Short diary of the week (212)

Lundi: commencer la semaine avec des insomnies – yeah, commencer la semaine avec une belle chute de tension pendant tout mon trajet vers le boulot – yeah, et voilà son corollaire: des maux de tête, une journée de copier-coller, soulagée d’être enfin rentrée, commencer la nouvelle série The Deuce mais ne plus avoir d’énergie et m’endormir à 9h

Mardi: une bonne nuit mais ce n’est pas encore suffisant, j’en ai marre d’être constamment fatiguée, une réunion, régler mille et une choses et ne pas avancer dans le reste du boulot, un rendez-vous très instructif chez la notaire – rendez-vous qui influencera très certainement mes activités de 2018, résumer les informations à mon papa, fouiller quelques tiroirs pour trouver des papiers importants, y trouver côte à côte un acte notarié, mes vieux dessins et le déroulé de la cérémonie de mariage de mes parents, préparer à manger, le suite de The Deuce

Mercredi: une réunion intéressante sur un projet précis et en petit comité, de nombreux échanges de mails et des félicitations, bingo: le mail n’a pas suffi – il a fallu en parler oralement par après, juste envie de dormir – j’en ai marre que ma vie soit régie par la fatigue, The Handmaid’s Tale, Longmire

Jeudi: des discussions de communication, des textes corrigés mais mal corrigés (mea culpa), yeah ! encore un truc terminé !, The Handmaid’s Tale, Longmire

Vendredi: les trucs du vendredi et les autres petits trucs à terminer, on va dire que c’est bon pour aujourd’hui, des regrets, à l’arrêt du tram deux hommes mangent une banane, oh j’ai sans doute vexé mon père, mais je ne pense pas que c’est à lui de s’occuper d’une personne fortement dépressive alors qu’il est lui-même fragile, ne pas vraiment réussir à me décider et regarder des bouts de plusieurs choses

Samedi: à la chasse aux toiles d’araignée dans la maison, le rangement: amasser des choses à la cave, cave qui mériterait un rangement de fond en comble, la visite hebdomadaire, les courses, plus aucune énergie mais ne pas réussir à faire la sieste, jouer un peu, lire un peu, un joli cocktail tiki, First they killed my father (Angelina Jolie, 2017) – très lent et insistant un peu fort sur les émotions, The Handmaid’s Tale

Dimanche: comment faire pour retrouver de l’énergie ?, la suite du rangement, de la couture, aïe c’est un peu juste à la taille: une solution: perdre du ventre !, me passionner pour les chats de Simon, retrouver mes amis à Blend à l’hôtel Marivaux et passer une excellente soirée à goûter plein de cocktails

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Short diary of the week (206)

Lundi: le retour au boulot, des (gros) colis qui m’attendent, un cadeau d’anniversaire (un livre de Cosey Fanni Tutti – chanteuse légendaire – dans certains milieux – dont je ne connais pas grand chose), le citytrip de la fin du mois est confirmé (où je sors totalement de ma zone de confort pour une série de choses mais pas le contenu), le coup de pompe de la digestion, avancer un peu dans le boulot, ramener l’Airfryer à la maison et le tester tout de suite, de délicieuses pommes de terres en tranches et frites, Twin Peaks, Harlots – premier épisode

Mardi: des rêves bizarres et un sommeil trop peu profond pour être bien reposée, une longue conversation qui fait le point sur le boulot à venir, écrire, des courgettes du jardin farcies, American Gods – fin de la première saison – beau mais un peu ennuyeux, Harlots

Mercredi: fatiguée dès le matin, écrire après des tentatives d’évitement relativement courtes cette fois-ci, trier les disques pour la suite, ne plus pouvoir entendre le mot “formidable” – ce que je fais est “gentil” ou “aimable” mais pas “formidable”, Top of the Lake – début de la saison 2, Harlots, des larmes qui coulent toutes seules mais qui me calment – un peu

