Short diary of the week (239)

Lundi: j’avais dit quoi à propos du sommeil la semaine passée ?, bref je n’ai pas bien dormi, une journée qui se passe à faire deux boulots qui ne m’enchantent pas, surtout que le second est plus long que prévu, partir plus tôt à la recherche de l’imperméable parfait, il n’est pas parfait mais fera l’affaire (trouvé chez Juttu), mon opticien accepte de remplacer gratuitement mes verres très abîmés alors que la garantie est dépassée depuis quelque temps, acheter une robe aussi, voir un autre bel imperméable – plus classique – mais dans un magasin de vieilles dames (ahem), me mettre devant la tv et ne plus décoller des émissions pas super intéressantes, des nausées au moment de m’endormir

Mardi: une très mauvaise nuit, et donc le moral dans les chaussettes, j’en ai marre de tous ces poids (et de mon poids aussi), continuer les boulots qui ne m’enchantent pas, recevoir une grande caisse remplie de choses intéressantes pour les cocktails, rentrer juste avant la pluie, une soirée tv-réalité: De huizenjagers et Masterchef – je sens une certaine lassitude par rapport aux séries et ne trouve pas grand chose qui me plaît pour le moment

Mercredi: malgré les “je vais dormir” répétés mon sommeil a été très moyen, des conversations dans les couloirs, non mais tout le monde va au Japon !, terminer cette préparation de playlist de deux heures, oooh il est là !, ce livre sur les musiques de Cuba est passionnant, une salade avec des restes, fondre en larmes au téléphone avec mon papa qui me console tant bien que mal, De huizenjagers, Masterchef

Jeudi: des courbatures et des maux de tête, une excellente nouvelle qui tombe bien plus tôt que prévu, juste une envie: rentrer à la maison, et puis trop manger et mal digérer, De huizenjagers, Masterchef

Vendredi: enregistrer une émission à Radio Campus, retourner au boulot, vivement la fin de la journée, enfin la fin de la journée (de travail), The good fight, la finale de Masterchef

Samedi: une nuit reposante mais elle n’a pas été suffisante pour évacuer toute la fatigue, un tour au marché qui ne vend pas ce que je cherche mais le magasin de journaux ne déçoit pas: Knipmode et America, une visite à mon papa qui a trouvé de nouvelles raisons de se plaindre, des courses, tailler la haie en lierre et désherber, m’installer dehors pour lire mais rentrer en frissonnant, des asperges et du canard fumé, Le quatrième mur (Marie-Françoise Plissart, 2013) ou un documentaire pour le boulot qui réussit à me captiver, le second documentaire est bien plus long que prévu et j’arrête après un tiers

Dimanche: si je commence à faire des insomnies le weekend…, la zumba, me sentir vidée, des travaux de jardin (suite), de la lecture, Dawson City: frozen time (Bill Morrison, 2017) – un long documentaire presque sous forme d’un film muet à propos de la découverte à Dawson de nombreux vieux films enterrés et conservés par le permafrost, une séance de méditation avant de lire au lit

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Short diary of the week (235)

Lundi: me réveiller avec des courbatures aux bras – les joies du jardinage, ne voir personne au bureau avant un moment, recevoir un compliment pour ma nouvelle robe, recevoir les félicitations d’une experte en couture, me laisser prendre par un boulot que je ne pensais pas faire aujourd’hui, transférer les photos prises ce w-e vers l’ordi – la retouche sera pour plus tard – ou comment utiliser le moindre quart d’heure de temps pour faire des choses utiles – d’ailleurs j’ai noté mentalement une série de choses à faire, The Good Fight, Call the Midwife – fin de la septième saison – en larmes évidemment

Mardi: oh le vilain combo nausées – chute de tension, ça met un peu de temps à passer mais ça passe, attendre un coup de fil, une conversation intéressante, un travail long et chiant qui demande de la précision, Masterchef, de la lecture

Mercredi: devoir interrompre ma lecture à un moment clé, la suite du travail long et chiant, une overdose à un moment donné, mais il est bientôt l’heure de partir, un détour par Plaizier, retrouver Katrien et aller manger un pho / une soupe chez Yi Chan, encore aller boire un verre et rentrer chez moi après une très bonne soirée

Jeudi: un mauvais sommeil parce que je n’arrive pas à me réchauffer, une matinée productive: de la correction et de la préparation pour le futur, partir plus tôt pour rencontrer l’agent immobilier, la maison sera mise en vente en avril, Babylon Berlin, Masterchef

