SPQR. A history of ancient Rome

513c6yrnmzl-_sx323_bo1204203200_Mary Beard, SPQR. A history of ancient Rome: cet hiver, j’ai découvert Mary Beard et j’ai adoré sa manière de présenter l’histoire de l’empire romain dans la série tv Ultimate Rome: empire without limit. J’ai donc eu envie de lire le livre, ce qui a mis plusieurs mois (comme souvent avec les livres d’histoire). Elle raconte les origines de la ville, se basant sur les quelques fragments de textes qui existent encore et les trouvailles archéologiques, puis la république et le début de l’empire. Elle s’arrête à la fin du 2e siècle ap. J-C, date où tous les habitants de l’empire deviennent citoyens romans. A vrai dire, c’est cette période là que je connaissais le moins et que j’aurais aimé découvrir. Pour le reste, le livre décrit surtout les faits historiques et l’évolution du gouvernement. Il faut attendre les derniers chapitres pour avoir plus d’informations sur la vie quotidienne, ce que j’ai regretté. Malgré tout, ce livre est intéressant: il est écrit de manière contemporaine et vivante, fidèle à la réalité historique (ou du moins à celle qui est connue aujourd’hui) et sans charabia intellectuel. Il remet parfois en question des croyances plus anciennes au vu des recherches actuelles et insiste sur le manque de sources qui permettraient de se faire une image plus précise.

The inheritance of Rome

6297739Chris Wickham, The inheritance of Rome. Illuminating the dark ages 400-1000: quand on parle du Moyen Age, on décrit toujours la féodalité, les châteaux-forts, les croisades – bref une période qui commence en l’an mil. Mais que s’est-il passé avant, depuis la fin de l’empire romain ? C’est ce que Chris Wickham explique dans ce gros volume qui se veut cependant très accessible. Il passe en revue l’histoire de l’Europe, celle de l’ancien empire romain, mais aussi au-delà des frontières. Il décrit la grandeur et la décadence de l’empire byzantin, la montée du nouvel empire musulman de l’Irak à l’Espagne et parle de l’histoire des régions périphériques de l’Irlande à la Russie en passant par la Scandinavie. Beaucoup d’attention est portée à l’histoire politique, aux changements de pouvoir et aux successions parfois difficiles mais certains chapitres sont également consacrés à la pensée de l’époque, au commerce et à l’évolution de la paysannerie. A mon goût, ces chapitres auraient pu être développés un peu plus mais il est évident que les sources historiques sont assez limitées. Une chose est sûre: j’ai beaucoup apprécié cette vision globale de l’Europe et même plus, mettant en parallèle les divers empires, contrairement à la vision très limitée et belgo-centriste que j’ai apprise à l’école et à l’université.