Histoires de sommeil – dix mois plus tard

L’été passé, j’ai consulté un spécialiste du sommeil et réalisé un examen d’analyse. Depuis, dix mois ont passé. J’ai compris quasi immédiatement que le trazodone prescrit par le médecin empirait les choses, contrairement à ce qui était annoncé. De plus, l’immense liste d’effets secondaires m’avait refroidie et je ne souhaitais pas prendre des médicaments pendant une longue période. Jusqu’en octobre, mon sommeil a été troublé, et puis il s’est amélioré après que l’histoire de la vente de la maison de mon papa a enfin été clôturée. J’ai très bien dormi ces derniers mois, sauf quelques exceptions. Et j’ai compris que les mauvaises nuits étaient clairement liées à des angoisses, comme l’avait annoncé le médecin.

J’en ai eu une fois de plus la preuve cette nuit: mon papa m’avait annoncé une mauvaise nouvelle hier soir (enfin ce n’était pas très clair): sa maison de repos était au bord de la faillite et on lui avait proposé de déménager à Overijse (c’est beaucoup plus loin, à environ 20 minutes en voiture). J’ai angoissé toute la soirée, mon cerveau parcourant déjà toutes les options possibles: Overijse, c’est trop loin / mais est-ce qu’il y a des maisons de repos plus proches ? / ah oui il y a celle de la commune où nous habitons tous les deux / ah mais elle est sans doute pleine / et il y aura une longue liste d’attente si l’autre ferme / Woluwe alors ? / mais alors il faudra changer son adresse à nouveau / et puis comment orgniser le déménagement ? / surtout que son aide est malade / et si la faillite se passait pendant mes vacances et qu’il n’y a qu’un délai de quelques jours pour trouver une solution ? / qui s’occuperait de mon papa ? / ….

Ceci est un extrait quasi pas censuré de mon cerveau, mais en plus, il faut imaginer que tout ceci tourne en boucle.

J’ai réussi à m’endormir relativement vite, après une petite séance de yoga relaxant. A 1h47, je me suis réveillée et je savais dès le départ que je ne me rendormirais pas, mon cerveau étant à nouveau en ébullition. J’ai lu environ 50 minutes et j’ai finalement retrouvé le sommeil, quoique très léger. Je me suis définitivement réveillée à 6h30.

Je suis évidemment fatiguée aujourd’hui mais j’ai aussi le preuve concrète que mes insomnies sont causées par de l’angoisse. Et je sais donc que je dois continuer à exercer des techniques de relaxation. Et que 6 minutes de yoga, ça ne suffit pas, même si l’heure d’aller dormir est déjà dépassée.

Je suis rassurée cependant par le fait que ce genre de nuit est devenue exceptionnelle et que je dors tellement mieux qu’avant, ce qui joue sur mon humeur et ma concentration pendant la journée. J’ai l’impression qu’il fallait que je fasse cet examen du sommeil; cela m’a permis d’éliminer toutes le causes physiques de mes insomnies. J’ai pu resserrer le plan d’action et je continue à travailler sur mes angoisses.

Short diary of the week (262)

Lundi: il fait frisquet ce matin pour les sandales, une réunion, les midis ne sont plus ce qu’ils étaient, l’encodage du matin reporté à l’après-midi, il fait si agréable dehors, les restes d’hier, Legion, No Reservation – la première partie de l’Asia Special au Japon

Mardi: de l’encodage, de l’écriture, du brainstorming, retrouver Gasparde en ville, chercher en vain un café – il est fermé, se rabattre sur le Café Beguin pour un spritz très moyen, un katsudon au Menma – je crois qu’au final ce n’est pas mon restaurant préféré – je n’y trouve aucun plat favori, attendre le métro longtemps – je me suis retrouvée dans la faille temporelle de ceux qui retournent au dépôt, les criquets chantent encore à tue-tête

Mercredi: de l’écriture, de l’encodage, espérer terminer un des projets à deadline aujourd’hui (ça va être juste), je n’ai pas réussi – il m’a manqué une heure et j’avais un rendez-vous, revoir Katrien et aller manger ensemble en vitesse, un pho au Yi Chan, No Reservations – la seconde partie en Chine, terminer le roman en cours et commencer le suivant

Jeudi: une moins bonne nuit que les jours précédents (le verre de vin ?, la sortie ?), terminer le projet, repasser à l’autre dont la deadline approche à grands pas, des tomates du jardin, Legion – fin de la première saison, Better Call Saul, juste crevée

