La carte du monde invisible

Tash Aw, La carte du monde invisible: Indonésie, années 1960. Agé de 16 ans, Adam assiste à l’enlèvement de son père adoptif par les soldats de Soekarno. Il part à sa recherche à Jakarta où il est recueilli par Margaret, une américaine travaillant à l’université et qui a connu son père. Mais la période est troublée, et Adam se laisse embobiner par Din, un étudiant qui veut déstabiliser le pouvoir. Celui-ci lui promet en effet de partir à la recherche de son frère, Johan qui a été adopté avant lui par une famille de Kuala Lumpur. Tash Aw, un auteur né à Taipei mais ayant vécu en Malaisie avant de s’installer à Londres, raconte une histoire – certes – mais c’est aussi pour lui un moyen de décrire l’Indonésie: une petite île perdue à l’apparence paradisiaque contraste très fortement avec le chaos et la poussière de Jakarta, mégalopole polluée et embouteillée, déjà dans les années 1960. Il accorde également beaucoup d’importance au climat, à la chaleur étouffante, à la pluie tropicale qui mouille tout en un rien de temps, à la moiteur, à l’humidité. Les éléments rythment et habillent le récit, que certains pourraient trouver un peu long et un peu étiré. Ce n’est pas mon cas, justement grâce à une description si détaillée des ambiances locales qui m’ont immergée dans ce grand pays.

Un livre lu dans le cadre de « Lire le monde« , une activité organisée par Sandrine, pour la Malaisie, voire Taiwan.

6 réponses sur « La carte du monde invisible »

  1. Merci pour cette découverte, j’aurais aimé participer mais je suis engloutie par un énorme pavé russe qui fait déjà l’objet d’une LC… je note l’auteur, la Malaisie ne se rencontre pas si souvent sur les étals de libraires…

    1. Et moi je suis engloutie sous une PAL toujours grandissante, et du coup je ne participerai pas à la LC de Galsan Tschinag alors que cet auteur me tente bien. L’autre raison, c’est que je serai en vacances à ce moment-là !

      C’est vrai que la Malaisie est peu représentée mais j’ai également dans ma PAL un roman de Tan Twan Eng, né à Penang en 1972. Comme il écrit en anglais, je l’ai acheté en V.O. mais un de ses romans existe aussi en français.

  2. Peu présente sur les étals des librairies comme sur les étagères des bibliothèques municipales : pas réussi à mettre la main sur ce titre, malheureusement, et je crois que je n’ai jamais lu malais…

    1. Et pourtant disponible en poche chez 10/18 mais j’avoue, je suis passée par l’internet pour me le procurer.
      Comme tu le vois dans le commentaire ci-dessus, j’ai une autre suggestion d’auteur malais 😉

  3. j’avais lu ce titre à sa sortie, emballée par le sujet (et faut bien le dire … le charme de l’exotisme …), mais j’avais été un peu déçue, contrairement à toi, je me suis laissée prendre par les longueurs et un récit qui s’étire. mais je sortais d’une extraordinaire saga indienne L’équilibre du monde de Mistry, alors la concurrence était rude !

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