Short diary of the week (209)

Lundi: un mal fou à me réveiller après cette mauvaise nuit, un rêve frustrant dans lequel je n’arrive pas trouver le bon chemin, mettre une jolie robe malgré la fraîcheur, avancer dans le boulot malgré les courbatures qui apparaissent, mon premier rendez-vous depuis longtemps avec un homme s’est révélé être assez bizarre: après 20 minutes, il me parlait de toutes ses ex et comme je n’avais pas ouvertement proposé d’aller au resto ça ne s’est pas fait, à part ça nous avons plein de choses en commun mais quand ça veut pas ça veut pas, des souvenirs du Vietnam en regardant le vlog d’Une Fée dans les Etoiles, le retour – déjà – de l’impossibilité de me réchauffer malgré la couette bien chaude sur moi

Mardi: le retour de vacances se fait sentir dans les transports en commun et au boulot, et moi je pars dans un peu moins de deux mois !, la fatigue m’empêche d’être tout à fait efficace mais tout a bien avancé quand même, des boulettes sauce tomate, Twin Peaks, Big Little Lies

Mercredi: une mauvaise nuit – encore – mais un peu meilleure quand même, manger pour la première fois dehors depuis longtemps, les nouvelles par rapport à la santé de mon papa ne sont pas les meilleures, Halt and Catch Fire – le double épisode de début d’une saison 4 très prometteuse

Jeudi: si j’ai dormi deux heures cette nuit c’est beaucoup, c’est comme si j’avais pris des excitants et ce n’est pas le cas, du coup je parle à tort et à travers en utilisant les mauvais mots parce que je ne trouve pas les bons, ce qui n’est pas pratique pour corriger un long texte à deux mais on s’en sort en inventant de nouvelles expressions et onomatopées, préparer mon sac, Longmire

Vendredi: enfin une meilleure nuit, quelques angoisses quand même, oh mais en fait je connais une de mes compagnes de voyage: nous avons étudié ensemble, et c’est parti pour cinq heures de route dans une petite voiture et à quatre, arrivée à Kassel vers 20h et explications bien longues de Birgit la propriétaire de la maison d’hôtes, un rapide repas grec à proximité

Samedi: je n’ai pas dormi de la nuit et je suis dans un état proche de l’Idaho, au programme: visite de la Documenta, commencer par l’endroit probablement le plus fort et le plus violent au point de vue des émotions, enchaîner avec les autres lieux d’exposition, se reposer dans l’herbe en profitant du beau temps, des nuages menaçants et une pluie diluvienne au moment de l’apéro, un repas italien

Dimanche: enfin mieux dormi, la suite des expositions avec cependant une lassitude qui s’installe, lassitude due aussi au moindre intérêt (pour moi) du dernier endroit visité, une regret: le manque de photos, malgré tout une très belle édition qui me nourrit pour les prochains mois, être sûre de vouloir y retourner dans cinq ans, le long retour vers Bruxelles, arriver à la nuit tombée

Short diary of the week (207)

Lundi: et c’est parti pour une nouvelle semaine, il faudra penser au ticket d’avion, cet autre site me propose d’ailleurs des choses bien plus intéressantes que le premier, la suite de la gestion du projet qui m’occupe depuis quelques semaines, rentrer à pied avec quelques circonvolutions puis toujours tout droit via l’allée verte, plus envie de tondre la pelouse même si c’est du coup reporté à vendredi au plus tôt, une légère vexation de plus: quand on raccroche le téléphone pendant qu’on dit encore au revoir, Twin Peaks, Harlots

Mardi: tenter encore les sandales mais déprimer à la vue du ciel gris, corriger des textes, avoir froid, une demande à la deadline très très courte, apprendre que ma tante et marraine vient de décéder, prévenir mon papa, retrouver une photo d’elle mais hésiter à la publier, de la tristesse, Happy Together de Wong Kar Wai (et prendre des notes tout en regardant)

Mercredi: écrire donc ce petit texte sur Happy Together, compléter un autre article, certains jours je peux être particulièrement silencieuse en groupe – sans raison, une rencontre inattendue, un délicieux repas chez GRAMM – saveurs inédites et délicates – une cuisine maîtrisée, une amitié qui dure depuis une vingtaine d’années, un crocodile