Vendredi: un trajet pénible sous la pluie et dans le vent, les trucs du vendredi, suite du projet, la fatigue du vendredi, partir plus tôt pour me retrouver devant la porte fermée du garage alors que j’étais largement à l’heure, bref je dois reprendre le monstre de remplacement pour un weekend de plus, I’m dying up here – début de la 2e saison, No Reservations en Floride sauf que je m’endors

Samedi: la déprime du samedi matin, et en plus il fait froid, du rangement, de la couture, aller chez mon papa, et comme il est encore à table je reçois aussi le dessert, les courses, de la couture, peu de concentration pour de la lecture – les longues après-midi d’été me manquent déjà, de la cuisine d’après Yottam Ottolenghi, Forty Guns (Samuel Fuller, 1957), me lever plusieurs fois pour ne pas m’endormir

Dimanche: c’est l’automne et je déprime et je n’ai envie de rien, et en plus j’ai dû rallumer le chauffage, du vélo d’appartement pour compenser le fait que je n’ai pas envie de sortir pour aller à la zumba, sortir quand même pour aller chez ma cousine parce que je lui avais promis, rencontrer un couple charmant parmi ses amis, lire un peu, reporter une décision à plus tard, I’m dying up here, déprimer – encore, No Reservations au Pérou, abandonner le livre en cours quand je me rends compte que j’ai plus envie de continuer ma lecture

Short diary of the week (260)

Lundi: tenter les sandales malgré le ciel tout gris, c’est la rentrée: vive les mauvaises nouvelles au boulot, une me fâche surtout par son incohérence, voir deux deadlines arriver (fin septembre) et ne pas être sûre de pouvoir les atteindre vu la quantité de choses qui reste à faire, rentrer tôt et puis juste traîner dans le canapé – ce qui me fait râler, Legion, I’m dying up here

Mardi: mes nuits ont l’air d’avoir retrouvé une certaine sérénité, pas qu’elles soient parfaites: je me sens toujours un peu fatiguée le matin mais plus épuisée comme à d’autres moments, tout le monde est d’accord sur les incohérences du moment, et du coup le boulot s’en ressent un peu, de même que mon énergie à faire des choses en rentrant, Better Call Saul, No Reservations à Las Vegas

Mercredi: des rêves bizarres, avancer sur plusieurs plans, jusqu’à ce qu’il y ait une panne, le contrôle des grains de beauté – résultat: j’ai une belle peau et aucun souci, Legion, I’m dying up here (et avoir du mal à rester réveillée – ce qui semble être la nouvelle norme du soir)

Jeudi: les incohérences continuent à faire des vagues, me rendre compte que je vais devoir travailler sur l’autre projet pour qu’il soit fini à temps, un rendez-vous chez l’ophtalmologue – tout va bien, quelques courses avant de rentrer, scanner quelques dias, I’m dying up here

Vendredi: les trucs du vendredi, ctrl c ctrl v – ou comment remplir son après-midi d’une manière très ennuyeuse, des maux de ventre, préparer un curry de poisson srilankais en ne suivant pas tout à fait la recette tout en écoutant un groupe du Niger, I’m dying up here – la fin de la première saison – une série plaisante

Samedi: d’humeur un peu morose – l’arrivée de l’automne et l’imminente fin de la question de la maison paternelle sont probablement en cause, terminer de scanner la première boîte de dias, un coup de fil de mon papa juste pour me dire qu’ils sont quatre maintenant à table et qu’il n’aime pas, aller chez lui puis faire les courses, du jardinage, de la lecture, de la cuisine, un film: I, Tonya (Craig Gillespie, 2017)

Dimanche: réveillée bien trop tôt pour résoudre mes problèmes de fatigue, la nouvelle saison de la zumba a commencé, terminer une robe grâce à l’aide de ma voisine qui a épinglé les bretelles à la bonne hauteur, terminer le gros livre sur les musiques de Cuba, continuer mon roman, cuisiner, m’endormir devant Three billboards outside Ebbing, Missouri

Short diary of the week (259)

