Short diary of the week (255)

Lundi: j’avais oublié qu’il faisait si chaud au bureau, mais en fin de compte ça va quand même mieux, avoir plein de projets pour le temps que j’ai avant le repas et puis ne rien faire – c’est une constante, de la lecture au jardin

Mardi: toute barbouillée ce matin mais une heure plus tard c’est passé, enfin une température convenable au bureau, tester une nouvelle salade au Delhaize et ne pas aimer la sauce qui a l’air de contenir de l’eau de fleur d’oranger (il n’y en a pas dans la liste d’ingrédients), rentrer et préparer à manger, mon père: “tu dois m’acheter une nouvelle radio, elle ne fonctionne plus” moi: “tu as sans doute de nouveau appuyé sur un mauvais bouton” (comme tous les jours) – et ça m’a énervée, et j’ai mis du temps à me calmer même en lisant au jardin

Mercredi: réveillée en sursaut au milieu d’un rêve stressant, une journée qui se passe, ce besoin de profiter pleinement de l’été et du beau temps, un délicieux cocktail chez LIB servi dans un cactus suivi d’un repas au Yi Chan – le tout en agréable compagnie, de jolis cadeaux d’anniversaire, la nuit tombe déjà bien plus tôt, terminer mon roman, commencer le suivant et avoir du mal à le lâcher alors que j’ai sommeil

Jeudi: travailler à la maison en attendant le technicien pour la machine à laver, il arrive bien à l’heure prévue et remplace deux pièces – heureusement que c’était sous garantie, retourner au boulot, et donc ça me fait trois projets en même temps, recevoir ma commande livres, fouiller dans les vieux albums de mes voyages, des tomates du jardin, commencer de suite un des livres reçus, puis continuer le roman – toujours au jardin

Vendredi: c’est vendredi !, si vous voulez des conseils pratiques pour voyager loin demandez-moi !, les trucs du vendredi, rentrer dans la chaleur, ce soir c’est film: Adieu Mandalay (Midi Z, 2016)

Samedi: vider les dernières choses de la maison paternelle – le vide-maison avait oublié une armoire, les courses, aller chez mon papa, de la lecture, des quesadillas d’après Yotam Ottolenghi, de la lecture

Dimanche: la fraîcheur du matin, une lessive, un stratagème pour sécher le tout dehors sans corde à linge, de la couture: mon second essai de toile est concluant !, de la lecture en déplaçant mon fauteuil pour rester à l’ombre des arbres, un barbecue, de la lecture

Short diary of the week (250)

Lundi: un sommeil relativement convenable mais encore fatiguée, une réunion, encore une semaine très hachée au niveau du travail, mais retrouver quand même un début de continuité, profiter des ventes couplées pour acheter des sous-vêtements et des t-shirts, Parts Unknown au Bhoutan, de la lecture – ou comment je m’attache de plus en plus à ce roman très dense et regrette de ne pas avoir plus de temps pour continuer

Mardi: une bonne nuit, organiser la saison prochaine du grand projet (avez-vous déjà entendu parler de Nauru ?), un drink de départ à la pension dans le jardin du bureau, faire des comptes, trier des disques, lire au jardin, rentrer parce qu’il fait un peu frais et que j’ai envie de voir un épisode de No Reservations (au New Jersey)

Mercredi: réveillée tôt et somnoler un moment, ce mail n’est pas du tout agréable, être distraite et donc ne pas faire ce qui était prévu, trier des disques, encore un coup de fil quelque peu désagréable – vivement le mois d’août que tout cela soit derrière moi, m’inscrire à it’s me – pour une fois que l’administration belge devient facile à utiliser !, des restes, lire au jardin

Jeudi: du tri de cd, les bretelles de cette nouvelle robe tombent constamment, un inventaire très animé, une grosse fatigue, A cook’s tour à Tokyo (quant à regarder tous les docus d’Anthony Bourdain autant commencer par le début), de la lecture au jardin

Vendredi: les trucs du vendredi, de l’organisation pour les projets en cours, commander mes sandales favorites en soldes (dans une autre couleur), et puis c’est le drink de fin de saison de notre service, une agréable après-midi à discuter avec des collègues dans le jardin attenant au bureau, un peu ivre, un repas simple, terminer mon roman au jardin et commencer le suivant

Samedi: une très mauvaise nuit, je suis un peu triste et anxieuse: aujourd’hui le vide-maison vide la maison paternelle, des courses alimentaires de tôt matin, une sieste le matin, aller chez mon papa, une sieste l’après-midi, je me sens enfin un peu mieux, de la lecture, et encore de la lecture

Dimanche: rafraîchir la maison, le retour du vélo devant TBBT S03E09 (où Bernadette accepte de sortir avec Howard), tenter de trouver une solution pour les bretelles de robes qui tombent, ne pas trouver de ruban qui convient et de toutes façons avoir la flemme de coudre des pressions minuscules, de la lecture sous un arbre, de la préparation pour mon voyage au Japon, et donc comparer les guides: le vieux Rough Guide est bien plus complet que le (nouveau) Lonely Planet, quant aux cartes parfois le Guide Bleu est le meilleur, de la lecture, un barbecue, de la lecture, rafraîchir la maison

