Short diary of the week (300)

Lundi: wow: 300 !, de la Roumanie, une journée qui se passe, mettre de nouveaux livres sur la liseuse, faire des photos des nouveaux vêtements, trop froid pour rester dehors, deux épisodes de Buffy

Mardi: être consternifiée (oui, avec emphase) à propos de la bêtise de certaines personnes, du rangement de fichiers d’ordinateur, charger l’appareil photo, deux épisodes de Buffy, une grosse crise de larmes

Mercredi: on peut pas dire que l’ambiance soit des meilleures, ce sentiment d’être des choses inutiles dont on veut se débarrasser, quelques soucis de digestion, un repas simple, préparer mon sac, Buffy

Jeudi: une très mauvaise nuit, tout ça parce que j’avais peur de ne pas entendre le réveil, Gare Centrale – Centraal Station mais deux heures vingt plus tard, un city trip à La Haye donc, de l’art contemporain au milieu de la campagne, un repas indonésien

Vendredi : un excellent petit-déjeuner, un tram vers Delft, une longue ballade entre les canaux et les vieilles maisons, une excursion en bateau pour reposer les pieds, une pause, un bon repas avec un bon vin

Samedi: me préparer à mon aise, des œufs benedict, un panorama à l’ancienne, marcher, de superbes photos, du genièvre, l’arrivée de la pluie, de la cuisine fusion asiatique

Dimanche: profiter du petit-déjeuner en attendant le soleil, aller à la plage, ne pas aimer les constructions anarchiques, retourner dans le centre et décider de prendre un train plus tôt, arriver à la gare pour le train précédent (moi et ma panique de rater mon train…), un métro bondé de fans du vélo, apprendre le décès de la chatte des voisins, un repas simple mais savoureux, Buffy, crevée mais contente de ce court séjour qui m’a changé les idées

Riding the iron rooster

Paul Theroux, Riding the iron rooster: au milieu des années 1980, Paul Theroux – connu de ses récits sur Inde notamment – embarque dans le train à Londres pour un grand voyage qui le mènera en Chine qu’il traversera de part en part, toujours en train. Les débuts du récit sont laborieux: Theroux fait partie d’un groupe de touristes de diverses nationalités et passe son temps à les critiquer lors du voyage qui traverse l’Europe, puis dans le Transsibérien. Son négativisme a lourdement pesé sur ma lecture, que j’ai failli abandonner. Mais une fois arrivé à Shanghai, il commence à voyager seul, enfin presque. Le régime communiste lui flanque un acolyte pour le surveiller et « mieux le guider ». Cet homme est heureusement fort effacé et Theroux sillonne la Chine, prenant les vieux trains à vapeur et visitant les différentes provinces, du Xinjiang au Yunnan en passant par la Mandchourie. Il décrit une Chine marquée par la révolution culturelle – il pose d’ailleurs beaucoup de questions à ce sujet aux habitants et cette partie est passionnante. Il va dans les villes et les campagnes et ressent fortement le besoin de développement économique et de libertés des Chinois. A un moment, de guerre lasse, son « guide » le laisse tomber et Theroux voyage seul, beaucoup plus libre de ses mouvements. Dans le dernier chapitre du livre, il découvre même le Tibet et le récit devient parfois quasi hallucinant. En résumé, ce livre commence très mal mais s’améliore au cours des pages et propose un portrait de la Chine à une époque précise. Je ne suis pas sûre par contre que Paul Theroux soit quelqu’un de très agréable à vivre !

Challenge PAL de vacances: un livre avec un animal dans le titre

Impressions of Paris (III)

Paris

Un dernier jour à Paris. Le réveil est encore plus difficile que celui du samedi. J’ai du mal à marcher à cause des courbatures aux mollets mais ça se détend vite. Pas de but précis aujourd’hui, la météo n’a pas l’air très clémente. Malena me propose d’aller à la place des Vosges.

Chargée de tous mes sacs (en plus des bitters, j’ai également deux bouteilles de liqueurs de chez Giffard, achetées par la maman de Malena à l’usine d’Angers – Banane du Brésil et Ginger of the Indies), nous prenons le train puis le métro. Arrivée dans ce quartier touristique que je ne connais que de nom. Pas mal de monde déjà et quelques gouttes de pluie. Je ne sortirai pas mon iPad pour faire des photos. Promenade tout autour de la place des Vosges, protégée par l’arcade. Les galeries d’art ne m’inspirent pas trop, j’y vois un certain étalage de richesse qui m’incommode. Par contre, le magasin de thés De Damman nous attire et nous achetons des thés parfumés, Bali pour Malena, Earl Grey de printemps au thé vert pour moi. Le sachet parfumera tout mon retour dans le train.

Une brasserie pour un dernier repas ensemble, une dernière occasion de se raconter plein de choses. Et puis un départ vers la gare. Un seul Thalys sur le quai, cela ne peut être que celui pour Bruxelles et donc je m’y dirige avant l’annonce officielle. J’aurai finalement deux sièges pour moi, ce qui rend le voyage bien plus confortable.

La pluie se met à tomber à verse (comme en septembre) et je regarde le paysage défiler. Les champs couverts de fleurs jaunes fluorescentes sont magnifiques mais je n’arrive pas à capter l’effet en photo. Ce w-e a été passionnant et m’a nourri d’une nouvelle énergie, comparable au jaune des fleurs. Merci à Kleo, Shermane et Malena et à bientôt ! A Bruxelles ou Paris !

Paris

The great railway bazaar

9780141189147Paul Theroux, The great railway bazaar: quand on est dans un pays précis, autant lire un livre qui en parle ! En 1973, Paul Theroux embarque à la gare Victoria de Londres un long voyage: il a en effet décidé de rejoindre l’Asie en train et de rentrer par le même moyen. C’était encore possible à l’époque, la route n’était pas encore fermée, et chaque pays ou presque jusqu’au Vietnam possédait des voies ferrées. Il prend d’abord l’Orient Express dont l’heure de gloire est déjà révolue depuis longtemps, puis des trains turcs, iraniens, indiens, birmans, vietnamiens, japonais et enfin le Transsibérien. J’ai trouvé ses descriptions assez froides, il rencontre surtout d’autres Occidentaux, son humour est très British (alors qu’il est Américain) et j’ai très peu accroché. Il voyage à la grande époque des pérégrinations hippies mais il n’en parle que peu. Je peux comprendre qu’il veuille les éviter mais il évite beaucoup de monde, les locaux y compris. Oui, c’était intéressant de lire la partie sur les trains birmans tant que j’étais sur place, mais j’ai été déçue par ce récit pourtant considéré comme un classique.

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