Lundi: en fait avec le médicament mon sommeil est encore plus mauvais, n’arrivant plus à arrêter mes pensées j’ai tenté de me concentrer sur la patte de Maurice (la peluche), quel horrible météo d’automne, et donc si je n’ai pas de réponse pour jeudi il faudra à nouveau prendre des mesures (du genre tribunal), avancer sur Cuba, partir plus tôt pour présenter ma voiture à l’expert de l’assurance, passer à la pharmacie pour acheter du Sedinal, la pharmacienne me confirme que parfois certains médicaments ont l’effet inverse, trainailler dans le canapé, terminer Sharp Objects – une belle série très prenante, méditation + Sedinal

Mardi: et vous savez quoi ? j’ai bien dormi !, mais où est le soleil prévu ?, ne pas avancer sur ce texte qui pose plein de problèmes, tenter de régler les problèmes avec la voiture cette fois-ci, une grosse crise d’angoisse qui s’annonce, elle se calme assez vite une fois à la maison et quelques larmes versées, cuisiner, Better Call Saul, terminer mon roman et être un peu déçue de la fin, choisir un autre livre

Mercredi: me réveiller au milieu de la nuit avec comme pensée “la maison est saccagée”, puis rêver que je suis au mariage d’une copine, décider très vite d’abandonner le nouveau livre, corriger des textes, tenter de joindre le garage, recevoir enfin la bonne nouvelle si longtemps attendue: le candidat acquéreur est enfin prêt à signer l’acte dans deux semaines, mettre du temps à emmagasiner cette nouvelle et à me détendre, tenter de joindre le garage tout l’après-midi en vain, une longue conversation avec ma cousine, I’m dying up here que j’abandonne au milieu d’un épisode trop tentée de voir la robe que porte Regula Ysewijn dans Bake Off Vlaanderen, une chose est sûre: ce genre de gâteaux n’est pas pour moi, choisir un nouveau roman

Jeudi: malgré une bonne nuit me sentir fatiguée au réveil, tenter de joindre le garage et y arriver !, rendez-vous pris pour dans une dizaine de jours, de la correction et du tri, une envie de tissu à cygnes (voir mercredi), hésiter longtemps sur le repas du soir et me décider en fin de compte pour du riz sauté (la cuisine des placards), pas envie de regarder grand chose ce soir: terminer l’épisode commencé hier et enchaîner avec No Reservations en Malaisie puis me mettre au lit fort tôt

Vendredi: une nuit moyenne mais sans aide aucune (ni méditation ni Sedinal), yééé c’est vendredi, les trucs du vendredi donc, retrouver Gasparde aux Tissus du Chien Vert où j’achète du jeans pour coudre une jupe et où je me laisse tenter par un autre joli tissu imprimé, retrouver Armalite au LIB pour les cocktails du vendredi, passer au magasin LIB et me dire que j’y retournerai certainement (et y acheter de la cachaça), des ramen au Menma puis rentrer à la maison et ne pas réussir à me réchauffer

Samedi: un peu mal de gorge, du rangement et de la couture, aller chez mon papa et faire les courses, tondre la pelouse qui avait bien repoussé, tailler un bout de haie, trop fatiguée pour me concentrer sur la lecture, des sushis maison, quasi m’endormir devant Legion, traîner un peu dans le canapé et finalement avoir du mal à m’endormir une fois dans mon lit

Dimanche: écrire quelques brouillons de billets de blog, coudre l’ourlet de la robe en cours et repasser les nouveaux tissus, lire au jardin sauf que j’ai du mal à me concentrer, je me sens agitée et fatiguée – probablement en manque de congés et de repos complet, surgeler des mûres du jardin, préparer du coulis de tomates cerises du jardin (à surgeler), profiter du beau temps pour un barbecue, tenter de profiter de la nuit qui tombe mais toujours sentir cette agitation, No Reservations en Sicile (et enfin arriver à me calmer un peu tout en m’endormant presque)

Histoires de sommeil

Cela fait des années que j’ai des insomnies par périodes. Parfois je me réveille pendant une heure ou plus au milieu de la nuit; depuis un an ou deux je dors mal toute la nuit et je sais avant de me mettre au lit que la nuit sera mauvaise. Et souvent ces mauvaises nuits s’accumulent toute la semaine, me laissant épuisée et incapable de faire quoi que ce soit, notamment des activités sociales. Et puis, j’ai des périodes où tout va bien et je dors comme un bébé.

