The Kamakura dress

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On ne peut pas dire que l’été ait été très propice à la sortie des robes sans manches. Et pourtant, j’ai gardé de l’espoir jusqu’au bout, me cousant une robe de plus pour des jours tropicaux. Mon choix s’est porté sur le patron New Look 6048 qui a un petit air tiki mais sans l’être tout à fait. J’ai décalqué la taille 16, qui pour le haut se diminue en taille 14. La toile m’allait relativement bien, sauf pour le haut du buste, que j’ai finalement rétréci encore un peu en modifiant la ligne de la couture princesse sur le devant.

Comme c’était un premier essai, j’ai choisi un tissu que j’aime bien mais qui ne fait pas partie de mes favoris. Il s’agit de “Kamakura” en turquoise, de la collection Tokyo Train Ride de Cotton + Steel, que j’avais acheté chez Tomato à Tokyo, et dont j’ai utilisé la version bleu marine pour The Little Mount Fuji dress.

Cette robe aurait mérité une bande contrastante mais je ne l’ai pas vraiment réalisé avant de la coudre (et je n’avais pas de tissu approprié dans mon stock). En fait, il s’agit d’une parementure visible comme dans la robe de Gertie, The daisies rockabilly dress. Du coup, dans une prochaine version, je pourrais insérer un croquet contrasté. La jupe est celle proposée par le patron et m’a permis de tester une nouvelle forme de bas que je pourrai réutiliser par la suite. Les explications sont relativement claires pour quelqu’un qui a déjà cousu des robes de ce type, mais j’ai quand même réussi à coudre les bretelles bien avant que les instructions ne le proposent. Et je pense qu’elles vont souvent tomber – à tester quand je pourrai porter la robe une journée complète – pas avant l’été prochain très probablement.

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The daisies rockabilly dress

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Dès que j’ai feuilleté le Gertie’s Utimate dress book, j’ai été attirée par la “Plaid rockabilly dress” (la version country dans le lien est un peu overzetop mais je l’aime aussi – sauf que je n’aurais jamais d’occasions pour la mettre). J’ai cherché du tissu à carreaux en coton (pas en flanelle) mais je n’ai jamais rien trouvé à mon goût. J’ai alors changé de style et cherché un tissu plus champêtre, ce que “Gentle Breeze” de Jan Douglas pour le Maywood Studio (vendu par Stop op Zolder) représente parfaitement. Il me fallait aussi du croquet assorti, mais celui de chez Veritas était trop étroit; j’en ai finalement trouvé à Paris dans une mercerie près du Marché Saint-Pierre – on était en juillet 2016.

J’ai commencé la couture pendant l’hiver 2017 (certains projets mettent du temps à mûrir), réalisant d’abord une première toile du haut, puis une seconde, utilisant les tailles 12 à 10 du “Basic bodice” avec col en V. La jupe – “all around pleated skirt” – est en taille 12. Les manches de type “puff sleeve” complètent l’ensemble. J’ai toujours du mal à ajuster une toile sur mon corps, je manque du regard d’une autre personne pour traquer les défauts et je me lasse vite, surtout après deux toiles. Je me suis donc lancée dans la couture de la robe, craignant quelque peu pour le col avec sa parementure extérieure, mais en fait, la couture est assez aisée.

Au final, le corsage ne convient pas tout à fait: cela se voit de profil: il y a un petit excès de tissu au niveau de la pince latérale mais je ne sais pas trop comment le faire disparaître. Les manches sont très jolies mais elles sont un peu trop serrées sur le bas pour être totalement confortables. La jupe est finalement la seule partie dont je suis totalement satisfaite mais tous ces petits défauts n’en font pas moins une robe totalement mettable.

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(oui, je regarde beaucoup en l’air en faisant mes photos !)

The Tokaido Road dress

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Toujours à la recherche d’une couture facile – c’est-à-dire n’impliquant pas un patron inconnu – et ayant constaté que le nombre de mes robes estivales est devenu fort réduit, j’ai cousu à nouveau le patron Butterick B5032, déjà réalisé l’été passé en tissu à singes et Frida Kalho. J’ai sélectionné un autre tissu Alexander Henry, Tokaido Road, acheté chez Stof op Zolder (il est bien soldé pour le moment). Comme je n’ai pas pensé à relire mes notes, je n’ai pas raccourci le corsage d’un centimètre et cela ne m’a pas choquée – en fait il tombe juste bien à la taille. J’ai par contre réduit un peu la largeur du haut du devant – un centimètre environ – et du coup, cela baille moins quand je suis assise ou que je me tiens un peu mal et les bretelles ont moins tendance à tomber.

