Postcards of Paris (I)

Arriver à Paris et dépasser toutes les files parce que j’avais déjà un ticket de métro / Sortir à Alma-Marceau et prendre la photo cliché.

Paris - 2014

C’était une belle journée d’automne et je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai imité les touristes japonais et sorti mon iPad pour prendre la Tour Eiffel en photo, avec la Seine qui coulait tranquillement en avant-plan. J’aurais pu emprunter le pont de l’Alma mais pourquoi m’imposer les voitures alors qu’il y a une passerelle piétonne un peu plus loin. Les premiers vendeurs de cadenas s’installaient déjà mais je ne fais plus partie du public cible.

Une paroi en verre, et derrière, une végétation luxuriante. Des plantes d’ombre essentiellement, des euphorbes et de grandes herbes. La rivière qui mène aux salles d’expositions. Enfin voir tous ces objets de la culture tiki, reconnaître même un de mes livres dans une vitrine. Traverser le musée en passant par la Polynésie et rejoindre l’exposition « Tatoueurs tatoués ». Je n’y suis pas restée longtemps, tout était trop serré, trop peu aéré. Autant garder intact le souvenir de l’exposition de Bruxelles.

Paris - 2014

J’espérais trouver des mugs tiki, mais non… et l’idée de porter pendant deux jours un catalogue de 5kg me décourage.

Installée à la terrasse du restaurant, j’ai une belle vue sur la végétation. La vinaigrette au tamarin de ma salade m’emmène en Asie. Un moment dont je profite intensément – les températures agréables et le cadre jouent en ma faveur. Une nouveauté pour moi qui n’aimait pas manger seule.

Et pourquoi pas prendre le bus ? Traverser plusieurs arrondissement pour me retrouver à la tour Montparnasse. Chercher l’entrée de ce parc que je vois au-dessus de la gare. Un parc fort peu agréable en fin de compte, un peu glauque même, dont je ne trouve que difficilement la sortie.

Une impasse. Une exposition photos de William Eggleston que j’avais découvert à une Documenta. Un voyage dans l’Amérique profonde. Écouter les commentaires d’un couple sur la composition des photos. Un moment trop court, un espace trop petit par rapport à mes envies démesurées de voir son œuvre. Mais le plaisir quand même d’avoir pu en admirer un tout petit bout. (à suivre)

Potions of the Caribbean

Jeff Berry, Beachbum Berry’s potions of the Caribbean. 500 years of tropical drinks and the people behind them: Jeff Berry est connu pour ses divers livres sur les cocktails tiki, qui me servent très souvent pour découvrir de nouveaux breuvages à l’apéro. Avec celui-ci, édité en grand format, il retrace l’histoire des Caraïbes depuis l’arrivée de Christophe Colomb sous l’angle des boissons. Il parle des modes du tourisme, d’abord à Cuba, puis ailleurs et donc des barmen célèbres qui ont inventé des classiques comme le Mojito, le Cuba Libre ou le Daiquiri. Le livre comporte plus de 70 recettes ainsi que leur histoire. Le but caché (ou pas) de l’auteur est de démontrer le lien entre ces cocktails des Caraïbes et les cocktails tiki créé par Trader’s Vic et Don The Beachcomber’s. Le livre est magnifiquement illustré avec des photos d’époque et des affiches et menus de cocktails. C’est un vrai plaisir de le lire et une mine d’informations.

(J’ai acheté mon exemplaire sur l’amazon américain, ne le trouvant pas en Europe. J’ai eu la chance de ne pas payer de frais de douane.)

The Hawaiian shirt

Après la robe turquoise, je me suis lancée dans la fabrication d’une robe en tissu à flamants roses. Elle est terminée mais je devrais encore bricoler une ceinture ou en acheter une et faire les photos pour vous la présenter. J’ai entamé ensuite une chemise hawaïenne pour Monsieur: cela fait quelques années qu’il en cherche une mais celles du commerce sont toutes trop grandes. Comme j’ai trouvé le tissu idéal, je me suis dit que je pourrais en coudre une.

J’ai acheté cinq mètre de tissu noir à motifs exotiques au marché russe de Phnom Penh (il m’en reste donc pour une robe) pour un tout petit prix (2$ le mètre). Après quelques recherches à propos du nom imprimé dans les bords, j’ai découvert que Tori Richards est un magasin connu pour la vente de vêtements hawaïens. Comment ce tissu s’est retrouvé au marché de PP, c’est un mystère (quoique j’ai une idée: il y a des chances qu’il est produit au Cambodge et que c’est du rebut ou qu’il n’a pas la qualité voulue).

