Un voyage au Japon

japonAntoine Piazza, Un voyage au Japon: l’auteur débarque au Japon en février 2007 avec son vélo. Son but est de parcourir l’île de Shikoku, la plus petite des grandes îles de l’archipel, sauvage et montagneuse. Un menu alléchant qui pourrait donner lieu à un magnifique récit. Or, le lecteur, moi en l’occurrence, n’aura retenu du Japon que des passages avec beaucoup de pluie, des trajets sur des routes embouteillées dans le noir, la recherche parfois compliquée d’un hôtel… Je me suis toujours demandée où il était – il n’y a pas de carte dans le livre. Je n’ai pas eu l’impression d’être au Japon, ou si peu, et cette impression est renforcée par un autre procédé: Antoine Piazza passe la moitié du livre à décrire son voyage en Irlande ou son circuit dans les Pyrénées lors du Tour de France. Cela faisait longtemps que je n’avais plus sauté quelques lignes dans un livre – pourtant très court – et c’est la seule raison pour laquelle je l’ai terminé. Et sauter quelques lignes ici veut dire sauter une demi-page à la fois tant les phrases sont longues… Une très grosse déception donc.

Je hais le sport

Je hais le sport, j’ai été traumatisée par des profs de gym qui eux-mêmes étaient frustrés parce qu’ils n’avaient jamais été des stars olympiques et donc se défoulaient contre les moins bons. Moi donc. Je n’ai jamais réussi à faire la roue et à peine le poirier. Aux réunions de parents, le seul prof que voyait ma mère, c’était le prof de gym, pour l’engueuler. Pour dire qu’on ne mettait pas des 8/20 à une bonne élève, que c’était traumatisant de voir du rouge dans un bulletin parsemé de 16 et 18. Et puis cette obligation de jouer au basket ou au volley, avec des ballons trop durs et poussiéreux. Où le prof choisissait deux chefs d’équipe qui tour à tour choisissaient les participants. Qui était choisie en dernier ? Moi. Idéal pour la confiance en soi, surtout quand on n’en a déjà pas beaucoup. Mr Beka, Mme Aechten, si je vous rencontre aujourd’hui, je vous réserve encore une belle engueulade. Pour que vous compreniez le mal que vous m’avez fait.

J’aimais bien le badminton, mais c’était réservé au 3e trimestre, bref à 3-4 semaines sur l’année. J’aimais aussi la natation et l’aérobic ou la danse, mais on ne pratiquait pas ces sports à mon école. Une fois à l’université, je me suis inscrite à la salle de sport et j’ai un peu joué au badminton. Et après, j’ai suivi quelques cours de danse, contemporaine ou indienne.

Et depuis plus de 5 ans, rien. Je suis une grande difficile, je veux des cours près de la maison et qui soient juste après le travail (pas le vendredi), et pas trop chers, ce qui exclut la salle de sport (où je me sentirais de toutes façons super mal à l’aise avec ces filles et ces mecs super entraînés). La wii fit m’avait semblé une bonne idée mais ça parlait trop et j’ai vite abandonné. Faire quelques exercices prenait trop de temps. Une ou deux fois par an, j’ai fait du vélo, mais avec des résultats souvent catastrophiques. Parce qu’évidemment, ma condition physique est nulle, au point zéro.

A tel point que Coyote m’a ordonné de faire du sport, tout de suite, pour mon bien et ma santé. Le vélo me tente toujours mais la météo ne permet pas d’en faire toute l’année. J’ai finalement commandé hier un vélo d’appartement, suite aux conseils et encouragements d’un ami. Il sera livré jeudi.

J’espère être assidue, m’obliger à pédaler au moins 1/4 d’heure tous les jours (en lisant un bouquin !), plus le w-e. Peut-être aussi perdre les 4-5 kilos qui m’embêtent, m’assurer par la même occasion que je pourrai toujours mettre mes jolies robes l’année prochaine… Et me sentir mieux, il paraît que c’est un excellent antidépresseur !

Et vous, que faites-vous pour être en bonne condition physique ? Avez-vous trouvé la recette miracle ?

The cycling fiasco

Pendant tout le printemps et tout l’été, j’ai eu envie de faire du vélo mais l’occasion ne s’est pas présentée. Hier, il faisait beau et diane a réussi à me convaincre de sortir pour une ballade. J’enfourche mon vélo, tout va bien, il fait beau – bon d’accord, mes pneus se dégonflent très vite mais ça va. Nous rejoignons vite les champs, et puis là, première montée. Je peine mais j’y arrive. Mon cœur bat à tout rompre. Mais peu importe, voilà une belle descente. Je pense que ça va aller. Mais il vaut mieux faire demi-tour, après un quart d’heure. Et puis là, évidemment, une nouvelle montée, je n’y arrive pas. Je descends de mon vélo et continue à pied. diane s’ennuie à m’attendre. Je fais encore un effort, mais c’est un faux plat. Je redescends. Mais même à pied je n’y arrive plus. Je n’arrive plus à respirer, je dois m’arrêter, et évidemment je fonds en larmes de frustration. Ma condition physique est vraiment catastrophique, à un point même que je n’arrivais pas à imaginer. Je me calme un peu et les derniers 500 mètres sont plus ou moins plats. Je rentre et m’écroule, trempée de sueur et en ayant mal au cœur. Demain, je vais porter mon vélo chez le réparateur. J’espère que ma prochaine expérience sera meilleure. La météo par contre risque de me jouer des tours. Peut-être dois-je envisager l’achat d’un vélo d’appartement pour me refaire une condition pendant l’hiver ?