Jeudi: une nuit trop courte et fort agitée, ressortir les collants, râler mais m’attaquer au boulot qui me fait râler pour que ce soit terminé, le coup de pompe de l’après-midi, aller en ville acheter un ticket d’avion, m’écrouler dans le canapé devant Harlots

Vendredi: continuer le boulot qui ne passionne pas et le terminer pour midi, continuer le reste du boulot, contente que ce soit la fin de la semaine mais devoir encore faire des courses pour mon papa et moi, Harlots – fin de la première saison

Samedi: pas très bien dormi, prendre la route et assister à l’enterrement de ma tante, une journée aux nombreuses émotions, des maux de tête, de la lecture, des frites comme comfort food, The far country (Anthony Mann, 1954)

Dimanche: me réveiller et me lever mais retourner au lit pour dormir encore un peu, TBBT S03 E03&4, rassembler des mails pour l’organisation d’une troc party, terminer la couture d’une robe, pour un premier essai il n’y a que peu de défauts, m’installer au jardin et terminer le livre entamé il y a trop longtemps, hésiter à poursuivre le challenge PAL de vacances et puis opter quand même pour un roman qui entre dans une des catégories, prendre mon temps pour préparer un joli cocktail et le repas, commencer The Bird people in China (Takashi Miike, 1998) et après une heure ne plus regarder que d’un oeil distrait

Short diary of the week (205)

Lundi: comment passer cette journée pour le mieux sans trop m’inquiéter ? préparer ma valise, préparer mille et une choses, tenter de finaliser une commande sans succès, lire un peu, terminer la saison 3 de Fargo qui me laisse un sentiment mitigé

Mardi: un réveil bien trop tôt, et puis c’est parti pour l’aventure

Mercredi, jeudi: de la pluie, du soleil, de l’eau, de belles choses, marcher beaucoup, des cocktails, des musées, des bateaux…

Vendredi: rentrer vers 21h30 à la maison – heureuse de mon citytrip – quatre jours sans penser à mes soucis

Samedi: un sommeil fort agité sans raisons, la fatigue est bien présente ce matin, finaliser la commande de lundi (le service de vente de Coolblue a fait un excellent suivi), encoder des données personnelles pour le prochain (prochain) voyage, parce que le prochain prend forme aussi (juste un weekend, mais quand même), enfin pouvoir discuter avec mon papa de certaines choses qui me tiennent à cœur, une après-midi à trier des photos et à lire un peu mais sans concentration aucune, L’Indonésie – la puissance, l’islam et la démocratie – un passionnant double documentaire encore visible pour quelques semaines sur Arte

Dimanche: le vent dans les branches des arbres, les avions qui passent, des lessives, la flemme de faire du vélo d’appartement, des angoisses par rapport à tout le boulot qui m’attend et par rapport à la situation de mon papa, de la couture mais la flemme de terminer la robe en cours, préparer l’infusion pour le cocktail du soir, de la lecture, American Gods, Longmire

Four days in Hamburg

Hambourg

Quatre jours à Hambourg. Une destination qui m’a valu quelques regards étonnés, voire même totalement remplis d’incompréhension mais une destination vraiment passionnante (une collègue me disait que c’est la destination qui monte – et cela ne m’étonne pas vu le nombre de fois que j’ai entendu parler français). La météo est plutôt incertaine, il faut tenir compte de la pluie mais au final, j’ai eu pas mal de chance, même si le soleil n’était pas toujours de la partie. J’aime les villes où l’eau joue un rôle important, et Hambourg, comme port, est un bel exemple. Située au bord de l’Elbe (la mer est à une centaine de kilomètres), la ville est traversée par de nombreux canaux et possède un grand lac. Ce n’était pas mon premier voyage seule et donc je ne m’inquiétais pas trop pour les généralités: comment circuler (facilement: le métro et le RER sont bien développés), où dormir (booking est pas mal pour chercher des hôtels même si au final j’ai réservé sur le site de l’hôtel), comment occuper mes soirées (je n’ai jamais autant lu qu’au Japon), je me sens même à l’aise pour aller manger toute seule…