Vendredi: d’horribles insomnies qui me laissent épuisée le matin, les trucs du vendredi auxquels s’ajoute l’organisation d’une playlist, envie de faire la sieste, ripper des cd de K-Pop, une sortie impromptue pour goûter du rhum, rentrer juste avant qu’il ne fasse trop sombre pour recouvrir les bananiers et la fougère arborescente, Masterchef, Gardener’s World

Samedi: j’ai froid et je suis déprimée par la neige qui tombe, terminer ce roman intense, des courses, de la couture, de la lecture, une soupe aux nouilles soba – ça faisait longtemps !,  The man from Laramie (Anthony Mann, 1955) – un très beau western avec James Stewart, commencer un nouveau roman

Dimanche: tester le smoothie au petit déjeuner, faire quelques recherches pour écrire un billet cocktail, j’ai déjà faim, zumba, un peu de rangement de la cuisine transformée en champ de bataille les derniers jours, une incursion rapide au jardin pour mettre le reste de la taille des rosiers à la poubelle et réemballer quelques plantes, de la couture – une nouvelle robe d’après mon patron fétiche – ça avance bien !, chercher où je pourrais aller pour un second voyage au Japon, lire un peu mais l’après-midi touche déjà à sa fin, The X-Files, Babylon Berlin

Short diary of the week (233)

Lundi: et revoilà les insomnies – et je sais très bien pourquoi – j’ai été énervée par quelque chose hier, ce froid glacial, un peu de mauvaise humeur en fait parce que ma semaine est interrompue par plusieurs choses y compris une nouvelle grève des transports, rentrer en début d’après-midi pour obtenir un devis, et puis juste être crevée et de mauvais poil et ne pas supporter le monde qui m’entoure, passer un moment sur Simon’s Cat pour tenter de me changer les idées, m’excuser auprès de mon papa d’avoir été un peu sèche avec lui, Call the Midwife

Mardi: ne plus dormir à partir de 5h30, être encore plus crevée, heureusement mon métro et mon tram roulent, faire le boulot malgré tout, mettre un peu plus de temps pour rentrer, de la comfort food, Masterchef de la BBC – le début d’une nouvelle saison, Good Girls Revolt

Mercredi: enfin un peu mieux dormi, ce froid glaçant qui persiste, peiner sur un texte, commander des livres, encore plus transpercée par le froid en rentrant – même si je suis très contente de mon nouveau manteau très chaud, le repas simple de comfort food – again, Good Girld Revolt – fin de la première saison d’une série qui possède un certain ventre mou en son milieu mais qui met le doigt sur la condition de la femme

Jeudi: vivement la fin du froid, je ne suis pas la seule à terminer des livres dans le métro et à commencer de suite un nouveau, certaines de mes plantes ont triste mine – voire sont tout simplement décédées – et je ne le saurai que dans quelques mois, commander des Chie Mihara bien soldées – en espérant qu’elles seront agréables à porter tous les jours, un rendez-vous chez le notaire qui facilitera bien des choses pour le futur – je peux maintenant s’il le faut tout signer à la place de mon papa, de la comfort food facile à préparer, The X-Files – un épisode à l’ancienne qui est pas mal, Masterchef

Vendredi: mettre les bottes à fourrure en préparation pour la neige, avoir l’impression d’être la seule au bureau, avancer sur une série de choses, les trottoirs sont bien verglacés ce midi, oh il neige, rentrer dans un paysage tout blanc, Glow, Masterchef

Samedi: ça dégèle !, enlever la neige de la voiture pour que le soleil puisse faire fondre le reste pour cet après-midi, des lessives, des courses, changer une armoire de place à la cave et ranger mes rhums, préparer les pots pour les semis, de la lecture: terminer mon roman et commencer un livre sur des alcools français, la qualité de ce dvd est tellement mauvaise que j’arrête tout de suite ce western (c’est une copie VHS toute pourrie), The X-Files, Babylon Berlin – début de la saison 2

Dimanche: faire une liste mentalement de tout ce que je souhaite faire aujourd’hui – elle est longue !, couper ma frange, aller à la zumba, semer 13 variétés de piments, terminer la couture de ma robe, de la lecture, écrire une note de dégustation d’un rhum, préparer des currys indiens, de la lecture

Short diary of the week (231)

