Surf City

Kem Nunn, Surf City: un jour, Ike Tucker, jeune homme vivant dans une petite bourgade du désert, apprend que sa soeur a disparu et reçoit une liste de noms de personnes qui pourraient être impliquées. Ce sont des surfeurs. Il quitte tout et part à sa recherche. Il débarque sur les plages de Huntington Beach en Californie du Sud et tente de se frayer un chemin parmi les codes très précis des quelques groupes de surfeurs. Il rencontre un motard, vétéran du Vietnam, qui l’aidera par moments, ainsi qu’une jeune femme dont il tombera amoureux. Il découvre très vite que tout n’est pas rose dans le coin. Indice par indice, il remontera le chemin menant à la disparition de sa soeur, tout en se découvrant une passion pour les vagues.

Je pense l’avoir déjà raconté, j’ai une attirance assez irrésistible pour le monde du surf même si je n’ai jamais pensé à en faire moi-même, et donc dès qu’un livre ou un roman en parle, je le lis. Je ne connaissais pas Kem Nunn et j’ai découvert cet auteur chez Electra (sur son autre blog). Elle en disait beaucoup de bien et j’ai également été conquise. Ma note si élevée, très personnelle, est sans doute liée à mon attirance pour le surf, mais j’ai également beaucoup apprécié la description de la Californie du Sud, entre plages, villas d’acteurs et hôtels miteux. Depuis très longtemps (l’adolescence sans doute), j’ai une fascination pour cette région, mais c’est une fascination un peu bizarre: j’adore lire des romans ou de la non-fiction se passant dans cette région mais je n’ai pas vraiment l’envie d’aller sur place (j’y ai été une fois, à 18 ans). Il y a quelque chose de spécial, ce mélange de richesse, de pauvreté, de stars, de paumés, l’éternel beau temps, l’océan. Je crois que mon addiction a commencé en lisant Less than zero de Bret Easton Ellis, un livre qui m’a marquée. Et ce roman de Kem Nunn propose le même genre d’ambiances. J’ai lu aussi qu’il avait inspiré Point Break, un film que j’ai beaucoup aimé à l’époque.

Avez d’autres livres qui se passent en Californie du Sud (avec du surf, ou pas) à me proposer ?

Un moindre mal

Joe Flanagan, Un moindre mal: en analysant ma PAL, je me suis rendue compte qu’il ne me restait qu’une dizaine de romans à lire pour les années avant 2019, et que ça devrait être possible pour la fin de l’année. C’est un challenge comme un autre, mais ce sont aussi les livres mal aimés, ceux qui n’ont jamais été choisis pour diverses raisons. Et il y a de grandes chances que j’en abandonne certains après quelques dizaines de pages, comme Perfidia de James Ellroy (c’est un pavé, et je ne suis plus du tout dans cet esprit-là, même si j’ai beaucoup aimé lire ses romans il y a une vingtaine d’années). J’ai donc commencé Un moindre mal, et j’ai failli l’abandonner. L’histoire ne me parlait pas beaucoup mais comme c’était un roman policier, j’ai voulu connaître le dénouement.

Cape Cod, 1957. De jeunes enfants sont retrouvés assassinés dans la région, un homme est tabassé, une famille disparaît. Le lieutenant Warren est un flic intègre mais dépassé par les événements qui ont marqué sa vie privée: sa femme, alcoolique, l’a quitté et il s’occupe seul d’un enfant handicapé mentalement. La police d’état le dépossède de plusieurs affaires et il comprend vite que l’officier Stasiak est corrompu. Mais comment se sortir de ce pétrin ?

Un moindre mal est un roman policier classique, avec des moments plus descriptifs et de sacrées scènes d’action, mais je n’ai jamais accroché à l’histoire. Et il y a tellement peu de personnages féminins – je me rends compte que cela joue dans mes lectures. J’ai cependant aimé le fait qu’il soit situé à Cape Cod et que les paysages soient intéressants, différents d’autres régions du pays. J’ai beaucoup traîné dans ma lecture au début, pour le terminer d’une traite dans l’idée de pouvoir commencer autre chose. Une lecture en demi-teinte donc.

