Jolie Blon’s Bounce

51ckoi-q1jl-_sx326_bo1204203200__zpsb5wc5kamJames Lee Burke, Jolie Blon’s Bounce: et vaillamment, elle continua à lire la série Dave Robicheaux de James Lee Burke… Depuis quelques volumes, ma lecture est souvent très lente, voire interrompue par d’autres livres, et pourtant j’y reviens toujours. Pourquoi ? Parce que cet auteur a l’art de décrire la Louisiane et d’y plonger le lecteur. On sent la chaleur, l’humidité, on voit les paysages, les maisons, on ressent le poids de l’histoire. Dans Jolie Blon’s Bounce, ce sont des histoires du passé qui resurgissent suite à l’assassinat d’une jeune fille. Et qui est ce Legion, personnage peu amène, qui apparaît à tout moment dans l’histoire ? Même si ma lecture a pris beaucoup de temps parce que l’histoire est fort éclatée, j’ai apprécié me plonger une fois de plus dans le sud des Etats-Unis et je lirai sans doute le volume suivant de la série.

Ce livre complète la Louisiane dans le challenge 50 novels for 50 states (même si c’est un peu facile).

Book_RATING-35

The Bangkok asset

fa3be42882544ab306349961977a1544John Burdett, The Bangkok asset: une nouvelle enquête de l’inspecteur Sonchai Jitpleecheep. Un meurtre a été commis dans un immeuble surplombant le marché, une jeune fille gît par terre, la tête arrachée, un message annonce que le meurtrier sait qui est le père de Sonchai, une question qui le hante depuis toujours. Quelques jours plus tard, Sonchai est le témoin d’un événement très particulier: un meurtre en plein typhon sur le Chao Praya, le meurtrier s’en tirant sans problèmes malgré les courants du fleuve. Serait-ce un surhomme ? Cette question traversera une grande partie du roman, menant Sonchai dans les archives secrètes de la CIA, jusqu’aux forêts du Cambodge. J’ai retrouvé avec plaisir les ambiances de Bangkok et du Cambodge mais l’histoire m’a un peu déstabilisée au départ parce qu’elle entre dans le domaine de la science-fiction. Ou peut-être pas justement ? Ce livre est en tous cas un bon divertissement !

Book_RATING-35

Galveston

Nic Pizzolatto, Galveston: Nic Pizzolatto est l’auteur de la série True Detective, dont j’ai adoré les ambiances et l’histoire. Mais avant de réaliser celle-ci, il a écrit un roman, Galveston. Roy Cady apprend qu’il est atteint du cancer des poumons. Le même jour, son boss lui confie une mission qui se termine en bain de sang. Il s’en sort vivant et prend la fuite avec Rocky, une toute jeune prostituée, et Tiffany, une fillette de quatre ans. Vingt ans plus tard, Roy n’a pas oublié ce qui s’est passé et se sent à nouveau poursuivi. Pizzolatto alterne les chapitres entre les deux époques et arrive en 200 pages à concentrer une histoire d’âmes perdues, en quête d’un meilleur avenir, le tout dans le paysage un peu désolé de vieux motels de l’Amérique profonde. J’en redemande !

Book_RATING-40

Purple cane road

James Lee Burke, Purple Cane Road: après avoir vu True Detective, j’ai eu un besoin pressant de me replonger en Louisiane. J’ai donc lu un James Lee Burke, le suivant sur la liste dans la série des Dave Robicheaux. Ma lecture a traîné, et mon billet encore plus. Sans doute que je me lasse un peu de cette série. Il y a beaucoup de personnages et deux histoires parallèles, celle de la jeune fille qui va être exécutée parce qu’elle a commis un meurtre et une histoire ancienne qui sort de l’oubli, une histoire concernant le meurtre de la mère de Dave. Des notables et flics locaux sont impliqués et on assiste à des allers-retours entre les divers protagonistes tandis que Dave essayer de dénouer les fils. J’aime toujours autant l’ambiance mais je me suis un peu perdue dans une lecture sans doute pas assez attentive. Ce qui ne m’empêchera pas de lire le suivant.