Lundi: malgré mes efforts la nuit fut mauvaise, un sentiment de découragement devant les tâches qui m’attendent encore, me changer les idées en allant acheter des chaussures – rien de bien particulier – mais quelque chose de pratique pour marcher, acheter un livre aussi, Call the Midwife, une dégustation de rhum en commun via chat

Mardi: encore une mauvaise nuit, mon humeur s’en ressent, en plus mon repas de midi n’est pas très réussi et j’ai un peu mal au ventre, avancer sur divers plans, mais pas au niveau “papa/maison/etc”: après un appel de plus au callcenter de la poste on m’a proposé de m’envoyer une nouvelle carte de banque, un plat estival en plein hiver, The X-Files, Good Girls Revolt

Mercredi: ou comment titiller mes intérêts, “when I grow up I want to be Mary Beard”, ma tentative d’avancement pour un truc lié à la maison de mon papa est contrée par l’absence de la personne responsable, tenter de corriger un texte mais cela ne me réussit pas très bien, encoder des playlists, m’inscrire sur le site de VRT Nu pour regarder Ultimate Rome: empire without limit (le documentaire est disponible sur you tube également)

Jeudi: toujours ce texte à corriger mais ça ne me réussit toujours pas trop, ne pas avoir grand chose à dire en fait, il y a des journées comme ça, Ultimate Rome: empire without limit – épisode deux – ces souvenirs heureux de ma visite à la villa d’Hadrien

Vendredi: pas envie de me lever, pas envie de travailler, mais il faut bien faire ce qu’il y a à faire, un plat classique: sole – épinards – purée, des inquiétudes à propos de la perte de mémoire de plus en plus fréquente de mon papa, Ultimate Rome: empire without limit suivi de Pompeii: life and death in a Roman town

Samedi: réveillée par des avions, hésiter et puis me décider à partir pour acheter une jolie orchidée et des primevères ainsi que quelques trucs pour de futurs semis, des courses, couper les plantes mortes au jardin, m’installer au chaud pour lire, un repas d’inspiration mexicaine, The last frontier (Anthony Mann, 1955) avec un acteur principal qui a tout pour me déplaire mais le film est intéressant

Dimanche: le jardin est tout blanc à cause des gelées nocturnes, du rangement et du ménage, de la lecture déjà le matin, de la couture, de la lecture encore l’après-midi, de la cuisine, décider d’abandonner The Tudors et regarder deux épisodes de Good Girls Revolt, la fin d’un weekend sans obligations – le premier depuis fin décembre – et cela m’a fait du bien

Short diary of the week (229)

Lundi: pas une aussi bonne nuit que prévu, des rêves bizarres juste avant de me réveiller, une journée comme les autres, chercher un manteau sur le net et puis me dire que j’irais bien en ville, aller de déception en déception jusqu’à ce que je trouve un manteau bien chaud – voire même trop chaud – à l’Inno, en profiter pour aller acheter un nouveau shaker – c’était sur ma liste de courses depuis des mois – et craquer pour une petite casserole en fonte Le Creuset en soldes – c’était aussi sur ma liste depuis des années, rentrer avec deux sacs encombrants, Vikings – fin de la première partie de la saison 5, Call the midwife

Mardi: tester le nouveau manteau, il faudra une écharpe mieux assortie, l’encens c’est juste horrible, me sentir de plus en plus asociale, et pendant que je me dis ça sur le chemin du retour du supermarché être interrompue par une collègue – je crois qu’elle a vu que ce n’était pas tout à fait le bon moment, tenter d’organiser une playlist collective, ce plat est vraiment bon ! – tout ça sans avoir suivi de recette, American Epic – dernier épisode qui est plus long que les autres, lutter contre le sommeil alors qu’il est encore trop tôt pour aller dormir

Mercredi: peu d’énergie, râler très fort intérieurement contre cet imbécile qui encombre un métro bondé avec son vélo tout crotté, c’est reparti pour le Pakistan, oh mon papa veut à nouveau retourner au restaurant avec moi – ça fait plus d’un an et demi que nous ne sommes plus sortis ensemble, Monty Don’s Paradise Gardens – ces jardins d’Inde que j’ai vus récemment…, survoler la fin du roman ennuyeux et lire trois pages du suivant