Comme patron, j’avais profité de soldes Butterick pour commander celui de la chemise M2149. Au déballage, il m’a bien déçu: les manches sont immenses en largeur (vraiment immenses) et il n’y a pas d’empiècement dos. La taille (S) par contre est parfaite. Le Burda du mois d’avril propose une chemise d’homme qui a cet empiècement dos, mais pas le col ouvert. Bref, qu’est-ce que j’ai fait ? Du Frankenparttern (ça devient ma marque de fabrique) ! J’ai combiné les pièces qui me plaisaient dans l’un avec celles de l’autre. Cela m’a demandé une certaine réflexion et l’aide de ma prof au cours de couture mais finalement, à la réalisation, tout s’est bien mis sauf une pièce de col trop grande. Je n’ai eu aucun souci en cours de route et voilà le résultat ! Un homme content qui a choisi tous les accessoires pour vous la montrer !

Jungle bird

Un cocktail tiki issu d’Intoxica de Jeff Berry, le Jungle Bird. J’hésite toujours à rajouter du sirop de sucre mais dans ce cas-ci, c’est vraiment nécessaire pour contrebalancer l’amertume du Campari. La recette:

  • 1/4 ounce Campari
  • 1/2 ounce de jus de citron vert
  • 1/2 ounce de sirop de sucre
  • 4 ounces de jus d’ananas
  • 1 1/2 ounce de rhum ambré jamaïcain, remplacé ici par du rhum agricole ambré

Asia in Paris

Le thème principal de ce citytrip à Paris aura été l’Asie. Ce n’était pas vraiment prémédité mais ce n’est pas étonnant quand on connait notre passion pour ce continent. Avec une touche d’Océanie et de tiki pour compléter le tout.

Etape 1: le Japon. A peine arrivés (en retard, notre Thalys étant resté coincé plus de 20 minutes en rase campagne), il était l’heure de manger. Pas de connexion internet mais un vague souvenir qu’il y avait un bon restaurant japonais près de l’hôtel, restaurant renseigné par François Simon sur son blog. J’avais complètement oublié l’adresse, mais pas diane avait retenu que c’était dans la même rue que la rédaction du Mad Movies ! Hotaru, donc, rue Rodier 18, 9e. Quand nous arrivons, il n’y a encore personne mais le resto se remplira vite. Nous sommes accueillis en japonais (et en français). La carte comporte plein de bonnes choses: diane opte pour des California rolls, moi, pour la formule du midi qui comprend deux petites entrées (du saumon mariné avec  des algues et des pleurotes marinées), un plat au choix (des sashimis), du riz et une soupe. Nous accompagnons le tout d’une Kirin et d’une Sapporo – les autres bières à la carte étaient de la Kwak et de la Faro !

Statues Khmères et œuvre contemporaine du pakistanais Rashid Rana

Etape 2: toute l’Asie. Je rêvais depuis des années d’aller au Musée Guimet ! Trop grand pour tout visiter en une fois, nous nous sommes concentrés sur certaines régions: l’Asie du Sud-Est, le Tibet et le Japon. J’ai des sentiments assez partagés par rapport aux collections cambodgiennes. Si vous n’avez jamais été dans ce pays, ça vaut la peine de visiter le musée. Dans mon cas, j’ai éprouvé une certaine tristesse de voir ces bas-reliefs et statues arrachés, sciés, découpés des monuments, à une époque où régnait le colonialisme et le non-respect des populations locales. L’exemple du Banteay Srey (un des ensembles du site d’Angkor) est tout particulièrement prenant: sur place, il paraissait pillé, violé, et les Khmers n’ont pas l’argent pour créer des copies des parties volées comme la fresque du Parthénon. On pourra me rétorquer que c’est par esprit de conservation, que cela aurait de toutes façons disparu. Peut-être. Mais à ce point-là ? Malgré cela, il s’agit d’un magnifique musée dans lequel je reviendrai avec plaisir.

Etape 3: Asie du Sud-Est. Ou notre repas dans le restaurant du musée Guimet: curry thaï et assortiment de petits plats asiatiques.

honte sur moi, j’aurais dû faire un effort vestimentaire…

Etape 4: Asie du Sud-Est. En cherchant « Paris insolite » sur Google, je suis tombée sur un site qui parlait du jardin tropical du Bois de Vincennes, parc plus ou moins laissé à l’abandon qui avait accueilli l’exposition coloniale de 1907 mais aussi un centre de recherche en agronomie tropicale (plus d’infos sur ce site). Il est situé aux limites de Paris, à Nogent sur Marne mais une station du RER est toute proche. L’endroit tentait Stella Polaris et nous nous sommes donc retrouvés là pour une promenade bien agréable et quelques photos. Le lieu est un peu décevant, fort petit finalement et les anciens pavillons trop délabrés pour qu’on puisse les visiter. Mais je dirais qu’il y a du potentiel !