Je m’étais proposé deux buts principaux lors de ce citytrip. Faire de meilleures photos avec mon nouvel appareil: j’ai fait plus de 700 photos (qu’il faudra trier) mais un premier coup d’oeil me plaît déjà. J’ai totalement évité le mode « intelligent auto », la plupart des photos ont été prises en mode P, mais j’ai aussi testé les modes A et S dans certaines circonstances, réussissant à créer les effets voulus. J’ai aussi tenté de me mettre dans la tête d’amis photographes (en fait, surtout celle de Baba), avec des résultats divers. Il y a encore du travail de ce côté-là mais ça commence à venir – c’est vraiment une question d’état d’esprit et une question de se mettre dans celui-ci. Et si la météo n’était pas au beau fixe, certains nuages sont juste superbes. Autre constatation: même si j’ai trimballé trois objectifs (ils ne sont pas très lourds), je n’en ai utilisé qu’un seul, ce qui est dommage quelque part. De même, l’iPad est souvent resté dans mon sac et j’ai fait très peu de photos avec Hipstamatic – difficile de jongler avec deux appareils ! A tel point que j’ai eu du mal à choisir une photo illustrant ce billet, j’aurais préféré quelque chose de plus coloré mais je n’en ai pas.

Le deuxième défi était d’aller boire des cocktails toute seule, notamment à Le Lion – Bar de Paris, considéré comme l’un des meilleurs au monde (rien que ça !) mais dont l’aspect extérieur a tout pour faire fuir la timide que je suis. Il s’agit d’un façade normale, avec un porte noire, et il faut sonner. Ce que j’ai fait. Je raconterai la suite de l’expérience plus tard mais j’ai pris un plaisir certain à boire des cocktails assise au bar, là et ailleurs, observant le barman travailler.

Ces quatre jours m’ont fait beaucoup de bien, je suis rentrée de bien meilleure humeur, en ayant (un peu) oublié mes soucis mais surtout avec plein d’énergie pour la suite (pas mal de boulot m’attend et l’aide de mon papa est en vacances pour trois semaines, ce qui ne va pas être simple, surtout qu’il n’est pas en grande forme). J’écrirai probablement mon récit sur suasaday (je vous préviendrai) mais j’hésite encore sur la façon de faire: récit linéaire ou thématique ? Beaucoup de photos dans le texte ou des galeries de photos séparées ?

Et entretemps, d’autres projets de voyages se précisent, un long weekend fin août (disons que c’est probable) et un long circuit en octobre-novembre.

Short diary of the week (193)

Lundi: repos ! sauf qu’il fait tout gris – et il ne pleut même pas alors que ça ferait tant de bien au jardin, le grand dépoussiérage des peluches dans la chambre et le passage de l’aspirateur sur deux étages – je pense que j’ai mon exercice physique de la journée, partir sur les routes en veillant bien d’avoir chargé téléphone et gps, un gps qui fait des siennes sur les premiers kilomètres, une première impression décevante: peu de plantes exotiques qui me tentent, au fil de mes déambulations rassembler plein de petites choses et deux-trois grandes et finir par exploser le budget, faire de l’exercice en portant le lourd pot du palmier, me lancer dans une dégustation comparative des différents types de daiquiri – le n°3 est au programme, Anthony Bourdain Parts Unknown à Los Angeles en pied de nez à Trump (ce sont les Mexicains qui sont présentés, ceux qui font tourner l’économie alors que beaucoup sont illégaux), Masterchef

Mardi: me rendre compte que suis un peu molle et que je n’ai pas trop envie de faire des efforts pour parler aux gens que je n’apprécie pas plus que ça, mais me sentir un peu seule quand même, le problème avec le gamelan c’est que j’ai envie d’écouter tous les disques en entier et que donc le travail sur ce même gamelan n’avance pas fort, des envies de frites, une seconde tentative de daiquiri n°3 mais une recette bien moins bonne que l’originale, Better Call Saul, 13 Reasons Why

Mercredi: de la pluie qui fait plaisir au jardin, une pause après sept disques de gamelan gong kebyar, une déprime passagère et des envies de voyage, mon livre commandé est arrivé à la librairie (et donc aller l’acheter), 13 Reasons Why, Masterchef, une certaine effervescence dans mon cerveau avant d’aller dormir – ce qui n’est jamais bien