Jeudi: à la limite de la crise d’angoisse et à nouveau très fatiguée, me mettre à pleurer face à mes collègues qui font tout pour me consoler, mais ça a fait du bien, avancer malgré tout dans le boulot et commencer à mieux voir quand sont les deadlines pour les divers éléments – bref tout est possible dans le temps imparti, un téléphone de mon papa: son rendez-vous était aujourd’hui et pas demain – et les nouvelles ne sont pas très positives, croiser Nicolas et Nathalie par hasard, retrouver Gasparde pour un cocktail et un repas de dim sums, rentrer vidée

Vendredi: mon cerveau cet idiot: j’avais mis le réveil plus tard mais mon cerveau m’a réveillée sans appel à l’heure habituelle, pas sûre que je serai très efficace aujourd’hui, quoique: mon cerveau connaît moins la censure quand je suis fatiguée, tenir jusqu’à 17h, me préparer un plat de thon cru au lait de coco et citron, apprendre une mauvaise nouvelle de plus, Twin Peaks, Harlots, et encore une, une grande crise de larmes

Samedi: c’est encore compliqué ce matin, et voilà le torticolis, tous les téléphones commencent par “je ne vais pas bien”, en parler un peu avec ma voisine, réussir à dire ce que je pense à mon père – ce qui permettra de calmer un peu les tensions et de remettre la conversation sur des choses plus légères, une longue sieste et un Dafalgan, une soirée entre amis au Strofilia – excellent restaurant grec

Dimanche: pas encore tout à fait reposée mais d’une humeur plus positive, et en plus il fait beau !, TBBT S03 E01&02, du repassage, du rangement trop longtemps repoussé mais qui fait du bien: la table du salon est enfin un peu moins bordélique et le plan de travail de la cuisine plus accessible (il fallait bien trouver une place pour l’Airfryer), lire au jardin et en profiter pleinement, un barbecue – ça faisait longtemps, m’endormir tôt

Short diary of the week (172)

Lundi: débarquer de l’avion avec du retard, tenter la sieste mais ne pas y arriver, vider la valise, corriger ma voisine qui pensait que j’étais à Koh Lanta et qui ne connait pas le Sri Lanka, m’endormir comme une masse vers 20h

Mardi: suite du rangement, traîner beaucoup, Anthony Bourdain Parts Unknown à Buenos Aires, m’endormir comme une masse vers 21h20

Mercredi: une nuit agitée, retour au boulot, encore un qui n’a rien compris ! (vive le retour au boulot), Masterchef the Profesionals, 21h ce soir

Jeudi: réveillée tôt, tôt au boulot, ça me fait une longue matinée évidemment, juste envie de dormir, ce n’est pas cette semaine que ce que j’écrirai sera très intéressant, Masterchef the Professionals, toujours 21h, ce moment où il n’est tout simplement plus possible de garder les yeux ouverts même si on lutte très fort est extrêmement frustrant

Vendredi: pas mieux, Masterchef the Professionals du jeudi, m’endormir un moment mais tenir jusque 22h ! yeah !

Samedi: un moment de déprime partagé dans un billet, une reprise en main, mon papa qui me propose de repartir en voyage cet hiver – ce que je refuse parce que je ne veux pas accepter qu’il paye tout, mais l’idée me travaille, des courses, de la couture (et des fils partout à cause du tissu qui s’effiloche), de la lecture, Class, Anthony Boudain Parts Unknown à Rome (des souvenirs de ces très bons moments passés là quand j’avais 20 ans) et Ostia (des souvenirs de la plage)

Dimanche: de retour à la zumba après une longue interruption, terminer de coudre une jupe en tissu pour tentures, terminer un livre et continuer un autre, un très bon repas de gibier, The Crown, Class – un épisode qui m’ennuie mais je vais être obligée de continuer: la suite de l’histoire est dans l’épisode suivant

