Bilan culturel – mars 2016

Romans (j’ai toujours autant de retard dans la publication des mes comptes-rendus):

  • Joyce Carol Oates, Crossing the border
  • Céline Curiol, Un quinze août à Paris
  • Pete Fromm, Comment tout a commencé

Livres documentaires:

  • Esthétiques du quotidien au Japon
  • Duggan McDonnell, Drinking the devil’s acre. A love letter from San Francisco and her cocktails
  • Alexandra Lapierre & Christel Mouchard, Elles ont conquis le monde. Les grandes aventurières 1850-1950

Séries:

  • Call the midwife saison 5, une des mes séries favorites qui tient la route sur la longueur
  • This is England ’90, très bien mais un peu trop bavard/improvisé par moments
  • La trêve, très moyen mais je voulais soutenir une production belge francophone
  • The 100 saison 1, un début très très cliché mais une histoire qui devient très vite prenante, remettant en question les relations sociales suite à une guerre nucléaire

Films:

  • The Assassin (7/10), lent mais superbe

Documentaires:

  • Anthony Bourdain Parts Unknown saison 5

Musique:

  • Josephine Foster, No more lamps in the morning: chanson entre pop et folk, déprimant, parfois irritant mais très beau (7/10)
  • The Pines, Above the prairie: americana, pas mal mais sans plus (6/10)
  • Mbaraka Mwinshehe & Orchestra Super Volcano, Zanzibara 9: Masika. Un souffle frais de Tanzanie / 1972-74: guitares dansantes d’Afrique Centrale (7/10)
  • Yu Kyung-hwa, Corée: l’art du sanjo de Cheolhyeongeum: calme et serein, en solo (7,5/10)
  • Ukandanz, Awo: entre ethiojazz et rock, parfois très bien, parfois lassant (7/10)
  • Ensemble The Sinawi, Corée: l’art du sinawi (7/10)
  • Vietnam: le don ca tai tu. Musique de chambre du delta du Mékong (7/10)
  • Kimmo Pohjonen, Sensitive skin: le virtuose finlandais de l’accordéon lorgne souvent un peu trop du côté électronique new age (5,5/10)
  • Lucy Ward, I dreamt I was a bird: chansons folk contemporaines comme tant d’autres (6,5/10)
  • Joy of living. A tribute to Ewan MacColl: des reprises par des artistes très divers dont une très belle version de Jarvis Cocker (7/10)
  • Heron Oblivion, Heron Oblivion: du bon et du moins bon (6/10)
  • M. Ward, More rain: de belles guitares un peu country mais sans plus (6,5/10)
  • Iggy Pop, Post pop depression: le retour d’Iggy avec quelques bons morceaux (7/10)

Expos:

  • Premier rang, exposition de photos de concert en Belgique, PointCulture Bruxelles (jusqu’au 1er avril)

Cafés et restaurants:

  • Le Barboteur (Schaerbeek): des bières et encore des bières, toutes inconnues pour moi, dans un lieu très agréable
  • Seino (Ixelles): cuisine fusion très réussie aux accents franco-japonais. Une très belle découverte

Short diary of the week (136)

Lundi: cet espoir d’avoir décroché le bon filon pour The Lady from Canton, beau mais froid mais beau mais vraiment froid, cette impression que mon corps me fait prout, un peu de magnésium peut-être ?, La trêve – ça commence à être bien même si toujours un peu touche à tout, The 100

Mardi: de jolies étoiles de neige le long des rails du tram, avoir le coeur serré par l’angoisse, tout laisser tomber et aller chez le médecin qui m’arrête jusqu’à la fin de la semaine, mettre du temps à me calmer, Vinyl, The 100

Mercredi: mieux dormir mais ce n’est pas encore ça, à nouveau cette oppression dans la poitrine, sortir pour me promener et faire quelques courses, la concentration que demande la couture me fait oublier mes soucis et je me sens mieux, quelques courses en ville: aller chercher mes nouvelles lunettes et craquer pour un parfum, un rendez-vous complètement chamboulé qui se termine dans un excellent restaurant: le Seino, de délicieux plats mélangeant les influences françaises et japonaises, résultat: une très chouette soirée qui fait oublier pas mal de choses, le long trajet du tram à travers Bruxelles