Je me suis toujours doutée que ce mauvais sommeil était lié au stress et à mes nombreuses angoisses mais je n’en avait pas la preuve. J’ai finalement été consulter un médecin spécialiste (au tout nouvel hôpital Delta) qui m’a de suite prescrit un examen du sommeil. J’ai eu la chance de pouvoir le faire à la maison mais j’ai détesté. J’ai très mal dormi avec tout ces fils et ce gros boîtier qui enregistrait tout. Mais j’ai dormi quand même une partie de la nuit et le technicien m’a affirmé le lendemain qu’il y avait assez de matière à analyser.

Les résultats sont assez positifs: je n’ai aucun souci physique, juste quelques anomalies: je soupire souvent et mes rêves sont suivis d’une brusque phase d’éveil alors que normalement, je devrais me rendormir de suite. Ces anomalies sont très probablement liés à de l’anxiété et causent ma fatigue du lendemain. Le médecin m’a prescrit du trazodone à très petites doses (c’est à la base un antidépresseur, ne causant heureusement aucune addiction), à prendre uniquement quand j’en ressens le besoin (même si j’en prends tous les jours, la boîte tiendra plus d’une demi année). Il reviendra vers moi aussi avec des adresses pour apprivoiser mes anxiétés et il approuve tout à fait mes exercices de méditation et mes consultations avec Coyote. Il a été très rassurant, me disant que mes insomnies pouvaient se soigner et disparaître. Maintenant c’est à moi de trouver les techniques de relaxation qui me conviennent le mieux et de tester le médicament si nécessaire (je préfère l’éviter le plus possible – mais j’en prendrai dans les cas aigus de grande fatigue).

 

Short diary of the week (254)

Lundi: aller une fois de plus à la commune pour m’informer sur ce courrier, me dire que je devrai sans doute attendre jusqu’au retour de vacances de l’employé, le début d’une semaine qui s’annonce tropicale – ce qui sera compliqué au bureau, à vrai dire je supporte très bien la chaleur mais j’ai quand même moins d’énergie et je préfère ne pas être enfermée, le moment où il est temps de partir, est-ce qu’aller à pied était une bonne idée ?, un rendez-vous chez un médecin spécialiste du sommeil – il faudra faire l’examen pour en savoir plus, des restes de barbecue, lire au jardin – j’aurai lu 100 pages du pavé aujourd’hui !

Mardi: mon cerveau – ce troll – a sans doute voulu se venger du fait que j’ai vu un médecin du sommeil: j’ai très mal dormi – de ces insomnies sans sommeil profond de toute la nuit, il fait chaud dans mon bureau, écrire, trier des disques – comme pour tout le reste de l’été, commencer à fondre, rentrer chez moi dans la fraîcheur relative de mon salon, cuisiner des courgettes du jardin farcies, m’installer dehors avec un livre et sentir la température baisser très lentement pour finalement se bloquer à 24°, terminer un des deux livres en cours dans mon lit avant de m’endormir

Mercredi: réveillée par la pluie à 5h45, mettre ma nouvelle robe – The scene a the sea dress, same same au boulot, fondre, profiter de ce court trajet dans un tram à air conditionné, profiter de la fraîcheur relative de mon salon, A Cook’s Tour – fin de la première saison (New York, Ecosse et Angleterre), lire au jardin

Jeudi: me réveiller à 6h44, me rendormir profondément, être réveillée en sursaut par le réveil à 7h, le travail est fort ralenti chez tout le monde au bureau, abandonner à 16h30, arriver à la maison au moment où tombent les premières gouttes de pluie, et puis c’est le déluge, et il faut éponger de l’eau qui perce à travers certains châssis, et puis il fait super humide, GLOW – deux épisodes, A Cook’s Tour à Saint-Martin

Vendredi: une très mauvaise nuit sans raison, la journée sera longue, mon colis est déjà là !, organiser la semaine qui vient, j’espère que j’ai tout compris – je n’entendais vraiment pas bien mon interlocuteur au téléphone, tenir jusqu’à 15h et puis abandonner, lire dans la fraîcheur relative de mon salon – 27° quand même – contre 35° au jardin, et puis ça commence finalement à se rafraîchir lentement mais il fait trop nuageux pour voir la lune rouge, A Cook’s Tour à la Nouvelle-Orléans, me mettre au lit avec la fenêtre ouverte, m’endormir puis me réveiller à cause du vent et refermer la fenêtre malgré la chaleur