Etape 5: la Chine. Nous avions envie de boire un verre au China, décrit comme « palais colonial » mais nous étions trop tôt. Je retiens l’adresse pour une prochaine fois. (50, rue de Charenton, 12e).

Etape 6: j’insère ici la visite de l’atelier de Gustave Moreau, situé à deux pas de notre hôtel. Peu de rapports avec l’Asie même si les fines arabesques de son trait pourraient faire penser à certaines découpes orientales ou khmères. Cette belle et grande maison privée donne une image assez précise de la vie quotidienne d’une famille aisée pendant la seconde moitié du 19e siècle et d’un atelier d’artiste. Y sont regroupées un grand nombre d’études et d’œuvres (inachevées), pendues dans chaque recoin comme cela se faisait à l’époque. Petite fille, j’avais été fascinée par ses peintures et je le suis toujours.

Maurice n’est pas rassuré auprès de ce masque d’une île du Pacifique

Etape 7: Asie et Océanie. Une autre des raisons principales de cette visite à Paris était le musée des arts premiers du quai Branly dont rien que le mur végétal me tentait depuis des années. Le bâtiment conçu par Jean Nouvel est immense mais semble flotter sur un jardin qui se laisse découvrir par morceaux, au détour d’un parterre de joncs ou de bambous. A la recherche de tikis, nous sommes partis à la découverte de la partie sur l’Océanie, regroupant de nombreux objets rituels et usuels des îles du Pacifique. Commençant à fatiguer, nous avons plus ou moins survolé la partie asiatique même si les nombreux costumes des minorités ethniques du sud-est asiatique sont fascinants. L’Afrique et les Amériques seront un but pour une prochaine visite car ce musée foisonnant vaut vraiment la peine de s’y attarder. La muséographie est agréable, alternant différents types d’objets, images et sons. Vers 14 heures finalement, nous nous sommes dirigés vers le café-restaurant du musée pour y manger un plat africain pour diane et un plat français – le seul du voyage -, une salade niçoise, pour moi, le tout avec une belle vue sur la Tour Eiffel qui donnait le vertige à mon homme juste à la voir…

le jardin japonais, avec deux intrus

Etape 8: Japon et Chine. Il ne nous restait que peu de temps avant de prendre notre train mais nous étions à proximité des Galeries du Panthéon Bouddhique regroupant les collections de statues ramenées par Emile Guimet lors de ses voyages en Chine et au Japon. Je me rends compte que ces styles de statuaire ne me plaisent/parlent pas trop, moi qui suis habituée à des Bouddhas thaïs et khmers, au formes beaucoup plus douces et élancées. Mais peu importe, le but principal de la visite était pour moi le petit jardin japonais caché à l’arrière du musée, un dernier moment de calme et de sérénité avant de rentrer à la maison et plein d’idées pour mon jardin.

Paris: shopping

Un des buts de notre citytrip à Paris était le shopping, mais pas n’importe lequel ! J’avais fait une liste d’adresses bien précise, reprenant les desiderata de chacun et noté le tout sur une carte de la ville, ce qui a grandement facilité la tâche.

diane m’avait déjà souvent parlé d’Un regard moderne, en décrivant cette librairie comme une vraie caverne d’Ali-Baba. Des livres, et encore des livres encombrent deux toutes petites pièces, du sol au plafond. Dès qu’un livre dépasse, il fait office de nouvelle étagère pour cinq autres. Quand on entre là, on a peur que tout s’écroule comme un château de cartes, qu’on meure sous une pile de livres et qu’on ne nous retrouve plus jamais. Le patron, invisible quand on rentre, est juché au fond du magasin et connaît son stock sur le bout des doigts. A partir de quelques questions, il propose assez judicieusement des livres qui vont plaire au client. C’est surtout diane qui a trouvé son bonheur (même s’il fait le mien aussi), moi, j’ai été un peu découragée / intimidée de chercher et je regrette finalement de ne pas avoir acheté un livre sur la surf culture. Bilan des achats: Trevor Brown’s Alice, Ranpo Panorama de Suehiro Maruo, Hula. Vintage Hawaiian Graphics (dans la série Icons chez Taschen), Tiki Art Now, vol. 2 et 3, Gloeden, Plüschow, Galdi. Aktphotographien um 1900 (photographies de nus masculins), 666 Photography. Virgin queens and high-camp divas, photos de Gayla Partridge.