Pour le jupe, j’ai repris le patron de Gertie déjà vu dans la Yodelling Cowgirl dress, la side pleated skirt, en passe de devenir une des mes favorites. Une couture rapide et plaisante, sans problèmes notoires ni difficultés particulières, sans doute aussi parce que j’ai changé un peu l’ordre de la couture présenté dans les explications du patron, que j’ai d’ailleurs annotées pour la prochaine fois.

Et je commence à bien maîtriser l’utilisation de l’appareil photo avec télécommande et à ne plus faire trop de photos ratées.

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The sakura dress

Il y a quelques années, j’ai reçu un grand sac de patrons de couture datant des années 1950/60 et venant de Femmes d’Aujourd’hui, le magazine féminin belge que toutes nos mamans et grand-mères lisaient (ils ont édité également des livres de recettes dont je possède certains exemplaires). J’ai mis du temps à me lancer: j’avais trop peur des ajustements. Les corps féminins des années 1950 ont bien changé avec ceux d’aujourd’hui. J’ai finalement sélectionné une “Robe de petit soir” du numéro du 12 décembre 1954, proposée en taille 42 (les tailles des patrons diffèrent selon les magazines et il y avait moyen de les commander à sa taille séparément).

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J’ai commencé par décalquer les pièces d’origine et il m’est apparu de suite que les pièces du haut du corsage étaient minuscules. Mais aussi qu’il n’y avait qu’une parementure pour le décolleté et que pour les manches, il fallait savoir comment faire (les instructions sont plus que sommaires). J’y reviendrai. La pièce de la taille était quasi aux bonnes mesures et j’ai ressorti d’autres patrons pour l’ajuster. Pour le dos, j’ai tout simplement repris celui de la robe Burda modifiée que j’utilise toujours. Restait le haut du corsage: en mesurant mon corps et la pièce, j’ai rajouté environ une belle longueur en hauteur (je ne sais plus trop, quelque part vers les 8cm !). J’ai cousu une première toile mais ma poitrine flottait et cela baillait du côté des emmanchures. J’ai pincé le tissu et redessiné la pièce en diminuant la taille du bonnet. La deuxième toile était tout à fait satisfaisante, à part quelques détails qui ne demandaient a priori pas de troisième toile.

Au départ, je comptais coudre des parementures séparées pour le décolleté et les bras, puis j’ai dessiné une parementure englobant les deux. Vu sa taille, je me suis finalement décidée à doubler tout le haut.

J’ai sélectionné un tissu que j’ai acheté au Japon (chez Tomato à Tokyo), avec des fleurs de cerisier, ainsi qu’un reste de voile de coton blanc cassé. Et j’ai commencé la couture. Comme j’avais déjà cousu deux toiles, elle a été relativement facile, même en n’ayant pas de marche à suivre (j’ai dû découdre une fois une partie mais sans que cela ne pose trop de problème). Je sais que le genre de jupe présenté sur le patron n’est pas très seyant sur moi, je l’ai donc simplifiée en prenant le patron de la jupe crayon basique de Burda. Patron que je n’ai que très peu cousu, et uniquement en tissu stretch, et donc, elle était un peu trop étroite et j’ai dû jouer sur les valeurs coutures, sinon je ne pouvais pas m’asseoir !

Quand je vois les photos, je suis relativement satisfaite du résultat, même si je remarque les défauts: elle aurait pu être un peu plus ajustée sur le haut et un peu moins au niveau de la jupe, et le dos comporte quand même pas mal de plis. La partie de la taille aurait pu être un peu plus courte aussi. Mais c’est probablement un modèle que je coudrai à nouveau.

