This week (III)

Finalement, je l’aime bien ce retour sur ma semaine, écrit a posteriori le lundi. Il me permet de faire le point sur les choses négatives et positives mais surtout de les trier et de n’écrire que ce qui me semble important (même si ce sont de toutes petites choses).

Cette semaine, donc, a été marquée par Doctor Who. D’abord jeudi avec le téléfilm racontant l’histoire de la production de la première série et la collaboration de plus en plus difficile avec un acteur vieillissant. Le tout montré avec beaucoup de tact et de douceur. Et puis je veux toutes les robes que portait Verity ! Ensuite, avec l’épisode spécial 25e anniversaire regardé en live sur la BBC samedi et revu en partie dimanche. Enfin, parce que j’ai terminé la saison 4 et commencé la 5, avec le changement de docteur.

La prise de la mesure de mon tour de taille dimanche passé m’a quelque peu obsédée cette semaine. J’ai pris 4cm en un an et beaucoup de mes jupes adorées serrent trop. Je voudrais faire quelque chose à ces kilos en trop mais un régime me semble trop compliqué. Je compte persévérer la zumba, en espérant que quelques semaines de plus donneront des résultats. En lisant l’article de Kiwikoo, je me suis demandée si je n’avais pas le même problème, mais ce serait trop « simple » (entre guillemets, parce que je me rends bien compte que le problème complique bien plus la perte de poids). N’empêche, +2 kilos en 4 mois ?

Il n’a pas gelé, ou quasi pas, et donc le jardin est toujours vert. A l’intérieur, j’ai changé le grand bananier de place. Il se trouve maintenant au milieu du salon et j’ai tout le temps l’impression qu’il y a quelqu’un dans la pièce.

Vos réactions sur mon article sur la reconnaissance de soi m’ont fait plaisir. Je tenterai d’écrire encore des choses du genre, assez personnelles mais qui en même temps peuvent parler à tout le monde. A ce propos, vous pouvez lire les textes de diane sur son blog, Drusilla Delusion. Attention, âmes sensibles ou prudes s’abstenir: il y du sexe, de la violence et des tentacules.

Le projet de blog dont je parlais dans ce même article pourrait se croiser avec un projet boulot. Je dois donc encore bien réfléchir si je le réalise en privé ou pas.

J’ai commencé une nouvelle robe. J’ai décidé de passer l’étape « toile » après « essayage » des bouts de patron sur Ernestine, mon mannequin. Advienne que pourra ! (Il me reste plein de tissu de toutes façons).

Ce besoin de reconnaissance qui me hante depuis quelques semaines

J’ai toujours eu des problèmes de confiance en moi. Je me soigne, je vais mieux: je sais qu’il y a une série de choses que je fais bien, voire très bien. Mais à certains moments, certains événements ou petites choses de tous les jours reviennent mettre un peu de piment dans l’affaire.

Depuis quelques semaines, diane participe à un atelier d’écriture. J’ai évidemment été le premier cobaye pour lire ses textes que j’ai trouvés excellents. Et j’ai donc été un peu jalouse parce que la seule fois où je lui ai fait lire un des mes textes (un texte documentaire, pas de la fiction), il m’a fait tant de critiques que ça s’est terminé en larmes (je pense que j’en ai gardé un petit traumatisme – je ne lui donne plus jamais mes textes à lire). Pour revenir à diane, il ne m’a pas crue. Il a fait lire les textes par d’autres personnes qui sont toutes d’accord avec moi. Mais il a toujours du mal à y croire. Mais il est inondé de messages positifs.

Je pense aussi à une blogueuse célèbre qui n’arrête pas de demander sur sa page FB (suivie par 47000 personnes !) et dans ses articles qu’on réagisse. Chaque article a en moyenne une cinquantaine de commentaires, voire bien plus, ce que je n’atteindrai jamais. Mais son sentiment d’insécurité est si grand qu’elle en demande encore plus. J’aime son travail mais je ne mets pas de commentaire, j’ai l’impression que mon « j’aime ce que tu fais » ne rajoutera pas grand chose et que si je critique l’un ou l’autre détail, ce ne sera pas apprécié. Je préfère mettre des commentaires sur des blogs où un dialogue peut s’entamer (ce qui est peut-être le cas ici, je n’en sais rien).

Dans mon travail, je n’ai jamais eu beaucoup de retour. J’ai l’impression que ça devient encore pire ces derniers temps, avec des nombreux mails qui restent sans réponses. Pour certains, c’est d’autant mieux, pour d’autres, j’ai l’impression que je ne compte plus. J’essaie de passer au-delà, de ne pas me laisser toucher par ça.

Et il y a plein d’autres exemples, des blogs de qualité vraiment populaires, des textes très bien écrits, des personnes qui se voient offrir de belles opportunités… Parfois, comme maintenant, cette accumulation de reconnaissance chez les autres me pèse et j’aimerais bien être un peu plus mise en avant.

Coyote me disait que pour recevoir de la reconnaissance de quelqu’un, il fallait que ces personnes puissent juger de la valeur de la chose réalisée. Mais que pour cela, il fallait qu’elles connaissent bien le sujet. Que pour que quelqu’un apprécie mes connaissances en musiques du monde par exemple, elle doit s’y connaître aussi. Que pour avoir des lecteurs plus nombreux qui apprécient mon blog, il faut que ces personnes soient prêtes à accepter que je parle de plein de choses différentes. Je pense qu’il y a de la vérité là-dedans.

Bref, hier, quand il y a eu deux commentaires successifs sur mon blog, ça m’a fait très plaisir. (J’ai repensé au challenge anti-morosité d’Armalite et son idée de faire des compliments).

Bref (II), j’ai réfléchi à ce que je fais vraiment bien et à ce qui pourrait m’attirer une certaine reconnaissance. J’ai eu un blog totalement indépendant de celui-ci qui a eu son petit succès et en a toujours même si je n’y ai plus écrit depuis longtemps. Le reprendre ? J’hésite, parce qu’il me demandait pas mal de boulot. Ou alors reprendre Bruxelles-Bangkok-Brasilia en y publiant un abécédaire ? Ou… En général, ce ne sont pas les idées qui manquent mais bien les moyens pour arriver à un résultat qui soit intéressant.

Bref (III), écrire ce billet avec mes doutes me permet aussi de trouver des pistes pour avancer. Il ne pose pas par contre la question d’où vient ce besoin de reconnaissance. Mais je ne suis clairement pas la seule à l’avoir, ce besoin ! Qu’en pensez-vous ?

Bref (IV), un jour après, j’ai hésité à publier cet article. Ne le voyez pas comme une expression de jalousie ou une plainte mais plutôt comme une réflexion sur ma vie, sur celle des autres et sur la manière dont je peux m’adapter à ça.