Short diary of the week (150)

Lundi: du mal à démarrer ce matin, et hop les problèmes commencent (et les personnes pour les résoudre sont en congé), une des personnes en congé me contacte pour tenter de résoudre le problème, un coup de pompe phénoménal qui dure jusqu’en début de soirée, profiter de cette heure de battement pour réajuster la robe Frida, réussite après deux tentatives, ressortir sous la pluie pour une soirée assez spéciale, mariages de légumes et de cocktails dont les goûts sont totalement hors de ma zone de confort – intéressant cependant, et puis une compagnie improvisée mais très agréable, rentrer tard et dans la précipitation pour ne pas rater un des derniers métros

Mardi: une nuit bien trop courte, rhâââ ce nouveau livre tant attendu !, des disques – comme d’habitude, enfin pouvoir feuilleter ce livre à l’aise, Hell on Wheels, The Great British Sewing Bee

Mercredi: chaud ou froid aujourd’hui ?, zut j’avais oublié cette réunion, passer l’après-midi à tenter d’écrire un texte de blabla – vraiment pas mon fort, prendre un tram qui se traîne, un Chardonnay en terrasse, découverte du Maru – excellent restaurant coréen, raviolis et tempuras, barbecue, crêpe/beignet, y rester pour boire un dernier verre – l’excellente Punk IPA de Brewdog, courir pour le bus, rater le métro, arriver à destination et voir ce rang de policiers sur le quai juste à la fin du match diffusé sur écran géant, me faire agresser verbalement parce que je “tire la gueule alors qu’on a gagné” – oui mais non

Jeudi: chaleur dès le matin, averse et orage au loin, soleil, salsa colombienne, prévoir un plat et changer en dernière minute, orages et pluie, The Americans – deux épisodes, fin d’un bouquin – début d’un autre

Vendredi: ah zut je ne pourrai pas lire mon bouquin ce matin ! (la lecture dans les transports matin et soir est devenu un moment important de la journée, surtout le matin, c’est un peu la carotte qui me fait avancer), voiture donc avec plein de chansons pop-rock anglaises, peu de monde au bureau, zut le supermarché fait grève aussi, un repas avec le contenu du frigo, The Americans – fin de la saison 1 – je commence enfin à accrocher

Samedi: de violentes crampes au ventre au milieu de la nuit, pas très forme ce matin, arrivée d’ouvriers pour mon entrée, rangement, thé et ballade en ville, le shopping ne m’intéresse plus vraiment: je n’ai acheté que de la nourriture ! (et un rouge à lèvres), Spotlight – pas mal mais quelques longueurs

Dimanche: une violente insomnie avec des pensées parasites impossibles à taire, finalement me rendormir, déprimer complètement à cause de la météo, essayer de ne pas penser à ma vie passée pour ne pas empirer la déprime, remettre toutes les plantes à leur place sur la terrasse après le nettoyage, commencer et terminer une jupe Alice, lire au chaud sous une couverture, poulet aux olives, The Knick, The Americans – début de la saison 2, m’endormir et ne plus rien entendre

Bilan culturel – mars 2016

Romans (j’ai toujours autant de retard dans la publication des mes comptes-rendus):

  • Joyce Carol Oates, Crossing the border
  • Céline Curiol, Un quinze août à Paris
  • Pete Fromm, Comment tout a commencé

Livres documentaires:

  • Esthétiques du quotidien au Japon
  • Duggan McDonnell, Drinking the devil’s acre. A love letter from San Francisco and her cocktails
  • Alexandra Lapierre & Christel Mouchard, Elles ont conquis le monde. Les grandes aventurières 1850-1950

Séries:

  • Call the midwife saison 5, une des mes séries favorites qui tient la route sur la longueur
  • This is England ’90, très bien mais un peu trop bavard/improvisé par moments
  • La trêve, très moyen mais je voulais soutenir une production belge francophone
  • The 100 saison 1, un début très très cliché mais une histoire qui devient très vite prenante, remettant en question les relations sociales suite à une guerre nucléaire

Films:

  • The Assassin (7/10), lent mais superbe

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 5

Musique:

  • Josephine Foster, No more lamps in the morning: chanson entre pop et folk, déprimant, parfois irritant mais très beau (7/10)
  • The Pines, Above the prairie: americana, pas mal mais sans plus (6/10)
  • Mbaraka Mwinshehe & Orchestra Super Volcano, Zanzibara 9: Masika. Un souffle frais de Tanzanie / 1972-74: guitares dansantes d’Afrique Centrale (7/10)
  • Yu Kyung-hwa, Corée: l’art du sanjo de Cheolhyeongeum: calme et serein, en solo (7,5/10)
  • Ukandanz, Awo: entre ethiojazz et rock, parfois très bien, parfois lassant (7/10)
  • Ensemble The Sinawi, Corée: l’art du sinawi (7/10)
  • Vietnam: le don ca tai tu. Musique de chambre du delta du Mékong (7/10)
  • Kimmo Pohjonen, Sensitive skin: le virtuose finlandais de l’accordéon lorgne souvent un peu trop du côté électronique new age (5,5/10)
  • Lucy Ward, I dreamt I was a bird: chansons folk contemporaines comme tant d’autres (6,5/10)
  • Joy of living. A tribute to Ewan MacColl: des reprises par des artistes très divers dont une très belle version de Jarvis Cocker (7/10)
  • Heron Oblivion, Heron Oblivion: du bon et du moins bon (6/10)
  • M. Ward, More rain: de belles guitares un peu country mais sans plus (6,5/10)
  • Iggy Pop, Post pop depression: le retour d’Iggy avec quelques bons morceaux (7/10)

Expos:

  • Premier rang, exposition de photos de concert en Belgique, PointCulture Bruxelles (jusqu’au 1er avril)

Cafés et restaurants:

  • Le Barboteur (Schaerbeek): des bières et encore des bières, toutes inconnues pour moi, dans un lieu très agréable
  • Seino (Ixelles): cuisine fusion très réussie aux accents franco-japonais. Une très belle découverte

Little happy things

Ces derniers jours, je rêve à nouveau du Vietnam. Il y a d’abord eu les images du film Number 10 blues/Goodbye Saïgon dans lequel j’ai revu plein d’endroits où j’avais été. Les passages à Saïgon où j’ai senti la chaleur étouffante, où j’ai revu les bâtiments coloniaux et puis Hué. Le film ayant été tourné pendant la guerre, en 1975, il montre le palais impérial à moitié détruit par les bombes et j’ai pu constater tout le travail de restauration qui a eu lieu entretemps. Et puis la traversée du Col des Nuages, dans les nuages, alors que quand j’y suis passée, la vue était dégagée. Et pour le moment, je lis un roman qui se passe à Hanoï, autour du Lac de l’Epée Restituée notamment. Un endroit plein de romantisme et aux belles couleurs. Un endroit où on peut un moment oublier (un peu) le bruit et l’agitation de la ville. En lisant ce livre, je sens à nouveau les odeurs, la chaleur ou la fraîcheur selon les endroits, je vois les couleurs, j’entends les bruits de la ville… Toutes ces pensées me font du bien…

Vous pouvez lire ou relire mon récit de voyage ici. Un jour, je raconterai mon premier périple au Vietnam, en 1999.

The Broken Circle Breakdown

L’année passée, environ à la même époque, diane m’avait parlé d’un film en production, The Broken Circle Breakdown. Il savait que ça m’intéresserait à cause de la musique bluegrass/old time et nous avions tous les deux beaucoup aimé le film précédent de Felix Van Groeningen, De helaasheid der dingen (La merditude des choses). Déception quand il est sorti au cinéma: les seules salles qui le jouaient étaient en Flandre ou à Kinepolis à Bruxelles, une salle situé à une heure de métro de la maison, à l’opposé de la ville. Nous aurions pu aller à Louvain mais sans être sûrs de la présence de sous-titres en français, qui même pour moi sont parfois bien utiles quand le néerlandais n’est pas du néerlandais mais du limbourgeois ou de l’anversois (je comprends parfaitement le west-flamand par contre – c’est ce que parle Arno).

diane a fait une tentative de téléchargement cet hiver mais c’était un fake. Avant-hier, je regardais le programme des concerts de l’AB et j’ai vu que le Broken Circle Breakdown Band donnait un concert en mars (et c’est déjà sold out). Entretemps le dvd est sorti et ce n’est plus aussi compliqué de voir le film. Je ne connaissais pas vraiment l’histoire… (et je comprends mieux pourquoi en ayant vu les photos disponibles sur le net). Cela commence comme une histoire d’amour: Didier, musicien et chanteur dans le Broken Circle Breakdown Band (nom qui fait référence à la chanson Can the circle be unbroken de la Carter Family), rencontre Elise, tatoueuse old school. Les images mélangent la chronologie, elles montrent le couple mais aussi leur petite fille, Maybelle (comme… Maybelle Carter) et des scènes d’hôpital puis des retours en arrière. Maybelle a six ans et est malade du cancer. A partir de là, tout s’enchaîne, dans le désordre ou pas, tout en étant entrecoupé de chansons bluegrass. Au milieu du film, on entend Wayfaring Stranger, une chanson que j’ai associée au décès de ma maman, une chanson qui est très émouvante et à laquelle je me suis attachée au-delà de toute considération religieuse reprise dans les paroles. J’ai fondu en larmes. Et j’ai eu beaucoup de mal à m’arrêter pour le reste du film.