Book_RATING-35

The godfather of Kathmandu

John Burdett, The godfather of Kathmandu: après toutes ces chroniques familiales, il me fallait quelque chose de plus dur, violent, avec du suspense. J’hésitais entre la Louisiane de James Lee Burke (je regardais True Detective) et le Bangkok de Burdett. C’est donc cette dernière ville qui l’a emportée et j’ai retrouvé avec plaisir le flic Sonchai Jitpleecheep, mi-thaï mi-occidental, qui se débattait toujours avec son bouddhisme. Il doit enquêter sur le meurtre d’un américain, assassiné par éviscération, mais accepte aussi de participer au trafic de drogue de son chef de police, Vikorn. C’est pour cela qu’il se rend au Népal où il rencontre un grand maître tibétain qui l’initie à un certain mantra. Le récit joue sur ces deux lignes narratives, assez paresseusement comme toujours, mais ce que j’aime chez Burdett, c’est la description de Bangkok et de ses mœurs. Et toutes les dix pages, j’ai envie de manger. (J’ai finalement cuisiné thaï, je n’en pouvais plus !) Un roman plaisant dans une série qui me satisfait toujours. Il m’en reste encore un, Vulture peak (à moins que Burdett n’en sorte des nouveaux).

Book_RATING-40

Seul le silence

R.J. Ellory, Seul le silence: après avoir lu une série de livres très moyens, j’avais besoin de suspense, d’excitation, d’un page-turner. Rien de tel qu’un polar me suis-je dit. R.J. Ellory est encensé sur divers blogs et j’avais envie depuis un moment de lire ses romans. Seul le silence est l’histoire d’une vie, celle de Joseph, encore enfant en 1939 quand commence le récit. Son père est décédé et il vit seul avec sa mère dans un village perdu dans l’Amérique profonde. Une petite fille est retrouvée morte, assassinée, d’autres suivront. Joseph est hanté par ces événements et tentera toute sa vie de trouver le tueur. Je ne m’attendais pas à ce que le roman suive un personnage pendant toute une vie, sur un rythme très paresseux. J’ai été déçue et je me suis ennuyée. Mais je me suis accrochée et une centaine de pages avant la fin, le rythme s’accélère, même si dès ce moment je savais déjà qui avait commis les crimes. Je pourrais terminer cette critique sur ce sentiment de déception et pourtant, quelques semaines après l’avoir terminé, ce roman reste dans ma tête. Les descriptions, les ambiances sont toujours présentes et me reviennent pendant que je lis des nouvelles de Joyce Carol Oates. Et donc je suis partagée entre l’ennui pendant ma lecture et mes souvenirs a posteriori.

Book_RATING-35

Bangkok haunts

John Burdett, Bangkok haunts: de temps en temps, j’ai besoin de me changer les idées dans les lectures et revenir vers des sujets que je connais bien (l’Asie, les récits de voyages, des séries de polars…). Cela me fait du bien parce que je sais que j’aimerai le bouquin. J’ai donc retrouvé ici l’inspecteur Sonchai Jitpleecheep dans le troisième volume de ses enquêtes dans la capitale thaïlandaise. Une prostituée a été retrouvée assassinée et Sonchai reçoit le dvd du snuff-movie montrant son étranglement. Cette demoiselle a été un moment sa petite amie et il tient encore beaucoup à elle. Il commence une enquête qui va le mener dans différents milieux, de celui de la prostitution de luxe aux réseaux de pornographie internationale, tout en étant visité par le fantôme de la morte. Entre Orient et Occident, il navigue entre le désir de répondre aux normes d’une recherche rigoureuse et les événements inexpliqués liés à la sorcellerie (et comme il le dit lui-même, la sorcellerie khmère est bien pire que la thaïe). Le roman se traîne un peu, comme toujours, mais cela permet de mieux profiter des ambiances asiatiques. La fin est un peu rocambolesque, mais peu importe, j’ai passé en bon moment et je lirai très certainement la suite.

