Short diary of the week (228)

Lundi: une nuit agitée avec une séance de méditation vers 3h pour tenter de calmer mon cerveau, évidemment crevée le matin, un sentiment de découragement suite à l’ampleur du tri qui m’attend avec le vidage du grenier, bloquée sur un projet – travaillons à l’autre, acheter deux paires de plus de ces bas Wolford en promo, et puis dévier de ma route et passer par la librairie (+ un livre sur la pal) et le magasin de journaux (+ la revue America sur ma pal), m’installer dans le nouveau canapé Louis-Philippe (ou Napoléon – en tous cas ancien) ramené de chez mon papa, ne pas réussir à trouve une position confortable, reluquer l’ancien qui est toujours là, pendant l’épisode de Vikings inverser les deux et reprendre l’ancien, poursuivre ma soirée avec Call the Midwife et fondre en larmes pas à cause de l’épisode mais à cause du canapé qui encombre maintenant mon salon sans savoir quand il pourra être déménagé à l’étage, je crois que tout cela commence à me peser

Mardi: les yeux encore tout gonflés – évidemment, et une fatigue extrême, allons quand même travailler pour une demi journée, un rendez-vous chez la notaire l’après-midi, m’affaler dans le canapé, quand même monter les meubles à dias et déplacer le canapé superflu en lui trouvant une place moins invasive (mais bloquant la cheminée), regarder le premier épisode d’American Epic sur les premiers enregistrements de musique populaire aux USA, fredonner les airs de la Carter Family

Mercredi: si seulement mon trajet était plus long pour terminer ce livre !, le travail – same as usual, rentrer et monter une caisse, Monty Don’s paradise gardens – m’endormir en plein milieu – est-ce l’effet Monty Don ou juste une trop grande fatigue ?, terminer un livre et commencer le suivant

Jeudi: ce qui me pousse à me dépêcher le matin c’est l’idée de pouvoir lire dans les transports en commun, après le qawwali les ragas, quand je réfléchis à ce que j’ai envie de manger quasi rien ne vient à l’esprit – à part peut-être du poulet tikka comme au Rajasthan – ce qui risque d’être compliqué pour ce soir, me rabattre sur des pâtes aux lardons et fromage, commence le troisième épisode de Stranger Things et abandonner définitivement la série après 20 minutes, Babylon Berlin, terminer un livre et commencer le suivant, où comment goodreads m’influence une fois de plus dans mon choix: cette fois-ci j’ai sélectionné un roman avec une très mauvaise note

Vendredi: ce sommeil dérangé par de trop nombreuses phases de réveil – j’ai trop de choses en tête pour le moment, arriver fatiguée au bureau, heureusement c’est vendredi, la journée est longue quand même, tenter de regarder American Honey (Andrea Arnold, 2016) mais abandonner très vite – je n’ai pas envie de voir ça, me rabattre sur le second épisode d’American Epic et terminer Monty Don’s paradise gardens devant lequel je m’étais endormie

Samedi: réveillée bien trop tôt alors que j’aurais aimé récupérer un peu, d’une humeur fort morose, et c’est reparti pour une journée de tri, une visite de la maison, une courte mais intéressante conversation avec ma cousine, où je sens que je deviens cassante et irritable et où il est temps que ça s’arrête, rentrer chez moi épuisée, ne plus faire grand chose de bien, je sais que je vais devoir m’habituer aux demandes changeantes et inconstantes de mon papa, et à ses appels à tout moment dès qu’il a quelque chose en tête, m’endormir – comme prévu – devant un film

Dimanche: dormi presque 10 heures mais c’est loin d’être suffisant, lessive et ménage, m’obliger à ranger plus vite les papiers importants – aux miens se sont ajoutés ceux de mon papa et ils n’ont pas encore atteint l’ère électronique, où ce canapé reprend la fonction qu’il avait chez mes parents: un endroit pour poser des papiers et vieux magazines (mais ce n’est que provisoire), recoudre la poche de mon manteau et découvrir que l’autres est tellement usée que le tissu est troué, mais où vais-je trouver un manteau d’hiver à la fin des soldes ?, de la lecture, le plaisir de lire et d’admirer les photos d’un livre d’art, suite et fin de Poussières dans le vent (Hou Hsia-Hsien, 1986) – oui c’est ennuyeux à mourir mais les images sont magnifiques – comme une installation vidéo dans un musée d’art contemporain, une séance de méditation pour bien terminer le w-e

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5 thoughts on “Short diary of the week (228)

  1. On sent bien que vider la maison de ton papa est une tâche émotionnellement très lourde, en plus de représenter beaucoup de travail, mais je trouve que tu l’exécutes avec beaucoup d’énergie et de détermination et je pense que c’est une bonne chose: plus vite tu la mettras derrière toi, plus vite tu pourras passer à autre chose au lieu d’avoir le restant du tri suspendu au-dessus de ta tête.

    1. merci ! L’essentiel du tri est terminé, même si je sais que je vais sans doute encore avoir des remords et emporter des choses non prévues, mais là il est temps de laisser reposer un peu tout ça.
      Je dois maintenant commencer une seconde phase qui ne m’enchante guère non plus: appeler diverses sociétés pour obtenir les papiers nécessaires à la vente (et il y a un gros boulet découvert ce w-e: il faut sans doute mettre hors d’usage une citerne à mazout plus utilisée depuis 5 ans).
      Et demander aux acheteurs potentiels de faire une offre.

  2. Oui, je me doute que c’est loin d’être fini, mais comme disait mon père à moi qui ne reculait jamais devant l’énoncé d’une évidence: “Tout ce qui est fait n’est plus à fair” 😀

  3. Trier, c’est remuer des souvenirs, bons ou mauvais. Dans ton cas ce n’était/n’est pas un “petit” tri et j’imagine comme cela doit être éprouvant émotionnellement. Laisser en attente et passer sur des questionnements plus “au présent” semble être une bonne solution. Ce ne sera pas moins harassant visiblement, mais l’émotion sera peut-être moins étouffante.

    Dans un autre registre, je suis fascinée par la capacité de finir un livre et d’en commencer un autre: j’ai tout le temps un long moment de réflexion/digestion avant d’entamer une nouvelle lecture.

    1. Non, le tri n’est pas petit, et à la fin, j’étais très frustrée que mes parents m’imposent ça, qu’ils n’aient jamais rien jeté eux-mêmes.

      Enchaîner les livres ne m’empêche pas de les digérer, mais j’ai ce besoin compulsif de commencer tout de suite un nouveau – c’est même souvent ce qui me pousse à terminer l’ancien, surtout s’il n’est pas passionnant. Et c’est cette digestion qui fait que mes chroniques livres sont publiées entre deux et quatre semaines après leur lecture.

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