Pauvre chose

Risa Wataya, Pauvre chose: il y a quelques semaines, je me trouvais dans un marasme littéraire. Vous connaissez tous cela, je suppose: vous commencez un gros pavé et il s’avère moins passionnant que prévu; les pages ne se tournent pas très vite et vous pensez à tous ces livres qui vous attendent; vous désespérez en faisant des calculs: 20 pages par jour… mais ça veut dire plus de trois semaines de lecture ! Et puis vous hésitez… mais finalement vous passez à autre chose, tout en vous disant que vous reviendrez au pavé plus tard (spoiler: je n’y suis toujours pas revenue). Tout cela pour expliquer comment j’en suis venue à lire Pauvre chose. J’ai beaucoup aimé les précédents courts romans de la japonaise Risa Wataya, souvent très simples et doux amers. Rien de très différent ici: Julie est une jeune employée dans le rayon vêtements d’un grand magasin. Son petit ami (qui ne vit pas avec elle) veut aider Akiyo et l’héberge chez lui. Or Akiyo est son ex. Julie se fâche d’abord mais pour ne pas perdre Ryûdai, elle décide de faire des efforts, niant ses propres sentiments. Risa Wataya a l’art d’écrire des comédies sentimentales douces et piquantes à la fois, donnant une certaine image du Japon (le métier de vendeuse est beaucoup plus régi par des règles précises qu’ici) mais parlant de thèmes universels comme l’amour, la confiance et la tromperie. Le parfait roman pour m’échapper du pavé !

Appel du pied

51mmmmomael-_sx312_bo1204203200__zps2dqbfwavRisa Wataya, Appel du pied: j’ai ressorti ce court roman de ma PAL dans le cadre d’Un mois, un éditeur organisé par Yspaddaden et consacré à Philippe Picquier. Je pensais que j’en avais plus dans ma pile mais ce n’était pas le cas, avant que je n’aille en librairie et que je me laisse tenter par un autre auteur japonais contemporain. Mais revenons à Risa Wataya dont j’avais beaucoup aimé Trembler te va si bien. Appel du pied est dans la même veine: Hatsu est une lycéenne fort solitaire, elle n’a que peu d’amis et est attirée par Ninagawa, un garçon de sa classe quelque peu bizarre et également sans amis. Il est obnubilé par la mannequin Oli Chang et rassemble toutes les informations possibles sur elle. Hatsu l’intéresse parce qu’elle a vu en vrai la vedette dans un magasin et ainsi commence entre eu une relation assez bizarre. Hatsu lance des appels du pied répétés mais ne reçoit pas vraiment de réponse et elle doute beaucoup d’elle-même. Risa Wataya nous fait entrer dans le monde des amours d’adolescents, souvent à sens unique, souvent incompris. Le résultat est une chronique sensible et juste, aux moments parfois drôles, et qui m’a renvoyée à ma propre adolescence avec une certaine nostalgie (mais tout en étant contente que cette période compliquée soit loin derrière moi).

Trembler te va si bien

c_trembler-te-va-si-bien_1722Risa Wataya, Trembler te va si bien: en me promenant chez Tropismes, j’ai été attirée par la couverture de ce livre et par une phrase du résumé: « Ce que je déteste: les glandeurs. » Je me suis dit que je pourrais bien m’entendre avec cette jeune fille qui ne sait pas trop qui aimer: Ichi, le beau garçon sur qui elle fantasmait à l’école ou Ni, le collègue très passe-partout qui veut l’épouser ? Risa Wataya nous fait pénétrer dans l’univers de Yoshika, un univers plein de contradictions et de questions mais aussi d’humour. Un court roman frais et pétillant, lumineux et réjouissant qui m’a donné envie de lire d’autres livres du même auteur.

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