The first attempt to sew a tiki dress

Tiki dress

Cela faisait très longtemps que je voulais réaliser une robe tiki mais je n’arrivais pas à me décider pour le patron. J’en ai acheté plusieurs, pensant m’inspirer soit du haut, soit du bas mais je n’étais pas convaincue. En mai, quelqu’un du groupe FB We Sew Retro a proposé un sewalong et je me suis lancée. Bien que je n’aime pas les coutures au centre d’un corsage, j’ai choisi le haut de la Sweetheart sundress du livre New book for better sewing de Gretschen Hirsch. Après une première toile qui m’a d’abord laissée perplexe sur l’assemblement des différentes parties (elles étaient à l’envers), je me suis rendue compte que je devrais adapter la taille et passer du 12 au  niveau du ventre à du 8 pour la poitrine. Ce qui s’est fait sans encombres. Pour la jupe, j’ai sélectionné le patron Butterick (de Gertie) B6019 dont j’aime le haut mais qui est très compliqué à réaliser et qui associe plein de petits morceaux de patron alors que justement, je veux le minimum de coutures possibles. En superposant les parties de la jupe à un autre patron récemment réalisé, je me suis rendue compte que je devrais couper la taille 18 – ou comment faire le grand écart des tailles!

Après toutes ces préparations, j’avais toujours des doutes sur le résultat final et j’ai préféré garder mon beau tissu hawaïen japonais pour une réalisation suivante. J’ai donc sélectionné le tissu un peu rêche et un peu transparent que j’avais acheté à Paris, dans un des magasins de coupons du quartier de la Halle Saint-Pierre et il me restait juste assez de voile de coton blanc pour la doublure. La couture en elle-même s’est déroulée sans accroc (la couture d’un toile permet de résoudre beaucoup de questions dès le départ), sauf pour les bretelles que je n’avais pas bien préparées. Les indications sont assez vagues quant à leur position et leur longueur et j’ai un peu galéré. Ce qui se voit. C’est ce qui me dérange le plus dans la réalisation finale: elles sont trop longues et trop au centre sur le devant du corsage. Et je n’aime toujours pas cette couture centrale. Au final, je ne suis pas trop satisfaite de cette robe, je ne suis pas sûre que je la mettrai mais au moins je sais que je peux réutiliser le patron de la jupe pour d’autres réalisations. Reste à trouver un haut adapté pour une robe tiki, avec des coutures princesse ou des pinces. Suite au prochain épisode (probablement au printemps prochain – vu qu’on est déjà au milieu de l’été) !

Une fois de plus, je remercie Carol qui a pris les photos.

Tiki dress

Tiki dress

Tiki dress

Short diary of the week (144)

Lundi: la robe aux toucans et perroquets, deux colis qui m’attendent, du sirop à la fève tonka, une après-midi plutôt molle, l’indécision complète pour les vacances, feuilleter le nouveau livre sur la cuisine birmane et saliver (tout en me disant que les recettes n’ont pas l’air trop compliquées), The Good Wife – le tout dernier épisode à jamais (un peu déçue), The 100, m’endormir triste

Mardi: des rêves que j’aurais aimé prolonger (dans mes rêves je trouve l’homme idéal…), pluie ou pas pluie ?, de nouvelles salades au supermarché, The 100 – deux épisodes, terminer un livre et commencer le suivant – même pour quelques pages

Mercredi: le genre de météo où se pose la question “bas ou pas bas ?”, les mettre dans mon sac au cas où, la journée des corvées, peu envie d’écrire sur les blogs, retrouver Katrien dans le centre ville, boire un verre et manger en terrasse (ou presque), parler de nos projets, rentrer à mon aise et continuer la lecture de mon livre (celui-ci sera vite lu – ça fait du bien)

Jeudi: réunion, revues et commandes, arroser le jardin, sortir le livre avec tous les negroni, Hawai et sa vague pop (trouvé en mauvaise qualité sur youtube mais probablement disponible sur Arte+7 en France), The 100, des envies d’évasion à Sakhaline avec mon livre

Vendredi: ce qui me pousse à me préparer le matin avant d’aller au boulot c’est le moment de lecture dans le métro, réunion, l’après-midi se passe, asperges, Ennemi public – les deux épisodes de dimanche passé

