Tu vas aimer notre froid

51xhpezytjl-_sx195_Harold Schuiten, Tu vas aimer notre froid. Un hiver en Yakoutie: Harold Schuiten répond un peu par hasard à une annonce recherchant des professeurs de français en Yakoutie. Contre toute attente, il est engagé et va passer un hiver dans un village perdu au nord de Yakoutsk, dans la République de Sakha, au milieu de la taïga. Les hivers y sont difficiles, il y fait souvent -50° et tout est recouvert de neige. Tout gèle immédiatement, et il faut faire attention dès que l’on met le nez dehors. L’expérience est insolite et c’est ce qui m’a attiré dans ce livre. Et c’est un peu tout. Je n’ai pas été convaincue par l’écriture qui est fort simple, pleine de fraîcheur et de drôlerie certes, mais qui ressemble plus à l’écriture d’un blog. Bref, une déception parce que je n’ai pas eu l’impression de vraiment m’immerger dans cette région peu connue.

 

Book_RATING-20

Carnets de la Mer d’Okhotsk

couv_livre_3099Nadine Ribault, Carnets de la Mer d’Okhotsk: toujours attirée par les récits se passant dans le grand nord sibérien, je me suis lancée dans la lecture de ce livre de Nadine Ribault. La Mer d’Okhotsk est celle qui s’étend du nord d’Hokkaido au Japon au Kamchatka dans l’Extrême-Orient russe. L’auteur y séjourne sur les côtes japonaises, au cœur de l’hiver. Le paysage est parsemé de forêts et la mer est gelée. Il ne s’agit pas vraiment d’un récit de voyage, ou d’une description d’un lieu mais plutôt de pensées éparses liées à cet endroit et si le livre n’avait pas été aussi court, j’aurais très vite décroché. Je n’ai trouvé aucun point d’attache dans ces réflexions illustrées d’images diverses (et pour lesquelles je ne voyais souvent pas le rapport) et le texte m’a laissé de marbre. La seconde étoile lui a été attribuée juste parce que j’aime les éditions Le Mot et le Reste…

L’hiver aux trousses

513bwbgh9il-_sx195__zpsq6zowv6sCédric Gras, L’hiver aux trousses. Voyage en Russie d’Extrême-Orient: partant de Yakoutsk, au nord-est de la Sibérie, Cédric Gras raconte son périple vers le sud, jusqu’à Vladivostok, en passant par l’île de Sakhaline. Il est parti début septembre, dans le but de suivre l’arrivée de l’automne. Parfois il est en avance, profitant des derniers jours d’été, parfois il se fait rattraper et voit les premières neiges tomber. Cette région est extrêmement isolée et les transports sont difficiles, ce qui ne facilite pas ses pérégrinations. A l’époque communiste, le pouvoir y a déplacé par la force des personnes d’autres régions mais elles ne sont pas restées et les villes et villages se dépeuplent. Aujourd’hui, la région se tourne de plus en plus vers l’Asie, vers la Chine, le Japon et la Corée. Cédric Gras profite de son voyage pour raconter cet Extrême-Orient et parle autant de son histoire que des paysages. Un livre qui donne envie de découvrir un bout de ces régions isolées.

Book_RATING-40

Seule sur le Transsibérien

Géraldine Dunbar, Seule sur le Transsibérien: reçu de Nathalie via le swap « Voyage, voyage », je ne pouvais être plus comblée: j’ai toujours rêvé qu’un jour, je prendrais le Transsibérien jusque Vladivostok. Le sous-titre est un indice de l’approche de Géraldine Dunbar: « Mille et une vies de Moscou à Vladivostok ». C’est en effet le récit d’une vie et des nombreuses rencontres sur le train et dans les différentes villes qu’elle visite, une vie au quotidien, loin de l’heure de Moscou qui est affichée dans le train et sur les billets malgré les 5 heures de décalage horaire en fin de trajet. L’auteur est une grande sensible et se lie facilement aux gens qu’elle croise (elle parle russe, ça aide !), elle exprime souvent ses sentiments de joie puis de tristesse une fois l’heure de la séparation arrivée. Elle décrit un pays qui a connu de nombreux changements ces dernières années, les laisser-pour-compte, les nouveaux riches, la partie est de la Sibérie de plus en plus tournée sur l’extrême-orient et la Chine. Un très beau récit en toute simplicité !