The yodelling cowgirl dress

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Je n’ai plus rien écrit à propos de mes projets couture depuis l’automne et ce n’est pas faute d’avoir cousu – une dizaine de vêtements ont rejoint ma garde-robe, y compris trois pièces pour mon voyage au Sri Lanka. Ce qui m’a empêché d’en parler ici, ce sont les photos. Difficile en effet de faire des selfies de soi en entier et mon grand miroir est placé à un endroit trop sombre, au décor peu intéressant – dans le hall d’entrée face à la cage d’escalier. A cela, il faut rajouter mon côté introverti qui n’a pas osé déranger ma voisine Carol et les faire au boulot, c’est toujours un peu compliqué. Et l’appareil photo fixé sur un pied alors ? Mon expérience m’avait déçue: je trouvais les photos floues. Pour résoudre ce problème, j’ai acheté une télécommande pour mon Nikon. Sauf que là, c’est la procrastination qui a frappé ! Et longtemps, plus d’un an. J’ai parfois une crainte exagérée de la technique et j’ai longtemps eu peur que ce soit très compliqué à installer. Il y a deux mois, j’ai ressorti l’appareil photo; il y a un mois, j’ai rechargé sa batterie; dimanche, je me suis enfin lancée. Evidemment, il n’y avait rien de spécial à installer, juste trouver le bouton sur lequel appuyer. Tout ça pour ça donc.

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Je me suis donc lancée dans une séance photo au jardin, tentant de sourire (ou pas) et regardant souvent sur le côté ou en l’air tout en essayant de cacher la télécommande. Le résultat, ce sont quelques photos plus ou moins réussies mais je trouve que certaines sont toujours un peu floues. La faute de l’appareil photo qui se fait vieux ou juste un problème de mise au point ? (Des idées pour résoudre ce problème ? J’ai pensé que je pourrais mettre une chaise à l’endroit où je compte me placer et faire la mise au point sur celle-ci, pour ensuite l’enlever et me mettre à sa place.) J’ai par la suite passé toutes les photos dans Polarr (j’adore cette app) pour améliorer le contraste et la luminosité.

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Oui, mais la robe ?

Elle est la combinaison du haut Burda (robe 121 de novembre 2012) que j’utilise tout le temps et que j’ai beaucoup modifié – dans ce cas, j’ai à nouveau changé l’encolure – et d’une jupe du Ultimate Dress Book de Gretchen Hirsch, la “side pleated skirt”. Mon tissu de 110 cm n’était pas assez large pour faire entrer le patron mais comme il ne manquait que quelques centimètres, j’ai juste réduit l’angle de la ligne de la couture côté en repliant le patron jusqu’à ce qu’il rentre dans mon tissu.

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Elle est cousue en tissu de coton d’Alexander Henry, From the hip que j’ai acheté lors des soldes d’hiver chez Het Machien, un webshop belge au service très efficace. Je ne suis pas sûre que les cowgirls font vraiment du yodel mais ça pourrait, et comme j’aime ça… Pour la première fois, j’ai compté le temps que je mettais pour terminer une robe et je peux donc dire qu’il me faut environ 6 heures de travail, une fois le patron déjà approuvé et à ma taille. Sachant que je n’arrive à me concentrer que deux heures de suite, il me faut donc trois jours.

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Si vous voyez des plis sur les photos, c’est parce que je me tiens mal; quant au col qui rebique un peu, c’est ma faute, j’ai pensé très fort à stabiliser l’encolure avec une couture mais je l’ai oublié. A part ça, je l’aime beaucoup et je sens que je vais souvent la porter en toutes saisons.

S’il ne pleut pas le weekend prochain et s’il ne fait pas trop frais, je fais une nouvelle séance photos. En attendant, cadeau:

 

Postcards of Paris (I)

Arriver à Paris et dépasser toutes les files parce que j’avais déjà un ticket de métro / Sortir à Alma-Marceau et prendre la photo cliché.

C’était une belle journée d’automne et je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai imité les touristes japonais et sorti mon iPad pour prendre la Tour Eiffel en photo, avec la Seine qui coulait tranquillement en avant-plan. J’aurais pu emprunter le pont de l’Alma mais pourquoi m’imposer les voitures alors qu’il y a une passerelle piétonne un peu plus loin. Les premiers vendeurs de cadenas s’installaient déjà mais je ne fais plus partie du public cible.