Jeudi: aïe ces chaussures neuves font mal aux pieds, une heure après ça va déjà tellement mieux, de belles musiques de film, être relancée pour ce w-e à Metz dans le but de visiter l’expo Japanorama, m’endormir sur mon bureau – presque, ne pas traîner pour pouvoir aller à la poste – sauf que l’employée de sait pas régler mon problème – il faudra que je téléphone, le premier épisode de The Alienist, trop fatiguée pour commencer autre chose

Vendredi: les trucs du vendredi, un gros colis de chez King Louie: cet autre nouveau manteau est plus léger et me va bien, attraper une superbe crampe à la jambe, faire mes courses en boitillant, voilà ce qui se passe quand on reporte la prise de magnésium, en fait c’est peut-être le nerf sciatique, et puis tout d’un coup c’est passé, par contre la robe commandée dans le même colis est trop petite, commencer Britannia mais qu’est-ce que c’est mauvais !

Samedi: arriver au bout du tri des photos !, il reste encore à écrire et à combiner textes et photos mais c’est une belle avancée, aller chercher mon papa et manger avec lui au restaurant, être contente de voir qu’il a la force et l’envie de sortir à nouveau, le rendez-vous est pris pour tous les mois, évidemment l’après-midi a été très molle après un apéro et un verre de vin et un bon repas, de la lecture, The edge of seventeen (Kelly Fremon Craig, 2016) – ou comment j’aime toujours autant les films sur l’adolescence

Dimanche: une mauvaise nuit alors qu’on est au milieu du w-e, me réveiller en sursaut vers 9h30 – ce qui est très tard pour moi, me dépêcher de me préparer pour la zumba, en fait ça m’avait manqué et ça m’a fait beaucoup de bien, le dimanche on arrose les plantes, de la couture – un début de devant qui se coud plus facilement que prévu – deux toiles m’ont fait comprendre qu’il fallait changer l’ordre des étapes, de la lecture, la fin de la première saison de Babylon Berlin, une séance de méditation pré-sommeil alors que je sens la tension monter en moi

Short diary of the week (228)

Lundi: une nuit agitée avec une séance de méditation vers 3h pour tenter de calmer mon cerveau, évidemment crevée le matin, un sentiment de découragement suite à l’ampleur du tri qui m’attend avec le vidage du grenier, bloquée sur un projet – travaillons à l’autre, acheter deux paires de plus de ces bas Wolford en promo, et puis dévier de ma route et passer par la librairie (+ un livre sur la pal) et le magasin de journaux (+ la revue America sur ma pal), m’installer dans le nouveau canapé Louis-Philippe (ou Napoléon – en tous cas ancien) ramené de chez mon papa, ne pas réussir à trouve une position confortable, reluquer l’ancien qui est toujours là, pendant l’épisode de Vikings inverser les deux et reprendre l’ancien, poursuivre ma soirée avec Call the Midwife et fondre en larmes pas à cause de l’épisode mais à cause du canapé qui encombre maintenant mon salon sans savoir quand il pourra être déménagé à l’étage, je crois que tout cela commence à me peser

Mardi: les yeux encore tout gonflés – évidemment, et une fatigue extrême, allons quand même travailler pour une demi journée, un rendez-vous chez la notaire l’après-midi, m’affaler dans le canapé, quand même monter les meubles à dias et déplacer le canapé superflu en lui trouvant une place moins invasive (mais bloquant la cheminée), regarder le premier épisode d’American Epic sur les premiers enregistrements de musique populaire aux USA, fredonner les airs de la Carter Family

Mercredi: si seulement mon trajet était plus long pour terminer ce livre !, le travail – same as usual, rentrer et monter une caisse, Monty Don’s paradise gardens – m’endormir en plein milieu – est-ce l’effet Monty Don ou juste une trop grande fatigue ?, terminer un livre et commencer le suivant

Jeudi: ce qui me pousse à me dépêcher le matin c’est l’idée de pouvoir lire dans les transports en commun, après le qawwali les ragas, quand je réfléchis à ce que j’ai envie de manger quasi rien ne vient à l’esprit – à part peut-être du poulet tikka comme au Rajasthan – ce qui risque d’être compliqué pour ce soir, me rabattre sur des pâtes aux lardons et fromage, commence le troisième épisode de Stranger Things et abandonner définitivement la série après 20 minutes, Babylon Berlin, terminer un livre et commencer le suivant, où comment goodreads m’influence une fois de plus dans mon choix: cette fois-ci j’ai sélectionné un roman avec une très mauvaise note

