One bestseller and two travel writings

Quand Armalite m’avait parlé de The time traveller’s wife d’Audrey Niffenegger, j’avais été tentée. Quand je l’ai eu entre les mains, je dois bien avouer que j’ai eu un peu de mal. D’abord son exemplaire est grand et gros, pas pratique donc pour les transports en commun. Je l’ai donc réservé pour mes congés. Et puis, il a suffi que je découvre que c’était un bestseller pour que mon envie de le lire retombe… je ne peux pas trop expliquer ça, mon côté « je ne veux pas être/faire comme les autres » doit avoir parlé et c’est un peu stupide, je sais… Je ne dirais pas que c’est mon roman favori de tous les temps mais j’ai été happée par l’histoire, par son habile déconstruction entre les différentes époques et âges des protagonistes. C’est une nouvelle manière de raconter une histoire d’amour, si pas impossible, du moins très difficile: Henry voyage dans le temps et ne peut maîtriser ses déplacements. Claire connaît Henry depuis son enfance, quand Henry vient la visiter alors qu’il a 30 ans et plus. Elle sait qu’il sera son époux plus tard. Mais quand ils se rencontrent enfin vers la vingtaine, seule Claire sait qu’ils vont vivre une exceptionnelle et bizarre histoire d’amour, puisqu’à ce moment-là Henry n’a pas encore vu Claire dans son enfance. Mes explications ont l’air un peu confuses peut-être mais le roman ne l’est pas. Une très belle histoire… qui a été adaptée au cinéma.

J’avais acheté Une aristocrate en Asie de Vita Sackville-West sans trop savoir qui elle était, le récit de voyage dans les années 30 me tentant beaucoup. J’ai découvert une sacrée personnalité, une femme libérée qui pratiquait l’amour libre et aussi une créatrice de jardins hors-pair (dans sa propriété de Sissinghurst notamment, endroit que je connaissais à cause des nombreuses émissions de jardinage de la BBC). Seul ce deuxième aspect transparaît au fil des pages du récit qui raconte une expédition dans le nord de l’Iran, hors des sentiers battus (l’expression était bien plus juste à cette époque !). Les manières de voyager ont bien changé avec le temps… Serviteurs et muletiers ouvraient le chemin, montaient la tente, cuisinaient à chaque étape, déménageaient même quelques meubles sommaires ! On est loin du dénuement de certains voyageurs actuels.

Against de flow. Culinary adventures up the Mekong River du cuisinier Ian Walker ne pouvait pas tomber mieux avant notre voyage au Vietnam. L’auteur remonte le Mékong depuis son embouchure et delta au Vietnam jusqu’à ses sources dans un trou perdu du Tibet en parlant de tout ce qu’il mange. Il s’était promis dès son départ qu’il goûterait de tout, même des choses bizarres… les araignées de Skuon au Cambodge se révèlent être une délicatesse, le serpent par contre contient trop de petits os désagréables et les scarabées vivant sur les bouses de buffle au Laos sont plutôt répugnantes ! Au fil du fleuve, on remarque que les cuisines évoluent, les goûts changent, passant de la prédominance de la citronnelle asiatique, du piment et du riz à des nouilles de blé et des laitages. Un livre intéressant à tous points de vue même si j’ai un goût de trop peu.

Entretemps, j’ai commencé le plus gros livre de ma PAL et je n’ai pas pu résister: j’ai acheté de nouveaux livres. Ma PAL 2010 compte donc son premier tome, à laquelle s’ajoutent deux livres que diane a acheté et qui me tentent aussi.