Things are moving… kind of

J’avais commencé une série de visites chez Coyote (énergéticien et massothérapeuthe) l’automne et l’hiver passé, et puis avant mon opération, je les ai interrompues, la douleur ne me permettant pas vraiment de passer à autre chose. Après l’intervention chirurgicale, j’ai été le voir en juin pour nettoyer mon corps des médicaments et produits anesthésiants. L’été, je l’ai passé très centrée sur moi-même, endurant dans mon coin mes problèmes de sommeil récurrents. Hier, j’ai finalement été le revoir. Je sais que certaines choses ne changeront pas avant la semaine prochaine (et je suis encore dans le doute pour la suite) mais j’avais besoin de cette visite. Un point important a été de parler de mon bureau au travail où je ne me sens pas très bien pour diverses raisons dont certaines indépendantes de ma volonté. J’ai pris quelques photos, et je les ai montrées à Coyote. Sa réaction a été immédiate. Trop de brol, trop de choses qui traînent (comme toutes les caisses de mes commandes amazon passées ou des boîtes à chaussures vides) et aucune âme, aucun objet qui me représente. Un bête calendrier au mur, mais pendu trop haut (j’ai récupéré un clou qui y était déjà). Une gravure isolée. Pas de plantes.

Je lui demandé des conseils, en lui disant que je ne voulais pas changer les meubles de place: j’aime voir la porte et qui entre, même si je tourne presque le dos à la fenêtre. Il m’a donc dit les choses suivantes: mettre les magazines couchés dans ma bibliothèque à la verticale, ranger tout ce qui n’est pas utile quotidiennement, jeter ce qui m’est totalement inutile, mettre à des endroits faciles d’accès ce que j’utilise tous les jours mais pas sur mon bureau, installer au moins deux plantes: une qui monte et une qui descend…. et il m’a rassurée en me disant que j’avais un espace de travail agréable. Je n’en suis pas complètement convaincue mais je m’en accommode; je préférerais un bureau avec vue sur le jardin, et non sur l’allée menant au parking…

Bref, ce sont les grands travaux aujourd’hui dans mon bureau !

Où mes relations avec mon père sont à nouveau plus équilibrées

Pendant des mois et des mois, je n’ai pas dit grand chose à mon père des problèmes de diane. Et lui se lamentait sur tout et rien, mais surtout sur sa santé. Il m’appelait parfois vers 21h en faisant de grosses crises dépressives, en tournant en rond dans la conversation, en disant qu’il allait mourir bientôt. Je savais à ce moment là qu’il avait déjà pris un somnifère mais aussi qu’il avait bu plus que de raison. Du coup, j’étais dure avec lui puis, dès le téléphone raccroché, je fondais en larmes. Je n’osais plus rien lui dire de ma vie privée parce que je savais qu’il allait trop le prendre à cœur. Il m’a un jour dit que je ne pouvais pas me séparer de diane parce que ça le tuerait. C’est le genre de chose que je ne peux accepter mais c’est aussi une des raisons pour lesquelles je me suis renfermée par rapport à lui.

Début juillet, au pire de la crise de diane, ma tante m’a appelé pour me dire que pendant qu’ils se parlaient au téléphone, il était tombé et n’arrivait plus à se relever. J’ai donc été chez lui en urgence pour me rendre compte que je n’arrivais pas à le relever non plus. J’ai dû appeler à l’aide. Il faisait de nouveau une de ses crises dépressives, mélangeant alcool et médicaments. Plusieurs personnes m’ont alors conseillé de changer mes relations envers lui, ne plus être soignante mais juste sa fille.

Depuis, ça va mieux, je pense qu’il a été très gêné de la situation. Il n’a pas arrêté les somnifères mais a bien arrêté de boire. Et il se sent mieux. Et moi, je peux enfin lui parler. Il sait que ma vie n’est pas facile pour le moment mais il est là, pour diane aussi.

J’avais promis que pendant ma semaine de congé, je l’aiderais à vider un peu sa cave. C’était prévu pour mardi mais l’inondation a changé les plans. Entretemps, il m’avait aussi demandé de lui racheter une nouvelle petite chaîne hi-fi et des oreillers. Je lui ai donc proposé d’aller acquérir tout ça hier au Carrefour. diane a de suite installé la mini-chaîne et après, nous avons trié un peu les caisses qui traînaient dans le garage: des caisses déchetterie, des caisses de vaisselle à donner, des choses à garder. Ensuite, j’ai également fait du rangement dans mes anciens bouquins qui se sont partagés en trois piles: jeter, revendre, garder. Et après ça, nous avons tous été manger au resto grec du coin, l’Akropolis, avec fresque, moulures et statues de rigueur. Hier soir, mon père était heureux, et cela m’a fait beaucoup plaisir.