Samedi: il fait bien plus frais !, du repassage – je dégouline, aller chez mon papa, les courses, de la lecture en tentant de ne pas angoisser, c’est donc cette nuit l’examen du sommeil, un technicien vient m’installer tout le matériel, terminer la seconde saison de GLOW, me mettre au lit pas très à l’aise

Dimanche: comme prévu j’étais trop dérangée par tout le bazar pour passer un bonne nuit – j’espère que ça donnera quand même quelques résultats, le pire à enlever ce sont les électrodes collés dans les cheveux, vite une douche pour ne plus sentir le dissolvant, de la couture – ou plutôt de la préparation de couture en changeant de patron, sauf que je dois évidemment l’adapter à ma taille, un seul but pour l’après-midi: terminer le pavé, rapporter le matériel d’analyse du sommeil en voiture (utiliser les transports en commun m’auraient quasi pris le triple du temps pour aller dans le quartier Flagey-Châtelain), un cocktail pour oublier tout ça, reprendre The 100 après plusieurs semaines et m’ennuyer un peu, A Cook’s Tour à Salvador de Bahia et Rio

Short diary of the week (251)

Lundi: une matinée pleine d’interruptions, le bruit des jardiniers qui empêche d’écouter la musique avec la fenêtre ouverte, tenter de régler les problèmes de la vente de la maison, trier des disques, prendre enfin la décision d’aller à une clinique du sommeil, lire au jardin, encore un souci mais heureusement vite résolu, entendre au loin les cris des supporters

Mardi: une mauvaise nuit, des disques, un mail à propos de la vente qui m’inquiète très fort et que je trouve très désagréable, appeler ma cousine qui me rassure, appeler la notaire qui me dit qu’elle est fâchée mais pas contre moi, me voilà un peu rassurée, encore une après-midi de montagnes russes donc, des maux de tête, une fatigue énorme, tenter de lire au jardin mais abandonner très vite, me sentir toujours très anxieuse

Mercredi: un sommeil en partie convenable parce que je l’ai aidé chimiquement, mais réveillée tôt, aller au service d’urbanisme de la commune pour éclaircir les choses et a priori recevoir de bonnes nouvelles, mais comme je dis je ne ferai la fête que le jour où la maison est vendue, tenter de rattraper le boulot d’hier, une courte séance de shopping et retrouver une amie, un cocktail au Yi Chan en laissant le barman décider pour moi – un sour au gin et au jus d’argousier – spécial mais à mon goût, discuter de choses compliquées mais nécessaires, contente d’avoir pu en parler, rentrer avec le soleil qui se couche, voir les éclairs au loin, entendre la pluie tomber

Jeudi: mais c’est l’escalade !, me concentrer sur mon travail, et puis une réunion et plein de mini réunions par la suite qui morcellent ma journée, au moins ça aura fait avancer quelques projets, un repas avec le contenu du frigo, m’installer dehors pour terminer mon livre mais il fait plus frais et je frissonne même sous une couverture

Vendredi: une bonne nuit, chercher en vitesse des photos pour ce dossier de vente, les trucs de vendredi associés à des problèmes d’informatique, une affaire qui se résout et avec les compliments de la notaire (mais il y a toujours des rebondissements possibles), l’après-midi me semble longue, des nuages et donc décider de regarder la tv plutôt que de lire au jardin, The 100, A Cook’s Tour au Japon, puis au Vietnam

Samedi: ranger la maison, qui parlait de rebondissements possibles ? voilà le courrier de l’avocat – un samedi – comme ça on ne peut pas réagir directement, du rangement, aller chez mon papa, des courses, de la préparation, un barbecue avec des amis, une très agréable soirée qui se termine en observant la chauve-souris qui vole autour de nous

Dimanche: prévoyant encore une semaine compliquée aujourd’hui je me fais plaisir, terminer la couture d’une robe, terminer la lecture d’un livre d’histoire, commencer un autre que j’abandonne aussitôt (l’écriture est pompeuse et relativement incompréhensible), lire avec plaisir sur la cuisine japonaise, manger les restes, me remettre à mon roman et ne plus rien comprendre et donc avoir envie d’arrêter là et donc commencer un autre qui se révèle pas trop bien écrit (ce n’est pas mon jour de chance en lectures), rentrer parce qu’il fait frais et regarder deux épisodes de A Cook’s Tour (Vietnam et Cambodge)