Récit de voyage: Japon

Je compte publier mon récit de voyage au Japon au fil des semaines. Je n’ai pas prévu de rythme particulier, les billets apparaîtront au gré de mon avancement et de mes envies. 

C’est donc sur suasaday ! Bonne lecture !

(Si vous êtes abonnés à la page FB de Popup Monster, vous y verrez les liens vers les nouveaux billets.)

Advertisements

Short diary of the week (268)

Lundi: une nuit un peu agitée à cause du décalage horaire, levée tôt, remplir le frigo, du rangement, aller voir mon papa, est-ce qu’un thé à 14h me permettra de rester éveillée jusqu’à ce soir ?, vider la valise, remplir le panier à linge, une séance de luminothérapie, traîner un peu sur le net, cuisiner, Doctor Who (d’un oeil seulement: il y a trop d’araignées), yes ! il est 22h et je ne me suis pas endormie

Mardi: réveillée tôt mais à peine 20 minutes avant le réveil, laisser passer un métro à cause de la foule, revoir mes collègues, raconter beaucoup, une nouvelle officieuse mais qui a priori est bonne, avoir du mal à travailler, rentrer dans le noir, transférer des photos vers l’ordi, Doctor Who, m’endormir comme une souche une fois l’épisode fini et me réveiller en sursaut une demi-heure plus tard, me traîner jusqu’au lit

Mercredi: des réveils très matinaux, entre énervement et inquiétude, tenter de rattraper le boulot pas fait hier, hop c’est bon pour aujourd’hui, de la raclette, m’endormir devant Doctor Who, râler un bon coup, terminer mon roman

Jeudi: réveillée par le réveil pour la première fois depuis trois semaines, tous ces petits machins à terminer, retrouver une amie pour un cocktail et un repas léger, se raconter plein de choses – notamment à propos de mon voyage, avoir froid en rentrant, une lettre qui me fait trembler d’inquiétude mais un problème qui je l’espère devrait être vite résolu

Vendredi: heureusement que c’est vendredi !, les trucs du vendredi, ainsi que d’autres choses, notamment faire tout pour résoudre le problème (un rappel aux notaires aurait été suffisant – pourquoi de nouveau recourir à un avocat ?), recevoir deux livres sur les cinq commandés, un bon repas, Doctor Who, non le décalage horaire n’est pas encore résolu – la dernière heure à rattraper est souvent tenace, bref je me suis endormie devant la tv

Samedi: projets du jours: lessives !, aller chez mon papa (et déprimer), faire les courses, du repassage, du tri de photos, Anthony Bourdain Parts Unknown au Texas – celui du Far West, Doctor Who

Dimanche: des insomnies – ça faisait très longtemps, écrire des billets sur les livres lus en vacances, aller à la zumba, c’est le retour des Drawas !, de la couture: abandonner le projet de jupe en cours et me lancer dans une nouvelle robe (de Noël), du tri de photos, les soucis de mon papa me dépriment et me font sentir coupable, mon bonheur suite à mon voyage n’aura même pas duré une semaine (même si je fais tout pour y revenir), Anthony Bourdain Parts Unknown – l’envers du décor, Crazy Ex-Girlfriend

