grève partielle, tenter de rattraper le boulot, un appel en absence de l’agent immobilier, et voilà que je me mets à paniquer, et donc il y a une panne sur le site pour lequel je travaille et on ne me dit rien, joindre l’agent immobilier qui voulait juste me donner une bonne nouvelle, la pression redescend un peu, du copier-coller tout l’après-midi en m’octroyant de courtes pauses parce que c’est particulièrement répétitif et lassant, le retour est laborieux et long dans des véhicules bondés, Better Call Saul

Mercredi: je dormais profondément quand le réveil a sonné, la course contre la montre commence, le pire c’est que c’est moi qui me l’impose mais je veux à tout prix terminer ce projet pour demain, ce manque d’honnêteté qui me fait bouillir, du copier-coller qui n’avance pas et qui me rend encore plus nerveuse, un fou rire: non le mail du directeur n’est pas un spam (il en avait tout l’air), j’ai fini l’encodage !, de la cuisine basique mais efficace, une discussion messenger qui se prolonge et puis de la lecture

Jeudi: le mail professionnel est interrompu, la fin de projet en cours, enfin des journées un peu moins stressantes, mettre à jour ma liseuse et y ajouter de nouveaux livres, un peu vexée par une réponse un peu trop directe, I’m dying up here, terminer mon roman

Vendredi: certains matins le choix des vêtements est compliqué, les trucs du vendredi – plein de trucs en retard en fait, réussir à tout terminer, rentrer chez moi en attendant de partir, et puis changer les plans et voir Sylvain plus tôt que prévu pour faire des courses indiennes, un verre au Chazal puis un repas belge au ‘t Potverdommeke en bonne compagnie

Samedi: une mauvaise nuit, traîner au lit encore un moment, je regrette déjà de ne pas pouvoir profiter du beau temps toute la journée, aller chez mon papa mais ne pas rester longtemps – après qu’il ait dit trois fois que je pouvais y aller, des courses en vitesse où j’oublie plein de choses, un mal de tête qui monte, me mettre au lit, déjà devoir partir, tout ce monde !, passer la soirée avec ma cousine et ses amis

Dimanche: une très mauvaise nuit (bis), j’en ai marre de ne pas réussir à récupérer les weekend, et ça joue sur mon humeur évidemment, le ciel tout gris aussi d’ailleurs, et puis le soleil revient et j’en profite pour aller au jardin pour planter quelques bulbes et enlever une plante qui prolifère et que je n’aime pas trop, et ça me fait du bien et je me sens de bien meilleure humeur, de la cuisine indienne: pas mal mais quelque chose a sans doute trop cuit – ce qui donne un peu d’amertume, No Reservations à Porto Rico, me mettre au lit fort tôt

Short diary of the week (257)

Lundi: une mauvaise nuit avec de la fièvre, des maux de ventre de plus en plus violents, au moins ça a l’air simple pour l’assurance de la voiture, un massage tout à fait imprévu – c’est ça aussi l’amitié – merci !, une accalmie, des maux de ventre qui recommencent de plus belle puis s’atténuent enfin avec du buscopan

Mardi: aucune énergie, un rendez-vous chez le médecin en fin de journée parce que j’ai besoin d’un certificat médical pour mon deuxième jour d’absence, faire quelques courses parce qu’il faut bien remplir le frigo, ne pas faire grand chose, des avancées dans le dossier mais rien de très concluant, un premier repas complet, Better Call Saul, A Cook’s Tour (barbecue puis l’Australie), pleine d’énergie au moment d’aller dormir

Mercredi: un sommeil pas très récupérateur, fatiguée dès le matin, mais incapable de faire une sieste, terminer ce fantastique livre et regretter de l’avoir terminé, du découpage de tissu, rassembler toutes les dias de mon papa et vider trois caisses par la même occasion, faire une liste de tous ses voyages mais ne pas retrouver d’informations avant 1971, un repas léger, Harlots, I’m dying up here, mon cerveau ne veut pas se taire

Jeudi: congé !, encore si fatiguée, la crainte des mails qui risquent d’arriver, de rapides courses avec le plaisir de revoir le conseiller en vins que j’avais systématiquement raté depuis deux mois, de la couture – mmmh c’est un peu compliqué et pas très logique, lire au jardin, un joli cocktail au concombre, Harlots, I’m dying up here – en fait non l’épisode 5 n’est pas le 5, A Cook’s Tour à Melbourne

