Hong Kong et Macao mis en scène

Adrien Gombeaud, Hong Kong et Macao mis en scène: à la recherche d’informations sur Hong Kong et Macao, je suis tombée sur ce livre qui m’a tout de suite attirée. Adrien Gombeaud analyse la filmographie américaine, française et asiatique et décrit les films qui représentent les deux villes. Beaucoup ont été tournés sur place mais d’autres utilisent des décors ou d’autres villes pour idéaliser l’Asie (Macao, l’enfer du jeu de Jean Delannoy est entièrement tourné à… Nice !). Au contraire, Hong Kong est parfois filmé pour montrer Shanghai. Ce petit recueil est passionnant dans sa description des films mais aussi pour les quelques cartes qui situent des lieux précis. Je recommande, même sans voyage dans la région.

Short diary of the week (201)

Lundi: j’aurais dû me couvrir un peu plus ce matin, un passage à Sunda, décider de rentrer à pied (dans l’optique de l’opération contrôle de mon poids), le chemin est en grande partie agréable dans divers quartiers résidentiels, la partie autoroute urbaine est évitable en passant par un parc, je repère les maisons à tourelles, je vide ma tête, après 50 minutes de marche je commence à saturer, 20 minutes plus tard je suis à la maison, un repas de restes et d’une salade, Doctor Who, The Good Wife

Mardi: me couvrir un peu plus, avancer dans le travail mais aussi organiser mille et une choses, commencer à écrire un billet fleuve et y réfléchir une partie de la soirée, il pleut- enfin – tant mieux pour le jardin, The Good Fight, Anthony Bourdain Parts Unknown à Trinidad avec Calypso Rose qui fait remonter de très bons souvenirs d’amitié et de Womex

Mercredi: une mauvaise nuit, passer la matinée à écrire des mails, passer l’après-midi à trier des disques et à faire des scans, me retrouver dans un état fébrile – pas au sens où j’ai de la fièvre, tenter de me calmer pendant un moment, le soleil se montre, un vin blanc en terrasse puis un repas au Bozar Café avec une amie – délicieux repas d’ailleurs pour une toute aussi délicieuse soirée, attaquée par un moustique dans le métro, lire encore quelques dizaines de pages

Jeudi: bien dormi ! (le vin blanc ne m’empêche donc pas de dormir), grelotter en sandales, voir le soleil avec plaisir, corriger un texte – le premier d’une longue série, de l’agitation pour cause d’inventaire, le gros coup de pompe du jeudi avec comme conséquence le besoin d’un cocktail et de comfort food, Twin Peaks (ne regarder que d’un œil tout en surfant – c’est un épisode WTF), The Good Wife – fin de la très chouette première saison

Vendredi: juste crevée, mais avançons quand même, c’est facile d’avoir tous ces films à disposition, de l’horrible musique à la braderie sans gens de la commune voisine, soupeser les iPhones tandis que le vendeur me conseille presque d’attendre les nouveaux modèles, et donc revoir avec beaucoup de plaisir Le syndicat du crime 1 de John Woo tout en ayant de la nostalgie de cette période où je m’enfermais au musée du cinéma pour voir tous ces films de HK

Samedi: la pluie qui tombe ne me donne aucune envie de me lever, en même temps il faut bien que je récupère de ma semaine, oh la matinée est déjà passée et je n’ai pas fait grand chose !, un détour chez mon papa, de la couture: couper le tissu pour une robe et commencer à décalquer une autre, passer d’un livre à l’autre, Jellyfish de Kiyoshi Kurosawa (2003)

Dimanche: rêver de méduses (effet du film + effet du joli tissu de Michael Miller), TBBT S02 E16 & 17, tenter de redresser et d’attacher les mûriers qui se sont effondrés à cause de la pluie, devoir rentrer au moment où je comptais m’attaquer à d’autres plantes à cause d’une bruine persistante, de la couture: le haut de la robe prend forme tandis que la pluie tombe à verse, de la lecture, un plat birman, le soleil est revenu, Doctor Who, Fargo

A scene at Cheung Chau

A side, B side, seaside de Chan Wing-Chiu est un agréable film de Hong Kong qui se passe sur la plage de l’île de Cheung Chau, loin des bruits de la grande métropole. Deux histoires s’entrecroisent, celle de Honey, adolescente qui passe quelques jours de vacances avec ses amies avant de partir étudier à Beijing et celle de Baby qui, fatiguée de la ville, revisite son passé. Le réalisateur est un ami de Fruit Chan, et ça se sent; ils tournent le même genre de films, loin des grosses machines hongkongaises. Son inspiration vient de A scene at the sea de Takeshi Kitano, auquel il fait d’ailleurs référence: c’est le dvd qu’achète Honey et dont il manque la face B. (vu au Musée du Cinéma)

Divergence ou les poncifs du genre

Divergence, de Benny Chan (Hong Kong, 2005)
ou
– ralentis
– fusillades sous la pluie battante
– héros solitaire et amoureux transis d’une disparue
– méli-mélo de piano et de chansons interprétées par le jeune premier (ben tiens)
– montage aléatoire d’un scénario bien divergeant pour le coup
(vu au Musée du Cinéma)