The last 23 days…

Ces 23 derniers jours…

  • je les ai passés Japon
  • du centre au sud, de Tokyo à Yakushima et inversement
  • j’ai pris cinq fois le shinkansen
  • et plusieurs fois le train
  • mais aussi deux fois un jetfoil plutôt antique
  • et des trams encore plus vieux
  • et évidemment le métro
  • mais surtout mes pieds, marchant entre 10 et 18km par jour
  • et montant de nombreux escaliers
  • – les temples sont très souvent en hauteur –
  • mes chaussures de randonnée sont très confortables
  • j’ai croisé plein de Totoro
  • mais aussi les kodama de la forêt de Princesse Mononoké
  • et des Moomins
  • et même un panda Père Noël
  • j’ai mangé des sushis
  • et des ramens
  • et plein d’autres bonnes choses
  • mais j’ai fait une overdose de gras à un moment
  • – les Japonais aiment trop les choses frites –
  • et de féculents
  •  – il est normal au petit déjeuner de combiner salade de pommes de terre, riz, spaghetti et pain –
  • j’ai manqué de légumes
  • et surtout de fruits
  • (et de fromage)
  • j’ai goûté du saké, du shochu, du whiskey et des bières locales
  • j’ai vu de l’art contemporain (aaah, Yoshitomo Nara !)
  • et des sanctuaires anciens
  • et surtout des cèdres millénaires
  • des mousses d’un vert éclatant
  • mais peu de feuilles rouges d’automne
  • – j’étais un peu trop tôt et trop au sud –
  • j’ai eu une chance incroyable:
  • je n’ai ouvert mon parapluie qu’une seule fois pendant 15 minutes
  • et les températures ont oscillé entre 15 et 25°
  • il pleut pourtant toujours à Yakushima, sauf quand j’y étais
  • je suis tombée amoureuse des onsens, les bains chauds
  • surtout celui dans l’océan à Yakushima
  • et je les regrette déjà
  • je n’ai pas eu de gros ennuis
  • juste quelques contrariétés très mineures
  • – d’ailleurs souvent liées à l’écran tactile de mon appareil photo, qui donc se dérègle facilement –
  • j’ai eu droit à un bavard compulsif dans un train
  • – j’ai dû me pencher ostensiblement sur mon livre pour qu’il se taise, un peu –
  • (et c’était juste la journée où j’ai fait une longue chute de tension)
  • j’ai eu des courbatures aux jambes
  • et j’ai très bien dormi (ces matelas !, ces oreillers !)
  • j’ai juste angoissé pour le départ à cause de la grève des bagagistes
  • et du coup je suis partie avec deux valises, une petite et une grande
  • qui sont évidemment arrivées toutes les deux
  • mais j’ai du coup utilisé le système d’envoi des bagages, le Takkyubin
  • qui s’est révélé très efficace
  • et qui m’a permis d’acheter un peu plus de souvenirs que prévu
  • – des bols en céramique, des ustensiles de cuisine, du thé, du tissu –
  • maintenant il ne me reste plus qu’à surmonter le décalage horaire
  • et digérer toutes mes impressions
  • mais je sais déjà que je suis très heureuse de ce voyage
  • et que je retournerai au Japon dans quelques années

Un récit plus long viendra en son temps, quand j’aurai relu mes notes et trié mes 4000 photos (environ).

Short diary of the week (267)

Lundi: une horrible nuit (sans trop de raisons ou alors mon cerveau souhaite que je sois anxieuse par rapport à mon départ imminent ?), préparer mon passage à la radio, recevoir un mail intitulé: “Information necessary for commencement of travel” – mais où est le traducteur ?, le passage à la radio (c’est enregistré à l’avance – je peux bafouiller comme je veux – mais ça vient assez facilement au final), retour au boulot, un passage à la pharmacie pour des médicaments de vacances, parler avec deux voisines, Doctor Who, Crazy Ex-Girlfriend

Mardi: une nuit où j’ai tenté d’appliquer des techniques de méditation – ce n’était pas parfait mais bien mieux que la nuit précédente, le mail qui fâche, le mail évitant toute confrontation en réponse, rentrer quelques plantes et cuisiner, une nouvelle série: Strangers (produite par ITV) qui se passe à Hong Kong – je crois que ça va me plaire, Crazy Ex-Girlfriend – le meilleur épisode jusqu’à maintenant avec deux superbes chansons (“Textmergency” et “You stupid bitch”)

Mercredi: un peu barbouillée ce matin malgré une assez bonne nuit, mais c’est quoi encore son prénom ?, le mail qui fâche bis, ça promet pour la réunion de ce matin, bon ben j’en suis sortie épuisée et déprimée, mon hypersensibilité a fait que j’ai absorbé toutes les tensions comme une éponge et il me faut une heure ou deux pour m’en débarrasser, partir plus tôt pour aller chez le coiffeur, en ressortir avec une coupe un peu différente et bien plus courte, passer chercher mon cadeau au LIB, chercher de petits contenants à crèmes pour mon voyage et passer chez Uniqlo, cuisiner et puis passer un moment à discuter sur messenger, lire encore un peu avant de m’endormir

Jeudi: une nuit très moyenne – à nouveau – j’espère que c’est la dernière pour longtemps !, la journée où je dois faire une série de choses mais où j’ai amplement le temps, l’adieu aux collègues, et m*** les bagagistes qui s’occupent de mon vol sont en grève à l’aéroport, croiser les doigts pour que ce soit fini pour samedi mais aussi échafauder un plan B, Crazy Ex-Girlfriend

Vendredi: une immense insomnie, faire quelques courses, m’inquiéter pour mes bagages, aller dire au revoir à mon papa, une dernière course chez A.S. Adventure pour acheter des sacs de compression, commencer à faire ma valise, me dire que tout devrait tenir dans le bagage cabine mais ça fait peu pour trois semaines, aucun appétit, Crazy Ex-Girlfriend – deux épisodes

