To begin and to end things

Je suis atteinte de procrastination aigüe. Ce n’est pas nouveau. Par contre, je viens de me rendre compte qu’elle est accentuée par mon désir de terminer une chose avant de passer à la suivante. A priori, c’est bien, et ça fonctionne par exemple en couture: je ne commence pas un nouveau vêtement avant d’avoir terminé celui en cours. Mais cela me joue des tours: au travail, depuis le mois d’août, je suis penchée sur le même projet/sujet mais j’ai été interrompue dans mon élan par un autre boulot plus urgent (j’ai horreur de ça). Depuis que celui-ci est terminé, je peux à nouveau me consacrer au premier mais je me traîne parce qu’il y a encore beaucoup à faire et pas de deadline précise/de soutien hiérarchique. J’ai envie de passer à autre chose, j’ai plein d’idées d’ailleurs. Mais mon désir/obligation auto-imposée de terminer le premier projet m’en empêche et donc je n’avance pas, ni dans l’un ni dans l’autre. Je ne suis pas capable comme certains de mes collègues/chefs de sautiller de l’un à l’autre projet sans jamais accoucher de quelque chose de tout à fait fini. Et c’est comme ça pour plein de choses.

Est-ce que cette situation vous parle ? Est-ce qu’il vous semble que vous vous embourbez dans certaines situations comme moi, pour les mêmes raisons ? Avez-vous des solutions ?

Souplesse et rigidité

J’ai l’impression qu’au fil des ans, je perds en souplesse, je m’adapte moins facilement aux changements, j’ai de plus en plus besoin que ma vie soit bien organisée, sans surprises. J’apprécie les journées calmes, entrecoupées de jardinage, de couture, de lecture, d’un bon repas… Je n’aime pas la vie bohème, où il n’y a pas d’horaires, où on laisse ses invités mourir de faim, où on leur présente de la Cara pils et un plat surgelé, où il n’y a aucun endroit agréable pour s’assoir, où ça sent la pisse du chien… En écrivant ça, je me dis que dois paraître bien stricte et ennuyeuse ! Je suis juste une personne organisée et qui a besoin de structure. J’ai besoin de pouvoir prévoir les choses, ça me rassure, je pense. Et pourtant, j’aime aussi les nouvelles choses de temps en temps, des sorties, des voyages, des découvertes diverses…

Je voulais vous raconter ce qui s’est passé dimanche et qui m’a posé problème: diane devait aider une fille de son cours, elle avait prévu de venir entre 13 et 14h. N’ayant pas réussi à recharger sa carte mobib facilement, elle est finalement arrivée vers 16h. Je savais déjà que ma soirée ne se passerait pas comme prévu. Je l’ai trouvée assez froide avec moi, mais sans doute que c’est dû à un a priori de ma part. Il y a quelques semaines, elle avait invité diane à concert dans un squat le soir même, un vendredi. diane a refusé, sachant que j’avais déjà fait les courses pour le repas du soir (et que j’ai eu ma dose de concerts dans les squats). Elle lui a demandé comment il supportait ça et lui a dit que je devais être bien chiante. diane lui a répondu que nous n’avions plus 20 ans comme elle et que nous n’avions pas toujours envie de faire des choses à la dernière minute. (Mais c’est vrai, je coince de suite quand on me propose quelque chose d’imprévu.)

Mais revenons à dimanche soir. Vers 19h15, je vais leur demander s’ils en ont encore pour longtemps (après avoir hésité pendant une demi heure, de peur de me faire rabrouer violemment)… La fille me répond 1/4 d’heure… qui se sont transformés en un épisode entier de Dr Who, bref 45 minutes. J’étais donc affamée en plus d’être crevée à cause des insomnies répétées des derniers jours (et donc hyper-sensible à tout). La soirée du samedi avait déjà été ennuyeuse pour cause de repas de famille et je comptais sur un dimanche agréable, surtout avant mon départ mercredi. J’ai tenté de faire bonne figure en préparant le repas et en mangeant. Nous avons finalement commencé celui-ci vers 21h, ce qui est trop tard pour moi. A mi-repas, j’ai commencé à avoir des nausées. Une heure après, une fois au lit, j’ai senti que je ne dormirais pas si je n’expulsais pas mon énervement. Résultat: dispute, larmes et encore plus d’énervement. Et une nouvelle nuit d’insomnies.

Ce que je voudrais savoir, c’est comment vous auriez réagi face à cette situation. Est-ce que vous auriez mangé tout seul (j’y ai pensé, mais quand on m’a répondu 1/4 d’heure, je me suis dit que je pouvais attendre) ? Est-ce que vous auriez fait savoir à la personne que vous aviez d’autres projets pour le soir (sauf que diane m’aurait de suite contredit) et comment ? Comment réagissez-vous quand les choses ne se passent pas comme prévu ? Et que faites-vous face à une personne froide qui vous a jugé négativement même avant de vous connaître ?

Merci pour vos réponses !