Une paroi en verre, et derrière, une végétation luxuriante. Des plantes d’ombre essentiellement, des euphorbes et de grandes herbes. La rivière qui mène aux salles d’expositions. Enfin voir tous ces objets de la culture tiki, reconnaître même un de mes livres dans une vitrine. Traverser le musée en passant par la Polynésie et rejoindre l’exposition “Tatoueurs tatoués”. Je n’y suis pas restée longtemps, tout était trop serré, trop peu aéré. Autant garder intact le souvenir de l’exposition de Bruxelles.

J’espérais trouver des mugs tiki, mais non… et l’idée de porter pendant deux jours un catalogue de 5kg me décourage.

Installée à la terrasse du restaurant, j’ai une belle vue sur la végétation. La vinaigrette au tamarin de ma salade m’emmène en Asie. Un moment dont je profite intensément – les températures agréables et le cadre jouent en ma faveur. Une nouveauté pour moi qui n’aimait pas manger seule.

Et pourquoi pas prendre le bus ? Traverser plusieurs arrondissement pour me retrouver à la tour Montparnasse. Chercher l’entrée de ce parc que je vois au-dessus de la gare. Un parc fort peu agréable en fin de compte, un peu glauque même, dont je ne trouve que difficilement la sortie.

Une impasse. Une exposition photos de William Eggleston que j’avais découvert à une Documenta. Un voyage dans l’Amérique profonde. Écouter les commentaires d’un couple sur la composition des photos. Un moment trop court, un espace trop petit par rapport à mes envies démesurées de voir son œuvre. Mais le plaisir quand même d’avoir pu en admirer un tout petit bout. (à suivre)

Links of the month (III)

Quelques liens glanés ces derniers mois sur le net…

  • comment consommer de manière durable en jardinant soi-même: un article d’une américaine mais tout à fait adaptable en Europe
  • un article (en pdf) sur le rôle du roi Sihanouk dans la popularisation de la musique pop khmère
  • un tumblr entièrement consacré à un de mes photographes préférés, William Eggleston
  • une bien jolie série de portraits de bureaux. Reconnaitrez-vous le mien ?

Short diary of the week (21)

(En prime cette semaine, une photo par jour, pour un peu changer)

Lundi: retourner au travail et avoir la nausée, tenter de rattraper le retard – mission impossible, passer l’après-midi à faire de commandes, je veux hiberner jusqu’à ce que tout ce blanc aie fondu, je voulais faire une photo par jour pour un peu changer ce short diary mais j’ai oublié mon iPad, j’en ai quand même fait quelques-unes en rentrant, diane malade et restes d’hier pour moi qui ne passent pas trop

(un avion atterrit, la neige est bientôt là)

Mardi: pas envie de sortir dans le blizzard, heureusement pas de soucis de transport, mes collègues arrivent au compte-goutte, huit ans déjà – par une journée très froide – le printemps est arrivé quelques jours plus tard – le jour de l’enterrement, couture – la robe avance, soirée toute seule

(huit ans déjà)

Mercredi: écouter des disques – encore, avoir enfin l’entrevue avec le directeur et avoir l’impression de se retrouver face à un mur – mais avoir quand même l’impression d’avoir pu dire ce que je pensais, diane va mieux et on mange ensemble, Masterchef a recommencé sur la BBC – rien à voir avec la version française que je déteste

(être éblouie par le sommeil au matin)

Jeudi: réunion, musiques de film, yodel en tant que moyen pour atteindre dieu, curry indien, reader déchargé au moment où je veux lire – tanpis, je m’endors tout de suite de toutes façons

(mon bureau est sérieusement encombré)

Vendredi: annonce du nouveau directeur avec une petite surprise, réunion-jury, revoir des connaissances, odeurs d’encens mélangées à de l’essence – nausées, saumon et fèves, Gardener’s World

(le lapin crétin a décidé de jouer avec le fil de mon écran, ses amis observent)

Samedi: traîner sur le net plutôt que de faire des lessives, courses du w-e, prendre son courage à deux mains pour aller en ville, avoir de moins en moins envie de faire les magasins, acheter du tissu, du thé et des produits Rituals, steak-frites, The Walking Dead

(frites !!!)

Dimanche: faire les lessives et plier le linge – parce qu’il le faut bien, coudre les boutonnières mais ne plus avoir le courage de coudre les boutons (j’ai horreur de ça), recopier un patron, jouer, osso buco et tagliatelle fraîches, rattrapage de Masterchef

(un avant-goût, avec de jolies boutonnières mais sans boutons)

Links of the month

En surfant sur le net, je tombe parfois sur des liens intéressants que je n’ai pas envie de perdre. Je compte donc les noter ici… La taille de la sélection est toute petite cette fois-ci, je n’ai pas encore pris le pli !