Caresser le velours

486299-gfSarah Waters, Caresser le velours: les lectures communes sont très utiles pour ressortir des livres enfouis au fond de la PAL. J’ai lu ce roman en même temps qu’Ingannmic qui donne aujourd’hui aussi son avis sur son blog. J’avais déjà lu un ou deux romans de Sarah Waters mais je ne me souviens plus vraiment des histoires, juste de ses thèmes de prédilections: l’Angleterre de la fin du 19e siècle et l’amour entre femmes. Dans Caresser le velours, l’héroïne est Nancy, une jeune écailleuse vivant avec sa famille sur la côte du Kent. Pour se distraire, elle va le samedi soir au music-hall de Canterbury et là… elle voit pour la première fois Kitty, un chanteuse habillée en dandy. Elle est fascinée et retourne tous les soirs la voir, pour finalement la rencontrer. Le roman raconte leur relation mais aussi la vie dans le milieu du théâtre et dans le Londres de la fin du 19e siècle. Misère et succès se côtoient, et la vie est pleine de rebondissements. Autant j’ai voulu connaître très vite la suite de l’histoire, autant je n’ai pas été passionnée. J’ai été intéressée par les diverses facettes des relations amoureuses entres femmes, par une description de la société de l’époque sans pudibonderie, par l’évolutions des moeurs et des pensées et par l’arrivée d’un certain féminisme mais je n’ai pas été accrochée par le style d’écriture fort banal en fin de compte. Bref, un avis mitigé qui ne me poussera sans doute pas à lire d’autres romans de l’auteur.

J’ai profité de l’occasion pour regarder la mini-série de la BBC, inspirée du roman. Je ne peux pas dire non plus qu’elle soit fantastique mais j’aime toujours voir comment le cinéma adapte un livre. Dans ce cas, l’histoire a été un peu raccourcie et élaguée mais a introduit quelques ressorts plus dramatiques qui ne sont pas inintéressants. Et on y reconnait Benedict Cumberbatch en petit ami benêt.

Book_RATING-30

Two months of books

5 livres en 2 mois, un peu de rentrée littéraire, une petite dose de vampires et une pincée d’Angleterre victorienne (quelques notes de lecture):

Lark et Termite de Jayne Anne Phillips: voilà déjà deux mois que je l’ai terminé et j’ai du mal à écrire quelque chose d’autre que « j’ai beaucoup aimé ». Roman à plusieurs voix, plein d’ambiances et de sensations, dans lequel des secrets de famille se révèlent par petites touches. Roman qui navigue entre réalité et rêve. Récit un peu paresseux se déroulant en Corée pendant les premiers jours de la guerre et quelques années plus tard dans les campagnes de Virginie Occidentale. Je recommande !

La ballade de Jesse de Madison Smartt Bell m’a vraiment déçu. La quatrième de couverture annonçait une « road-novel » aux sons du rock, de Hendrix à Kurt Cobain mais le récit m’a semblé bien pâle, peu passionnant et autant les ambiances paresseuses de Lark et Termite donnaient tout leur charme au livre, autant cela n’a pas fonctionné ici…

Plaisirs coupables de Laurel K. Hamilton: un peu de littérature de vampires, facile à lire dans les transports en commun. Mon principal reproche serait justement le contraire des livres précédents: trop d’action, pas un seul moment de pause ! Mais dans son ensemble, un récit efficace avec tous les éléments du genre: vampires ténébreux, super-héroïne, morts-vivants, quelques scènes bien gore et de séduction. Un de lu, me restent les dix volumes suivants ! Ainsi que la saga de Sookie Stackhouse qui me tente bien aussi (j’ai bien envie de connaître la suite de ses aventures après avoir vu True Blood !)

Une semaine avec ma mère de William Sutcliffe: l’humour assez dévastateur de cet auteur m’avait déjà ravi dans Vacances indiennes, il m’a également enchanté dans ce roman. Les autres passagers du métro ont dû se demander pourquoi je riait toute seule en tournant les pages du livre ! L’histoire est celle de trois mamans qui viennent s’installer pour une semaine chez leur fils célibataire ayant la trentaine. Tous et toutes ont un sacré caractère, en tous cas un caractère très bien brossé par l’auteur, et on se reconnaît facilement dans l’un ou l’autre personnage (bon, au moins, ma maman n’est jamais venue s’installer chez moi pour me trouver un mari !). Plaisant et facile à lire en toutes circonstances !

Affinités de Sarah Waters: ça faisait au moins trois ans que ce livre était sur ma PAL, je l’avais déjà plusieurs fois emporté en voyage sans le lire. Je l’ai emporté lors de mon voyage à Copenhague. Me voilà plongée dans l’Angleterre victorienne, ses prisons, une jeune fille de la haute société désœuvrée, un peu de spiritisme et beaucoup de naïveté. Trop long à mon avis, le roman se traîne jusqu’aux deux tiers pour ensuite se précipiter dans les 100 dernières pages. diane me dit que Caresser le velours qui est également sur ma PAL est mieux réussi. En tous cas, pour un portrait plus détaillé et plus complet de cette époque, je conseillerais plutôt La rose pourpre et le lys de Michel Faber.

Suite de mes aventures livresques au prochain épisode !