Samedi: un sommeil assez moyen et un réveil plus tardif que d’habitude, décider d’aller chez Ikea et me dépêcher pour y arriver avant la foule, acheter 6m de tissu de coton écru pour coudre des toiles – et des loupiotes de jardin, passer chez mon papa, quelques petits travaux de jardin vite expédiés, un manque d’énergie certain, un peu de couture puis de lecture, écosser des fèves, The Leftovers, The 100, juste fatiguée de n’avoir pas fait grand chose

Dimanche: commencer à ranger ces livres de cuisine, rejoindre des amis à la place Dumon pour de la nourriture péruvienne, pisco sour et ceviche, rencontrer d’autres blogueurs, continuer le rangement et le ménage, la robe prend forme après pas mal de faufilage qui a abimé mon pouce, lecture pendant la cuisson de l’osso bucco, The Leftovers, China Beach, ce qui conclut une semaine où mon humeur aura été assez mélancolique (le rêve de mardi y est pour beaucoup)

Sippin’ Safari

sippin-book-coverJeff Berry, Sippin’ Safari. In search of th great “lost” tropical drink recipes… and the people behind them: d’une manière assez inexplicable, ce livre m’avait échappé. Passionnée par les cocktails tiki, j’ai toujours suivi Jeff Berry aka Beachbum Berry et je possède tous ces livres, sauf celui-ci. L’erreur est maintenant réparée et la lecture a été très instructive. L’auteur est parti à la recherche non pas des origines des cocktails tiki et tropicaux mais des personnes qui les réalisaient dans les bars. De fabrication intensive avec leurs nombreux ingrédients et éléments de décoration, les bars possédaient de vraies brigades de  barmen, travaillant à la chaîne, à 10 ou 15. Souvent, ceux-ci étaient d’origine philippine, et certains sont montés en grade, devenant le barman principal et surtout, connaissant les secrets des recettes créées notamment par Don The Beachcomber ou Trader Vic. Ceux-ci avaient en effet codé une partie de leurs créations pour qu’elles ne soient pas divulguées et copiées. Un exemple type est le Zombie: il existe plein de recettes différentes mais à quoi ressemblait l’originale ? Jeff Berry a réussi à casser le code grâce aux notes d’un de ces barman. Le livre ne s’arrête pas là: il s’intéresse aussi à la propagation des temples du tiki à travers les Etats-Unis jusqu’à leur déclin dans les années 80. Richement illustré, ce livre est un voyage passionnant dans le monde du tiki.

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Rum Barrel

Il y a trois semaines, el_nova_1 a lancé un challenge assez intéressant sur Instagram. Le but est de concocter un cocktail tiki et de poster la photo de la réalisation. J’ai découvert trop tard les premiers thèmes, le Navy Grog et le Fogcutter; je n’étais pas là pour le troisième, le Jet Pilot mais j’ai tenté le quatrième, le Rum Barrel. La recette aurait été inventée par Dean Short au début des années 60 pour son restaurant Port O’ Call de Tucson, Arizona.

J’ai donc sorti mon livre de Beachbum Berry Remixed et constaté avec plaisir que j’avais presque tous les ingrédients pour réaliser la recette “classique”. Voici les ingrédients originaux, copiés tels quels en anglais, pour vous donner une idée de base:

3/4 oz fresh lime juice
3/4 oz orange juice
3/4 oz unsweetened pineapple juice
3/4 oz passionfruit puree or juice
3/4 oz sugar syrup
1 oz dark jamaican rum
1 oz amber 151-proof rum such as Cruzan, El Dorado or Bacardi

Pour ma version, j’ai utilisé les mêmes proportions:

  • 3/4 oz de jus de citron vert pressé
  • 3/4 oz de jus d’orange pressé
  • 3/4 oz de jus d’ananas Granini
  • 3/4 oz de fruit de la passion frais, avec les graines
  • 3/4 oz de sirop de sucre (un peu moins en fait – je me méfie toujours et je préfère en rajouter si nécessaire)
  • 1 oz de rhum cubain Prohibido (vu sur une des version de El Nova)
  • 1 oz de…. et là j’ai coincé. J’ai mis du Mount Gay ambré des Barbades mais ce n’était sans doute pas la meilleure idée. Je n’avais pas de rhum à 151 proof ou plus de 70°, et je ne suis même pas sûre que le Lemon Hart Demarara arrivé lundi aurait fait l’affaire.
  • le mélange étant un peu fade au premier goût, j’ai ajouté quelques gouttes de bitters Peychaud

Il s’agit bien évidemment d’un cocktail tropical, tiki, assez sucré, mais la combinaison des rhums et des jus fonctionne très bien, surtout avec la petite touche de bitter qui agit comme exhausteur de goût. Je n’avais pas le verre adéquat, c’est-à-dire le mug en forme de tonneau de rhum et j’ai donc pris un verre Ikea. J’ai rajouté un branche de menthe pour garnir le tout (et j’ai été faire des réserves de menthe à planter dans le jardin ce w-e).