Jeudi: bien dormi ! ça faisait longtemps !, du découpage pré-couture, une visite chez Coyote qui met de l’ordre dans ma tête et qui me détend (alors que mon corps a tendance à refuser – en fait, non, c’est mon cerveau qui refuse), mon premier événement de blogueuse !, de délicieux cocktails et de nouvelles rencontres

Vendredi: bien dormi à nouveau, quelques courses, perdre plus de temps à prendre mon ticket de parking gratuit qu’à faire la course en question, après-midi couture, lecture, terminer la préparation des bitters, un repas avec ce qu’il y a dans le frigo, La trêve, The 100

Samedi: le radis noir c’est vraiment dégueu (cure de drainage hépatique en route pour un mois), couch potato pendant la matinée, courses, passer un peu de temps chez mon papa, de la couture, de la lecture, de la cuisine, The Assassin – c’est beau mais long mais beau – j’ai failli m’endormir plusieurs fois – j’étais très fatiguée – comme si mon corps voulait me forcer à me reposer plus encore après ces quelques jours à la maison

Dimanche: commencer à écrire mes conclusions pour le Winter Cookbook Challenge, un rayon de soleil qui me réchauffe, semis de tomates, couture, lecture, Vikings, The 100

Short diary of the week (132)

Lundi: je ne suis pas la seule à avoir si mal dormi cette nuit, une ardeur au travail très relative, ah ben c’est fermé !, Maison du Peuple, ah ben le resto est fermé, retranchons-nous dans le restaurant à couscous où nous allions si souvent avant, c’est délicieux mais l’ambiance est plutôt glauque

Mardi: et hop une mauvaise nuit de plus, la dispute s’envenime – je n’en fais plus partie mais elle ne m’étonne pas tant l’incompétence et la malveillance de cette personne est grande, un nouveau look pour ce blog ce serait pas mal, aller chercher le dernier livre de ma commande, un délicieux plat de poulet cuisiné sans recette mais inspiré de ma voisine, The Good Wife – ou un fin déjà annoncée, Call the Midwife

Mercredi: il fait beau mais il fait froid mais il fait beau, emmagasiner du soleil, envie d’écrire un livre d’histoire (sur la musique – enfin un sujet précis), un rendez-vous annulé et donc plus tôt à la maison, Vinyl – deux heures de bavardages ennuyeux entrecoupés de (bonne) musique

Jeudi: damned ! mon sommeil était de nouveau totalement perturbé, une matinée productive, l’après-midi: tenter de faire trois activités de front – deux ont été assez bien suivies – la troisième sera finalement pour demain, le livre d’histoire se transforme en roman (la parenthèse pour y mettre le syndrome d’imposteur et mille autres choses négatives), Salad days – passionnant mais trop crevée, me mettre au lit vers 21h

Vendredi: enfin une nuit convenable, lire des blogs littéraires et rallonger ma PAL virtuelle avec plein de titres, tous ces machins à finir avant 17h, Salad days – suite et fin – un excellent documentaire sur la scène punk/hardcore de Washington DC dans les années 80, Anthony Bourdain Parts Unknown à Budapest et revoir avec plaisir les images de la ville

Samedi: réveillée très tôt, écrire un peu, la suite n’est déjà plus aussi simple, lessives, courses, aller chez Rob pour de la liqueur de poire, du galanga et de la cardamome noire et n’y trouver aucun de ces trois articles, couture, lecture – je n’arriverai pas terminer ce livre maintenant, un cocktail tiki, des scampis mais pas assez, The X-Files – une mauvaise parodie, Better Call Saul (saison 2) qui est cent fois plus passionnant même si ça ne raconte pas grand chose

Dimanche: réveillée tôt mais moins tôt qu’hier, écrire des billets de blog et devoir me dépêcher pour aller à la zumba, insérer les manches dans une robe est toujours délicat, finir mon livre, chercher le suivant, plusieurs plats pour le Winter Cookbook Challenge, This is England 86 – horrible et beau en même temps

Short diary of the week (124)