Book_RATING-40

Ta mort sera la mienne

Fabrice Colin, Ta mort sera la mienne: après la lecture de Blue Jay Way et de nombreuses critiques positives sur le net, je savais que je devais lire le polar suivant de Fabrice Colin. J’ai eu un peu de mal à le trouver en librairie (honte à elles) et je l’ai finalement acheté sur le net. Ce roman noir, très noir, commence par un massacre dans un motel situé dans un parc national de l’Utah (trois romans de suite qui se passent dans l’Ouest américain, une coïncidence !). Un motard tout de noir vêtu et n’ôtant jamais son casque tire sur les étudiants rassemblés là pour un atelier d’écriture créative. Karen, Donald et Troy racontent les événements, chacun à leur tour. Leurs flash-blacks permettent de détricoter progressivement le passé, d’expliquer quels événements ont mené à ce dénouement tragique. Le lecteur est tenu en haleine, il s’enfonce de plus en plus dans l’horrible, dans l’inconcevable. Encore une fois, Fabrice Colin offre un roman qu’on a du mal à quitter avant d’avoir lu les dernières pages. Il faudra que je me tourne maintenant vers ses écrits plus anciens, plus fantastiques, mais par lequel commencer ?

Book_RATING-40

Blue Jay Way

Fabrice Colin, Blue Jay Way: c’est suite à diverses critiques très positives sur l’auteur et sur ce livre en particulier, vues sur différents blogs, que je me suis lancée dans la lecture d’un auteur français (je n’en lis que très peu en fait, souvent ils m’emmerdent). Evidemment, Fabrice Colin a écrit un roman très américain; les 50 premières pages m’ont même énervées tant il s’agit d’une copie/pastiche de Less Than Zero de Brett Easton Ellis. « La veille de mon arrivée à L.A., vers 3 heures du matin, on avait signalé une meute de coyotes aux abords d’un feu de croisement à Bel-Air. » (page 62 de l’édition poche) me semble tout droit sorti ou juste paraphrasé de ce roman. Heureusement, l’histoire prend le dessus et j’ai bien vite oublié ces références. Le roman suit Julien, un Franco-Américain, engagé par une écrivaine connue pour enseigner le français à son fils, un jeune adulte, vivant dans une magnifique villa de Los Angeles. Très vite, les choses tournent mal, un meurtre est commis, plus personne ne sait qui il est et Julien se perd, n’ayant plus aucune prise sur la succession des événements. A part quelques longueurs au début, Fabrice Colin a écrit un roman qui m’a passionnée, un polar sombre et violent, brouillant les multiples pistes. Bref, j’en veux encore !

Book_RATING-40

Sunset Limited

James Lee Burke, Sunset Limited:c’est en lisant l’article de Virginie – Perdue dans les livres, qui commence la série, que j’ai eu envie de reprendre en main les romans du cycle Dave Robichaux de James Lee Burke. Sunset Limited est le dixième et je l’avais lâchement abandonné au milieu de ma lecture quelque part en 2005 ou 2006. Je me suis replongée avec plaisir dans l’ambiance de la Louisiane, avec la chaleur collante des bayous et le poids de l’histoire toujours présent que ce soit la ségrégation raciale ou le souvenir de la guerre de Sécession… Il n’y a pas beaucoup d’histoire dans ce tome (un meurtre du passé ainsi que divers secrets refont surface, quelques personnages louches font leur apparition dans la région, une femme noie des traumatismes passés dans l’alcool), et c’est sans doute ce qui m’avait fait abandonner la première fois; les choses se font et se défont à leur aise en prenant leur temps. J’ai cependant retrouvé cet auteur avec plaisir et mis la suite des aventures de Dave Robicheaux sur ma PAL.