C’est une production flamande, les sentiments sont crus, extrêmes, exacerbés d’une manière qu’on ne voit que très peu dans du cinéma américain ou français. Les acteurs semblent si naturels. Oui, il y a une dose de mélo mais il y a tant de vérité aussi. Et puis, quoi de plus beau que ces paysages flamands si reconnaissables, ces routes bordées d’arbres sous la pluie, les vaches dans le pré ou le gris du ciel. Mais aussi la beauté du dernier concert, filmé dans la magnifique salle anversoise De Roma (et l’actrice porte une robe Red Juliet). Le paradoxe, c’est qu’à ce moment-là, un concert de bluegrass n’aurait attiré que quelques dizaines de personnes mais le théâtre est plein. Aujourd’hui, la tournée du groupe connait un grand succès et le disque avec le soundtrack est trois fois platine.

Depuis, j’ai une envie irrésistible de réécouter du bluegrass et de l’old time.

Dark sunday

Il y a des jours comme ça… Hier, je me sentais désœuvrée, n’ayant envie de rien… J’avais terminé le deuxième volume de Lorsque nous vivions ensemble et feuilleté le guide Lonely Planet du Vietnam. Mon idée, ensuite, était de terminer mon roman, Smonk de Tom Franklin, mais après quelques pages de lecture fort distraite, j’ai commencé à me demander si c’était une bonne idée de continuer à lire ce récit qui ne m’enchante pas vraiment. Ce n’est pas un mauvais livre, loin de là; il a reçu de nombreuses critiques positives sur d’autres blogs et le sujet me tentait: un genre de western déjanté. C’est juste personnel: je n’aime pas le grotesque, l’exagéré… Mais abandonner un livre me pose problème. J’ai un sentiment de non achèvement, j’ai du mal à passer à autre chose. Je n’ai d’ailleurs pas réussi à choisir ma nouvelle lecture avant ce matin où l’idée de n’avoir rien à lire dans les transports en commun m’a poussée à choisir rapidement un roman.

Bref, j’étais là à refaire le tour de blogs que j’avais déjà consulté une demi-heure avant, à traîner sur facebook où pas grand chose ne se passait et où je ne voulais pas exprimer mes états d’âme…

Je me suis finalement blottie dans un Fat Boy pour regarder Coco avant Chanel (enfin !), avec un lecteur dvd qui avait compris mon humeur et s’était mis en ralenti (il m’a fallu une demi-heure pour me rendre compte que non, le film n’était pas entièrement tourné comme ça !). Je ne peux pas dire que les cabotinages de Benoit Poelvoorde et l’air absent d’Audrey Tautou m’aient enchanté mais somme toute, j’ai passé un bon moment, transportée dans une autre époque faite de beaux chapeaux, d’automobiles pleines de style et de plage à Deauville.

Le soir tombant, mon humeur s’est légèrement éclaircie, alors que la migraine de diane se dissipait; nous avons passé le reste de la soirée devant un bon repas et le magazine Tracks (l’émission d’Arte) qui trouvera toujours le moyen de m’étonner.

Un week-end bien fatigant…

Ce week-end a été bien occupé, je n’ai pas eu de temps pour moi, pour me faire plaisir mais j’ai pu en procurer à ma famille. J’avais invité mon papa et sa compagne, et ma tante pour un dîner dimanche midi. Samedi a été bien rempli à faire les courses et à préparer le plat principal – du lapin en cocotte, mijoté dans de la bière d’Orval, avec plein de bonnes choses en plus comme des lardons, du chocolat noir (juste un peu) et une tranche de pain d’épices tartinée de confiture. Tout ça a l’air bien sucré, mais ça compense l’amertume de la bière ! Dimanche, après la préparation, le repas, les conversations et le vin, je n’en pouvais plus et je me suis effondrée au lit avec une belle migraine… surtout que j’avais accumulé la fatigue pendant la semaine suite à une indigestion.

Bref, cette semaine, je me repose… pour mieux repartir le week-end prochain. Au programme, des films du festival Offscreen (Tokyo – jeudi, The World, The Flesh, and the Devil, avec Harry Belafonte – dimanche, et peut-être d’autres encore), le concert de belleclose – samedi – et une exposition qui se termine dimanche, Continental Superstar (je vous garde la surprise !).