Silence

Shûsaku Endô, Silence: je voulais voir le film, mais j’ai préféré lire le roman avant (et j’ai bien fait, vu que le film suit de très près le roman). Dans le Japon du début du 17e siècle, les shoguns ont décidé de limiter le plus possible les contacts avec les Européens et ils ont banni la religion catholique qui avait pourtant convaincu un certain nombre de personnes. Deux missionnaires portugais, Rodrigues et Garupe, sont envoyés sur place pour faire le point sur la situation et retrouver les traces de Ferreira qui aurait renié sa religion. Ils sont accompagnés par un étrange personnage, Kichijiro, un Japonais qui aurait été converti (ou pas), et qui est le spécialiste pour changer de camp.

Le roman est très beau, apportant de beaucoup de détails sur une période particulière de l’histoire du Japon et sur la détermination des missionnaires européens (à tel point que je me suis à nouveau posé beaucoup de questions sur le fanatisme, la religion et la violence de l’imposer à quelqu’un). Je regrette cependant d’avoir lu la version française du roman, qui a été traduite de l’anglais, qui a elle-même été traduite du japonais. Il y a parfois quelques mots bizarres dans le contexte (Halloween, pour parler d’O bon, le festival honorant les esprits des ancêtres, par exemple). Le livre ayant été écrit en 1966, il serait aussi intéressant de savoir de quand datent les traductions, et même d’en faire une nouvelle en français, le roman restant passionnant encore aujourd’hui.