Lundi: c’était vraiment le réveil ? ah oui – zut j’étais au milieu d’un rêve, yeah c’est le solstice !, la semaine s’annonce très vide au niveau des présences au bureau, un repas rapidement préparé avec les restes d’hier, The Affair – fin de la saison 2 pour une série qui m’a sérieusement énervée: Noah devient un crétin fini et ce que j’aimais – l’ambiance de Montauk – n’y est quasi plus, The Good Wife – fin de la saison 6 – une saison moins bonne que les précédentes et qui aurait pu être raccourcie de quelques épisodes, un état d’excitation sans raison

Mardi: et donc un mauvais sommeil, changements de plans pour la soirée, cette impression en sortant du bureau qu’on est au milieu de la nuit, rendez-vous dans un café trop bruyant avec le Hit Connection 1984 en bande-son, un menu à l’Izakaya: entrées, salades, sashimis, yakitoris et glace au matcha – le tout délicieux, une longue conversation sur le Japon, le retour en tram et métro

Mercredi: et donc des problèmes à m’endormir après ce bon repas et une nuit agitée, en apprendre encore plus sur la mauvaise foi d’un collègue, partir un peu plus tôt et décider de faire un bout du chemin à pied, profiter de l’ambiance du soleil couchant, trier quelques photos – encore, un curry thaï-indien-chinois avec ce qui traîne dans le frigo, Masterchef The Profesionals

Jeudi: une ambiance irréelle avec des transports vides et quasi personne au bureau, ce sentiment de solitude – sauf qu’en y réfléchissant bien je l’ai un peu cherché, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour trouver du réconfort ? peut-être justement ne pas en parler et penser à autre chose ? et en effet ça fonctionne !, un bon cocktail, des coquilles st-jaques et des scampis, The Good Wife saison 7 et la finale de Masterchef The Professionnals avec mon favori qui gagne

Vendredi: l’idée c’est d’avancer dans le tri des photos pour terminer au plus vite, couture: le corsage devant n’a pas la même longueur que celui du dos et je n’arrive pas à trouver mon erreur – de toutes façons, il est trop court donc il faut modifier, lecture, Doctor Who – l’épisode de Noël avec le retour de River Song, un délicieux repas, Call the Midwife – l’épisode de Noël qui évidemment fait pleurer, The Good Wife

Samedi: m’extraire du lit avant que je ne me rendorme, lessive, courses pour moi et mon papa, passer un moment chez lui, c’est frustrant parfois: un pas en avant – deux en arrière, je m’explique: il y a deux mois il envisageait de déménager dans un lieu plus approprié – aujourd’hui il ne veut plus en entendre parler même quand je lui parle des longues listes d’attente, lecture, un cocktail aux litchis, steak grillé sauce ponzu – un nouveau classique, Downton Abbey – la fin – c’était devenu un plaisir presque coupable, The Good Wife

Dimanche: du ménage bien nécessaire dans la salle de bain, fin du tri des photos – reste à les intégrer dans les billets correspondants, de nouvelles photos en prévision de billets sur The Lady From Canton, découpage et couture, décalquage d’un patron ancien dans le but de le mettre à ma taille – il faudra sans doute ajouter 10cm de longueur en haut du buste !, lecture, un autre cocktail au litchis, du gibier en repas, Jessica Jones, The Good Wife, et une semaine de congé dès demain !

Impressions of Paris (II)

Un matin paresseux et puis se dépêcher pour traverser tout Paris avec Malena. Rendez-vous dans le 13e avec Shermane. Un quartier à grandes tours, sans doute un peu glauque la nuit. Un quartier asiatique surtout, aux odeurs fortes de fruits et légumes exotiques. Quelques achats dans les supermarchés, notamment des bougies en forme de lotus roses. Et un petit chat pour Malena.

Paris

Au Mondol Kiri, nous mangeons un excellent repas cambodgien dans un joli décor entre tradition et modernité. Je choisis du boeuf au curry khmer et au bouillon acidulé. Une recette que je tenterais bien à la maison. J’aurais bien ramené des petites casseroles de ce genre.