Dark horse

Craig Johnson, Dark horse: c’est toujours un plaisir de retrouver le shérif Walt Longmire dans une de ses aventures. Dans Dark horse, il recueille dans sa prison Mary Barsad, accusée d’avoir tué son mari, après avoir mis feu à la grange et tué les chevaux. Or Longmire ne croit pas à sa culpabilité, elle aimait trop les chevaux. De fil en aiguille, il dénoue les noeuds de l’affaire, à son rythme, un peu lent comme d’habitude, toujours ancré dans la vie locale et dans les paysages rudes et désolés du Wyoming. Je n’ai pas beaucoup plus à en dire, à part que j’ai passé un bon moment. 

Enfants de la poussière

0527-cover-moccasins-532479cd6ef4dCraig Johnson, Enfants de la poussière: une jeune Asiatique est découverte assassinée au bord d’une route. Le coupable a l’air évident: un grand Indien mutique qui vivait tout près, sous un pont, et qui était en possession du sac à main de la victime. Sauf que pour Walter Longmire, cela ne semble pas aussi évident. Il commence l’enquête, accompagné de son équipe de police et de son ami de toujours, Henry Standing Bear. Elle le mènera vers le passé, vers son passé de militaire au Vietnam. Après une enquête en ville, ce livre-ci marque le retour dans le Comté d’Absaroka, pour mon plus grand plaisir. Les paysages rudes du Wyoming ont l’air superbes et prennent comme toujours part dans l’histoire. Et ils sont ici entremêlés avec ceux du Vietnam. Bref, cet épisode des enquêtes du shérif Longmire avait tout pour me plaire.

L’Indien blanc

cvt_lindien-blanc_9401Craig Johnson, L’Indien blanc: le shérif Longmire accompagne son ami Henry Standing Bear à Philadelphie où vit sa fille. Il ne verra celle-ci qu’à l’hôpital, dans le coma, suite à une sérieuse agression. Il va évidemment tenter de dénouer les fils du mystère en collaborant avec la police locale mais en agissant aussi de son côté. Ce troisième roman policier de la série Longmire se passe donc dans un paysage urbain, loin de la nature du comté d’Absaroka. Et c’est sans doute ce qui m’a le plus manqué – ces grands espaces. Ici tout est en béton et traversé d’autoroutes, un milieu peu habituel pour un cowboy. Cela n’empêche pas L’Indien blanc d’être un bon récit policier, un peu lent comme à l’habitude, mais avec une intrigue bien ficelée et à l’humour certain.

Le camp des morts

couv rivièreCraig Johnson, Le camp des morts: après une mauvaise passe dans le choix de mes lectures, il me fallait une valeur sûre. Je suis retournée avec plaisir aux aventures de Walt Longmire, shérif du comté d’Absaroka dans le Wisconsin. Quand Mari Baroja meurt à la maison de retraite de Durant, l’ami de Longmire, l’ancien shérif Lucian Connally, suspecte un meurtre. Longmire se met à enquêter, assisté de son ami Henry Standing Bear, et retourne ainsi cinquante ans en arrière pour démêler l’histoire qui se complique de jour en jour, parsemée de péripéties et de cadavres. La neige est omniprésente et ne facilite pas les recherches. Comme dans le premier volume, Craig Johnson ne se dépêche pas dans son histoire – les premières cent pages sont même plutôt lentes – mais il a l’art de décrire la nature et le rude climat des Hautes Plaines du Wisconsin. Il faut toujours lire une série de romans policiers qu’on retrouve avec bonheur à chaque volume, et c’est le cas de celle-ci.