Jeudi: réveillée en milieu de nuit par deux avions successifs, laisser passer un métro pour pouvoir m’asseoir, une réponse négative pour le Womex à Katowice – réponse dont je me doutais depuis un an et demi, l’enlèvement d’un kyste sur le crâne de mon papa s’est bien passé, une certaine langueur, un negroni au rhum jamaïcain très réussi, 13 Reasons Why – j’en suis arrivé au point où je veux absolument connaître le dénouement même s’il me reste encore 6 épisodes, Masterchef

Vendredi: un mauvais sommeil – vivement la fin de la journée !, les trucs du vendredi, une longue après-midi, mon collègue du bureau d’en face écoute la musique très fort mais ça ne dérange quasi personne – il n’y a quasi plus personne au bureau, 13 Reasons Why, Masterchef, terminer mon livre avant de m’endormir

Samedi: choisir des recettes à préparer, soumettre à mon papa quelques idées de voyages futurs et lui demander lequel il choisirait, résultat: la route de la soie en Chine ou la vallée du Gange en Inde (il y avait aussi le Rajasthan, la Birmanie du sud et les îles Andaman, le Mexique et le Pérou), quelques travaux de jardinage, plan du weekend: finir ce livre un peu trop historique, deux épisodes de 13 Reasons Why – j’approche du dénouement

Dimanche: angoisser pendant tout le cours de zumba à propos du parking de ma voiture très limite (un peu sur le passage pour piétons et très proche de la voiture derrière moi pour ne pas empiéter plus sur le passage pour piétons), en fait la voiture derrière moi n’a même pas bougé une heure après, mon plan était de planter les plantes achetées lundi passé, sauf que les températures fort fraîches n’engagent pas à la sortie, me lancer dans le découpage d’une robe, terminer ce long livre historique, commencer un autre très court, le lapin passe à la casserole, la fin de 13 Reasons Why – une série que j’ai aimé mais j’aurais aimé une vraie fin – pas une annonce de la saison 2

Autopsie d’une déprime passagère mais récurrente

En général, ça commence avec la découverte d’un site de voyage aux photos époustouflantes, souvent un blog, de la traversée du continent américain à des road trips divers. Je les lis, je passe de page en page, mes envies de voyage grandissent et puis arrive la constatation que seule, ça va être compliqué. J’ai déjà voyagé seule, avec plaisir même, mais cela a ses limites. Un road trip en solo me semble tellement peu écologique et je n’aime pas assez conduire une voiture alors que cette manière de voyager offre tant de possibilités et de liberté. J’aime manger mais je me rends compte que je n’ai plus toujours le courage après une journée chargée de chercher un restaurant. Si j’en trouve un, il est de préférence très proche de mon lieu d’hébergement et parfois, l’expérience est un peu bizarre. Comme à Kyoto, où je me suis retrouvée dans genre de box et où la serveuse a fermé le store (c’était malgré tout délicieux, ce barbecue coréen).

Je me dis alors: trouvons un compagnon de voyage. Il doit bien y avoir des sites pour ça ? Il y en a mais rien de transcendant. Encore moins où on peut choisir en fonction de l’âge, et clairement, ce sont les 18-25 qui recherchent de la compagnie pour faire un tour du monde sans argent (j’ai croisé plus d’une annonce) ou des pensionnés en moindre mesure. Je suis bien tombée sur un site plus intéressant mais les quelques personnes qui avaient un vague potentiel ne s’étaient plus connectées depuis six mois.

Les voyages en groupe restent bien sûr une option mais j’ai tellement envie de voyager autrement par moments, de prendre la voiture ou en louer une, de traverser un continent, de faire un tiki road trip, de découvrir des lieux peu connus, de ne pas être entourée de 15 personnes que je ne connais que très peu mais aussi de pouvoir partager mes impressions et sentiments du moment.

J’ai quelques idées pour cette année mais j’attends une réponse de mon boulot: Katowice en octobre ou pas ? Or mon mail d’hier n’a pas eu réponse et la personne en question était malade aujourd’hui. J’avais fait une enquête sur FB pour trouver des idées de citytrip mais je n’arrive pas à me décider pour une ville, ni d’ailleurs à prendre une décision tout court et de commencer l’organisation. Et les jours filent et bientôt ce sera l’été alors que j’aurais souhaité partir au printemps. Je suppose que je cumulerai à nouveau mes voyages à l’automne quand la nécessité de prendre mes jours de congé sera à nouveau plus forte.