Vendredi: réveillée par l’orage, écrire un billet de blog, un court moment de couture, retrouver Gasparde chez Cook’n’Book pour le lunch, ne plus faire grand chose du reste de l’après-midi, un coup de fil de mon père qui me demande pourquoi je ne suis pas venue – il pensait qu’on était déjà samedi, Harlots, commencer Sharp Objects et retrouver ce style si particulier de Jean-Marc Vallée

Samedi: des maux de ventre pendant la nuit, faire une liste mentale des choses à faire ce matin, un peu de couture, ranger les thés, aller chez mon papa, à nouveau un peu de couture, de la lecture, partir et me dire que suis bien à temps, sauf que la route est barrée, et presque toutes les routes sont barrées, après une demi-heure à tourner en rond je suis près du désespoir, j’arrive finalement quasi une heure plus tard, un barbecue et une agréable soirée entre amis, le retour se fait sans encombres heureusement

Dimanche: traîner dans le canapé (mais je suis à jour dans mes brouillons de billets lecture), de la couture – où je décide que les instructions sont vraiment trop compliquées: pourquoi faufiler la partie un puis faufiler la partie 2 alors qu’on peut tout coudre en un coup définitivement ?, oh le soleil est là, changer mes plans et abandonner la couture pour aller lire au jardin, Sharp Objects, Harlots

Short diary of the week (256)

Lundi: une mauvaise nuit – la semaine risque d’être angoissante et mon cerveau le savait, et en effet voilà le premier mail a priori positif – sauf que mon cerveau ne le voit pas comme ça et je me mets à angoisser, me rendre compte que la date limite pour la vente est le 15 août (donc le 14) – au pire, il ne me reste que 9 jours à angoisser, du tri de disques, pas de réponses, rentrer chez moi où il fait frais, préparer un cocktail du LIB, sortir une fois que les températures ont baissé

Mardi: une mauvaise nuit – bis, appeler l’étude du notaire et apprendre que le document tant attendu a été envoyé là – toutes ces angoisses (enfin une partie) pour rien, parfois il faut changer de pays: le Kazakhstan donc, puis de la musique de film, rentrer chez moi et préparer à manger, et puis le rebondissement: l’acquéreur a engagé un autre avocat et il est presque sûr que l’acte ne sera pas signé pour le 15 août, ou comment se décomposer en quelques minutes, et comment perdre une soirée à ruminer, tenter de me calmer finalement devant deux (mauvais) épisodes de A Cook’s Tour

Mercredi: réveillée à minuit par l’orage, à nouveau réveillée plus tard par un second orage, réveillée à 5h30 à cause de mes nerfs, me lever vers 6h30 – au moins je serai tôt au boulot, quelle affaire pour créer ce pdf, le boulot comme d’habitude, le dossier suit son cours mais le délai de la vente va devoir être reporté – mon dépit est grand, mon père m’appelle pour me dire que quelque chose ne fonctionne plus mais il ne sait plus quoi, et il ne le sait toujours pas au troisième appel, je ne pourrai donc pas lui parler des suites de l’affaire, le temps des soirées passées au jardin a probablement pris fin – quelques sursauts sont encore possibles – revenons donc aux séries tv: The 100 puis le début de la nouvelle saison de Better Call Saul

Jeudi: une bonne nuit, attendre encore et encore, ma patience est vraiment mise à rude épreuve, bim bam bum ou babalu ?, et puis voici revenir cette inquiétude que tout tourne mal, envie de comfort food mais pas grand chose qui corresponde dans mon frigo, The 100, Harlots – début de la deuxième saison

Vendredi: une bonne nuit mais au bord de la crise de nerfs, les trucs du vendredi, de l’encodage, un peu de Cuba, enfin le week-end, The 100 – fin de la cinquième saison, commencer à m’inquiéter pour ma voiture qui n’est pas encore de retour après une sortie au garage et au contrôle technique, et bam – une voiture est rentrée dedans tandis que l’aide de mon papa la conduisait et le coffre ne ferme plus très bien, j’ai craqué – je n’en peux plus – je vais à nouveau devoir gérer et régler des trucs en plus

Samedi: une très mauvaise nuit, une matinée paresseuse, heureusement la voiture roule encore et ce ne sont que des dégâts de tôle froissée – mais quand même, des courses, du rangement, une agréable soirée entre amis

Dimanche: une journée passée au lit après une sérieuse crise de vomissements, aucune énergie