Samedi: une meilleure nuit mais un réveil bien trop tôt: mon chauffeur pensait qu’il devait me conduire à 6h du matin, me rendormir un peu, toujours hésiter à prendre malgré tout une grande valise en plus de la petite, envoyer un message à Brussels Airport où on me garantit que la compagnie s’occupe des bagages elle-même, donc prendre la grande et la petite (je me dis que je peux utiliser le service de livraison des bagages sur place pour ne pas devoir les traîner toutes le deux), toutes ces petites choses à faire avant de partir, me rendre compte que je suis bien crevée…, arrêter ici le short diary de cette semaine

J’ai eu le temps de préparer quelques billets sur mes dernières lectures, je les publierai en cours de route. Pas de récit de voyage en live – je préfère tout écrire à mon retour – mais il y aura des photos (et peut-être même des stories) sur Instagram. A bientôt !

So typical !

J’ai l’art dans ma vie de combiner une excellente organisation à l’avance et les choses de dernière minute, de celles où la deadline m’oblige à agir.

Un exemple typique:

En réservant mon voyage au Japon début juin, j’ai décidé de randonner deux jours, accompagnée par un guide local. Malgré ma collection immense de chaussures, je n’avais plus de paire appropriée à la marche en terrain plus difficile. Mes Pataugas, achetées pour crapahuter dans les ruines d’Angkor, ont mal vieilli et me font désormais mal aux pieds, créant des ampoules sur le côté du pied là où se situe un malencontreux rivet. Et puis elles ne sont pas imperméables. Bref, il me fallait investir dans de vraies chaussures de randonnée, ce que j’ai fait à la mi-juin, me disant que j’aurais tout le temps de les tester cet été et cet automne.

Sauf qu’il a fait chaud, et puis il a plu, et puis j’ai été fort occupée, et puis je n’avais pas envie de me promener seule, et puis… [insérer ici toutes les raisons possibles et inimaginables, surtout les plus tirées par les cheveux]. Je ne les ai donc pas testées jusqu’à ce weekend où je les ai mises…. pour faire du jardinage !

Heureusement tout va bien. Je sens une gêne minime (infinitésimale même) d’un côté mais une chaussette plus épaisse et un peu de crème anti-frottements devraient remédier à cela.

Mais quand même. Je m’en veux un peu !

Est-ce que ce genre de situation vous arrive aussi ?

The travel virus

358-BTBangkok

Bangkok, en route pour de nouvelles aventures – décembre 2014

J’ai toujours aimé voyager, et c’est de famille. Mon papa a attrapé le virus en 1959-60, l’année où il a fait son service militaire au Congo Belge, au moment de l’indépendance. Par la suite, il a épousé ma maman et rencontré mon oncle qui organisait des voyages culturels. Il est devenu guide et partait lors des vacances scolaires. Il avait ses destinations de prédilection: le bloc de l’Est, le désert du Sahara, l’Islande… Ma maman et moi l’avons souvent accompagné lors de ces voyages mais nous avons aussi fait beaucoup de citytrips à trois, en voiture dans les pays voisins, Pays-Bas, Allemagne, France. J’avais un an et demi lors de mon premier voyage en avion – nous avons été aux Canaries. Je le reprendrai la fois suivante à l’âge de 11 ans, pour aller en URSS. Et puis en Hongrie, en Tchécoslovaquie, en Ouzbékistan, à New York et j’en passe.

Une fois adulte, j’ai continué à voyager mais j’étais un peu frustrée: je cherchais des compagnons de voyage que je ne trouvais jamais et je me suis rabattue sur les voyages en groupe: le Guatemala, la Chine, l’Indonésie… J’ai découvert l’Asie avec le second de ces périples – je n’avais pas choisi le pays le plus évident, le Laos, qui sortait à peine d’une longue période troublée et qui s’ouvrait tout doucement au tourisme. Et je suis tombée amoureuse de la région où j’ai continué à aller depuis.

J’ai aimé mes périples en couple (parfois au sein d’un groupe) mais je suis retournée au voyage en groupe une fois à nouveau célibataire, avec l’exception d’un voyage au Cambodge avec une amie – voyage qui était un heureux concours de circonstances. J’ai tout doucement gagné en confiance, notamment grâce à une conversation avec une amie habitant en Thaïlande. Et je me suis lancée: après le circuit en Birmanie, j’ai passé dix jours en Thaïlande, dont six toute seule – j’ai rejoint l’amie en question les quatre autres jours. Et j’ai adoré. Mon plus grand défi à ce jour était de passer trois semaines seule au Japon. Et j’ai adoré. Depuis, j’alterne les types de voyages, gardant les circuits organisés pour des pays plus “difficiles” comme l’Inde et des voyages en solo pour des citytrips ou des destinations plus “faciles” – ou disons, plus organisées.