Nous repartons traverser Paris via une ligne de métro qui passe en partie par dessus les avenues, enjambant la Seine. Je souhaitais visiter le Palais de Tokyo depuis longtemps mais lors de ma visite de septembre, il n’y avait pas d’expositions. Cette fois-ci, nous avons été gâtées, et prises par les oeuvres d’art, nous n’avons pas vu le temps passer. Installations électromagnétiques de Takis, Le bord des mondes invitant à un voyage aux confins de la création et posant la question: « qu’est-ce que l’art ? » et enfin Archipel secret présentant la création contemporaine d’Asie du Sud-Est. Sans doute la partie qui m’a le plus parlé, alors que je ne m’étais même pas rendue compte du thème de l’exposition ! Une promenade entre des oeuvres changeantes, certaines me parlant plus que d’autres mais toutes me rappelant le plaisir que j’ai toujours éprouvé dans ce genre d’endroits, que ce soit le Whitney’s Museum à New York, le Ludwig à Cologne ou Aix-la-Chapelle ou la Documenta de Kassel. Un pan de la création contemporaine si peu visible à Bruxelles et en Belgique. (J’ai mis mes nombreuses photos à la fin du billet, pour ne pas trop interrompre la lecture – j’ai beaucoup joué avec le mode aléatoire d’Hipstamatic).

Quelques gouttes de pluie, deux métros vers Anvers (avec « s » muet), un joli tissu quelque peu exotique aux Coupons de Saint-Pierre, un détour pour un jeu, une fatigue grandissante pour nous trois. Une hésitation. Où aller maintenant ? Où manger ? Où revoir Kléo ?

Paris

Métro vers la rue Sainte-Anne. Une promenade en attendant l’ouverture du restaurant. Une réponse enfin du Prescription Cocktail Club qui a bien retrouvé mon sac oublié hier. Un joli passage qui me renvoie à Walter Benjamin (mon cours de sociologie de la culture m’a marquée à l’époque). Des épices Roellinger: de la poudre Grande Caravane au goût de cumin, sésame, macis, piment…

Des sashimis dans un minuscule restaurant, Chez Michi. Délicieux, coupés par un maître japonais, avec bien plus de choix que l’habituel duo thon-saumon.

Paris

Au Prescription Cocktail Club, nous retrouvons Kleo et on nous installe à l’étage. C’est déjà assez bruyant et le volume sonore augmente encore. Ce qui gâchera un peu la soirée vu que nous étions là pour discuter. Mais les cocktails sont toujours aussi bons et je me laisse tenter par un Mai Tai, avec fruit de la passion enflammé.

Retour avec tous mes sacs cette fois-ci, les pieds en compote et les mollets courbaturés. Et heureuse d’avoir rencontré mes amies mais un peu triste parce que ce fut trop court.

Paris

Une oeuvre électromagnétique de Takis

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L’artiste Bridget Polk au milieu de son installation, elle vient de mettre un bloc en béton en équilibre sur une pierre, sans la moindre colle – cette photo me fait penser aux œuvres de Duane Hanson

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Le côté brut des sous-sols du musée

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La sape congolaise comme art

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Cette installation était assez angoissante et les filtres choisis par Hipstamatic rendent bien l’atmosphère. Un enfant est sorti de là en pleurant.

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King Kong

Après le gin tonic au Green Lab, Jacques et moi avions faim. Nous avons pris le tram et il m’a emmené chaussée de Charleroi chez King Kong, un fast-food péruvien bio (quartier Janson/Bailli). Dès qu’on entre, il y a un grand comptoir où faire ses commandes, avec la cuisine juste à l’arrière. La carte n’est pas très étendue mais compte quand même un certain choix. Un tableau de suggestions (que je n’ai pas vu mais qui contient apparemment du ceviche) se trouve là aussi. Nous n’avons pas hésité longtemps et j’ai suivi Jacques dans son choix: burger au porc grillé avec une salade et des frites de yucca à partager. Armés de notre petit numéro, nous nous sommes installés à l’arrière, dans une jolie salle remplie de plantes exotiques et luxuriantes. La déco met en avant le bois et le côté naturel et bio. Une grande porte vitrée donne sur un jardin qui paraît-il est très agréable en été (il faisait déjà noir et je n’ai rien vu, dommage).