Eddy, au milieu des livres – pourvu qu’il ne fasse rien tomber !

Autre lieu indispensable pour la santé mentale de diane: Movie 2000, qui par le plus grand des hasards se trouvait à 2 minutes à pied de notre hôtel. Bonne raison donc pour y passer plusieurs fois ! Magasin lié à Mad Movies, c’est le lieu idéal pour trouver films en tous genres, enfin plutôt du genre fantastique, horreur ou nanar. Avec en prime, les clients réguliers qui traînent toute la journée dans le magasin et récitent réplique de film sur réplique. Je me croyais dans Clerks ou Be Kind, Rewind. Juste pour ça, j’ai attendu diane pendant son choix… Dans son panier: Italie à main armée. Le meilleur du polar italien (Brigade spéciale, La rançon de la peur et Rue de la violence), Forbidden zone, Plaga zombie zona mutante, Dita Von Teese glamour, Vampyres, Salvage, Plague town, La sorcière sanglante, Nue pour l’assassin, L’étrange vice de Mme Wardh, Toutes les couleurs du vice.

Après une visite très fructueuse cet hiver chez Born Bad Exotica, il était indispensable d’y retourner. Période de soldes oblige, je n’ai pas trouvé beaucoup de vêtements à ma taille, juste une petite robe noire très Mad Men pour l’hiver et une robe d’été en tissu à grandes fleurs d’hibiscus. Un petit sac à main rouge complète le tout. Les essais de diane ont été plus fructueux: deux chemises à carreaux Ben Sherman et deux chemises rockabilly. Nous avons complété le tout par deux verres tiki et deux livres, un sur l’histoire du burlesque, l’autre sur des « hula boys and girls » (Striptease from gaslight to spotlight de Jessica Glasscock et Hula girls & Surfer boys 1870-1940 de Mark Blackburn)

Notre chemin a également croisé la librairie japonaise Junku, dont Armalite m’avait parlé. Nous avons eu une envie démesurée de tout acheter mais je me suis finalement limitée à un roman/récit de voyage d’un cuisinier français à Tokyo (Philippe Delacourcelle, Le goût du Japon). Nous venions en fait de la galerie Au bonheur du jour où étaient exposées des photos de nus masculins assez anciennes mais c’était le catalogue de l’exposition passée sur les maisons-closes qui m’y avait attirée (décrit par Mina Pyro).

Un voyage à Paris sans aller aux Galeries Lafayette n’est pas un voyage réussi. Et comme elles se trouvaient à un quart d’heure à pied de notre hôtel, en descente en plus, cela aurait été idiot de pas y mettre les pieds. Juste avant leur entrée, un magasin André dont les chaussures me tentaient bien en voyant leurs photos sur différents blogs. Résultat: deux paires à hauts talons, très soldées: des salomé grises à bord bleu et des babies bleu électriques à découpes sur le côté (de la collection Jeune et Jolie – je me dis juste qu’à l’âge où je lisais le magazine, je n’aurais jamais mis des chaussures aussi hautes !). Un rapide tour ensuite au rayon chaussures des Galeries, puis via French Connection (misère, leurs jupes et robes sont toujours aussi courtes), nous sommes monté à l’espace bagages… pour y acheter une valise, soldée elle aussi et bien utile pour ramener notre butin !

De même, un passage par les Champs-Elysées est toujours utile pour aller chez Séphora, surtout quand on sait que c’est ouvert en moyenne jusque minuit ! Un crayon vert à yeux et un rouge à lèvre rose pailleté MAC ainsi qu’une palette d’ombres à paupières aux couleurs vives Urban Decay ont rejoint ma collection toujours grandissante de maquillage.

Blue Hawaii, Paradise Standard, Big Daddy, Sum and Substance

Un titre qui ne vous dit sans doute rien à moins d’être amateur en la matière ! Mes plus anciens lecteurs connaissent sans doute déjà mon amour des jardins et de leur aménagement (voici ce que j’avais fait dans la cour de la maison précédente).  Celui de notre nouvelle maison est un grand rectangle vide, ouvert à toutes les possibilités. La seule photo d’avant date de cet hiver, sous la neige et on y voit encore à gauche la haie de thuyas qui a été remplacée par du lierre.

