SPQR. A history of ancient Rome

513c6yrnmzl-_sx323_bo1204203200_Mary Beard, SPQR. A history of ancient Rome: cet hiver, j’ai découvert Mary Beard et j’ai adoré sa manière de présenter l’histoire de l’empire romain dans la série tv Ultimate Rome: empire without limit. J’ai donc eu envie de lire le livre, ce qui a mis plusieurs mois (comme souvent avec les livres d’histoire). Elle raconte les origines de la ville, se basant sur les quelques fragments de textes qui existent encore et les trouvailles archéologiques, puis la république et le début de l’empire. Elle s’arrête à la fin du 2e siècle ap. J-C, date où tous les habitants de l’empire deviennent citoyens romans. A vrai dire, c’est cette période là que je connaissais le moins et que j’aurais aimé découvrir. Pour le reste, le livre décrit surtout les faits historiques et l’évolution du gouvernement. Il faut attendre les derniers chapitres pour avoir plus d’informations sur la vie quotidienne, ce que j’ai regretté. Malgré tout, ce livre est intéressant: il est écrit de manière contemporaine et vivante, fidèle à la réalité historique (ou du moins à celle qui est connue aujourd’hui) et sans charabia intellectuel. Il remet parfois en question des croyances plus anciennes au vu des recherches actuelles et insiste sur le manque de sources qui permettraient de se faire une image plus précise.

Short diary of the week (231)

Lundi: malgré mes efforts la nuit fut mauvaise, un sentiment de découragement devant les tâches qui m’attendent encore, me changer les idées en allant acheter des chaussures – rien de bien particulier – mais quelque chose de pratique pour marcher, acheter un livre aussi, Call the Midwife, une dégustation de rhum en commun via chat

Mardi: encore une mauvaise nuit, mon humeur s’en ressent, en plus mon repas de midi n’est pas très réussi et j’ai un peu mal au ventre, avancer sur divers plans, mais pas au niveau « papa/maison/etc »: après un appel de plus au callcenter de la poste on m’a proposé de m’envoyer une nouvelle carte de banque, un plat estival en plein hiver, The X-Files, Good Girls Revolt

Mercredi: ou comment titiller mes intérêts, « when I grow up I want to be Mary Beard », ma tentative d’avancement pour un truc lié à la maison de mon papa est contrée par l’absence de la personne responsable, tenter de corriger un texte mais cela ne me réussit pas très bien, encoder des playlists, m’inscrire sur le site de VRT Nu pour regarder Ultimate Rome: empire without limit (le documentaire est disponible sur you tube également)

Jeudi: toujours ce texte à corriger mais ça ne me réussit toujours pas trop, ne pas avoir grand chose à dire en fait, il y a des journées comme ça, Ultimate Rome: empire without limit – épisode deux – ces souvenirs heureux de ma visite à la villa d’Hadrien

Vendredi: pas envie de me lever, pas envie de travailler, mais il faut bien faire ce qu’il y a à faire, un plat classique: sole – épinards – purée, des inquiétudes à propos de la perte de mémoire de plus en plus fréquente de mon papa, Ultimate Rome: empire without limit suivi de Pompeii: life and death in a Roman town

Samedi: réveillée par des avions, hésiter et puis me décider à partir pour acheter une jolie orchidée et des primevères ainsi que quelques trucs pour de futurs semis, des courses, couper les plantes mortes au jardin, m’installer au chaud pour lire, un repas d’inspiration mexicaine, The last frontier (Anthony Mann, 1955) avec un acteur principal qui a tout pour me déplaire mais le film est intéressant

Dimanche: le jardin est tout blanc à cause des gelées nocturnes, du rangement et du ménage, de la lecture déjà le matin, de la couture, de la lecture encore l’après-midi, de la cuisine, décider d’abandonner The Tudors et regarder deux épisodes de Good Girls Revolt, la fin d’un weekend sans obligations – le premier depuis fin décembre – et cela m’a fait du bien

Eat pray love

Elizabeth Gilbert, Eat pray love: je hais les bestsellers. J’ai toujours tendance à ne pas faire comme les autres. Celui-là pourtant, je l’ai lu quand même, suite à un article chez Isabelle d’Au fil d’Isa. C’est donc une autobiographie: Elizabeth a eu un divorce difficile et décide de prendre un an pour se reconstruire, d’abord en mangeant à Rome, puis en méditant en Inde et enfin à Bali où elle retrouve l’amour. Soyons réalistes: est-ce que beaucoup de personnes peuvent se permettre de vivre pendant un an sans revenus, de faire ce qu’elles veulent, de voyager, de ne rien faire ? Même en recevant une avance de son éditeur ? Elle a du être bien importante cette avance ! Et puis, tout le périple se passe bien, la chance a l’air d’être au rendez-vous. Pas le moindre souci, pas le moindre contretemps. Même la méditation lui réussit et elle atteint un stade avancé, accompagné d’une révélation. Est-ce que ça arrive souvent dans la vie ? Bref, c’est bien joli la vie en mode conte de fée mais ce n’est pas donné à tout le monde !

Et pourtant ! Si j’occulte ces questions matérielles, je dois bien avouer que j’ai lu le récit d’une traite, y cherchant quelque part des réponses à mes questions existentielles du moment. Ce livre m’a aidé à y voir un peu plus clair, à tenter de voir le bon côté de choses, à me vider l’esprit surtout, à essayer de moins ressasser les pensées négatives qui m’encombrent souvent. Les chapitres sur Rome m’ont donné envie d’y retourner, de passer quelques jours entre les monuments anciens, de retrouver la villa d’Hadrien qui m’avait tant marquée à l’époque, de retrouver cette sérénité que j’avais vécu à cet endroit. Pour moi Rome n’est pas tant un souvenir de nourriture mais bien d’escapades dans les rues, avec un vague plan en main, de découvertes et de plaisir. Vivre dans un ashram ne me tente pas. J’ai des préconceptions trop anti-hippies pour cela. Mais apprendre les bases de la méditation ne pourrait que m’aider, même si je sais qu’il me faudrait beaucoup d’efforts pour trouver des moments et un endroit où je pourrais me détacher du monde plus aisément qu’ici et maintenant. Quant à Bali, depuis que j’y ai été, je rêve d’y retourner. L’île est très touristique par endroits, mais d’autres sont plus préservés. Un bel endroit pour se retrouver. Y trouver l’amour n’est pas mon souci, y aller avec mon amour serait un grand plaisir.