La serveuse nous a d’abord amené notre boisson, deux grands pisco sour, ou le cocktail péruvien typique, en version maxi et légère, et recouvert de plein de mousse. Les plats sont arrivés un peu plus tard: le burger était délicieux: pain légèrement croustillant et surtout une viande de porc super fondante, avec ce petit goût de grillé caramélisé si appétissant. Les frites de yucca ressemblent à des frites de pommes de terre mais sont bien plus originales et le bol de salade était constitué de quinoa, tomates, ananas, oignons, un genre de pois chiche blanc (un légume péruvien ?) et de salade. Tout était délicieux et j’ai eu beaucoup trop (j’ai un tout petit appétit cependant). J’ai juste regretté que tout était servi dans des récipients jetables et les couverts en bois ne sont pas très agréables pour manger. Mais c’est un fast food.

L’ambiance est très agréable, et même s’il y avait du monde, cela ne se ressentait pas trop fort. La bande-son est adaptée et passe de la chicha et de la cumbia péruvienne (je devrais leur proposer mes services pour l’étoffer !). Bref, un fast food pas conventionnel du tout dans lequel je reviendrai manger avec plaisir (et je tenterai de faire de meilleures photos) !

King Kong, ch. de Charleroi 227, 1060 Bruxelles

Alone in a restaurant

Je pars pour quelques jours en voyage, pour le travail et je sais que j’aurai le choix entre manger avec plein de gens, ce que je n’aime pas parce que ça traîne toujours ou manger seule. Mais je n’aime pas trop ça parce que je me sens toujours un peu mal à l’aise. Avez-vous des conseils, des tactiques ? Et je n’ai pas de smartphone pour m’occuper…

Art deco, a little bit of burlesque and some songs

Vendredi, j’ai mis une jolie robe tiki, mes chaussures rouges et des fleurs dans les cheveux; diane a choisi sa chemise blanche cowboy vintage et nous sommes partis pour l’Hotel Le Berger, cet ancien hôtel de passe complètement rénové depuis peu. Nous n’avons pas profité des chambres mais bien d’un repas (que j’avais gagné) et d’une soirée Follie Follies avec chansons rétro et burlesque.

Le restaurant, tout comme l’hôtel, a gardé son look art déco, avec de nombreux objets que j’aurais emporté de suite (La Princesse, si tu me lis, tu seras aussi tentée que moi !). Des céramiques d’oiseaux ou autres bestioles, des dessins de femmes dénudées, des luminaires en forme de palmiers en laiton (je veux), une chaise en rotin pas très art déco mais plutôt « Emmanuelle », et j’en passe.

Une coupe de bulles, une entrée de tartare de bœuf au wasabi, du poisson sauce citron ou un navarin de veau en plat et une assiette de fraises pour terminer, bref, une cuisine qui ne se pose pas trop de questions mais tout à fait goûtue ! Le dimanche, il y a un brunch dont j’ai lu de bons échos. C’est donc une adresse à retenir pour les ballades du côté de la Porte de Namur.

Mais revenons aux paillettes ! Miss Dee était l’hôtesse de la soirée. Revêtue d’une fabuleuse (et sexy) robe grise à volants en tulle noire, elle a interprété de nombreux classiques du jazz et du blues. Sa voix nous a transportés, tantôt émouvante, tantôt pleine de gouaille. Une demoiselle que je reverrai avec plaisir !

Fidèle au cadre, Sayuri nous a fait sa bunny girl dans un premier numéro pour ensuite nous emmener en Orient, en avant-goût de la prochaine soirée Dr. Sketchy’s sur le thème des geishas…

This week

Cette semaine, j’ai perdu mon temps à une réunion, fait plusieurs chutes de tension, mal dormi, bien dormi, fêté la Saint-Valentin, offert des vinyles, reçu des vinyles et un lapin crétin en caleçon, commencé un grand projet au travail, commencé à écrire sur le grand projet, eu l’angoisse de la page blanche pour le blog, continué à écrire pour le grand projet, haussé le ton à une deuxième réunion inutile, lancé une polémique sans le vouloir, râlé sur la personne qui a lancé la polémique parce qu’elle n’a rien compris, été chercher ma nouvelle robe retouchée Mademoiselle Jean, mis l’autre nouvelle robe Mademoiselle Jean, beaucoup stressé pour rien, beaucoup hésité, rencontré Sara et Yal, discuté de plein de choses intéressantes, pris la voiture pour une sortie en célibataire au centre ville, trouvé une place de parking tout de suite, rejoint La Princesse et son Prince Consort, adoré le canard au miel du Cercle des Voyageurs, trop mangé, bu une délicieuse tisane digestive, marché sous la pluie, découvert Mr Wong, bu un verre, discuté malgré la musique un peu forte, apprécié la musique exotica, croisé Aurore et Alex, rentré chez moi sous la pluie mais dans le cocon bien chauffé de ma voiture, traîné sur internet, bu encore un bourbon, endormie, réveillée par diane qui a raconté sa sortie, dormi.

