The Bangkok asset

fa3be42882544ab306349961977a1544John Burdett, The Bangkok asset: une nouvelle enquête de l’inspecteur Sonchai Jitpleecheep. Un meurtre a été commis dans un immeuble surplombant le marché, une jeune fille gît par terre, la tête arrachée, un message annonce que le meurtrier sait qui est le père de Sonchai, une question qui le hante depuis toujours. Quelques jours plus tard, Sonchai est le témoin d’un événement très particulier: un meurtre en plein typhon sur le Chao Praya, le meurtrier s’en tirant sans problèmes malgré les courants du fleuve. Serait-ce un surhomme ? Cette question traversera une grande partie du roman, menant Sonchai dans les archives secrètes de la CIA, jusqu’aux forêts du Cambodge. J’ai retrouvé avec plaisir les ambiances de Bangkok et du Cambodge mais l’histoire m’a un peu déstabilisée au départ parce qu’elle entre dans le domaine de la science-fiction. Ou peut-être pas justement ? Ce livre est en tous cas un bon divertissement !

Book_RATING-35

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Beyond the pancake trench

9789745240476_p0_v2_s260x420Tom Vater, Beyond the pancake trench. Road tales from the wild East: cela faisait plusieurs années que je tournais autour de ce livre sans l’acheter. Et puis je l’ai vu chez Monument Books à l’aéroport de Yangon mais je ne voulais pas payer 30$, sachant qu’il était bien moins cher en librairie occidentale (environ 16€). En rentrant, je me suis donc sentie obligée de l’acheter. Je connaissais déjà Tom Vater grâce au disque édité chez Topic, The Moken: Sea Gypsies of the Andaman Sea et j’ai découvert qu’il était l’auteur des guides Lonely Planet sur le Cambodge. Dans ce livre publié en 2004, il raconte des expériences diverses en Thaïlande, en Inde, au Camboge, au Vietnam et au Laos. Ce sont souvent des instantanés qui décrivent des pays qui ont fort changé depuis. Le Cambodge à cette époque était encore vraiment un far-west, où se rejoignaient pédophiles, drogués et gangsters. Ses descriptions de Bangkok font vivre une certaine facette de la ville, pas la plus touristique, plutôt celle qui est dans l’ombre, celle des soirées et des bars. Un extrait du chapitre “Cambodia, Phnom Penh – The Heart of Darkness”:

“The ‘Heart’ as the local moto-drivers call it, opens late, gets busy round midnight and closes when the last customer leaves. Tarantino’s Titty Twister doesn’t come close to the madness that erupts on the dance floor. And on a really packed night, the Dead Kennedys’ ‘It’s a holiday in Cambodia’ spins out the speakers. It’s the ultimate post-modernist experience. Jello Biafra yells ‘Pol Pot, Pol Pot’, the girls pop pills, the old guys at the bar try to keep the latest joint together, the rich Khmers in the corner, who remember the horror as if it had been yesterday, don’t give it a second thought.”

A lire !

2015 Reading challenge: A book set in a different country, A nonfiction book, A book by an author you’ve never read before

Book_RATING-40

Hormones (Random remarks about…)

Hormones est une série pour ados thaïe qui m’a été conseillée par Catherine comme le Berverly Hills 90210 local. Je n’ai regardé que le premier épisode (tous sont disponibles sur youtube, avec sous-titres en anglais). C’est la rentrée dans une école secondaire de Bangkok et tous les amis se retrouvent.

  • chaque journée commence par l’interprétation de l’hymne national thaï
  • les élèves portent l’uniforme et un préfet assez sévère vérifie également la longueur des cheveux: pas de longueurs chez les garçons et une coupe classique longue chez les filles
  • ceci est le début de la révolte, thème de l’épisode 1, Testostérone (les suivants portent également le nom d’hormones): un élève assez dégourdi met en cause cet uniforme parce que le préfet ne peut pas donner de raison (à part, “cela a toujours été comme ça)
  • les filles piaillent beaucoup (j’aurais voulu écrire “giggle”) et font penser aux gamines japonaises.
  • tout le monde a son smartphone, même pendant les cours
  • la musique s’inspire de celle des jeux vidéo
  • le rythme du montage est très rapide et découpé
  • on voit des bouts de Bangkok, le skytrain notamment
  • on voit aussi comment vivent les Thaïs aisés, leurs appartements, les chambres des filles avec plein d’accessoires Hello Kitty…
  • les professeurs et le préfet sont des modèles d’autorité et les élèves les respectent bien plus qu’en Belgique, ce qui donne une fin d’épisode un peu niaise selon nos standards
  • une des filles a un petit ami plus âgé qui vient la chercher à l’école en moto – quelle coolitude !
  • les attirances entre filles et garçons sont les mêmes dans le monde entier

Est-ce que je regarderai la suite ? Je ne sais pas encore, c’est fort adolescent et superficiel mais totalement exotique !

Récit de voyage

J’ai publié hier le premier billet racontant mon voyage. La rédaction est longue – j’ai plein de choses à dire – et le choix des photos compliqué, mais j’espère publier régulièrement (sans doute pas tous les jours mais je vais essayer). C’est un récit assez linéaire et factuel, fort différent des cartes postales que je publie parfois ici. Il est possible que j’écrive quelques-unes de ces impressions plus tard dans l’année, en fonction de mes souvenirs de moments précis.

C’est ici: suasaday

Bonne lecture et n’hésitez pas à commenter !