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Short diary of the week (200)

Lundi: wow – 200 !, comme prévu les démangeaisons me gênent très fort, arriver dans un bureau surchauffé et avoir du mal à le rafraîchir, enlever mes sandales et mettre mes tongs de bureau, avoir du mal à remettre mes sandales au moment de partir, la maison est restée relativement fraîche, m’installer au jardin et terminer le roman commencé le soir précédent

Mardi: l’idée de demander à collègue d’ouvrir la porte de mon bureau quand il arrive une heure plus tôt que moi était géniale, rien de spécial à raconter, regarder le dernier épisode de la troisième saison de Better Call Saul – une série un peu lente mais qui a sa personnalité propre par rapport à Breaking Bad, lire au jardin, regarder passer les avions au crépuscule, tenter de faire retomber la température dans ma chambre sans vraiment y arriver et devoir fermer les fenêtres à cause des mêmes avions

Mercredi: dormir profondément pendant seulement cinq heures c’est trop peu pour moi, un petit-déjeuner réunion, le bruit des jardiniers, traîner le matin (corriger les fautes des autres prend plus de temps que prévu) mais bien avancer l’après-midi, un temps record pour remplir la déclaration d’impôts en ligne (30 secondes de remplissage – 4 minutes pour vérifier que j’ai bien tout rempli), 27° chez moi à l’intérieur contre 32° dehors, si je cuisine aujourd’hui je pourrai éviter de devoir cuire des choses demain, au jardin avec un gin tonic et quelques livres pour profiter du solstice, 22h15: 21° dehors mais toujours 26° à l’intérieur

Jeudi: dormir profondément toute la nuit, le retour du gamelan javanais, un bureau aussi chaud que l’extérieur, fondre, finir par rentrer une demi heure plus tôt, trois gouttes de pluie, en fait ça se rafraîchit assez vite, Twin Peaks, The Good Fight

Vendredi: choisir des vêtements puis changer d’avis pour quelque chose de plus joli, les trucs du vendredi, parler avec les seuls collègues encore présents vers 17h, Doctor Who, Jamestown

Samedi: mais où est le soleil ? (les prévisions météo me dépriment déjà – je n’aime que le beau temps et la chaleur !), de la couture, un téléphone de mon papa pour me dire que je ne dois pas venir aujourd’hui (je sens qu’il y a eu une dispute avec sa compagne), moi non plus ce n’est pas la grande forme aujourd’hui, me rendre compte que la batterie de la voiture est à nouveau déchargée, avoir du mal à me calmer, de la couture à la main, faire mes courses, terminer la couture de la robe, terminer un roman, The man from the Alamo (Budd Boetticher, 1953), m’endormir tôt

Dimanche: des brouillons de billets de blog, TBBT S02 E14&15, la mesure de mon tour de taille ne ment pas: + 10cm en 5 ans, de la couture: hésiter entre plusieurs modèles de jupes, 2h30 plus tard la jupe sélectionnée est terminée, plein de petits trucs divers touchant au ménage et au jardinage, de la lecture, une nouvelle tentative de photos de mes derniers vêtements cousus, Jamestown, The Good Fight

The yodelling cowgirl dress

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Je n’ai plus rien écrit à propos de mes projets couture depuis l’automne et ce n’est pas faute d’avoir cousu – une dizaine de vêtements ont rejoint ma garde-robe, y compris trois pièces pour mon voyage au Sri Lanka. Ce qui m’a empêché d’en parler ici, ce sont les photos. Difficile en effet de faire des selfies de soi en entier et mon grand miroir est placé à un endroit trop sombre, au décor peu intéressant – dans le hall d’entrée face à la cage d’escalier. A cela, il faut rajouter mon côté introverti qui n’a pas osé déranger ma voisine Carol et les faire au boulot, c’est toujours un peu compliqué. Et l’appareil photo fixé sur un pied alors ? Mon expérience m’avait déçue: je trouvais les photos floues. Pour résoudre ce problème, j’ai acheté une télécommande pour mon Nikon. Sauf que là, c’est la procrastination qui a frappé ! Et longtemps, plus d’un an. J’ai parfois une crainte exagérée de la technique et j’ai longtemps eu peur que ce soit très compliqué à installer. Il y a deux mois, j’ai ressorti l’appareil photo; il y a un mois, j’ai rechargé sa batterie; dimanche, je me suis enfin lancée. Evidemment, il n’y avait rien de spécial à installer, juste trouver le bouton sur lequel appuyer. Tout ça pour ça donc.