Tiare propose un joli résumé du challenge sur son blog, A mountain of crushed ice, avec ses propres versions très intéressantes. Et si vous voulez participez, abonnez-vous à la page Instagram de el_nova_1.

 

Short diary of the week (95)

Lundi: je disais donc que le plus dur est de revenir, courbatures aux mollets et au cou, beaucoup de choses à faire et pas encore trouvé le bon rythme, un beau soleil mais des températures trop fraîches à mon goût, les corvées du soir, Mad Men, Better Call Saul

Mardi: mais arrêtez ce chien qui hurle désespérément, voici exactement ce que j’ai fait pendant des années et j’en ai beaucoup souffert, mais ne me reprochez pas ma bienveillance !, ça avance bien aujourd’hui, sauf que le Canada ce n’est pas évident, un Yellow Submarine comme cocktail pour goûter la liqueur de bananes du Brésil, avec quelques gouttes de bitter c’est mieux, Indian Summers – tout le monde retourne sa veste – suite l’année prochaine

Mercredi: un rêve bizarre et assez désagréable, des Ugly Dolls qui se sont promenées pendant la nuit, un rendez-vous de travail au centre-ville et quelques rapides achats, plus moyen de me concentrer – faisons de petites choses, Better Call Saul qui démarre enfin au 5-6e épisode

Jeudi: un métro bien trop rempli à mon goût, l’excitation par rapport aux livres qui devraient être arrivés, plus envie de travailler mais plutôt envie de lire ces livres, plein de petites choses, vivement 17h, une piste tiki, un très joli étang et des idées pour aménager le fond du jardin, la première recette de cocktail du nouveau livre sur les bitters – sauf que j’ai mis trop de bitter !, Better Call Saul

Vendredi: du rangement, du ménage, du désherbage, il y a tant de mauvaises herbes que j’en ai mal aux poignets, la suite sera pour plus tard, ce projet d’étang qui tourne dans ma tête, Better Call Saul qui me laisse partagée

Samedi: courbatures, cours pour apprendre à utiliser ma nouvelle machine à coudre – je sais enfin à quoi servent tous ces pieds ainsi que les mystérieuses plaquettes en plastique, passer devant le futur nouveau Marks & Spencer, quelques vins chez Mig’s, des bas à l’Inno, courses au Delhaize, courses chez Rob (des cèpes et de la sauce bbq – entre autres choses), tondre la pelouse et faire une visite guidée de mon jardin pour la voisine, Rum Barrel challenge, un délicieux repas maison, misère – plus rien à regarder ! Vikings a été effacé, me rabattre sur Olive Kitteridge et plus ou moins m’endormir

Dimanche: réveil matinal, une séance de zumba où je ne suis pas très concentrée et où j’ai du mal à suivre – excuse: j’ai mal au ventre et des courbatures, sortir ou non de ce fauteuil ?, l’autoroute sous la pluie, Oh Green ou être obligé de suivre un sens de visite – chose que je déteste, de lourds pots, des menthes et une passiflore, passiflore plantée entre les gouttes pour qu’elle puisse bien vite s’accrocher et monter le long de la façade, avoir une idée de sauce au Porto et aux mûres et dévier suite à la recette du paquet de canard: sauce au jus d’orange ananas et piment – une réussite, Olive Kitteridge ou un portrait de l’être acariâtre

The Pegu Club

C’est le nom de ce cocktail qui m’a attirée. Le Pegu Club était en effet un “Gentlemen’s club” de l’époque coloniale, situé à Rangoon et il servait un cocktail du même nom, créé au début des années 1920. Construit en 1880, ce club était l’un des plus célèbres d’Asie du Sud-Est. Après le départ des Britanniques, c’est devenu un mess pour les officiers de l’armée birmane. Le bâtiment existe toujours aujourd’hui mais est en bien piteux état. Un bar new-yorkais du même nom lui rend hommage et un blog sur les cocktails porte également ce nom, blog qui explore d’ailleurs les différentes recettes et en crée de nouvelles.

Le cocktail est devenu populaire, comme le précise Harry Craddock, barman du Savoy dans les années 30: [the Pegu Club Cocktail] “has travelled, and is asked for, around the world.”