The last 28 days

Ce derniers 28 jours

  • j’ai pris… 7 avions, deux Boeing 777, deux Airbus A320, 3 ATR72 à hélices
  • plusieurs bateaux, du plus petit au plus grand
  • un train thaï qui n’a eu qu’une heure de retard
  • un minivan public thaï
  • un camion transportant plus de 60 personnes serrées comme des sardines
  • des tuk tuk
  • un vélo khmer en Thaïlande, gracieusement prêté
  • le skytrain de Bangkok
  • j’ai dormi dans 8 hôtels différents et dans une maison privée
  • j’ai mangé plein de choses différentes, laissant parfois mon système digestif dans un piteux état
  • j’ai fait plusieurs chutes de tension
  • j’ai bu des cocktails et des bières
  • j’ai vu des temples dorés à n’en plus finir
  • j’ai grimpé 800 marches pour voir un temple
  • la consommation de lingettes humides distribuées par la guide était exponentielle
  • j’ai mis les pieds dans le Golfe du Bengale et dans le Golfe de Thaïlande
  • je n’ai pas été accessible au téléphone les 17 premiers jours
  • mais j’ai eu un numéro thaï les 10 jours suivants, avec 3G illimitée
  • j’ai donc beaucoup utilisé la localisation sur les google maps pour me retrouver
  • j’ai été pour la première fois de ma vie dans une exploitation viticole pour goûter du vin
  • j’ai eu froid, bien plus souvent que pendant d’autres voyages, et ce n’était pas dû qu’à l’airco
  • j’ai été piquée par plein de moustiques, surtout en Thaïlande, mais mes allergies ont diminué
  • j’ai vu 4 couchers de soleil 4 jours de suite
  • j’ai vu quelques levers du soleil aussi
  • après une promenade à Chinatown, mes cheveux sentaient le barbecue
  • j’ai marché, et encore marché
  • j’ai ramené plein de tissus et découvert le paradis des couturières
  • mes cheveux ont été coupés par une ladyboy
  • j’ai lu 4 romans
  • j’ai appris plein de nouveaux mots en anglais
  • j’ai traversé une rivière sur un pont en bambou plus que branlant
  • j’ai dîné dans trois endroits très cool à Bangkok
  • j’ai vu une armée de Snoopy
  • et j’ai profité !

Maintenant, il me reste à raconter tout ça plus en détail !

Hello from the other side of the world

Demain, j’entame déjà la dernière semaine de mes vacances ! Mais il s’est passé beaucoup de choses entretemps. J’ai voyagé 17 jours en Birmanie, en compagnie d’un groupe international anglophone, qui était très agréable (et j’ai rafraîchi mon anglais par la même occasion, apprenant quelques nouveaux mots et expressions). Le rythme était soutenu, du matin au coucher de soleil (4 de suite quand même) et l’Internet lent, très lent, d’où le peu de nouvelles. J’ai vu une quantité inimaginable de temples et de stupas, tous pleins d’or, mais aussi la vie quotidienne des Birmans.
Depuis deux jours, je suis à Bangkok. Ma solitude contraste fort avec le voyage en groupe et l’animation de Chinatown où se trouve mon hôtel mais dès demain, je retrouve de la compagnie plus au sud. Je me suis baladée dans les rues, découvrant l’autre côté du fleuve et le quartier autour de mon hôtel.
A bientôt pour un récit plus complet !

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Miss Sunalee

Ingannmic me proposait de raconter d’où vient mon pseudo… Quand j’ai commencé à écrire la version précédente de ce blog (sur blogger), je m’étais baptisée “popup monster”, tout comme le blog. Entretemps, j’ai créé en 2008 Bruxelles-Bangkok-Brasilia sur les musiques du monde et j’ai préféré prendre un autre nom, un nom qui fasse un peu plus sérieux, mais aussi exotique et mystérieux. Je venais de faire un très beau voyage en Thaïlande et je me suis inspirée du nom d’un chanteuse populaire qui a arrêté sa carrière mais qui chante toujours pour les clients de son restaurant à Chiang Mai. Le restaurant Houn Sountaree (selon l’orthographe renseignée dans le Guide du Routard 2008) n’est pas dans la ville même mais un peu en dehors et mes amis et moi y avons passé une excellente soirée. La chanteuse s’appelle Huan Soontaree Vechanat et son prénom se prononce Sounalie, que j’ai transcrit selon mon envie. Sunalee était née !

A un moment, j’en ai eu assez de m’appeler “popup monster” et j’ai voulu parler d’autres choses sur mon blog (à l’origine, le blog était surtout consacré à des liens divers, de jolies choses un peu kitsch et déjà aux livres, mais je ne parlais pas de moi). Je voulais aussi dissocier ce blog-ci de BBB, sans tout à fait changer de pseudo. Sunalee est donc devenu Miss Sunalee. J’ai à nouveau retiré le “miss” dernièrement parce que je trouvais qu’il y avait trop de pseudo pin-up ou danseuses burlesque avec “miss” dans le nom et je ne veux pas être associée à ça. Or à l’origine, l’ajout du “miss” est d’inspiration bien plus exotique ! Dans les années 1930, les chanteuses de kroncong indonésien portaient souvent des noms précédés de “miss”: Miss Jacoba, Miss Ninja, Miss Louise… Je pourrais donc bien reprendre le titre de “miss” un jour, donc. D’ailleurs sur FB, je suis toujours Miss Sunalee.

(aucun moyen de vérifier si c’est bien Soontaree qui chante mais c’est bien elle qui a mis le clip en ligne)