— ce texte est né quand j’ai souhaité améliorer mon texte de présentation sur mon blog de voyage, et il est devenu bien plus long que prévu. Je me suis donc dit qu’il avait toute sa place ici —

J’ai d’ailleurs un grand projet: j’aimerais raconter les voyages de mon papa même si c’est une entreprise assez titanesque au vu du nombre de diapositives qu’il me faudra trier. Je pense aussi que c’est une manière de parler différemment avec mon papa et peut-être de renouer d’autres liens avec lui, mais j’ai bien peur que sa mémoire soit très fragmentée. J’hésite entre créer un nouveau blog (encore !) ou les publier sur mon blog de voyage où ils ont quelque part leur place, surtout dès que je commence à accompagner. Est-ce que cela vous intéresse ?

Parmi mes grands voyages du passé, il y en a quatre que je n’ai pas encore relatés, parce que je n’ai pas pris de notes mais je pourrais au moins scanner les photos et les publier, avec un texte minimum. Un des quatre, celui en Thaïlande, sera compliqué à raconter vu que j’étais en couple à ce moment là. Avez-vous donc une préférence entre le Guatemala, l’Inde du Sud ou le Vietnam ?

Short diary of the week (247)

Lundi: lire au milieu de la nuit pour cause d’insomnies, râler sur les transports en commun bondés, et donc ça fait trois livres lus à 49%, cette envie de partager mes projets et envies mais ne pas savoir avec qui, une grosse déprime d’après-midi, les restes du barbecue, de la lecture au jardin – mais il fait plus frais aujourd’hui et je dois rentrer plus tôt

Mardi: dans mon rêve mon père et ma mère m’aident à préparer la maison pour le vide-grenier, ce qui me donne une impression bizarre, des transports en commun tout vides aujourd’hui, des disques, un avant-dernier portrait de ville, me lancer dans la réservation de mon prochain voyage, novembre = Japon !!!!, excitée et heureuse d’avoir pris une décision, cela mettra les prochains mois dans une optique plus positive que les précédents (même s’il reste quelques étapes), un curry indo-thaï improvisé – de quoi me nourrir pour trois jours, Anthony Bourdain Parts Unknown à Hong Kong qui sera donc une de mes prochaines destinations, terminer un roman

Mercredi: choisir le prochain roman dès le réveil, les détails de dernière minute, une réunion, de la publication de contenu – du travail fort répétitif, de la lecture au jardin

Jeudi: me dépêcher pour partir avant la pluie, éviter le pire, une réunion, tester le mode méditation pendant celle-ci, encore de la publication en mode répétitif, un peu barbouillée, acheter un livre et du bon fromage, The 100, revoir le tout premier épisode de The Americans

Vendredi: une foule de trucs du vendredi à régler – y compris les trucs reportés depuis plusieurs jours, sentir la tension qui monte lorsque que le payement de mon ticket d’avion est refusé deux fois, sauf que le helpdesk de ma banque me confirme que tout est en ordre de leur côté, à la troisième fois ça passe !, cette tristesse qui m’envahit suite au suicide d’Anthony Bourdain – son charisme et  sa liberté de parole m’ont marquée, terminer un roman au jardin et commencer un autre à l’intérieur parce que ça s’est bien rafraîchi

Samedi: une journée qui ne m’inspire pas vraiment, et du coup avoir du mal à me décider, et donc faire du rangement – au moins ça libère un peu l’esprit, aller chez mon papa – une conversation répétitive et décevante de plus – pourquoi n’arrivons-nous pas à nous parler ?, j’avais pourtant envie de parler de mon voyage et préparé une carte avec mon trajet – sauf qu’il la prise et posée par terre pour regarder plus tard, tondre la pelouse, prendre quelques dernières choses dans la maison paternelle, un début de mal de tête, un plat simple et de la lecture au jardin, terminer un livre décevant et commencer un autre

Dimanche: rédiger quelques comptes-rendus de lecture, le dernier cours de zumba de la saison, m’attaquer aux bambous, de la lecture, une recette de Jamie Oliver qui a l’air basique mais qui est savoureuse, de la lecture, j’arrive maintenant à reconnaître les avions de Ryanair juste au bruit