La route des Indes des années 60-70

La route des Indes des années 60-70: ce recueil collectif rassemble des témoignages de voyageurs partis vers les Indes dans les années 60 et 70, la hippie trail donc. Le sujet me passionne depuis longtemps et c’était intéressant de lire ces histoires de jeunes Français et Suisses, certaines écrites à l’époque, d’autres rédigées par après. Chaque personne a un ton différent, parfois très descriptif, parfois complètement sous influence de la drogue ou d’une spiritualité poussée à son extrême. Un livre qui donne une certaine image d’une époque.

The hippie trail

Sharif Gemie and Brian Ireland, The hippie trail. A history: basé sur de nombreux interviews, ce livre propose de relater l’histoire de la hippie trail, ces voyages sur la route de l’Inde entrepris par de nombreux jeunes – pas spécialement hippies d’ailleurs – dans les années 1960 et 70. Il s’agit d’une étude anglaise et c’est donc ce point de vue là qui est abordé mais il peut sans doute s’étendre aux pays voisins. Les auteurs développent plusieurs thèmes: la drogue (non ce n’était pas le but premier de beaucoup de voyageurs), le sexe (idem), le tourisme et la recherche spirituelle. Un dernier chapitre quelque peu indépendant décrit comment ce périple a été raconté au cinéma et dans les romans. Je suis passionnée par le sujet et c’est la première étude que je lis à ce propos. Je l’ai trouvée fort académique mais néanmoins très intéressante, mettant à mal les clichés de la drogue et du sexe notamment. A vrai dire, de nombreux voyageurs sont partis pour l’esprit de découverte, pour l’aventure, et sont revenus changés juste par le périple. C’est un portrait d’une époque et d’une minuscule frange de la population qui désirait casser avec la vie bien rangée de leurs parents.

Peut-être connaissez-vous des personnes qui sont parties à cette époque sur la route ? J’aimerais beaucoup entendre leurs histoires !

Sounds of the world: Mauritania

Suite à leur indépendance, de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest ont créé des « ensembles nationaux », des groupes de musiciens tournés vers l’Occident pour mettre en avant la modernité du pays. L’Orchestre National de Mauritanie en fait partie. Il n’existe que peu d’enregistrements: un 45 tours et des bandes radio sauvées de justesse lors du coup d’état de 1978. J’adore ce côté mélangé, occidental avec ses guitares électriques et africain en même temps, souvent aussi avec des éléments latinos.

Et pour les amateurs de disques, voici sa pochette (et un lien pour l’acheter – il existe aussi en vinyle):