J’ai fait plusieurs tentatives mais aucune ne m’a entièrement convaincue. Il faut sans doute aimer la liqueur d’orange qui est très présente dans le mélange. Ce n’est pas mon cas, je la trouve trop sucrée.

Première version, adaptée par Gary Regan (The joy of mixology) à partir de celle d’Harry Craddock:

  • 6cl de gin
  • 3cl de triple sec (une première version au triple sec Trois Citrus Merlet, une seconde à la liqueur au yuzu de Gervin)
  • 1,5cl de jus de citron vert pressé
  • quelques gouttes d’Angostura
  • quelques gouttes de bitter à l’orange (Angostura Orange dans mon cas)

Mélangez le tout dans un shaker avec des glaçons.

J’ai trouvé ça très moyen, le goût du triple sec étant trop présent à mon goût. La version au yuzu était meilleure.

Deuxième version, celle renseignée par Ted Haig dans Vintage Spirits and forgotten cocktails, d’après Daniel Reichert de vintagecocktails.com, un site aujourd’hui disparu.

  • 4,5cl de gin
  • 1,5cl de Cointreau
  • 2cl de jus de citron vert pressé
  • quelques gouttes d’Angostura

Mélangez le tout dans un shaker avec des glaçons.

Cette version qui diminue la quantité de triple sec me plaît déjà plus, mais le Cointreau n’est vraiment pas mon alcool favori. Je devrais la réessayer avec la liqueur de yuzu.

Troisième version, une version tiki créée par Doug du Pegu Blog, le Pegu-Pegu. J’ai dû adapter la recette n’ayant pas de Creole Shrubb de Clément (bientôt – une mini bouteille en tous cas pour pouvoir analyser le goût et faire mon propre rhum arrangé) ni de bitters de Regan. J’ai donc mis du simple triple sec et de l’Angostura Orange et j’ai passé les ingrédients au shaker plutôt qu’au blender. Et bien, franchement, c’était la meilleure de toutes les versions que j’ai testées (jusqu’à présent). Evidemment, le falernum maison y est pour beaucoup !

Postcards of Paris (I)

Arriver à Paris et dépasser toutes les files parce que j’avais déjà un ticket de métro / Sortir à Alma-Marceau et prendre la photo cliché.

C’était une belle journée d’automne et je n’ai pas pu m’en empêcher, j’ai imité les touristes japonais et sorti mon iPad pour prendre la Tour Eiffel en photo, avec la Seine qui coulait tranquillement en avant-plan. J’aurais pu emprunter le pont de l’Alma mais pourquoi m’imposer les voitures alors qu’il y a une passerelle piétonne un peu plus loin. Les premiers vendeurs de cadenas s’installaient déjà mais je ne fais plus partie du public cible.

Une paroi en verre, et derrière, une végétation luxuriante. Des plantes d’ombre essentiellement, des euphorbes et de grandes herbes. La rivière qui mène aux salles d’expositions. Enfin voir tous ces objets de la culture tiki, reconnaître même un de mes livres dans une vitrine. Traverser le musée en passant par la Polynésie et rejoindre l’exposition “Tatoueurs tatoués”. Je n’y suis pas restée longtemps, tout était trop serré, trop peu aéré. Autant garder intact le souvenir de l’exposition de Bruxelles.

J’espérais trouver des mugs tiki, mais non… et l’idée de porter pendant deux jours un catalogue de 5kg me décourage.

Installée à la terrasse du restaurant, j’ai une belle vue sur la végétation. La vinaigrette au tamarin de ma salade m’emmène en Asie. Un moment dont je profite intensément – les températures agréables et le cadre jouent en ma faveur. Une nouveauté pour moi qui n’aimait pas manger seule.

Et pourquoi pas prendre le bus ? Traverser plusieurs arrondissement pour me retrouver à la tour Montparnasse. Chercher l’entrée de ce parc que je vois au-dessus de la gare. Un parc fort peu agréable en fin de compte, un peu glauque même, dont je ne trouve que difficilement la sortie.

Une impasse. Une exposition photos de William Eggleston que j’avais découvert à une Documenta. Un voyage dans l’Amérique profonde. Écouter les commentaires d’un couple sur la composition des photos. Un moment trop court, un espace trop petit par rapport à mes envies démesurées de voir son œuvre. Mais le plaisir quand même d’avoir pu en admirer un tout petit bout. (à suivre)