Little Bird

couv rivièreCraig Johnson, Little Bird: comme je suis passionnée par les aventures du shérif Longmire en version série tv, et que celle-ci touche bientôt à sa fin, il était évident pour moi de prolonger le plaisir en entamant la lecture des romans. Il y a pas mal de différences mais l’esprit reste le même. Walt Longmire est le shérif du comté d’Absaroka, dans le Wyoming. En fin de carrière, il est assez désabusé et légèrement alcoolique. Il ne prend plus vraiment soin de lui jusqu’à ce que son meilleur ami, Henry Standing Bear, décide de prendre les choses en main. En même temps, le calme du comté est brisé le jour où des chasseurs découvrent le corps sans vie de Cody Pritchard. Ce jeune homme, ainsi que trois de ses amis, avait été condamné avec sursis deux ans auparavant pour le viol de Little Bird, une jeune fille indienne aux capacités limitées. Longmire, marqué par ce procès, est obligé de sortir de sa léthargie pour enquêter. Plus encore que dans la série, les paysages sauvages du Wyoming tiennent une place importante, et sous la plume de Craig Johnson, ils prennent vie. L’auteur décrit également avec finesse les relations entre les Blancs et la communauté cheyenne. Il y a certes certaines longueurs – l’enquête n’avance pas très vite – mais elles ne m’ont pas parues pesantes. Je retrouverai donc avec plaisir le shérif dans les prochains volumes (il faut toujours suivre une série de détectives et j’avoue avoir été un peu lassée par Dave Robicheaux et la Louisiane décrite par James Lee Burke).

Vulture Peak

vulture-peakJohn Burdett, Vulture Peak: commencer à lire un John Burdett en Thaïlande, c’est plus qu’adéquat. Pour ce nouveau roman de la série qui suit l’inspecteur Jitpleecheep, Burdett nous emmène à Phuket: un horrible meurtre a été commis dans une villa très chic située sur Vulture Peak. Les corps ont été retrouvés vidés de leur sang et de leurs organes principaux. Il s’agit clairement d’un crime lié à la vente d’organes. L’inspecteur enquête dans ce sens et prend contact avec Mademoiselle Yip à Dubaï. Ses investigations l’emmèneront également à Monaco et à Hong Kong, en passant évidemment à Bangkok. Burdett n’a jamais peur de compliquer ses histoires et d’y rajouter plein d’éléments de la vie quotidienne, esquissant avec perfection la société thaïe et les milieux de la prostitution. Ses descriptions de Bangkok sont toujours très vivantes et celles d’Hong Kong m’ont donné envie d’y aller. C’est pour le moment le dernier de la série mais peut-être dois-je lire la nouvelle érotique écrite par l’auteur, Freedom angel ?

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2015 Reading Challenge: A mystery or a thriller, A book set in a different country (Thaïlande, Dubaï, Monaco, Hong Kong), A book from an author you love that you haven’t read yetA book set somewhere you’ve always wanted to visit (Hong Kong)

The city and the city

China Mieville, The city and the city: chaudement recommandé par plusieurs amis, je me suis enfin attaquée à un roman de China Mieville. C’est aussi sur base de ces conseils que j’ai commencé par The city and the city. Je suis sortie de ma lecture assez perplexe pour différentes raisons. Je pense que lire ce roman en anglais n’était pas la meilleure idée (surtout que la traduction est parait-il excellente); je l’ai terminé au plus vite et j’ai donc laissé passer beaucoup d’informations importantes, surtout au début. Le monde créé par Mieville n’est pas si simple d’accès: deux villes sont imbriquée l’une dans l’autre (Besźel et Ul Qoma) et il est interdit pour les habitant de l’une de passer à l’autre sans autorisation spéciale, ou même de regarder l’autre ville. Ce qui provoque une réglementation assez stricte et des dangers de violation assez fréquents. Or, un jour, un meurtre est commis et le corps est passé d’une ville à l’autre. Comment enquêter sur cette affaire ? L’inspecteur Borlú prend les choses en main. A partir de là, on pourrait dire qu’il s’agit juste d’un roman noir, mais le monde dans lequel il se déroule est totalement étrange et reconnaissable en même temps. J’ai aimé comment Mieville a construit cet univers mais en même temps, il le fait avec une écriture un peu sèche, froide qui m’a laissée sur ma faim. Je ne m’avoue pas vaincue pour cet auteur mais ma prochaine tentative sera sans doute en français et sur un thème différent.