Vendredi: ce sommeil dérangé par de trop nombreuses phases de réveil – j’ai trop de choses en tête pour le moment, arriver fatiguée au bureau, heureusement c’est vendredi, la journée est longue quand même, tenter de regarder American Honey (Andrea Arnold, 2016) mais abandonner très vite – je n’ai pas envie de voir ça, me rabattre sur le second épisode d’American Epic et terminer Monty Don’s paradise gardens devant lequel je m’étais endormie

Samedi: réveillée bien trop tôt alors que j’aurais aimé récupérer un peu, d’une humeur fort morose, et c’est reparti pour une journée de tri, une visite de la maison, une courte mais intéressante conversation avec ma cousine, où je sens que je deviens cassante et irritable et où il est temps que ça s’arrête, rentrer chez moi épuisée, ne plus faire grand chose de bien, je sais que je vais devoir m’habituer aux demandes changeantes et inconstantes de mon papa, et à ses appels à tout moment dès qu’il a quelque chose en tête, m’endormir – comme prévu – devant un film

Dimanche: dormi presque 10 heures mais c’est loin d’être suffisant, lessive et ménage, m’obliger à ranger plus vite les papiers importants – aux miens se sont ajoutés ceux de mon papa et ils n’ont pas encore atteint l’ère électronique, où ce canapé reprend la fonction qu’il avait chez mes parents: un endroit pour poser des papiers et vieux magazines (mais ce n’est que provisoire), recoudre la poche de mon manteau et découvrir que l’autres est tellement usée que le tissu est troué, mais où vais-je trouver un manteau d’hiver à la fin des soldes ?, de la lecture, le plaisir de lire et d’admirer les photos d’un livre d’art, suite et fin de Poussières dans le vent (Hou Hsia-Hsien, 1986) – oui c’est ennuyeux à mourir mais les images sont magnifiques – comme une installation vidéo dans un musée d’art contemporain, une séance de méditation pour bien terminer le w-e

Soulagement

Le 21 décembre, le jour du solstice, un oiseau gazouillait quand je suis sortie du bureau au crépuscule. Son chant était encore très timide mais il avait bien compris que les journées commençaient à s’allonger.

Pour moi aussi, cette période est celle d’un grand changement. Les dernières semaines ont été difficiles émotionnellement. Mon papa a très bon coeur et a voulu soigner sa compagne dépressive. Après cinq jours, il n’en pouvait plus, il était cassé. Après sept jours, une solution a été trouvée et il l’a conduite à l’hôpital. Tout cela l’a épuisé et lui a brisé le coeur. La semaine passée, son médecin a cru à une crise cardiaque et il s’est retrouvé aux urgences… pour ce qui était en fait une crise de panique. Samedi passé, il m’a parlé de ses angoisses de rester seul à la maison pendant les vacances de Noël, son aide étant absent pour deux semaines. Mardi matin, nous avions un rendez-vous à la maison de repos toute proche de chez lui (cela faisait environ une dizaine de jours que j’avais pris contact – nous en avions convenu ainsi, papa et moi: je m’occuperais de tout cela après mon voyage en Inde). Il y avait quatre chambres disponibles (elles sont toutes prises entre temps). Mardi midi, il signait le contrat. Mercredi matin, je l’y ai conduit, le coeur serré. Mercredi après-midi, je l’ai quitté fort nerveux et dépressif. Jeudi matin, il m’appelait pour me dire qu’il avait bien dormi et qu’il se sentait bien. Et depuis, il me semble aller de mieux en mieux, il a des contacts sociaux, ses médicaments sont contrôlés (y compris les somnifères) et il a de nouveau faim.

Et moi dans tout ça ? Je ne sais pas comment exprimer l’immense sentiment de soulagement qui m’a envahie. Cela faisait plusieurs années qu’il y avait cette inquiétude en arrière-plan, de plus en plus grandissante, surtout après sa mauvaise chute il y a deux ans. Pour la première fois depuis des années, je peux entrevoir le futur de manière bien plus positive, sans trop d’inquiétudes (même si je sais bien qu’il est entré dans la dernière phase de sa vie), et cela fait un bien fou. Je mettrai sans doute encore quelques jours à sortir de la fatigue extrême qui a été causée par les événements des derniers jours et il me faudra sans doute encore un moment pour que mes émotions arrêtent de jouer aux montagnes russes mais je me sens soulagée.