Nous nous sommes décidés pour une atmosphère tiki, exotique (un jardin japonais sera aménagé sur les 2m² à l’avant de la maison) et les plans sont en bonne voie (la version ci-dessous est provisoire et donne une idée de la structure, pas vraiment des plantations).

La cabane du fond vient de disparaître, ce qui agrandit notre espace et permettra de créer une petite zone (en noir) pour cultiver quelques légumes. Un deuxième bac potager sera aménagé près de la maison, là où il y a le plus de soleil. Les plantations seront aménagées autour de deux cercles séparés très probablement par un point d’eau long et fin, traversé par un petit pont. Ou, si c’est trop cher à réaliser, par un petit étang préconstruit dans le cercle du fond du jardin. Cette zone est aussi réservée à un espace où mettre nos sièges en fin d’après-midi pour profiter des derniers rayons de soleil. Au bord de celle-ci, j’aimerais installer quelques palmiers et bananiers. Je suis à la recherche d’une grande statue tiki mais ce n’est pas facile. La production est généralement américaine et je n’ose pas imaginer les frais de transport d’un totem d’un mètre cinquante. J’ai trouvé quelques adresses en France mais je n’ai pas encore eu l’occasion de contacter les sculpteurs en question. Si vous avez une idée, dites-le moi ! Le mur du fond sera caché par des bambous et l’autre coin occupé par un fatsia japonica aux feuilles très découpées.

le jardin hier soir

Comme c’était la foire des jardins ce w-e à l’Hippodrome de Boisfort, je n’ai pas pu résister. Plein de plantes m’appelaient: « achète-moi, achète-moi » mais je me suis limitée. J’ai tout d’abord choisi une série de plantes d’ombre pour le parterre le plus proche de la terrasse, ce qui a été facile… j’avais une idée assez claire de ce que je voulais y planter. Un sureau au feuilles pourpres et fleurs roses (sambucus nigra black beauty gerda) forme l’attraction principale, il devrait pousser jusqu’à deux mètres, ce qui est la taille idéale pour un petit jardin. Il est accompagné de Blue Hawaii, Paradise Standard, Big Daddy et Sum & Substance, quatre variétés d’hostas qui offrent un feuillage aux couleurs variées et à l’esprit exotique. Dans le fond, un cimicifuga devrait dans quelques années produire des belles fleurs blanches en forme de cierge à la fin de l’été et un astilbe aux fines fleurs roses devrait donner de la couleur pendant quelques semaines encore. Nous avons donc passé notre dimanche à bêcher, ratisser, ajouter du terreau à une terre bien argileuse et gorgée de pluie à cause des averses. L’eau du bain avait une couleur un peu brunâtre après ces durs travaux !

le nouveau parterre qui devrait prendre de l’ampleur

J’ai également acheté des fleurs pour le parterre du côté opposé, au soleil mais la pluie nous a empêché de le créer. Je suis restée dans les tons roses et blancs pour le moment: des digitales blanches, un lupin rose et deux variétés de gaura aux fines fleurs roses pâles ou fuschia. J’essaierai de mettre d’autres couleurs plus flamboyantes plus tard: beaucoup de rouge, un peu d’orange, du violet mais pas de jaune. Le jaune est banni de mon jardin !

Comme quoi, on peut être intéressé par les fleurs dans les cheveux mais aussi par leur culture.

Hell in the Pacific

– 3cl de jus de citron vert frais

– 2cl de liqueur de Marasquin

– 1cl de grenadine

– 6cl de rhum ambré agricole

Mélanger le tout dans un shaker avec des glaçons. Le résultat est ce joli cocktail tiki rouge au goût assez prononcé mais délicieux.

Par la force des choses, diane a pris quelques libertés par rapport à la recette: il faudrait utiliser du rhum Demerara 151 de Guyane mais aucune idée où trouver ça par ici. La recette vient de Beachbum’s Berry Grog Log qui précise de décorer le verre avec des petits drapeaux américains et japonais ! Lui-même s’est inspiré du Myrtle Bank Punch, une recette populaire des années 30.

Pour les fans de cocktails tiki et d’applications pour l’iPhone, il existe maintenant Tiki+.

Si seulement…

Si seulement je parlais allemand et vivais à Munich, j’irais à cette conférence sur la chemise hawaïenne…

Si j’habitais à Heilbronn, j’ira à l’ouverture du bar tiki Hip Island

Si j’étais à Barcelone fin mai, j’irais au Screamin’ festival

Reste une solution: inviter la conférencière ici, ouvrir un bar tiki et organiser un festival !

(infos en partie via Forbidden Paradise)