Short diary of the week (248)

Lundi: cette lassitude du lundi matin, me concentrer sur mon travail, sentir mon énervement monter en flèche et répliquer vertement, des accès de colère que j’aimerais mieux maîtriser, et puis ça dégénère complètement malgré mes excuses, il faut dire que l’adversaire est – disons – spécial, et donc au lieu d’aller voir pour des chaussures de randonnée je rentre chez moi, me voilà à nouveau remplie d’émotions en regardant Parts Unknown à Berlin, et avec les péripéties de la journée ça n’aide pas

Mardi: une nuit tout simplement exécrable, un mail de ma directrice concernant l’affaire et une réponse simple et posée, avancer dans le travail malgré tout, régler deux rendez-vous importants pour le travail et la maison, avoir cette impression que tout s’accélère à nouveau, la vigne en pot dans cette rue a enfin reçu un peu plus de terre pour survivre, de la cuisine d’inspiration japonaise, commencer la seconde saison de The Handmaid’s Tale (et avoir du mal avec la violence), trouver un épisode de No reservations (à Beyrouth) et espérer en trouver d’autres

Mercredi: mais où sont passées toutes les photos d’Instagram ?, la partie pas drôle du tri des cd cubains, avoir le choix entre 1h30 de trajet en transports en commun et 25 minutes en voiture, partir plus tôt pour faire du shopping, résultat: nul pour des chaussures de randonnée mais j’ai trouvé un joli t-shirt, The Handmaid’s Tale, de la lecture

Jeudi: minuit vingt – réveil intempestif et le début d’une très longue insomnie (ça faisait longtemps que je n’avais plus eu ce type-là), oublions donc la voiture et passons du temps dans les transports en commun, une rencontre très agréable, de retour au boulot, des maux de tête, trouver des chaussures de randonnée un jour trop tard pour profiter d’une réduction, une soirée absolument pas productive: m’endormir à moitié devant un vieil épisode de The Americans et ne lire que quelques lignes de mon livre

Vendredi: on ne récupère pas complètement d’une nuit d’insomnies en une nuit mais ça va quand même beaucoup mieux, ce moment de procrastination avant le début de l’écriture, ce moment où le premier jet est écrit et où on se dit que c’est mauvais et qu’il vaut donc mieux le laisser reposer au moins une nuit, apprendre le décès d’un cousin de ma maman à 88 ans, commencer un nouveau projet même si c’est vendredi après-midi,  terminer un livre et commencer un autre, m’endormir très vite

Samedi: l’humeur maussade du samedi matin: j’ai à nouveau une série d’obligations aujourd’hui, tailler une des deux haies en me dépêchant, aller chez mon papa, un rendez-vous reporté d’une heure et demie – ou comment perdre son temps, rencontrer la personne qui videra la maison paternelle, il est 16h – je peux enfin faire des choses pour moi, de la lecture, une envie de film asiatique: Chunking Express (Wong Kar-wai, 1994)

Dimanche: mon ventre a gargouillé une partie de la nuit – bref une mauvaise nuit, hésiter un long moment puis abandonner le modèle prévu pour la couture de la prochaine robe et me tourner vers autre chose, de la lecture, une mini sieste, tenter de trouver une nouvelle série à regarder, abandonner définitivement The Handmaid’s Tale après 20 minutes du troisième épisode, tenter I’m dying up here et ne pas être trop convaincue pour le moment sauf par la bande-son

Comment j’ai vidé la maison de mes parents

couv_comment-jai-videcc81-la-maison-de-mes-parents_zpsmvmlgyp7Lydia Flem, Comment j’ai vidé la maison de mes parents: vu sur le blog de Keisha, je ne pouvais que m’intéresser à ce livre. Je sais que cette tâche immense m’attend un jour pas si éloigné que ça et que cela prendra beaucoup de temps. Mes parents n’ont jamais rien jeté et amassé mille et une choses pendant presque 60 ans de vie dans cette maison. En commençant ma lecture, j’ai été très vite agacée: nous avons ici le combo de “femme juive dont les parents ont été dans les camps de concentration, femme qui est devenue psychanalyste et à tendance freudienne”. Chez moi, cela suffit à faire sonner toutes les alarmes. J’ai cependant continué ma lecture, essayant de passer le plus possible au-delà de ces éléments et en me concentrant sur le vidage en tant que tel de la maison des parents. Lydia Flem raconte ses difficultés, les émotions qui remontent, les objets incongrus que ses parents n’ont pas jetés (ses biberons, par exemple – je me reconnais là – il y en a encore au grenier) mais elle fait également des découvertes. Ses parents n’ont jamais réussi à parler beaucoup des camps de concentration avec elle alors qu’ils ont fait de nombreuses recherches à ce sujet. Elle découvre des lettres et des documents qui l’aident à retracer leur parcours. Elle trouve aussi des tonnes de factures et extraits de compte, y compris ceux du séjour de sa mère à la maternité, lors de sa naissance. Au final, malgré mon agacement préliminaire, ce court récit m’a beaucoup plu par sa sensibilité et son universalité. Chaque enfant sera un jour confronté à la mort de ses parents et beaucoup devront s’atteler à cette difficile réflexion sur la conservation ou pas du passé, de leur passé.