ER PU.RE

Jeudi, nous étions invités par Anthony Florio, photographe culinaire (mais dont nous avons fait connaissance via le burlesque) pour fêter son anniversaire dans le tout nouveau restaurant ER PU.RE. Si nouveau que le nom n’est pas encore en vitrine et la décoration pas encore terminée. Aux fourneaux, c’est Vincent Vervisch, un jeune chef qui s’était déjà fait remarquer au Tasso à Tour & Taxis et qui participe avec succès à de nombreux concours. Pour l’occasion, Anthony et Vincent nous avaient concoctés un menu dégustation avec boissons appropriées.

L’amuse bouche était composé d’une petite soupe de poissons avec une crème au thé (je ne sais plus lequel), une petite tranche de foie gras dans du magret de canard séché, des rillettes avec un chips de vitelotte (si je me souviens bien) et une verrine avec saumon et agrumes. Déjà tout un éventail de goûts qui laissent présager un bon repas.

Cabillaud rôti et sa chapelure de betterave rouge & son accord au thé Long Jing, tombée de poireau, sauce au jus de moule au thé fumé crémé, poudre de pomme vitelotte, fleur de violette et mini betterave: je n’aime ni le cabillaud ni les betteraves, mais tous les éléments mis ensemble étaient délicieux. Le goût de terre de la betterave se marie bien avec le côté oignon du poireau, le tout agrémenté de l’onctuosité de la crème…

Foie d’oie poché au vin rouge et au thé Pu Er Impérial & son accord Sauvignon d’or dom d’Enségur 2010, chutney de pêche, curable de citron vert, chips de vitelotte: un plat qui marie agréablement amertume du foie, sucre du chutney et acidité de la poudre de citron vert. Le vin a les arômes typiques d’un sauvignon mais est sucré, ce qui complémente bien le plat. Pour diane, c’était un peu trop sucré, et pour moi un peu trop amer, mais j’ai malgré tout beaucoup aimé.

Poêlée de magret d’oie à la sauce Roméo & Juliette & son accord de Domaine des Masques, croquette de pomme de terre maison, mousseline d’artichaut, carotte fane, asperge verte et tomates confites: un plat aux goûts fort différents mais qui s’accordent, avec une sauce un peu sirupeuse, au goût assez particulier (elle est faite avec du cigare, entre autres ingrédients !). Rien à redire !

Assiette de fromage du Maître affineur Van Tricht: trois fromages dont j’ai oublié le nom, un à pâte dure, un à pâte molle et un bleu très fort.

Aztèque revisité, pomme de terre, cacao et tuile de chocolat: une crème sucrée et tiède à base de pomme de terre, accompagnée d’une sauce au chocolat. Seul point un peu moins bon du menu mais qui est adaptable, comme je le disais au chef. La crème est fort sucrée et un peu lourde (et en trop grande quantité) mais elle serait très bien contrebalancée par une verrine de mousse ou de crème au chocolat. En tous cas, l’idée de la pomme de terre en dessert est originale !

Tous les thés sont fournis par le Palais des Thés et la carte explique chacune des variétés.

J’ai beaucoup aimé l’inventivité des plats, les accords de produits parfois un peu improbables, les touches de cuisine moléculaire, la présentation des assiettes, les petites quantités ce qui a permis de profiter de tout le menu jusqu’au bout et la conversation avec le chef en fin de soirée. Il proposera d’ailleurs à l’automne des cours de cuisine au thé et cela me tente bien. Un excellent repas donc et un restaurant que je conseille ! Et peut-être recevra-t’il des étoiles dans quelques mois ou années !

ER PU.RE, avenue Louise 423, 1050 Bruxelles