La nostalgie du voyage qui m’avait mené vers ces superbes blogs se transforme progressivement en une déprime et en un sentiment toujours plus fort de solitude. Et dans cette impression qu’elle est récurrente et qu’elle s’immisce de plus en plus souvent dans ma vie quotidienne. Et dans l’intime conviction qu’il n’y a que moi-même qui peut trouver une solution alors que j’ai trop tendance à compter sur les hasards de la vie et les apports extérieurs.

Est-ce que je dois vraiment m’inscrire à nouveau sur un site de rencontres ?

Off the beaten track

Depuis très longtemps, je rêve de découvrir les steppes d’Asie Centrale. Depuis une quinzaine de mois, je me suis focalisée sur le Kirghizistan et sur un voyage particulier. C’était sans compter les conditions du voyage que je n’avais pas vraiment consultées dans les notes détaillées. Je n’ai aucun souci à dormir dans des conditions très basiques pour une nuit ou deux mais là, quatre nuits de « homestay » (avec peu de détails sur ce que cela veut dire) sont suivies de six nuits dans des yourtes aux conditions précaires (ce billet de blog résume bien les conditions). Il peut geler pendant la nuit, les toilettes (une cabane avec un trou) sont à l’extérieur et pas moyen de prendre une douche. Ce dernier point est finalement celui qui me dérange le moins mais je dois souvent me lever la nuit pour aller aux toilettes et j’ai besoin d’un minimum de confort ou je vais bloquer complètement et me rendre malade. Enfin, je suis très frileuse et j’ai beaucoup de mal à dormir si je suis frigorifiée, même si je peux prévoir des vêtements thermiques.

Ces six journées consécutives sont totalement coupées du monde, sans électricité, ce qui pose le problème de la recharge de l’appareil photo (le strict minimum donc). Il existe évidemment des batteries mais par expérience, je sais que la mienne tient un jour et demi. Donc tout un budget à prévoir. Je pense également au budget vêtements et chaussures qui risque d’être important. De bonnes chaussures de randonnée me seront toujours utiles, ce n’est pas ça le souci. Mais dans ma vie normale, je ne mets que des robes et des jupes – je n’ai donc quasi pas de vêtements de voyage pratique, à part ce pantalon/short que j’ai acheté pour le Sri Lanka. S’il faut y ajouter les vêtements thermiques et une veste chaude, le budget devient important, surtout que je pense qu’il est préférable de ne pas trop lésiner sur la qualité. Soit, le voyage n’est pas cher en tant que tel et cela compense. Je dois ajouter que je n’ai jamais fait de camping et que cela ne m’a jamais attirée mais il faut bien avouer que dormir dans une yourte au milieu de la steppe est fort différent du Camping Cosmos à la côte belge.

Toute la question est donc de déterminer ce qui pèse le plus dans la balance: ma motivation à découvrir ce pays très certainement magnifique ou ma non-résistance/adaptation aux conditions très primitives du voyage. Je n’ai pas encore tout à fait tranché mais cela penche vers la seconde option. L’alternative serait de trouver un voyage proche mais plus confortable. (Ou de changer totalement de destination évidemment).

Des avis ? Des conseils ? Des remarques (même si c’est pour me dire que je suis une chochotte) ?

Un mot, un lieu

Tout comme Kleo, j’ai raté le concours d’anniversaire du blog d’Elanor, j’étais sur le point de partir en voyage… L’idée était justement d’associer des mots à des lieux et je comme je trouve l’exercice intéressant, voici mes réponses:

Gourmandise: ce cours de cuisine devant un restaurant de Battambang au Cambodge, où j’ai préparé plusieurs plats – délicieux – dans des conditions plus que rustiques, sur le trottoir, après une visite au marché local.

Tristesse: ce moment à Chau Doc dans le delta du Mékong où je voyais passer les bateaux qui allaient vers le Cambodge, où je rêvais de retourner tant ma nostalgie était grande. J’y suis retournée quelques années plus tard.

