My Darling Clementine dress

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Quand Gretchen Hirsch a sorti le patron de robe B6380 pour Butterick, je suis immédiatement tombée amoureuse de sa coupe très années 40. J’avais déjà tenté une robe similaire mais cela a été un fiasco total et je ne l’ai jamais reprise pour la mettre à ma taille. Je n’ai pas acheté le patron de suite mais j’ai eu des échos de Gasparde: il était fort compliqué à ajuster convenablement et elle l’avait abandonné. Elle me l’a donc prêté et j’ai tracé en novembre la taille 16 se rétrécissant en taille 14 à partir de la poitrine, modifiant déjà une moitié de dos pour faire un test. J’ai cousu une première toile qui ne m’allait pas du tout: la moitié de dos non adaptée était trop bouffante, surtout en coton; l’autre moitié où j’avais transformé les fronces en pinces était clairement une meilleure idée tout en étant toujours trop grande. Je flottais dans la partie supérieure du devant comme je m’en doutais. C’est souvent le cas, j’ai une petite poitrine en disproportion totale avec ma taille qui s’épaissit avec l’âge. J’ai donc mis plein d’épingles partout et j’ai tout abandonné pour coudre autre chose.

J’ai repris le projet en janvier et j’ai retracé le dos, diminuant sérieusement sa largeur, m’inspirant du patron de ma robe fétiche. Pour le devant, j’ai également diminué l’ampleur de la partie haute du buste en faisant deux plis dans mon patron en papier. Enfin, j’ai les épaules un peu tombantes et j’ai donc adapté la hauteur du patron du buste avant et arrière. J’ai cousu une seconde toile, changeant par la même occasion la marche à suivre pour coudre une belle pointe: au lieu de coudre ensemble les deux parties supérieures dans un premier temps, puis de les coudre à la partie inférieure, j’ai cousu chacune des parties supérieures au bas, les attachant ensemble par la suite. C’est bien plus aisé et cela permet de faire une jolie pointe.

J’ai eu de la chance: cette seconde toile résolvait tous les problèmes en une fois ! C’est là que ma paresse a frappé: le patron demande de coudre une doublure mais je me suis demandée si une parementure ne suffirait pas. J’ai fait une enquête sur le groupe FB de Gertie et même si les réponses étaient partagées, cela semblait possible. J’avais également lu que plusieurs couturières trouvaient les manches un peu trop froncées et bouffantes et j’ai réduit cela de moitié environ. Je me suis donc attaquée à la couture, choisissant un tissu de chez Timeless Treasures (« Puttin’ on the Ritz ») acheté chez Kawaii Fabrics à Hong Kong (les prix sont attractifs mais j’ai dû payer les frais de douane, ce qui fait que le tissu coûte autant qu’en Europe).

Les deux toiles m’ont bien aidées pour la couture de la robe définitive et je n’ai rencontré aucun souci. Au final, je suis satisfaite de ma robe et je compte bien en coudre d’autres sur le même modèle, avec toutes les modifications. Je rallongerais juste un peu la jupe. Les photos d’intérieur sont un peu tristes (et parfois même un peu floues – je n’ai pas beaucoup de recul) mais bientôt, je pourrai retourner en prendre dans le jardin ! Quant au nom, c’est la couleur orange / corail qui m’a inspirée ainsi que mon amour pour les westerns. Il se peut d’ailleurs que j’aie créé un cocktail portant le même nom récemment.

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The Sailing Geishas dress

Quand je souhaite avoir rapidement une nouvelle robe, je me tourne toujours vers des patrons déjà testés, comme celui de cette robe Burda (modèle 121 de novembre 2012) qui, à force de transformations, ne ressemble plus du tout à l’original. J’ai une fois de plus modifié l’encolure, m’inspirant de la jolie robe rouge de Mrs Maisel. J’ai retracé le patron un peu au hasard et pendant toute ma couture, j’ai craint qu’il ne soit trop décolleté vers le bas et qu’il montre les bretelles de mon soutien-gorge. Ce n’est pas le cas mais pour la prochaine, je pense quand même le diminuer un peu en largeur.

Juste avant de coudre cette robe, j’avais décalqué le patron du modèle B6380 de Gertie et je me suis dit que c’était l’occasion de l’essayer vu que ma toile du haut de ce modèle était tout simplement catastrophique et que je mettrais du temps à le réaliser (spoiler: ça s’est plus ou moins arrangé entre temps et c’est le prochain patron que je vais coudre).

Le tissu est « Geisha Scenic » de Timeless Treasures, que j’avais acheté l’année passée en soldes chez Stop of Zolder, un webshop belge au service très rapide et agréable.

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The Japanese cranes dress

The Japanese cranes dress

L’année passée, j’avais cousu pour la première fois le modèle Simplicity 2217 avec un joli tissu à chrysantèmes ramené de Bangkok, The Chrysanthemum dress. Chaque fois que je l’ai essayée, j’ai trouvé qu’elle serrait un peu à la taille et je me suis dit que je perdrait bien les deux centimètres de trop. Sauf que ce n’est toujours pas arrivé. J’ai donc cousu une nouvelle version en rajoutant deux centimètres à la taille ! (Pour la petite histoire, la nouvelle robe serrait aussi un peu à la taille pendant les premières heures mais par la suite, le tissu s’est donné et elle est devenue très confortable – je devrais donc essayer de remettre la robe à chrysanthèmes).

The Japanese cranes dress

Je n’ai rien à redire sur la construction: le corsage demande de nombreuses étapes mais aucune n’est bien compliquée si on suit les explications illustrées. Quant au tissu, il s’agit de « Kabuki cranes », créé par Chong-a Hwang pour Timeless Treasures en 2014. Je l’avais acheté chez Rijs Textiles, un magasin hollandais qui vendait le tissu de jersey en polyester que je cherchais pour coudre un jupon. Ce n’était donc pas un achat bien réfléchi mais un achat pour compléter un autre achat (ça se passe souvent comme ça). C’est un coton de très belle qualité, qui passe en machine sans souci (trois fois déjà) et facile à coudre; il se trouve peut-être encore sur le net (il ne se vend plus chez Rijs Textiles).

The Japanese cranes dress

La séance photo a été un peu bizarre: j’avais demandé à Vincent de prendre des photos là où on range tous les disques au travail, et puis son chef est arrivé. Cela ne l’a pas dérangé, il a même donné quelques conseils !