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Je me suis donc lancée dans une séance photo au jardin, tentant de sourire (ou pas) et regardant souvent sur le côté ou en l’air tout en essayant de cacher la télécommande. Le résultat, ce sont quelques photos plus ou moins réussies mais je trouve que certaines sont toujours un peu floues. La faute de l’appareil photo qui se fait vieux ou juste un problème de mise au point ? (Des idées pour résoudre ce problème ? J’ai pensé que je pourrais mettre une chaise à l’endroit où je compte me placer et faire la mise au point sur celle-ci, pour ensuite l’enlever et me mettre à sa place.) J’ai par la suite passé toutes les photos dans Polarr (j’adore cette app) pour améliorer le contraste et la luminosité.

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Oui, mais la robe ?

Elle est la combinaison du haut Burda (robe 121 de novembre 2012) que j’utilise tout le temps et que j’ai beaucoup modifié – dans ce cas, j’ai à nouveau changé l’encolure – et d’une jupe du Ultimate Dress Book de Gretchen Hirsch, la “side pleated skirt”. Mon tissu de 110 cm n’était pas assez large pour faire entrer le patron mais comme il ne manquait que quelques centimètres, j’ai juste réduit l’angle de la ligne de la couture côté en repliant le patron jusqu’à ce qu’il rentre dans mon tissu.

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Elle est cousue en tissu de coton d’Alexander Henry, From the hip que j’ai acheté lors des soldes d’hiver chez Het Machien, un webshop belge au service très efficace. Je ne suis pas sûre que les cowgirls font vraiment du yodel mais ça pourrait, et comme j’aime ça… Pour la première fois, j’ai compté le temps que je mettais pour terminer une robe et je peux donc dire qu’il me faut environ 6 heures de travail, une fois le patron déjà approuvé et à ma taille. Sachant que je n’arrive à me concentrer que deux heures de suite, il me faut donc trois jours.

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Si vous voyez des plis sur les photos, c’est parce que je me tiens mal; quant au col qui rebique un peu, c’est ma faute, j’ai pensé très fort à stabiliser l’encolure avec une couture mais je l’ai oublié. A part ça, je l’aime beaucoup et je sens que je vais souvent la porter en toutes saisons.

S’il ne pleut pas le weekend prochain et s’il ne fait pas trop frais, je fais une nouvelle séance photos. En attendant, cadeau:

 

The “where’s the monkey ?” dress

Where's the monkey ? dress

Très souvent, j’accumule tissus et patrons sans savoir comment je vais les utiliser et les combiner. Ce fut le cas pour la robe d’été rétro Butterick B5032 qui fait partie des premiers patrons que j’ai achetés mais aussi du tissu Alexander Henry, Frida’s garden tea acquis sur le site anglais Fondant Fabrics. J’ai finalement associé les deux au printemps: pour utiliser ce tissu aux grand motifs, il me fallait en effet un patron avec le minimum de coutures dans le corsage. J’ai fait une toile et comme toujours j’en étais satisfaite. Pour le haut, j’ai tracé la taille 16 qui se diminue en 14 en remontant vers la poitrine. J’ai également allongé un peu le corsage (de 3cm environ), à partir de la ligne indiquée (je le raccourcirai à nouveau d’un centimètre – voire moins – lors de la prochaine version). Pour le bas, j’ai tracé quelque chose qui va du 16 au 17, sauf que j’ai finalement cousu une jupe froncée. Au moins le patron est tracé pour une prochaine version. Les explications sont claires et la robe est facile à coudre. J’ai par contre eu un souci vers la fin: ma toile n’était pas si satisfaisante que ça en fait: le dos baillait très fort et j’ai dû augmenter la valeur couture au niveau de la tirette jusqu’à trois centimètres dans le haut du corsage. En la portant, je me rend compte que selon ma position, le devant baille un peu également, dans sa partie supérieure et les bretelles ont tendance à tomber. Il faudra donc que je supprime un ou deux centimètres là aussi, ce qui permettra d’ailleurs de recentrer les bretelles. A part ce petit souci, elle est tout à fait mettable. Je l’aime beaucoup pendant les jours de grande chaleur !

Carol a de nouveau été ma photographe (en fait, nous avons fait une longue et unique session début juillet).

Where's the monkey ? dress

Where's the monkey ? dress