Réconfort: la bière fraîche après l’effort, où que ce soit, mais pour citer juste un exemple, celle sur le bateau après la visite de Mingun près de Mandalay

Orange: la succession des tori orange du Fushimi Inari près de Kyoto, une des très belles visites de mon voyage

Frisson: monter au sommet d’une des pyramides de Tikal au Guatemala, sur une échelle verticale, quand je n’avais pas encore de vertige

Sorcière: je n’ai pas de souvenirs précis mais je suppose que j’ai vu des sorcières en visitant Disneyland en Californie quand j’avais 18 ans

Famille: les voyages en voiture à trois, notamment celui dans la région de la Ruhr pour visiter tous les musées d’art contemporain et où j’ai fait copilote pour mener mon papa dans le dédale des autoroutes allemandes (je devais avoir 16 ou 17 ans)

Rires: des fous rires interminables lorsque au Sri Lanka nous avons voulu jouer au billard sur une table complètement de travers et que nous avons tenté de la redresser avec des cartons de bières. Puis un match England vs Rest of the world. Les seconds ont gagné !

Aventure: se promener et boire de la vodka frelatée sur une île de la Volga près de Kazan, et tenter d’aménager l’isba qu’avait acheté un ami sur un coup de tête. Cela doit être l’endroit le plus insolite et le moins touristique que j’ai visité.

The last 15 days…

Ces derniers 15 jours…

  • j’ai pris quatre fois l’avion, quatre fois un Boeing 777
  • j’ai vu Dubaï du ciel
  • et j’ai un peu paniqué au retour, pensant rater ma correspondance à cause du brouillard
  • j’ai visité le Sri Lanka, le centre et le sud
  • j’ai eu chaud
  • et froid
  • j’ai dormi avec une bouillotte
  • et sous le drap pour éviter les moustiques
  • j’ai dormi au bord d’une rivière
  • et au bord de la mer
  • j’ai mis les pieds dans l’Océan Indien
  • j’ai usé mes tongs
  • et marché pieds nus dans les temples
  • mais aussi découvert que mes chaussures de marche me donnent des ampoules
  • j’ai fait une longue randonnée dans les plaines herbeuses d’altitude
  • et vu la « fin du monde »
  • j’ai admiré plein d’animaux partout
  • dont trois léopards
  • j’ai vu les plantations de thé
  • et bu du thé exécrable
  • j’ai acheté du thé
  • et des épices
  • et de l’arrack
  • et un livre de cuisine
  • j’ai visité des temples hindous et bouddhistes, et des églises chrétiennes
  • et vu des mosquées
  • j’ai fait du vélo
  • et j’ai mangé beaucoup de « rice and curry »
  • j’ai parlé anglais pendant deux semaines
  • et tenté de comprendre les accents de Londres, Leeds et Dublin
  • j’ai dormi seule la plupart du temps alors que je n’avais pas payé le supplément single
  • tout ça à cause de toute une histoire assez surprenante
  • je me suis demandée tout le voyage ce que voulait dire « stork »
  • et je ne suis toujours pas persuadée qu’on parle de « cigogne » pour ce grand oiseau
  • (et je viens de chercher: il fait partie de la famille des cigognes mais se nomme « tantale » en français)
  • c’était la fin de la mousson
  • et il a plu
  • (d’où l’utilité des tongs pour sauter dans les flaques d’eau)
  • mais ça s’est arrangé et il a fait beau vers la fin
  • j’ai très vite arrêté de boire des gin tonic
  • la quantité de gin étant trop minime
  • et le tonic local pas très bon
  • me tournant vers la bière Lion
  • qui était très chère partout
  • j’ai trouvé les villes très laides
  • sans aucun effort architectural
  • et sans aucun souci d’écologie
  • mais la nature très belle
  • je n’ai jamais réussi à retenir les noms d’une partie de sites visités
  • pour cause de trop de syllabes
  • d’un côté je ne suis pas aussi enthousiaste que pour d’autres voyages
  • je n’ai été que rarement émerveillée
  • je suis en manque de temples et vieilles pierres
  • et le ryhtme des visites était plutôt peu soutenu
  • mais d’un autre côté j’ai vraiment profité du moment présent
  • et admiré ce qui m’entourait
  • (et lu plein de romans au bord de la piscine)
  • ce voyage m’a fait du bien
  • je regrette que les vacances soient finies
  • et je pense déjà à ma destination suivante