We run the tides

Vendela Vida, We run the tides: Eulabee vit avec ses parents et sa soeur dans une maison de Sea Cliff, sur les côtes brumeuses de San Francisco. L’adolescente passe ses journées à l’école et s’amuse à la plage avec son groupe d’amies, tout particulièrement avec la flamboyante Maria Fabiola. Mais un jour, elle refuse d’appuyer un mensonge de celle-ci (un homme se serait découvert devant elles, dans sa voiture) et la voilà exclue du groupe et même mise à l’écart par toute son école. A ce moment-là, Maria Fabiola disparaît, probablement kidnappée, et toute la communauté est secouée. La vie continue pour Eulabee, et par ses yeux, on comprend mieux la vie d’une jeune adolescente dans les années 1980, ses peurs et ses émotions.

J’avais déjà lu dans un passé lointain deux romans de Vendela Vida, Sans gravité et Soleil de minuit et j’en avais gardé un excellent souvenir. Je ne me souviens plus des histoires mais les ambiances avaient fait impression sur moi. J’ai retrouvé celles-ci dans les premières cinquante pages, et puis c’est retombé, et je n’ai plus trop accroché au milieu du roman. Vendela Vida a cependant l’art d’entrer dans la tête de l’adolescente, comme si elle l’était encore elle-même. De plus, elle parle d’une époque où elle était elle-même ado et moi aussi (nous n’avons qu’un an de différence). J’ai donc adoré retrouver les groupes pop de l’époque que j’aimais aussi. Et elle décrit avec finesse la côte californienne autour de San Francisco, donnant envie d’y aller. Mais j’ai eu un goût de trop peu et je n’ai pas été prise par l’histoire. Peut-être que je devrais me pencher sur d’autres romans de l’auteur ? Ou relire ceux qui m’ont marquée ?

Soleil de minuit

Vendela Vida, Soleil de minuit: un roman qui traînait sur ma PAL depuis trop longtemps, sans raison précise parce que je savais qu’il y avait de grandes chances que je l’apprécie. A la mort de son père, Clarissa, une jeune américaine, apprend qu’il n’est pas son père biologique. Elle part alors à sa recherche et se retrouve en Laponie dans les ambiances nocturnes des journées sans lumière et les aurores boréales. La neige recouvre le paysage et les rivières sont gelées. La justesse des sentiments et la description de la nature donnent à ce roman un ton très particulier, doux-amer mais très beau. Et quand on tourne la dernière page, on en demande plus…